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08/10/02 Selon l’ADI, deux légionnaires ont accepté de recevoir une décoration des mains du Colonel Mahdi

Nous adressons toutes nos félicitations aux deux nouveaux décorés de la médaille de chevalier de l’ordre national du 27 juin : MM. Lecerf et Thierry, deux officiers de la 13ème demi-brigade de la légion étrangère.

Leur travail et leur dévouement pour une cause de haute utilité publique ‘contestable’ est certainement méritoire et nous ne les mettons pas en cause.

Mais de là, à ce que ces deux Officiers de la Légion acceptent d’être décorés par un bourreau qui a torturé tant de djiboutiens et qui sera poursuivi un jour pour crimes contre l’humanité, il y a un pas que la Légion n’aurait jamais du franchir, ne serait-ce que pour ne pas égratigner son honneur qui est si précieux et auquel elle est légitimement attachée.

Ces deux légionnaires Lecerf et Thierry savent-ils que les centres de gendarmerie, en particulier la brigade nord, sont des centres de torture ? Alors aider ce régime dictatorial et sanguinaire à former d’éventuels futurs bourreaux, cela a de quoi nous choquer véritablement.

Nous n’avons aucune raison de jetter le moindre discrédit sur ces deux Officiers parce qu’ils sont français et militaires et qu’ils appartiennent à une arme reconnue pour son courage et pour son dévouement, que nous respectons.

Mais n’avaient-ils pas d’autres tâches plus utiles et plus glorifiantes à accomplir : restaurer, par exemple, des écoles, des dispensaires, des crèches, … plutôt que de futurs centres de torture ?

Et en tout cas, par respect pour la 13ème DBLE et pour eux-mêmes, ils auraient pu s’abstenir d’accepter une décoration ‘sans prestige’ qui leur a été remise par un homme qui a le sang de ses victimes civiles sur les mains.

08/10/02 Abdourahman Yassin Mohamed, fondateur du mouvement national djiboutien (mouvance FUOD) et membre fondateur du GED en qualité de Chargé des Finances, de l’Économie et de la Planification, nous transmet de nouvelles photos de la manifestation de Paris du 2 octobre.

Abdourahman Yassin Mohamed
nous prie de préciser qu’il représente le Mouvement national
djiboutien au sein du GED où il assume depuis l’origine et sans défaillance
la charge
des
Finances, de l’Économie et de la Planification.

Le
2 octobre, Place de la Madeleine, il était l’un des deux représentants
officiels du GED. Par sécurité et faute d’information, nous
n’avions pas cité son nom. En effet, comme le Président du GED
nous avait fait part des alertes sérieuses au sujet de la sécurité
des membres du conseil du GED, nous avions adopté une attitude prudente.

Abdourahman
Yassin Mohamed nous demande de le citer comme participant actif à la manifestation, ainsi que le Parti qu’il a fondé
et qu’il représente au sein du GED, ce que nous nous empressons de
faire. Cela renforce nos analyses et prouve que le 2 octobre l’oppposition était largement
représentée en nombre et en diversité et qu’elle était
unie autour d’un même objectif.

Nous
remercions Abdourahman Yassin pour les précisions qu’il vient de nous
transmettre.

08/10/02 Après une recette pitoyable à Paris, Guelleh tenterait sa chance ailleurs en essayant de ‘faire la manche’, d’abord en Belgique où il a passé 24 heures, puis en Allemagne.

Selon toutes les informations
reçues, Guelleh a trouvé beaucoup de compassion à Paris
pour sa cause, mais peu de résultats concrets. Un peu déçu,
il aurait pris son bâton de pélerin pour aller plaider sa cause,
d’abord en Belgique où il a passé 24 heures, puis auprès
des Allemands maintenant.

On lui prête l’intention
de repasser à Bruxelles pour se consoler auprès du nouveau membre
de l’Ordre des Brosses à Reluire, l’Ambassadeur mathématicien…
et flagorneur !

Rentrera-t-il à
Paris, puis à Djibouti où prendra-t-il son courage à
deux mains pour tenter sa chance aux USA ?

09/10/02 Une fois n’est pas coutume. Bien qu’il soit rentré à Djibouti après un périple européen qualifié au départ d’extrêmement important, l’ADI a oublié de mentionner le retour de Guelleh et de citer avec emphase toutes les personnalités présentes pour l’accueillir à l’aéroport. Sabotage, simple oubli ou retour sans tambours ni fanfares ?

Dans l’ADI, nous découvrons
que Guelleh a présidé le 17 ème Conseil des Ministres
et qu’il a fait une déclaration vide de sens et de contenu sur les
résultats de son voyage à Paris. Il ne dit rien ni de son passage
à Bruxelles, ni de son détour par l’Allemagne.

Peut-on aller jusqu’à
dire qu’il est amer et déçu ? Comme, chez lui, l’amertume et
la déception se transforment immédiatement en pulsions violentes
et en colères incontrollées (cf son attitude désastreuse
lors de la conférence de presse de Paris)
, on peut imaginer qu’il
est arrivé à Djibouti dans une humeur massacrante (massacrant
doit être pris ici au sens propre et non figuré du mot).
,
Est-ce la raison qui expliquerait aue personne ne soit venu pour l’accueillir ? L’autre explication pourrait être le fait que le directeur de l’ADI, celui qui a une voiture et un chauffeur, aurait oublié de se réveiller pour couvrir l’événement….

La question se pose puisque,
contrairement aux habitudes, le cireur habituel de pompes de l’ADI ne nous
informe pas convenablement du retour du Grand Génie meurtri et de l’accueil enthousiaste que la Cour mafieuse lui aurait réservé, comme elle le fait d’habitude, soutenue, bon gré, mal gré, par les Ambassadeurs accrédités, ‘obligés’ de venir à l’aéroport pour se mêler à leur groupe bruyant.

08/10/02 Curieuses coïncidences : deux navires sont frappés de la même façon aux abords du Yemen ! Et si Guelleh était plus ou moins directement impliqué dans le coup par Adwani interposé ? Pas possible disent certains !

Le premier navire a avoir
été heurté par un canot bourré d’explosif était
le USS Cole. Très curieusement, cela s’est produit après la
libération d’Adwani, l’inculpé dans l’affaire de l’attentat
du Café de l’Historil qui avait provoqué la mort de 14 personnes
dont une majorité d’européens.

Adwani, reconnu coupable,
avait purgé une peine de prison relativement longue, avant d’être
libéré par Guelleh qui lui aurait fait remettre un bon paquet
de dollars (vrais de préférence !). Etrange ?

Adwani devait aller séjourner
en Tunisie, en passant par Sanaa. Or il apparaît qu’il n’aurait jamais
dépassé cette escale. De là, à trouver un rapport
de cause à effet, il faudrait être un détective averti,
ce que nous ne sommes pas. Mais la coïncidence vaut d’être notée.
En poursuivant ce raisonnement non étayé par des preuves, on
pourrait se poser la question sur l’origine des commanditaires de l’attentat
contre le pétrolier français. Imaginez (supposition gratuite)
que Guelleh ait voulu montrer, par personne interposée, qu’il avait
peu apprécié le manque de générosité de
la France durant son séjour à Paris et qu’il n’était
pas dénué de moyens de chantage…. Le fossé est trop
large pour que nous puissions le traverser seuls et nous nous contentons d’ouvrir
les possibilités et les hypothèses ….

08/10/02 L’affaire de l’attentat contre l’Hôtel Tigré à Addis Abeba est-elle en train de rebondire ? Une piste pourrait-elle remonter à la Présidence de Djibouti ?

D’après
des sources d’information sérieuses, la police éthiopienne,
qui enquête sur cette affaire, privilégierait une piste qui pourrait
conduire un jour à la Présidence de Djibouti (Rappelons que
que nous avions évoquée cette affaire en son temps, à l’époque où IFTIN faisait ‘cavaler’ Zakaria et ses tueurs, lancés à ses
trousses dans les rues de la capitale)

IOG commanditaire
d’un attentat à l’explosif contre un établissement public ?

Impossible
! Répondent ses proches, car il ne l’a jamais fait, promis, juré.
Dont acte !

Et pourtant
il semble se confirmer que la voiture, qui a transporté les explosifs,
pourrait bien être celle de Mohamed Aden, l’ancien directeur de la
BCI à Djibouti. A la suite de cette découverte, la police aurait
arrêté plusieurs personnes.

Ce
qui est intéressant de savoir, c’est que les enquêteurs éthiopiens
poursuivraient une piste qui pourrait aboutir, disent-ils, à la démonstration
d’une participation commune hypothètique de certains services diplomatiques
érythréens et de la SDS de Djibouti. Intoxication de la part
des autorités éthiopiennes ? Possible !

En tout
cas, le dossier est à suivre. Vraiment, à tort ou à raison,
Guelleh est de plus en plus associé indirectement à plusieurs
actions terroristes ou à des attentats actuels ou passés. Il
se peut aussi, comme dit le proverbe français, « que l’on ne prête
qu’aux riches ». Et sur le plan de la fortune, Guelleh n’a pas à
rougir, si ce n’est uniquement de la façon honteuse dont il l’a acquise,
sur le dos d’une population déjà exsangue.

Il est
confirmé qu’un émissaire éthiopien des Affaires étrangères
devrait rencontrer le Gouvernement français d’ici quelques jours pour
évoquer cette affaire et les suites possibles …

08/10/02 Le Ministre djiboutien chargé de l’enseignement est l’un des rares exemples d’un Ministre djiboutien qui tient ses engagements et qui fait ce qu’il dit. Nous lui adressons un grand bravo d’honneur !

L’année dernière,
lors de la manifestation légitime des enseignants djiboutiens, leur
Ministre s’était mis en colére et il avait annoncé officiellement
qu’il allait recruter des enseignants dans d’autres pays, parce qu’ils sont
plus coopératifs, moins chers et plus dociles.

Ces propos avaient été
repris par l’ADI, mais nous ne les avions pas pris au sérieux. Une vantardise
de plus, avions-nous pensé ! Eh bien, nous nous sommes lourdement trompés
sur son compte. C’est un Ministre qui menace et qui réalise
ses menaces.

Dans une dépêche AFP
publiée ci-dessous, nous découvrons que le Ministre
a fait appel à de nombreux enseignants étrangers. Accepteront-ils
d’être payés à la Saint Glin Glin, comme on dit en France
? Ce n’est pas si sur !

Une hémoragie des enseignants djiboutiens

Mais au fond, pourquoi
le régime dictatorial est-il contraint ‘d’importer’ des enseignants ? Parce
qu’il a fait fuir les siens, pardi!
A force de ne pas être payée,
d’être déconsidérée et de ne pas être écoutée,
la majorité des enseignants a préféré l’exil
à l’esclavage.

Le résultat est
là. Guelleh doit maintenant importer des enseignants et on peut parier
que cela lui coûtera plus cher, pour une qualité forcément
moindre, puisque ces enseignants devront d’abord s’imprégner de la
culture, des habitudes locales et des langues parlées par la population,
avant de pouvoir conduire efficacement des cours….

Encore heureux qu’il y ait la langue française en commun ! N’en déplaise à Guelleh, qui la maitrise curieusement si mal, après tant d’années. Nous avons pu le vérifier une nouvelle fois, au cours de la Conférence de presse interrompue à Paris – C’est bien dans sa langue natale qu’il est le plus à l’aise pour proférer menaces et insultes !(Ce qui pourrait expliquer son attitude, profondément hostile à la culture et à la langue françaises ..)

Encore un handicap de
plus pour les petits djiboutiens qui accéderont de plus en plus difficilement
à l’éducation et à la formation. Peu lui importe, les enfants
des Ministres et des Notables sont en classe à l’étranger dans
de bonnes écoles, coûteuses, dont les mensualités sont
réglées ponctuellement par l’Etat djiboutien, souvent au détriment du paiement des bourses des étudiants issus de familles plus modestes.

Merci Guelleh ! Pour
une fois un membre de votre gouvernement tient parole, mais pour une mauvaise
cause, conséquence de nombreuses injustices envers un corps de fonctionnaires
dévoués à la promotion des jeunes et qui a été
contraint de s’exiler.

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Extrait de l’AFP

Djibouti: 42 enseignants
tunisiens recrutés par l’Education nationale

DJIBOUTI, 8 oct (AFP)
– Un groupe de 42 enseignants tunisiens recrutés par le ministère
djiboutien de l’Education nationale est arrivé à Djibouti, a
indiqué mardi à l’AFP le directeur du ministère, Fathi
Chamsan.

« Quarante enseignants
seront détachés au lycée d’Etat de Djibouti et dans les
différents collèges d’enseignement du secondaire, alors que
deux assureront des cours au Pôle Universitaire de Djibouti (PUD) »,
a-t-il précisé.

Le PUD, embryon d’une
future université, prépare actuellement les bacheliers djiboutiens
à un Diplôme d’études universitaires généralesen
droit, littérature, maths ou histoire-géographie ou d’un Brevet
de technicien supérieur (BTS) en informatique, gestion et comptabilité.

Les enseignants tunisiens
ont rejoint à Djibouti des contingents de confrères en provenance
de pays francophones, notamment 34 Sénégalais et 20 Malgaches.

08/10/02 L’ex-rébellion djiboutienne du FRUD-armé se transforme en parti politique (AFP)

DJIBOUTI, 7 oct (AFP)
– L’ancienne rébellion afar à Djibouti, le "Front pour
la Restauration de l’Unité et la Démocratie, FRUD-Armé"
que dirige l’ex-Premier ministre Ahmed Dini Ahmed, s’est transformée
en parti politique, a indiqué lundi le mouvement dans un communiqué.

Le FRUD-armé "a
déposé son dossier de constitution au ministère de l’Intérieur
et se dénommera désormais Alliance Républicaine pour
le Développement (ARD)", indique le communiqué de l’ex-rébellion,
qui a signé un accord de paix avec le gouvernement central le 12 mai
2001.

Cette transformation officielle
en parti politique intervient un mois après l’ouverture du système
politique de la République de Djibouti au multipartisme intégral.

Le multipartisme est entré
en vigueur le 4 septembre, à la fin d’une période transitoire
de dix ans qui limitait à quatre le nombre de partis politiques dans
ce pays de la Corne de l’Afrique, qui accueille la plus importante base militaire
française à l’étranger.

L’ARD sera dirigé
par un bureau exécutif de 33 membres présidé par M. Dini
jusqu’à la tenue d’un congrès constitutif représentant
toutes les composantes ethniques et toutes les régions, selon le communiqué.

"L’ARD luttera pacifiquement
pour l’alternance démocratique dans la cadre d’élections libres
et transparentes (…) et pour concrétiser les aspirations du peuple
djiboutien aux changements, il exigera le respect des régles et normes
républicaines dans la gestion des affaires publiques", ajoute
le communiqué.

En changeant de nom, le
FRUD-armé d’Ahmed Dini se distingue désormais du "FRUD"
d’Ali Mohamed Daoud qui avait signé dès décembre 1994
un accord de paix avec le gouvernement et dont les leaders politiques ont
intégré ensuite le gouvernement.

Alors qu’Ahmed Dini a
poursuivi la lutte armée, la première faction du FRUD avait
signé une alliance et une plate-forme commune de gouvernement avec
le parti au pouvoir le Rassemblement Populaire pour le Progrès (RPP).

L’alliance RPP-FRUD avait
remporté les dernières élections législatives
de décembre 1997 en raflant les 65 sièges du parlement.

Des élections législatives
sont prévues en décembre prochain avec la participation de l’ARD.
"Nous nous préparons pour cette échéance" a
déclaré à l’AFP M. Dini.