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04/10/02 Un lecteur, ancien membre de la Garde présidentielle, nous transmet des précisions importantes sur l’affaire Borrel, que nous publions sous sa signature et sous sa responsabilité.

La vérité
sur la mort du juge borrel.

(Message adressé
à Mme Borrel)

M. Bernard Borrel était,
comme tous le monde le sait, le conseiller du Ministre de la
Justice, M. Moumin Bahdon.

Depuis les accords du
27 juin 1977, en effet la France délègue à Djibouti une
assistance dans tous les domaines au titre de la coopération. Beaucoup
de gens se demandent pourquoi « on a liquidé » précisemment
ce Juge et pas d’autres copérants qui séjournent dans notre
pays.

Le juge Borrel s’intéréssait
à plusieurs affaires de corruption qui touchaient des hommes politiques
djiboutiens et français. Ce Juge enquétait sur deux affaires

sérieuses.

1) La Banque Al Barakat.
L
e juge voulait
découvrir les raisons pour lesquelles la Banque Al Barakat avait fait
faillite et où étaient passé non seulement les 600 millions
de Fr Dj que l’Etat devait à la société Mobil Oil mais
aussi l’aide française de 16 millions de F Fr qui a été
détourné de la BCI.
Le juge voulait aussi mettre en évidence le détournement de
certaines marchandises au port de Djibouti : celles fournies dans le cadre
du programme alimentaire mondiale.

il avait en sa possession
une lettre de l’ambassadeur M Martin Charles où était reprise
la liste des personnalités djiboutiennes impliquées dans ces
détournements. L’affaire du blanchissement d’argent réalisé
par des français dont un certain René Gastaldi,
arrété par la Gendarmerie de l’ile de la Réunion, français,
mais qui résidait à Djibouti et qui avait des liens étroits
avec le chef de la SDS à l’époque qui n’était autre que
M. Ismail Omar.

La liste était
en possession du Juge Borrel. M Jean-Claude Sapkas, conseiller juridique de
Gouled, dès l’annonce du décès du Juge, est venu au domicile
de la famille Borrel à Djibouti pour chercher cette liste.

Qu’y avait-il sur cette
liste ?

Des noms d’hommes d’affaires
français, proches de la Présidence en l’occurence Mes Martinet,
Montagné ainsi que Mourad Farah qui était au Ministère
des Affaires étrangéres.

La SDS et la Prévoté
recherche aujourd’hui cette fameuse liste. En effet, sa publication serait
plus que désastreuse pour Guelleh ….

Le juge Borrel voulait
en savoir trop, en particulier sur les liens entre IOG et la société
française Sogelec et sur le pot de vin que cette société
lui a remis, en l’occurence à hauteur de 48.023. 596 F FR.

Le juge détenait
la preuve que le deuxieme versement qu’elle devait remettre à IOG s’élevati
à 801.000.000 F DJ. IOG s’est servi de l’entreprise Chideh pour effectuer
la transaction, sur le compte ouvert à la BCI sous le numéro
14 724 HSA 37.

Le Juge Borrel savait
que cette société donnait de l’argent mais qu’en contrepartie,
IOG lui procurait de nombreux avantages.

2) L’affaire du Café
de Paris.
Le juge voulait savoir qui avait commandité l’attentat du Café
de Paris et les raisons pour lesquelles des innocents avaient été
torturés sans le moindre début de preuve.

Souvenons-nous ? C’est
le 27 septembre 1990 que l’attentat est commis à Djibouti-
Ville. Il provoque un mort, en l’occurence le fils de l’Adjudant-Chef Nervet
et 11
blessés. Il est révendiqué ensuite par par une mystérieuse
organisation qui déclare être le mouvement de la jeunesse arabe
djiboutienne ( Une association complètement bidon imaginée
et créée de toutes pièces par IOG).

Le tract est trouvé
dans un taxi. La SDS et la gendarmerie arrêtent alors des centaines

de Djiboutiens appartenant à l’ethnie des Gadaboursi.

J’ai refusé de
participer aux recherches et le colonel Hoche m’a fait affecter à Tadjourah.
Le juge Borrel avait des preuves tangibles qui pouvaient lui permettre d’inculper
l’actuel homme fort de Djibouti !

Le Juge Borrel travaillait
en liaison étroite avec le Juge Le Loire qui instruisait le dossier
de l’attentat du Café de Paris.

Le Juge Borrel disposait
de preuves irréfutables et plusieurs voix, dont celles de l’actuel
Président du PND (bis ?) M. Mahdi avaient accusé IOG d’etre
le commanditaire de cet attentat a montréal.

Je tiens à demander
à Monsieur Le Loire qui semblait être la seule personne (en dhors
du Juge Borrel) à détenir ces informations, comment il peut
expliquer qu’IOG ait été informé des détails,
pratiquement heure par heure ? Qui, à par vous, détenait ces
informations qui ont été transmises manifestement à la
Présidence.

Madame Borrel, vous devriez
demander des explications au Juge Le Loire sur les entretiens qu’il a eus
avec IOG !

Juge Le Loire, pourquoi
mentez-vous à Madame Borrel et pourquoi lui cachez-vous la vérité
?

Le Ministre Moumin Bahdon
ne peut pas parler et dire ce qu’il sait sous peine de
subir le même sort qui a été réservé récemment
au Major Daheiyié sur la plage de Doraleh et avant au Commissaire Abdillahi
de la SDS tué prés du cimetière d’Ambouli parce qu’il
savait trop de choses sur l’attentat du Café de Paris.

M Le Loire, vous avez
affirmé que M. Borrel n’avait aucune connaissance de ces dossiers,
alors pouvez-vous nous expliquer, pourquoi il a été assassiné.
Lui et pas un autre. Beaucoup de Juges français sont passés
à Djibouti, avant et après lui. On ne les a pas tué !
Pour quelles raisons le juge Borrel spécifiquement ?

Parce qu’il savait beaucoup
de choses qui pouvaient mettre en danger les relations pourries qui liaient
les dirigeants français et djiboutiens.

Le lieutenant Alhoumekani
ne ment pas, cher Juge. Il a bien vu et entendu cette conversation a la Présidence.

Pouquoi n’interrogez-vous
pas l’actuel Ambassadeur de Djibouti à Sanaa (Yemen) M. Doualé
qui en sait beaucoup sur cette affaire.

Me Roger-Vincent Calatayud
dit vrai sur la nécessité de connaître le fond de certains
dossiers sensibles.

M Le Loire, la DST française
ne vous a -t-elle pas accusé personnellement d’avoir manipulé
toute cette affaire avec IOG.

Aujourd’hui des centaines
de gens réclament la vérité et rien que la vérité.

à suivre dans ce
dossier.

Hassan
Moussa dit Ariko.
Ancien Sergent de la Darde présidentielle
qui a servi sous les ordres d’Alhoumekani
et d’iftin.
London Ontario
Canada.

04/10/02 Une dépêche AFP confirme l’information que nous avions donnée dès mercredi, selon laquelle Elisabeth Borrel avait éffectivement demandé à la justice française d’entendre Guelleh, en visite à Paris, dans le cadre de l’affaire Borrel

La veuve du juge Borrel
demande l’audition du président djiboutien

PARIS, 2 oct (AFP) – La
veuve du magistrat français Bernard Borrel, mort à Djibouti
en 1995, a demandé mercredi au juge d’instruction chargé de
l’enquête sur les circonstances de son décès, d’entendre
le président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, en visite officielle
à Paris, a indiqué l’avocat de Mme Borrel.

"Nous avons demandé
à Mme Sophie Clément d’entendre le président Ismaël
Omar Guelleh, compte tenu du fait que son audition semble indispensable à
la manifestation de la vérité dans ce dossier", a expliqué
Me Olivier Morice à l’AFP.

"Le président
Guelleh est mis en cause par plusieurs personnes dans le dossier", a-t-il
affirmé.

Il appartient désormais
à la juge d’instruction de se prononcer sur cette demande formulée
par l’avocat.

Le corps calciné
du juge Borrel avait été trouvé le 19 octobre 1995 à
environ 80 kilomètres de Djibouti.

Selon un rapport médico-légal
versé au dossier, le magistrat se serait suicidé. Selon les
experts, M. Borrel s’est donné la mort en s’aspergeant d’essence puis
en s’immolant par le feu.

Son épouse, Elisabeth
Borrel, dénonce pour sa part la thèse du suicide et estime que
son mari, alors conseiller du ministre de la Justice djiboutien, a été
victime d’un assassinat politique.