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26/08/2013 (Brève 165) ALERTE ROUGE, arrestation de Mohamed Alhoumekani au Yémen – Revue de presse : Jeune Afrique

Jeune Afrique
Djibouti : un témoin clé de l’affaire Borrel arrêté au Yémen

Le témoin clé de l’affaire du juge français Bernard Borrel, retrouvé mort à Djibouti en 1995, Mohamed Saleh Alhoumekani, a été interpellé, le 24 août, au Yémen. Son avocat dit craindre son extradition vers Djibouti.

Le Belgo-yéménite Mohamed Saleh Alhoumekani, témoin clé dans l’affaire Borrel, a été arrêté par la police alors qu’il se trouvait à Sanaa pour rendre visite à des membres de sa famille. Mais, « nous n’avons pas beaucoup d’informations sur son interpellation (…) Nous craignons qu’il ne soit prochainement extradé vers Djibouti, et donc pour sa sécurité », a indiqué son avocat, Me Luc Cambier.

L’association pour la défense des droits de l’homme à Djibouti a affirmé, sur son site internet, qu’Alhoumekani avait « été arrêté samedi [le 24 août] à la demande des autorités djiboutiennes » et qu’un haut responsable djiboutien « serait arrivé dimanche par vol spécial à Sanaa pour réclamer son extradition vers Djibouti ».

La Belgique et la France informées

« Nous avons alerté les autorités belges afin que la sécurité d’Alhoumekani puisse être assurée », a indiqué Me Cambier. Le ministère belge des Affaires étrangères a confirmé, pour sa part, avoir été « informé » de l’arrestation d’un Belgo-yéménite « par des membres de la famille ». « Nous vérifions l’information », a-t-il précisé.

De son côté, la veuve du juge Borrel, Elisabeth Borrel, a pris contact avec les autorités françaises, selon l’avocat belge.

Alhoumekani est domicilié à Bruxelles après avoir quitté en 2007 Djibouti, son pays d’origine, et sollicité l’asile en Belgique, où il a obtenu la nationalité belge.

Dans l’affaire Borrel, Alhoumekani est considéré comme un acteur clé ayant permis de relancer l’enquête. Officier dans la garde républicaine, il avait mis en cause auprès des autorités judiciaires françaises l’actuel président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh et son entourage, pour leur implication dans la mort du juge.

Magistrat français détaché à Djibouti, Bernard Borrel avait été retrouvé mort le 19 octobre 1995, le corps en partie carbonisé, en contrebas d’un ravin, à 80 km de Djibouti. Les enquêteurs djiboutiens et français avaient privilégié dans un premier temps la thèse du suicide. Mais, en se basant sur de nouvelles expertises et témoignages, l’enquête française privilégie désormais la thèse d’un assassinat.

02/10/02 « M. Chirac a également encouragé Djibouti dans ses efforts pour conclure un accord avec le Fonds monétaire international ». Un conseil de Chirac, voilà ce qui semble être le maigre bilan financier du déplacement en grande pompe du sieur Guelleh. Triste bilan qui sent la fin !

Sauf nouvelles de dernière minute qui nous parviendrait d’ici demain, le bilan financier du séjour de Guelleh à Paris, se solde par un conseil de Jacques Chirac.

En synthèse, il lui a dit « Si vous avez besoin d’argent, essayez du côté du FMI, vous aurez peut-être plus de chance, parce que nous la France, on ne vous donnera pas un sou de plus que ce qui était prévu ».

Par ailleurs, il semble que la France ait donné son accord pour une renégociation des accords de défense, à condition de ne pas toucher à l’aspect financier.

Il paraît que Guelleh est furieux. Ca va chauffer à son retour à Djibouti où il essaiera quand même de faire bonne figure et de faire publier dans l’ADI et dans La Nation, des communiqués victorieux.

Mais qui y croit encore ?

02/10/02 Arrêtons de critiquer ceux qui veulent faire tomber le régime, au motif qu’ils ont servi l’Etat dans le passé. Regroupons-nous autour d’un seul objectif : la fin du régime.

Bonjour,
Nous avons, tous, été touchés en apprenant la mort du
major Dahiye.

Nous adressons à sa famille et à ses proches nos condoléances
les plus sincères.

Nous trouvons dommage et regrettable que l’un des lecteurs ait qualifié
cet homme de tortionaire du systeme Guelleh. Aujourd hui Dahiye n’est plus
parmi nous et il ne peut plus se défendre.

Mais l’essentiel c’est d’avoir la confirmation que Guelleh veut se débarrasser
physiquement de toutes les personnes qui, de loin ou de pres, ont été
ou sont au courant de ses faiblesses, de ses crimes et des problemes qui pourraient
le compromettre.

Une nouvelle fois, le régime vient de tuer sauvagement l’une de ces
personnes.

Notre but a tous est de sauver tous ceux qui savent quelque chose (IFTIN
et d’autres). Nous ne pouvons qu’encourager, ceux qui ont des informations
ou qui peuvent témoigner de les publier. Un trop grand nombre de Djiboutiens
ont perdu la vie à cause de ce système, parce qu’ils voulaient
informer le monde entier. Il faut que cela cesse et que les coupables soient
punis.

Arrêtons de parler du passé de certaines personnes qui ont servi
l’Etat,
et qui ont décidé, aujourd hui, de faire tomber le regime.

Regroupons nous tous autour d’un objectif commun et cessons de critiquer
sans arrêt. La cible, c’est Guelleh et son régime. Rien d’autre
actuellement. Soutenons tous ceux qui ont le même objectif.

Reveillez vous DJIBOUTIENNES ET DJIBOUTIENS

LES DJIBOUTIENS DE DEMAIN
HOLLANDE

02/10/02 Des barbouzes djiboutiens arriveraient à Paris et à Bruxelles pour prendre en charge des clients qui dérangent Hassan Saïd et Guelleh ?

Nous venons d’être informés par plusieurs sources, qu’Hassan Saïd serait exaspéré par toutes les informations qui sont diffusées sur l’ARDHD et sur le site du GED.

La présence d’un journaliste actif de Canal + à Djibouti n’arrange certainement par son humeur … ni son moral, car en plus Guelleh va rentrer de Paris, empli d’une colère sanguine dont il a le secret.

Hassan Saïd veut en finir avec les gens qui le dérangent et qui pourraient bien le mettre personnellement et pénalement en cause dans plusieurs affaires. A son poste, il ne pourra pas se prévaloir de la moindre immunité diplomatique …..

A-t-il décidé d’envoyer des tueurs à Paris et à Bruxelles pour tenter de liquider plusieurs personnes du GED, dont IFTIN, qui lui fait une peur affreuse, maintenant qu’il est libre de parler … ?

Les menaces, les pressions, les propositions n’ayant pas réussi, d’après ce que nous savons, il serait en train de passer (comme nous l’avions prévus dans un précédent article) au dernier stade : celui de l’organisation de meurtres prémédités.

Avis aux intéressés : SOYEZ PRUDENTS ! Les tueurs sont peut-être déjà-là !

Quant à nous à l’ARDHD, nous sommes harcelés tous les jours par des virus et par des tentatives de destruction de nos données : les tueurs informatiques sont aussi lachés …. Mais on se protège, car nous sommes très vigilants et prudents.

02/10/02 En raison de l’abondance de l’actualité, cette semaine, nous avons archivé prématurément, de nombreux articles, afin de limiter les délais de chargement de la page. Comment les consulter ?

L’actualité est
abondante : un voyage officiel de Guelleh à Paris, cela n’arrive pas
tous les ans ! Et surtout un voyage où de nombreuses déconvenues
l’attendent. Si l’on anlayse la dépêche AFP rédigée
à l’issue de son entretien à l’Elysées durant lequel,
le Président Chirac lui aurait conseillé d’aller plutôt
voir du côté du FMI, on peut penser qu’il n’a pas obtenu la rallonge
qu’il attendait .. A suivre.

Par ailleurs, les menaces
physiques et confirmées contre de nombreux membres de l’opposition
à Bruxelles, en particulier, contre ceux qui ont des choses à
déclarer pour aider à la manifestation de la vérité
dans certaines affaires juridico-pénales, est un autre sujet préocupant
de la semaine.

Bref, le numéro
B 165 est devenu trop volumineux et nous avons archivé une partie des
articles parmi les plus anciens. Comment les retrouver ? Il suffit d’utiliser
la nouvelle fonction qui permet de consulter un ancien numéro et de
choisir l’Observatoire N° 165. Tous les articles archivés seront
présentés par le moteur de recherche.

Bien entendu, tous les
abonnés recevront vendredi le numéro complet, comme nous le
faisons depuis plus de trois ans.

02/10/02 Le billet de Bobé : IOG est cerné par son passé et il aura bien du mal à éliminer tous ceux qui sont au courant de ses crimes. A-t-il donné l’ordre à la SDS, avant de s’envoler pour Paris, de tirer sur la maison de Dileyta ? Demandera-t-il à Chirac d’éviter les témoignages d’un ancien Ambassadeur de France ? (Lecteur)

Note de l’ARDHD
: nous informons nos lecteurs que nous publions cette contribution, qui est
tout à fait bien documentée à notre avis, sous la seule
responsabilité de son auteur. Elle n’engage pas l’ARDHD dont l’action
se limite en la circonstance, à permettre aux opposants, aux victimes
et aux témoins de s’exprimer et de faire connaître leur avis
et leurs informations au monde entier et à la Justice qui pourrait
avoir à instruire des dossiers dans lesquels sont impliqués
IOG et/ou ses proches.
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Le régime se
débarrasse de ceux qui ont torturé pour son compte.

Le major Daheiyié
habitait d’abord à la cité Aquitaine et ensuite à la
cité du Progrés.

Contrairement aux informations
publiées dans un premier temps, il n’était pas Capitaine mais
Major de la Gendarmerie.

J’ai travaillé
avec lui à la Brigade nord à l’époque où le Colonel
Hoche Robeh Iltireh était
le chef de corps et que Mahdi était le garde du corps de Gouled.

Après l’indépendance
de Djibouti, le service  » d’interrogations spéciales  » (qui
pratiquait couramment la torture pour obtenir des aveux) a été
confié au Major Daheiyié par ce que les deux officiers qui supervisaient
les opérations étaient indisponibles ou utilisés pour
d’autres missions …

Il s’agissait de :

  • M Ali Silay Abakari
    (résident aujourd’hui à Ottawa, qui est surveillé de
    près par la Gendarmerie royale du Canada à la suite des déclarations
    et de la plainte déposée par son épouse qui a informé
    les autorités des anciennes activités de son mari – cela a
    eu pour effet de suspendre l’instruction de son dossier d’émigration)
  • M Ahmed Yonis, décédé.

Le chef de la SDS, à
l’époque, M Idriss Omar Guelleh (décédé) père
spirituelle d’IOG (c’est lui qui l’a tout appris) avait demandé à
Daheiyié de prendre le commandement des opérations de torture
au sein de la Brigade nord. Le nom  » de code  » du service était
 » le bureau de recherches « 

Ahmed Yonis devait travailler
en direct avec le Colonel Hoche sur la gestion de la Gendarmerie djiboutienne.
Il a été logé dans une maison située au sein même
de la Brigade nord.

Quant à Daheiyié,
il était le grand maître des opérations à la Villa
Christophe. Tous les détenus et suppliciés, y compris Ali Coubba
ont eu à faire à  » ses services « . Il était
secondé par le pére de l’actuel Commandant Iftin, qui avait
le grade de sergent.

IFTIN connaît très
bien le Major Daheiyié pour avoir torturé ensemble le Lieutenant
Abasss qui s’était enfui avec M Aden Robleh Awaleh et Omar Elmi Khayre
du FFFD (le parti que ce dernier avait fondé en Ethiopie en 1990, après
l’attaque du poste de Tadjourah, le 1er janvier de la même année,
par des éléments du FRUD : cette attaque avait provoqué
deux morts : l’adjudant Gamalé et un soldat du Groupement Commando

des frontières, le GCF qui avait ses quartiers au camp du Capitaine
Amareh a coté de l’Etat-major des FADS.

C’est dans la nuit du
5 janvier que l’on a découvert des gens qui s’étaient rassemblés
à
l’intérieur du Cimetière d’Ambouli. Prévenue par un délateur
 » issu de la bande, mais travaillant dans les faits pour Hassan SaÏd
et pour Gouled « , la Gendarmerie des brigades 6 et 7 est intervenue et
a embarqué tous les participants vers la Villa Christophe.

Ce jour-là, c’est
le Major Daheiyié qui était de service à la Villa Christophe.
J’avais pour ordre de surveiller les alentours et en particulier aux abords
de l’entrepôt du député Djama Aouled.

C’était affreux
! On entendait distinctement les cris de douleur des suppliciés et
cela a duré des heures.

Etant soldat, mon devoir était de ne pas parler, mais c’était
atroce et insupportable.

C’est juste après ces tortures massives que le FRUD a pris les armes.

Quant au Major Daheiyié,
il a refusé d’aller sur les champs de bataille et de
servir sous les ordres du commandant Outeh à Tadjourah.

IOG l’a appelé
aussitôt pour lui dire qu’il avait plus besoin de lui à la SDS
qu’à la Gendarmerie, car Mahdi, le nouveau Chef de Corps n’appliquait
pas tout ce que le Colonel Hoche avait imaginé et mis en place : il
a placé en congé forcé le Capitaine Haroun et il a  »
recyclé  » le Sous-Officier Naguib à Ali Sabieh.

Bref, IOG savait qu’il
avait particulièrement besoin de Daheiyié dans ce contexte.
C’est la raison pour laquelle, il l’a fait nommer à la SDS dans la
section de la torture, qui était installée au Héron,
à proximité de la Villa de M Elabeh, le président du
PRD.

Daheiyié était
entré en contact avec l’autre bourreau Ali Roubba, qui était
gendarme jusqu’à l’independance du pays en 1977. IOG savait que Daheiyié
était le  » porte-parole  » de mahdi et il rencontrait IOG
au Palais de l’Escale.

Daheiyié n’était
pas un homme comme les autres.

IOG savait que le lieutenant
Alhoumekani l’avait déjà dénoncé dans la presse
et que M. Iftin le ferait bientôt de son côté. Ne pouvant
pas les faire taire et n’ayant pas réussi à les éliminer,
il a pris le soin d’éliminer, un par un, tous ceux qui, de prés
ou de loin, étaient impliqués dans ces affaires, ce qui a fait
déborder le vase.

Actuellement où en sont les choses ?

Guelleh a préféré
quitter Djibouti, en laissant le soin à ses agents de liquider le Major
Daheiyié avant qu’il ne parle comme Awaleh Guelleh Assoweh. IOG a vraiment
peur et il va demander à M Jacques Chirac de s’opposer à ce
que les juges interrogent M. Claude Soubeste, l’ancien Ambassadeur de France
à Djbouti ainis que M. Jean Marie Momal.

Peut-on considérer
qu’IOG est perdu désormais ?

Avant de s’embarquer pour
la France, il a chargé un agent de la SDS d’aller pour tirer sur la
maison de M. Dileyta. J’attend des informations plus précises en provenance
de Djibouti via des moyens de communication que le régime ne peut pas
contrôler ni intercepter.

Merci
et à bientôt

02/10/02 Mme Borrel aurait demandé à la Justice de profiter du séjour de Guelleh à Paris, pour l’entendre dans le cadre de l’instruction judiciaire sur la mort de son mari

On nous rapporte que Mme Borrel aurait saisi le magistrat en charge du dossier sur la mort de son mari, le juge Bernard Borrel, pour qu’il soit procédé à l’audition de Guelleh en qualité de témoin.

On se souvient que les juges n’avaient pas pu l’auditionner, lors de leur déplacement à Djibouti et il serait en effet prudent de profiter de son passage à Paris, pour le faire.

Mais justice et affaires étrangères cohabitent parfois difficilement et nous ne sommes pas très optimistes sur la suite de cette demande, qui a le mérité, si cela est confirmé, d’avoir été faite par la courageuse Mme Borrel.

01/10/02 Dans un communiqué reçu dans l’après-midi, le GED appelle à manifester à Paris

Dans un communiqué reçu dans l’après-midi, le GED appelle à manifester aux côtés de tous les opposants demain, Place de la Madeleine à Paris