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25/08/2013 (Brève 158) ALERTE ROUGE. Mohamed Alhoumekani est toujours détenu ce matin dans les locaux d’Interpol au Yémen.

Nous avons appris ce matin, qu’Alhoumekani a d’abord été détenu dans les locaux d’Interpol au Yémen, puis transféré dans les services criminels et finalement il a été ramené dans les services Interpol où il aurait été détenu toute la nuit. Il y est encore actuellement.

Ses avocats, sa famille et le représentant diplomatique de la Belgique à Sanaa ont été informés de la situation.

Nous suivons l’évolution de la situation, dont l’issue pourrait dépendre de la qualité des relations diplomatiques entre Djibouti et le Yémen. En principe le Yémen n’extrade pas ses propres ressortissants et Mohamed Alhoumekani bénéficierait aussi de la citoyenneté yéménite, mais tout est possible dans ce domaine.

02/08/02 (B 158)Les annonces commerciales de la semaine

1
– Exploitation agricole

PK
20
 »
Le potager miraculeux dans le désert « 


A
vendre magnifique exploitation agricole.
Conviendrait à un couple.
Cette exploitation a bénéficié, durant
des années,
de soins attentifs de la part d’experts internationaux.
Les installations sont ultramodernes
en particulier au niveau de l’irrigation, mais elles devront être révisées.

La
qualité des équipements justifie
les investissements considérables qui ont été
réalisés
et le prix de cession qui est demandé aujourd’hui
: 1 FD symbolique !

Les
terres sont ‘en friche’ actuellement.

Moyennant
quelques efforts, le repreneur pourra aisément
produire
des légumes et des fruits pour sa consommation
personnelle !!

Prévoir un budget important pour l’irrigation en
eau douce et filtrée …

Références
exigées : un diplôme d’une école d’agriculture
ou un BTS.
A défaut, avoir exercé une fonction ministérielle
à Djibouti.

Le
PK 20, terre agricole d’expérience … Des dizaines
de millions ont été investis par la communauté
internationale pendant plusieurs années (en pure
perte semble-t-il), pour produire quelques kilos de fruits
et de légumes, moyennant une surconsommation d’eau.
Il semble que le projet soit abandonné aujourd’hui
et pourtant les terres ne manquent pas d’ensoleillement

Qui
a empoché le surplus des financements internationaux
? M. Kamil, Haut responsable au Ministère de l’agriculture,
Gouled Aptidon, ancien Président et /ou IOG, actuel
dictateur ? Réponse dans les prochains mois …

______________________________________

2
– Société de télécommunication


STID
« Un
bijou de technologie dans une ville à la dérive »

A
vendre participation
dans une société internationale de Télécommunication.
Nombreuses possibilités d’écoute : bretelles,
enregistrements personnalisés et automatiques,
identification des interlocuteurs en temps réel

Possibilités d’interdiction sélective d’accès
à certains sites Internet …
Liaisons informatiques avec la Présidence ..
Climatisation et confort moderne
Matériels français, chinois, américain,
etc …

Après
avoir acquis l’entreprise à l’État djiboutien,
au terme d’un montage financier plus que contestable puisqu’il
n’aurait pas versé un seul sou, le propriétaire
actuel souhaiterait réaliser un bénéfice
important avant son départ, pour recentrer ses
activités sur son métier de base, à
savoir la fabrication d’armement en Afrique du Sud et
l’approvisionnement de toutes les factions armées
principalement en Afrique de l’Est (Éthiopie, Soudan,
Erythrée, Somalie ..).

Il
propose de revendre sa participation, moyennant un paiement
comptant, par virement bancaire à son ordre (au
choix de l’acquéreur : sur une Banque suisse ou
sur une banque soudanaise, filiale du Groupe Al Qaida
).

Servitudes
: le repreneur devra s’engager à continuer de transmettre
chaque jour tous les enregistrements de toutes les conversations
téléphoniques et la copie de tous les messages
E-Mail au Chef du SDS.

13/08/02 Qu’est ce que le Commandant Abdo Abdallah de la FNP va bien pouvoir raconter à Hassan Saïd et à IOG sur son séjour en Belgique, lorsqu’il quittera Bruxelles pour retourner à Djibouti ?

Racontera-t-il à
son chef Hassan Saïd tout ce qu’il a fait à Bruxelles : comme
par exemple d’avoir accompagné des opposants comme DAF au Commissariat
des Réfugiés de Bruxelles.

Nous devons dire qu’il n’y a vraiment rien de critiquable dans le fait
d’aider un opposant, qui a véritablement été brimé
dans son pays, à obtenir un statut justifié de réfugié
!

Mais quand c’est un dirigeant important de l’équipe policière
du dictateur sanguinaire qui accompagne personnellement l’opération,
cela nous étonne vraiment. Ce digne fonctionnaire de Guelleh essaye-t-il
de s’acheter une conduite ou de préparer sa fuite en Europe ? Il
aurait certainement beaucoup de choses à raconter sur le régime
et sur ces méthodes : son audition pourrait être instructive
!

Cette deuxième version pourrait avoir un certain crédit,
dans la mesure où la femme de ce fameux Commandant (Qadra Domaine)
aurait déclaré récemment aux autorités belges
qu’elle avait été violée par les soldats d’IOG. Étonnant
aussi, mais certainement peu crédible aux yeux des autorités
belges, qui ne se laisseront certainement pas berner par ces déclarations
‘de circonstance’, manifestement peu fondées ?

D’autant plus que
ces autorités lisent probablement notre site. A l’instar des agents
de la SDS et de la FNP -très fidèles lecteurs-, nous savons
que de nombreuses organisations internationales le consultent.

13/08/2002 – Visite privée d’Ould Taya en France ? Est-il admissible qu’un responsable de crimes contre l’humanité soit en visite privée à Paris ? (Appel à manifester transmis par SURVIE)

AIRCRIGE (Association
Internationale de
Recherche sur les Crimes contre l’Humanité et les Génocides)
Tél. : (33-1) 06 60 71 53 94
E-Mail : aircrige@hotmail.com
C O M M U N I Q U E, Paris le 13 août 2002


Visite privée d’Ould Taya en France ?


L’Organisation Contre les Violations des droits Humains en Mauritanie
(OCVIDH) nous informe de la présence en France du Président
Mauritanien Maouya Ould Sid’ahmed Taya en « visite privée ».

nous nous joignons
aux protestations exprimées par l’OCVIDH à l’occasion de
cette « visite », et nous interrogeons sur son caractère
« privé ». Il est rare que le Président d’un pays
étranger vienne aux bords de la Seine sans échange d’amabilités
avec au moins quelque représentant de son homologue français.
Or, de notoriété publique, le Président Ould Taya
est le responsable suprême d’un pays où de graves crimes
contre l’humanité ont été et continuent d’être
commis. Il est également connu que son état de santé
peut l’inciter à entreprendre un voyage qui a pourtant été
longtemps retardé. Quels que soient les motifs de sa visite, la
présence du Colonel Taya à Paris suppose que la démocratie
française accepte d’abriter un homme dont nous rappelons quelques
hauts faits :

– Une politique d’apartheid
et d’épuration ethnique à l’encontre de la population noire
: en 1989, l’expulsion massive de 120 000 noirs au Sénégal
et au Mali, où ils vivent toujours dans des conditions précaires
; en 1990-1991, l’élimination massive des noirs au sein de l’armée
(500 tués en 4 mois).

– Le musellement de
l’opposition par la censure de la presse, la fraude électorale,
la dissolution des partis d’opposition (Attalia, Union des Forces Démocratiques/Ère
Nouvelle, Action pour le Changement), l’arrestation de leurs chefs de
file (dont celle, en avril 2001, du Président du Front Populaire
CB’Bih Ould Cheidk Malaînine).

– La pratique de la
torture dans les prisons, qui connaît actuellement un regain de
violence, comme le montre le sort infligé à Mohamed Baba
en avril 2002, torturé par les propres cousins du Colonel.

– Le soutien dissimulé
aux pratiques de l’esclavage et la répression violente des militants
anti-esclavagistes.

La Fédération
Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), de son côté,
souligne « les actes de torture et les mesures de pression et rétorsion
contre l’ordre des avocats et les partis politiques » et rappelle
que des victimes mauritaniennes sont engagées dans des procédures
judiciaires en France contre plusieurs responsables des sévices
qui ont été exercés sur leur personne.

La Chambre de l’instruction
de Nîmes a récemment ordonné la mise en accusation
pour crimes de torture du Capitaine Ely Ould Dah devant la Cour d’Assises
du Gard. Ce dernier, qui résidait en France, avait curieusement
réussi à s’en échapper. Échappera-t-il aux
sanctions prévues pour les tortionnaires ?

Notre pays a-t-il
fait savoir au Colonel Ould Taya qu’en dépit du sort qu’il inflige
à son peuple il pourrait désormais compter sur un accueil
cordial ? nous profitons de cette visite pour exprimer notre solidarité
avec les Mauritaniens qui combattent son pouvoir et pour inviter les autorités
françaises à faire de même, sans quoi elles accepteraient
de facto, par ce soutien affiché, d’être complices d’une
dictature criminelle.

Nous appelons à
gagner le rassemblement de protestation jeudi 15 août 2002 sur le
Parvis des Droits de l’Homme (Place du Trocadéro) à partir
de 14 heures.

Note de l’ARDHD
: A qui le prochain tour ? Guelleh et/ou ses sbires : Hassan Saïd,
etc… ?

11/08/02 Une lectrice affirme que Daallo a triplé son remplissage depuis quelques mois avec des militaires des FFDJ ?

Actuellement la compagnie
DAALLO airlines est l’objet de nombreuses attaques. Je m’interroge sur
les raisons de cela, car j’ai conduit un ami au mois de juin a l’aéroport
de Paris et l’avion de Daallo était presque vide : en tout cas
uniquement des Djiboutiens et Somaliens l’occupaient.

Début Août,
je suis revenue et à ma grande surprise des Djiboutiens venus du
Canada et d’Angleterre prenaient l’avion ; le plus étonnant c’est
qu’il y avait aussi beaucoup de militaires fiançais parmi les passagers.

La compagnie Air France
a-t-elle perdue son monopole de transport des Forces françaises
stationnées à Djibouti ? En plus du trafic du Kat les avions
de Daallo ont peut-être trouvé une nouvelle clientèle
avec les FFDJ.

Moi je peux vous dire que la fréquentation de Daallo a triplé.
A quoi est dû ce succès ? Je ne cherche pas à défendre
la Cie Daallo, mais je pense que son succès dérange certaines
personnes.

Note de l’ARDHD
: cette lectrice présente un témoignage qui mérite
d’être publié. Celui-ci nous étonne au moins sur un
point. Nous serions surpris d’avoir confirmation que les Forces françaises
utilisent une compagnie non affiliée à IATA pour transporter
officiellement les soldats … ! Peut-être s’agit-il de soldats
voyageant pour leur propre compte et à titre personnel … à
l’occasion des vacances. Sinon, il y a des questions à se poser
sur les décisions prises dans ce domaine … par l’Armée
et les autorités françaises. Y aurait-il des intérêts
particuliers ?

Comment réagirait
l’Armée en cas d’accident aérien ? Indemniserait-elle discrètement
et directement les victimes sur le budget des contribuables français,
sans se retourner contre l’assurance internationale de la Compagnie qui
pourrait n’avoir d’ailleurs jamais souscrit le moindre contrat crédible
?

10/08/02 Il faut que certains opposants arrêtent de ‘bouffer’ dans toutes les gamelles. Nous avons des questions à poser ? (Groupe d’opposants de Belgique et du sud de la France)

Avec les amis de Belgique
et du sud de la France, on se donne des nouvelles entre nous et on se
pose des questions depuis qu’on a lu les récents articles
parus sur votre site.

Les Fourlabas du sud
et de l’est de la France, on est tous des sympathisants du PRD. Mais
personne n’était au courant de la visite de DAF en Belgique.
Même pas ceux de Bruxelles et de Liège. On a été
très surpris parce qu’Ismaël Omar, il lui avait fait retirer
son passeport et il lui avait interdit de quitter le pays, il y a un an
alors qu’il devait aller aux USA pour une conférence ?

Comment il a pu obtenir
maintenant un visa pour la Belgique ?

Ensuite on apprend
qu’il est hébergé par Abdo Abdallah ? On se méfie
un peu et on voudrait qu’il nous dise à quel jeu il joue.

Certains disent qu’il
va s’installer en Belgique ? D’autres, ils pensent qu’il est juste
venu mettre sa famille à l’abri mais qu’il va retourner
au pays au mois de septembre. Ce sont les bruits qui circulent dans la
communauté Fourlaba expatriée.

Avec d’autres
personnes, j’ai eu encore une surprise car j’ai croisé
aujourd’hui dans la rue neuve à Bruxelles le Ministre djiboutien
des Transports JOHAR (*), qui comme vous ne le savez peut être pas,
est un Fourlaba. Il était proche de feu Mohamed Djama Elabeh. Nous
n’avons pas vu sur le site de l’ADI ou sur La Nation qu’il était
en visite officielle à Bruxelles !

Certains disent qu’il
est envoyé par Ismaël Omar pour régler les problèmes
de DAALLO Airlines et pour fournir aux autorités belges la liste
des faux réfugiés que Chideh avait promis de leur fournir
? et qu’il pourrait profiter du voyage pour rencontrer discrètement
les opposants du GED ? Qu’est ce qu’il fait celui-là ?

Que font les amis
de feu de Mohamed Djama Elabeh avec Ismaël Omar ? Qu’est-ce qu’il
leur a promis ?

nous on sait bien
qu’IOG c’est le pire fourbe. Avec Moumin Bahdon Farah, il a jamais cessé
de mettre la haine entre nous. Ces deux là, ils ont jeté
le déshonneur sur notre nation.

D’après
ce que nous on dit nos amis de Marseille et du sud de la France, les Ministres
essaieraient de s’éloigner d’IOG car ils comprennent
que bientôt ça va bouger. Certains disent à des amis
que la fin du dictateur c’est pour bientôt. Alors ils veulent pas
qu’on les accuse un jour de collaboration avec lui et ils tournent
le dos. Ils disent aussi qu’il lui reste que quatre ministres qui
le soutiennent. Les autres ils disent rien mais ils se préparent.

Nous on voudrait savoir
la vérité et ce qui se passe réellement. C’est pourquoi
on demande aux opposants politiques d’avoir le courage de dire dans quel
camps ils sont. Il faut que certains arrêtent de bouffer dans toutes
les gamelles.

Le
Comité des Djiboutiens de Bruxelles
et du sud de la France.

(*)
Monsieur Johar avait été l’une des premières personnalités
à être nommées dans l’Ordre des Brosses à Reluire
au Grade d’ "Hyène repue".
Bulletin
n° 45

09/08/02 Du conflit afaro-Issa en Éthiopie : halte à la propagande des milieux Issas. (Gulub-Kena : Cellule de Réflexion sur le Devenir des Afars à Djibouti )

Note
de l’ARDHD :
Merci pour cette information que nous allons publier, comme une nouvelle
contribution, sous votre responsabilité.

Ce que vous
devriez comprendre, c’est qu’il est extrêmement difficile pour nous
de faire la part des choses. Nous ne privilégions ni tel ou tel
groupe.

Mais nous avons
besoin d’informations …. et nous publions celles que nous recevons.
Si vous ne communiquez pas, votre avis, votre vision ne seront pas diffusés.

Quant vous prenez votre plume dans un esprit positif comme vous le faites,
mais relativement critique quand même, imaginez qu’il serait encore
plus profitable à vos thèses, d’écrire une contribution
pour expliquer vos positions.

A partir du moment où nous développons un journal pour rendre
service à la communauté djiboutienne toute entière
sans aucun souci d’appartenance ethnique, nous ne pouvons pas passer sous
silence les informations sur un conflit qui touche de près ou de
loin des communautés ayant des liens avec Djibouti.

Depuis Paris, il nous est difficile de savoir ce qui se passe. La vérité
n’existant pas, nous privilégions la publication des avis des parties
qui veulent bien nous écrire, afin que chacun puisse se faire une
opinion. Il est évident qu’en dépit de nos efforts, si une
partie ne communique rien, nous ne pouvons pas inventer son point de vue
….

Il est inutile
que cette partie se plaigne d’une sorte de préférence en
faveur d’une autre. Nous n’avons pratiquement jamais refusé aucune
contribution de personne…. Alors écrivez pour expliquer votre
point de vue …

Nous référant
à la prudence que vous nous reconnaissez, nous publions votre texte
dans son intégralité, mais en ayant soin de préciser
qu’il s’agit d’un point de vue, le vôtre, mais qu’il y en a d’autres.

Nous rappelons
aussi que nous sommes opposés à toute forme de tribalisme
et que nous militons pour la réconciliation de toutes les composantes
djiboutiennes (même si on ne peut ignorer une réalité).
Le Tribalisme a été utilisé massivement et exacerbé
par Gouled puis par Guelleh pour diviser et pour régner.

S’il a une importance
non négligeable sur les plans culturel et familial, il est néfaste
dès lors qu’il divise les Djiboutiens et qu’il fait oublier les
objectifs prioritaires : le rétablissement de la démocratie,
de la justice et de la liberté à Djibouti, pour tous, sans
exception et la fin de la domination par un Groupe restreint de courtisans
enrichis par la corruption et la brutalité.

_______________________________________________

Depuis ces derniers
temps, des informations parues sur votre site ont attiré notre
intention. Il s’agit d’un conflit séculaire qui oppose en Éthiopie
voisine les clans Afars et Issas, ce dernier groupe appartenant à
la famille des peuples Somalies.

Cette guerre, c’est
de cela dont il s’agit, entre deux peuples voisins, également présents
en République de Djibouti où ils forment l’essentiel de
la nation du pays était jusqu’à là passée
sous silence, loin, très loin de l’engouement médiatique
qu’elle connaît aujourd’hui.

Pourquoi actuellement
donc, la presse régionale et votre journal "La liberté"
sen font-elles échos ? Elle est là problématique
de ce conflit au-delà d’une réalité que l’on ne peut
nier, à savoir l’existence du conflit voire même la recrudescence
dans sa forme la plus engagée de cette guerre. Quelles données
ont changé pour que l’on jette la lumière crue des projecteurs
très souvent déformante de la réalité ?

A ce sujet, nous tenons
quand-même à vous féliciter pour votre prudence quant
aux tenants et aboutissants à l’origine de cette guerre fratricide.
Vos appels mantes fois réitérés pour l’apaisement
des sentiments tribaux et du tribalisme en règle général
en république de Djibouti en sont certes la preuve la plus éclatante.

Toutefois, voyez-vous,
sans remettre en cause votre esprit partisan en faveur de telle ou telle
communauté djiboutienne, nous avons été abreuvés
à travers les pages webs de votre journal à l’unique source
des interventions émanant des milieux Issa qui, on le comprendra
bien volontiers, ont un regard très particulier sur ce conflit.
Disons-le carrément, un regard hautement subjectif, faisant passer
les Issas pour des victimes et les Afars éthiopiens pour des vils
agresseurs.

Hélas, pour
les internautes qui visitent votre site, la réalité est
bien différente. Et c’est en cela que nous avons estimé
nécessaire d’apporter notre point de vue. Celui des membres de
la communauté afar.

Notre lecture sur
cette guerre pour aussi subjective qu’elle soit devait ou devrait contrebalancer
des contre-vérités aussi grossières qui nous sont
offertes dans les colonnes de votre journal.

Les Afars et les Issas
se sont toujours opposés pour l’extension de leurs aires de parcours
respectives. D’origines nomades et guerrières leurs tempéraments
les ont, les uns et les autre, pousser à agrandir leurs territoires.
Cependant, l’équilibre des forces avait figé pour des décennies
voire des siècles la frontière traditionnelle entre ces
deux peuples. Frontière traditionnelle qui allait des environs
du golfe de Tadjourah en république de Djibouti, en passant dans
un axe quasi-linéaire, jusqu’au pied du plateau de Harrar près
d’un village appelé Errer (en Éthiopie).

Cet équilibre
de force fut brutalement rompu dans les années soixante à
la suite de l’indépendance de la Somalie à la quelle appartient
ethniquement, nous l’avons dit, le peuple Issa.

Que s’est-il passé
à cette période ? Les dirigeants somaliens dans leur quête
d’extension du territoire des peuples Somalies en vue de l’annexion du
tiers sud-est de l’Éthiopie, ont sur-armées diverses tribus
somalies de ce pays pour rendre possible à l’avenir la réalisation
de ce dessein.

Les Afars tout comme
un grand nombre des clans Oromos en firent grandement les frais. Ils durent
céder du terrain face à la nouvelle réalité
militaire. C’est pourquoi, les nomades Afars malgré leur courage
abandonnèrent au Issas le village du errer dans les années
soixante puis celui de Mulloh au milieu des années. Malgré
tout, bien que moins armés, les Afars furent capables de stopper
par la suite l’expansion des Issas à la limite de la Vallée
de l’Aouach : Objectif final des Dirigeants somaliens dans cet axe.

Malheureusement, pour
eux ( les Afars), leur calvaire ne s’arrêta pas à la défaite
somalienne qui mit fin au rêve de la grande Somalie à l’issu
de la guerre Somalo-Ethiopienne à la fin des années soixante-dix.
Les dirigeants de la toute nouvelle république de Djibouti dans
une très large mesure provenant de la communauté Issa continuèrent
cette politique d’expansion au détriment des Afars éthiopiens
en apportant toute leur aide aux Issas, mais cette fois-ci à leur
propre compte, entendez par-là aux seul compte des Issas. Cette
politique instiguée par Moumine Bahdon, Idriss Guelleh, le frère
défunt de l’actuel président Djiboutien, n’eut malgré
toute la volonté des Dirigeants Issas qu’un effet limité.
Les Afars bien que démunis mais farouchement déterminés
ne cédèrent que peu du terrain depuis.

Mais quel était
l’objectif à terme de ces leaders issas dans ce conflit ? Étendre
au maximum le territoire de la communauté issa en Éthiopie
pour lui permettre de se constituer en tant que peuple à part entière
et en cela se démarquant du nationalisme pro-somalien, objectif
tacitement accepté par les anciens dirigeants éthiopiens.
Mais, surtout essayer d’affaiblir les Afars en Éthiopie pour qu’ils
n’aient plus la possibilité de venir aux secours de leurs frères
Djiboutiens lorsque les dirigeants Issas de Djibouti mettraient en application
en république de Djibouti même leur politique de marginalisation
des Afars Djiboutiens au moment où ils le décideraient.

Cependant, et heureusement
pouvons-nous dire, beaucoup d’éléments de la géopolitique
régionale ont changé cette dernière décennie.
La constitution de l’Éthiopie en une nation fédérale
a énormément apporté à nos frères Afars
de ce pays. L’édification de la région afar en Éthiopie
leur a été bénéfique à plus d’un titre.
Les Issas n’ont plus à faire à des nomades isolés
mais à une véritable organisation institutionnelle qui met
en avant la défense de l’intégrité du territoire
du peuple Afar et si possible la reconquête d’anciennes contrées
naguère perdues.

Si l’ONU reconnaît
officiellement à certains peuples le Droit de se réinstaller
dans un espace géographique abandonnée depuis plus de deux
milles ans (NDLR Israël), on doit reconnaître à plus
juste titre aux Afars éthiopiens le Droit légitime de récupérer
un territoire perdu que depuis à peine quarante ans, soit l’équivalent
d’une génération.

Par ailleurs, les
dirigeants actuels de l’Éthiopie doivent également garder
à l’esprit que les Issas ne sont au fond qu’un rameau du peuple
Somalie. L’expansion des Issas en Éthiopie au détriment
des Afars est tout autant une grande brèche ouverte en son sein
qui facilitera d’autant demain – si la Somalie se reconstitue (nous n’y
sommes naturellement pas opposés ) et si ses futurs dirigeants
caressent encore le rêve de la grande Somalie – l’introduction du
cheval de Troie somalien à quelques encablure de sa capitale Addis-Abeba.

Faut-il pour autant
chasser tous les clans Somalis de l’espace géographique éthiopien,
les privant ainsi de leur terre ancestrale ? Bien sur que non. Les Éthiopiens
en seraient-ils capables d’ailleurs ? Cependant, les dirigeants éthiopiens
seraient bien avisés de s’impliquer davantage dans ce conflit entre
Afars et Issas en fixant à jamais les territoires des deux protagonistes
sur la ligne de démarcation telle qu’elle a été avant
l’avènement de l’indépendance de la Somalie. Avènement
qui a bouleversé de tout en tout l’équilibre géopolitique
respectif de ces deux peuples malgré tout frères.

Pour revenir à
la problématique du départ, la médiatisation à
outrance de ce conflit apparaît à la lueur de ce qui vient
d’être dit plutôt comme une bonne nouvelle pour les Afars.
Tant que ces derniers étaient spoliés de leur terre et massacrés
comme des animaux de boucherie personne n’en faisait état à
commencer par leurs propres leaders. Mais maintenant qu’ils reprennent
du poil de la bête et assument leur destin en Éthiopie dans
la défense de leurs intérêts on les prend en considération.
Tant mieux.

Le FRUD djiboutien
n’en est pour rien dans cette guerre, il a d’autres chats à fouetter
chez lui à commencer par Guelleh. Les soldats afar d’origine Djiboutienne
qui se rendraient tranquillement en Éthiopie pour combattre les
Issas là-bas n’est que pure fantasme et contribue à la diffusion
de cette contre-vérité orchestrée par les nationalistes
Issas. Les Officiers Issas qui ont la réalité du pouvoir
dans les forces armées nationales les laisseraient-ils réintégrés
les rangs sans broncher ? Ceci est parfaitement ridicule pour qui serait
au courant de l’exacerbation du sentiment clanique dans la société
somali.

Ensuite, l’affirmation
selon laquelle les Afars seraient mieux armées que les guerriers
Issas ne tient pas une seule seconde la route. Où est-ce que les
pauvres nomades afars même organisés en milices régionales
pourraient-ils se procurer en armement lourds ? Les Afars ne sont pas
connus pour leur richesse, ce n’est un secret pour personne, et de surcroît
les Afars d’Ethiopie ne bénéficient pas contrairement aux
Issas d’un pays qui leur entièrement acquis. C’est le cas de la
république de Djibouti acquise à la cause issa depuis l’indépendance
du pays. Leurs dernières victoires ils le doivent avant tout à
leur courage, à une prise de conscience nationale et à leur
volonté farouche de récupérer leur dû.

Enfin, cette explication
gentiment risible "d’un IOG armant les Afars" pour massacrer
ses frères Issas d’Éthiopie que faut-il en penser sérieusement
?

Si Guelleh aime tellement
les Afars, il trouvera mille occasions de leur démonter cet Amour.
En commençant par retirer ses troupes du Nord et de l’Ouest du
pays ; en acceptant une décentralisation effective ; en nommant
nombre de jeunes Afars aux postes clefs de l’administration et surtout
en instaurant une véritable démocratie à laquelle
aspirent tous les Djiboutiens.

Voilà, chers
amis un autre regard sur ce conflit.

Gulub-Kena
:
Cellule de Réflexion sur le Devenir des Afars à Djibouti

09/08/02 qui est derrière la Compagnie DAALLO ?

La
Compagnie DAALLO est-elle une compagnie aérienne internationale
?

D’après le
résultat de nos recherches, elle aurait été créée
le 19 mars 1996 avec un capital de 5 millions de FDJ, soit environ 31
500 €. Moins que le minimum pour constituer la moindre société
anonyme dans un pays européen. Elle ne brille pas de ce côté-là
par son excès de capital, qui ne lui permet même pas d’assurer
le paiement d’un seul pilote pendant un an….

Donc il y a autre
chose … derrière. Il faudrait peut-être interroger soit
le premier gérant MOHAMED IBRAHIM YASIN, soit celui qui l’avoir
remplacé : YUSUF ABDILLAHI, ou bien ?

Notre humoriste a
trouvé une réponse. Est-elle la bonne ?