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04/10/02 Dileyta aurai-il oublié de prévenir la nièce du Major Dahied, alors qu’il savait par le bureau de recherche qu’un assassinat se préparait ? Sâle histoire de famille où la SDS tire sur la maison du Premier Ministre. Me Aref est-il allé à la soupe ?

Plusieurs lecteurs nous
ont adressé des messages au sujet de l’assassinat du Major Dahied par
les brutes de la SDS. Il semble que l’histoire soit encore plus sordide que
nous ne l’imaginions.

1) Message des Djiboutiens
de Demain (Hollande)

Nous avons oublié
de préciser dans notre message d’hier que le major DAHIYE était
l’oncle maternelle de la femme du Premier Ministre…

Pour montrer leur mécontentement,
les hommes de la SDS n’ont pas hésite de tirer sur la résidence
de la deuxième dame du pays, tout en sachant qu’elle avait
des liens de famille avec le défunt.

Allons-nous assister à
la même tragédie que celle que vit la Côte d’Ivoire actuellement
? N’oublions pas que la crise ivoirienne a commencé d’une manière
identique avec l’élimination physique de personne qui déplaisait
au régime de LAURENT BAGBO.

Mais on peut se demander
où sont passés les militaires djiboutiens qui sont écoeurés
par le régime de Guelleh et par ses abus ?

L’heure de vérité
a-t-elle sonné ?

Chers soldats du pays,
mobilisez-vous et unissez-vous pour demander et pour obtenir la démission
de ce régime. Toute la population djiboutienne est derrière
vous

LES
DJIBOUTIENS DE DEMAIN
HOLLANDE

2) Message d’un
lecteur

Je confirme que la femme de Dileyta est à la fois la nièce du
major de la Gendarmerie qui a été tué sur la plage de
Doraleh par des agents de la SDS. En même temps, du côté
paternel, elle est liée avec la femme d’Hassan Saïd …..

Nous savons que Dileyta
a été informé deux jours avant le meurtre, par une note
de la Brigade de recherche, du fait que l’élimination du major avait
été programmée. Pour quelles raisons ne l’a-t-il pas
fait avertir des dangers par son épouse qui était sa nièce
? Oubli ? Perte de mémoire ou peur d’annoncer cela ?

En tout cas Dileyta n’a pas fait preuve de courage dans cette affaire. Il a laissé tuer un homme proche de sa femme, sans même lever son petit doigt pour tenter de le sauver.
Non assistance à Oncle en danger de mort !

Dans la même note
de la Brigade de recherche, il est précisé que le Major avait
eu récemment des entretiens avec des représentants diplomatiques
français, en dehors de leur bureau et qu’il avait l’intention de dire
au journaliste français ce qu’il savait sur plusieurs affaires dont
le meurtre du juge.

3) Message d’un autre lecteur

Les tirs d’arme à feux sur la villa de Dileyta ont bien eu lieu !
Mme Ilham
Abdillahi Miguil, l’épouse du Premier Ministre n’est autre que la nièce
direct du capitaine dahieh assassiné par des coups de feu.

Mais ce qui est intéressant, c’est que Mme Dileyta est en même
temps la cousine du côté de son père de Fozia Abdi Miguil,
qui n’est autre que l’épouse d’Hassan Said, le grand Chef de la SDS.

Faites le rapprochement avec l’assassinat du Major Dahieh
Mahamoud.

En temps que les lecteurs de l’ARDHD, je viens d’apprendre par des amis à
Djibouti que la famille AREF aurait été très flattée
d’apprendre que Maître Aref faisait partie de la délégation
qui a accompagné IOG pour sa visite officielle à Paris. Il se
dit même que cette famille insiste beaucoup sur le fait qu’il aurait
été choisi pour déjeuner à la table officielle
du Président, lequel ne manquerait pas une occasion de lui témoigner
son estime.

Je suis très choqué.

Pour nous et jusqu’à cette ‘vantardise familiale’, Me Aref était
un homme de principe, intransigeant sur le droit, sur la justice et sur les
Droits de l’Homme. Il avait d’ailleurs payé très cher ses engagements
personnels aux côtés des victimes du régime et son appui
total, en particulier, aux membres des syndicats de l’enseignement.

Il n’y a pas très longtemps, il était venu nous rendre visite
à Bruxelles et nous avions confiance en lui. Nous avons écouté
avec attention les critiques qu’il a formulées à l’encontre
de Dini qui s’était rallié, d’apès lui, maladroitement
au régime.

Il nous avait même assuré qu’il avait refusé un chéque
de 5 millions de dollars US et un poste diplomatique, qui lui auraient été
proposés par Guelleh, comme indemnité pour qu’il retourne sa
veste.

Eh bien en apprenant ce que Me AREF a fait et comment il a trahi ses engagements,
,je pense maintenant que c’est M. Dini qui a eu du courage. Le courage d’agir
en pleine transparence et de ne jamais avoir caché ce qu’il avait fait.

Qui aurait pu imaginer qu’un homme de principe, ayant reçu une haute
éducation puisse céder aux sirènes d’un dictateur sur
la pente descendante et qui n’en a plus pour longtemps. Rien que les hypothèques
qui pèsent sur la pérennité de Guelleh, auraient du être
suffisantes pour qu’il s’abstienne ‘d’aller à la soupe’, comme disent
les français ou au moins ‘au déjeuner officiel.

04/10/02 Flâneries dans le code pénal djiboutien. 4ème semaine. La fausse monnaie. Les articles qui répriment les actes délictueux. Pourraient-ils s’appliquer à ceux qui auraient importé des faux dollars ou qui auraient encaissé les bénéfices. Le juge Borrel détenait peut-être des informations précises sur le sujet ?

SECTION II

La fausse monnaie

Article 277
La contrefaçon ou la falsification des pièces de monnaie ou
des billets de banque ayant cours légal en République de Djibouti
ou émis par les institutions étrangères ou internationales
habilitées à cette fin est puni de vingt ans de réclusion
criminelle et de 50.000.000 de F d’amende.

Article 278
Le transport, la mise en circulation ou la détention en vue de la mise
en circulation des signes monétaires contrefaits ou falsifiés
visés à l’article 277 est puni de dix ans d’emprisonnement et
de 20.000.000 de F d’amende.

Lorsqu’ils sont commis en bande organisée, les mêmes faits sont
punis de vingt ans de réclusion criminelle et de 50.000.000 de F d’amende.