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26/08/2013 (Brève 168) ALERTE ROUGE -Revue de presse (LE MONDE) Un témoin clé arrêté au Yémen

BRUXELLES. Mohamed Saleh Alhoumekani a été interpellé à Sanaa au Yémen, a indiqué, dimanche 25 août, son avocat.

Cet ex-officier de la Garde républicaine djiboutienne est l’un des témoins clés de l’affaire Borrel, magistrat français retrouvé mort en 1995 à Djibouti. Son témoignage impliquant l’actuel président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, et son entourage, avait contribué à réorienter l’enquête française vers la thèse de l’assassinat alors qu’elle privilégiait celle du suicide.

L’avocat de M. Alhoumekani craint que son client soit extradé à Djibouti.

Une source officielle djiboutienne confirme que le chef d’état-major s’est rendu à Sanaa pour obtenir le transfèrement de M. Alhoumekani.

24/10/02 Grève des enseignants. A noter la réaction du GED dans une lette ouverte adressée au Ministre de l’éducation nationale. (GED)

NOus avons reçu la copie de la lettre ouverte que le GED adresse au Ministre djiboutien de l’Education nationale, pour le placer face à ses responsabilités dans le cadre du conflit qui oppose les enseignants djiboutiens au pouvoir.

A lire sur le site du GED.

23/10/02 Deux écrivains djiboutiens et somaliens en résidence virtuelle à Londres (Lecteur)

Deux écrivains djiboutien et somalien sont actuellement en résidence virtuelle à Londres (via Internet) :

www.africacentre.org.uk/somaliwriters.htm

Ce travail est destiné en priorité aux enfants issus de cette région et inscrits dans des écoles de la région londonienne. Vous y trouverez des textes en français et en anglais, avec leurs traductions en somali.
à suivre

21/10/02 A la suite de plusieurs témoignages publiés sur notre site, sous la signature du Sergent Ariko, plusieurs lecteurs nous ont demandé ses coordonnées. Il a accepté qu’elles soient publiées.

Selon notre règle, nous ne communiquons pas les adresses ni les coordonnées de nos lecteurs qui souhaitent conserver leur anonymat pour des raisons de sécurité.

Les contributions publiées sous la signature (à sa demande) du sergent Ariko étaient bien documentées et elles donnaient des références précises.

Plusieurs lecteurs nous ont écrit pour nous dire qu’ils souhaitaient entrer directement en contact avec lui.

Leurs demandes ont été transmises et le sergent Ariko nous a répondu pour nous dire qu’il acceptait que son adresse e-mail soit publiée sur le site.

Dernière minute : l’adresse e-mail a changé et nous vous remercions de noter la nouvelle adresse :

sergent_ariko_gendarmeri_national@hotmail.com

21/10/02 D’après l’ADI, une réunification des deux composantes du PND. Le PND d’origine d’Aden Robleh, qui avait été spollié par un clônage à la Guelleh, trouve un terrain d’entente avec son compétiteur déloyal. Que doit-on en penser ?

Le PND vers une éventuelle réunification

DJIBOUTI – (ADI) – 21 octobre – Un communiqué de presse parvenu aujourd’hui
aux médias djiboutiens informe que M. Aden Robleh Awaleh et M. Mahdi
Ahmed Abdillahi ont convenu de  » mettre un terme aux querelles intestines
 » qui, disent – ils,  » portent atteinte à l’unité
du parti « , le PND (Parti National Démocratique).

Ce communiqué, conjointement paraphé par les deux hommes mentionne
en outre  » qu ‘un congrès extraordinaire du parti se tiendra au
mois de novembre
2002 « .

Rappelons que cette formation politique avait été scindée
en deux suite à des dissensions internes. Ce communiqué augure
ainsi une réunification du PND, à la lumière de la nouvelle
donne politique du pays, qui est celle de l’entrée en vigueur du multipartisme
intégrale, et en prévisions des prochaines élections
législatives.

_____________________ Note de l’ARDHD

Dans son dernier discours annuel, en septembre, à l’occasion
du Xème anniversaire du PND, Aden Robleh s’était exprimé
avec force en disant que le PND était son oeuvre intellectuel et qu’il
le défendrait, même s’il devait retourner à Gabode.

Ce brusque accord annoncé par l’ADI peut surprendre ! La politique
djiboutienne est particulière et on apprend tous les jours à
la connaître un peu mieux …!

Ouf ! Nous voilà rassurés, car avec cela Aden Robleh ne devrait pas aller à Gabode et certains pourraient même être tentés d’imaginer que ce serait plutôt au Palais de l’Escale … où il pourrait retrouver de nombreux anciens opposants repentis …

21/10/02 Le bâton sans la carotte. Le Ministre menace, à nouveau, les enseignants djiboutiens en grève. Va-t-il faire appel à des renforts d’enseignants étrangers, au détriment des enfants djiboutiens, qu’il met en vacances anticipées et forcées, pour « briser » la grève ? (Voir la dépêche de l’ADI)

DJIBOUTI/DISCOURS DU MINISTRE DE L’EDUCATION
Le Ministre de l’Education nationale et de
l’Enseignement supérieur, M. Abdi Ibrahim Absieh a
lors d’une intervention télévisée exhorté les
enseignants à plus de pondération suite à un mouvement
de grève impromptu intervenu durant cette semaine.

Djibouti – (ADI) – 20 octobre – Le ministre de
l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur,
M. Abdi Ibrahim Absieh a lors d’une intervention
télévisée exhorté les enseignants à faire preuve de
plus de pondération. Et cela suite à un mouvement de
grève impromptu de la part de certains enseignants du
Premier et Second degrés.

Dans son allocution, le responsable a tout d’abord
tenu à rappeler que la sollicitude du Gouvernement
envers le corps pédagogique a été clairement affirmée
dès le début de cette rentrée scolaire 2002/2003 ;
particulièrement en ce qui concernait le versement des
salaires.

Le ministre a souligné à l’intention des enseignants
que  » depuis plus d’un an, le salaire vous a été régulièrement versé tous les trente à trente-cinq jours, et vous avez toujours été les premiers à être payés par rapport aux autres fonctionnaires de l’Etat. « 

Il a par ailleurs rappelé qu’il a toujours prôné le
dialogue et la concertation pour résoudre les
éventuelles difficultés susceptibles de perturber la
dynamique enclenchée cette année pour la Nouvelle
Ecole Djiboutienne, insistant sur sa disponibilité à
écouter l’ensemble des acteurs du système éducatif.

De ce fait le ministre a jugé inadmissible les
agissements et le comportement de certains pour la
circonstance. Il a indiqué par conséquent que  » le
Gouvernement a décidé d’avancer les vacances
interruptives de la première période de cette année
scolaire.  » En effet a t-il ajouté  » ces vacances
débuteront dès demain lundi 21 octobre et la reprise
aura lieu le lundi 28 octobre 2002 au matin.  »

_____________________
Le malaise des enseignants (Note de l’ARDHD)

Pourquoi
des grèves à répétition dans l’enseignement à
Djibouti ?

Réponse : parce
qu’il y a un malaise !

Quel est ce malaise
?

Réponse : il est
double.

1 – Le montant du
salaire et la régularité des paiements.

Les enseignants voudraient
être bien et mieux payés. En cela, le Ministre a raison de leur
dire qu’ils ne sont pas les seuls à avoir les mêmes ambitions
et à vouloir toucher leur salaire…

Mais est-ce une bonne
raison. Le métier d’enseignant est un métier qui demande une
formation, des compétences et un engagement. Il mérite donc
un salaire décent, ce qui n’est pas le cas à Djibouti, et un
salaire effectivement payé sans retard, ce qui n’est pas le cas non
plus.

2 – La considération.

Il est clair que
le régime se moque de l’enseignement comme de sa première barboteuse
… Nous l’écrivions, le plus haut personnage a du poursuivre ses études
qu’il n’a jamais réussi à rattraper. Enfin, bref.

Les enseignants ont besoin
de moyens : des classes acceptables et entretenues, des fournitures scolaires,
etc.. Le régime de Guelleh reçoit des aides importantes, mais
elles n’arrivent jamais dans l’enseignement. Où passent-elles ? Les
écoles sont dans un état de délabrement total. La photo
ci-dessous donne une vision exagérément embellie, car d’autres
quartiers, c’est bien pire encore et ne parlons pas du Nord du Pays.


École de Jamale

Que
se passe-t-il alors ?

Une majorité des
enseignants fuient le pays et se retrouve en majorité à Bruxelles
ou au Canada. Ceux qui restent doivent assumer une tâche de plus en
plus lourde, sous la tutelle d’ignorants qui les considèrent comme
un mal à peine nécessaire, uniquement pour la galerie internationale.
On interpelle, on emprisonne, on garde à vue …

Le gouvernement importe
des enseignants étrangers. Nous n’avons rien contre eux. Mais il faut
se demander s’ils ont le niveau suffisant pour prendre en charge la formation
de la jeunesse et le temps qu’il leur faudra pour s’imprégner de la
culture et des dialectes / langues locaux.

Comment réagit
le Ministre ?

Il brise la grève
en anticipant les vacances scolaires. Du jour au lendemain, les parents ont
appris que les enfants n’avaient plus classe, parce qu’un Ministre imbu de
lui-même, arrogant et inculte, a pensé tenir une bonne solution
pour changer le nom de la crise : la grève devient des vacances.

On verra ce que les enseignants
décideront, mais qu’ils soient assurés de notre sympathie et
de notre soutien.

18/10/02 Une dépêche AFP fait le point sur les problèmes de l’enseignement, le recours à des enseignants étrangers et la fuite des enseignants nationaux.

Dans un numéro précédent, nous avions évoqué ce point dramatique sous le titre humouristique ‘Enfin un Ministre qui tient ses promesses à Djibouti !’

Cette dépêche de l’AFP vient confirmer tous les points qui avaient été développés dans notre article.

___________________________________Extrait AFP

Djibouti recrute de plus en plus d’enseignants de pays francophones

DJIBOUTI, 18 oct (AFP) – Djibouti, seul pays de langue française de la Corne de l’Afrique, a de plus en plus recours à des enseignants de pays francophones, de France et aussi d’Afrique, pour pallier une pénurie d’enseignants djiboutiens.

Quelque 42 enseignants tunisiens sont arrivés début octobre à Djibouti, selon des chiffres récemment fournis sur place par la direction de l’Education nationale.

Ils ont rejoint une vingtaine de collègues malgaches, une trentaine de Sénégalais ainsi que 56 professeurs français recrutés par la Mission de coopération et d’action culturelle.

D’autres enseignants de divers pays africains francophones exercent également dans l’enseignement privé, mais leur nombre reste imprécis.

Dans cette ancienne colonie française, indépendante depuis 1977, l’enseignement dans les écoles primaires et secondaires se fait en français, malgré une introduction récente de l’arabe.

Le recours à des enseignants francophones étrangers, rémunérés par le ministère djiboutien de l’Education nationale sur subventions extérieures, de la Banque Mondiale ou de l’aide bilatérale, s’explique par l’importante « évasion » d’enseignants djiboutiens.

Ces derniers préfèrent partir vers d’autres cieux en raison de la crise économique que traverse le pays et des arriérés de salaires qui s’accumulent. Dans l’enseignement public, ils réclament actuellement quatre à cinq mois d’arriérés.

« Même s’il s’agit d’un problème économique plutôt que politique, les autorités concernées se sont refusé jusqu’ici à reconnaître l’ampleur du problème et ont essayé de trouver des palliatifs », estime Abdourahman, enseignant dans le primaire et qui a voulu garder l’anonymat.

Il cite l’exemple d’élèves de terminale, rapidement titularisés en tant qu’enseignants du primaire, sans passer par l’Ecole normale, qui forme en principe les maîtres d’école.

D’anciens instituteurs sont également « propulsés » dans les collèges, et « la qualité de l’enseignement en pâtit », affirme-t-il.

« La situation devient intenable dans un pays où les prix flambent et où l’on ne parvient pas à payer les loyers ou factures d’eau et d’électricité », assure-t-il.

« Faute de pouvoir faire des économies, certains enseignants malgaches sont partis cette année », souligne-t-il.

Dans un entretien avec l’AFP, début octobre, le ministre délégué à la Coopération, Mahmoud Ali Youssouf, avait indiqué que 52% des étudiants djiboutiens bénéficiant de bourses d’études à l’étranger ne regagnent plus le pays depuis quelques années.

Selon le ministre, cette « fuite des cerveaux » ainsi que la baisse de l’assistance technique française au cours des cinq dernières années ont incité les autorités du pays à réclamer un retour massif des coopérants de l’ancienne métropole.

Lors d’une conférence à Djibouti, en janvier, de l’Association des présidents de Cours Constitutionnelles ayant en partage le français, le président djiboutien avait souligné que « son pays demeurera un espace francophone et qu’il continuera à maintenir haut la francophonie ».

19/10/02 Suite de nos flâneries dans le Code Pénal djiboutien. La découverte de ce code est particulièrement instructive et nous vous livrons semaine après semaine nos meilleures découvertes.

Chapitre IV Les atteintes
aux libertés de la personne

Section III Les entraves
à l’exercice des libertés d’expression, d’association, ou de
réunion

Article 388

Le fait d’entraver,
d’une manière concertée et à l’aide de coups, violences,
voies de fait, menaces, destructions ou dégradations, l’exercice de
la liberté d’expression, d’association ou de réunion est puni
de trois ans d’emprisonnement et de 1.000.000 de F d’amende.

____________________________

Combien de Ministres et
de responsables de la FNP, de la Gendarmerie ou de la Garde présidentielle
devraient être inculpés à ce titre ?

Il y à ceux qui
ont donné des ordres illicites et ceux qui ont exécuté
des ordres illicites.

Le fait d’exécuter
un ordre n’est pas toujours suffisant pour être innocenté …
Aucun militaire n’est jamais tenu à obéir lorsque l’ordre est
illégal, sauf à en porter la responsabilité et à
en assumer les conséquences.

Les officiers qui ont
fait tirer à balles réelles sur les militaires démobilisés
et handicapés, pourraient-ils tomber sous le coup de cette Loi ?

On le verra, probablement
dans un proche avenir. L’étau se resserre autour d’eux. Ils doivent
savoir qu’IOG ne sera pas toujours là pour leur assurer l’impunité
provisoire en échange de leurs services doûteux..