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26/08/2013 (Brève 170) ALERTE ROUGE – Communiqué de SURVIE à propos de l’arrestation de Mohamed Alhoumekani

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Risque imminent d’étouffement de « l’affaire du Juge Borrel »

26 août 2013

Lien avec l’article sur le site de SURVIE

Un témoin-clé dans l’affaire françafricaine d’assassinat d’un coopérant français risque de disparaître : à moins qu’elles ne cherchent encore à étouffer l’affaire, les autorités françaises doivent le protéger.

Mohamed Alhoumekani, un des témoins principaux dans l’instruction judiciaire pour assassinat de Bernard Borrel, a été arrêté samedi 24 au Yemen où il visitait sa famille. Il est détenu dans les locaux de la police criminelle de Sanaa.

Ex-officier dans la garde républicaine djiboutienne, il avait témoigné auprès des autorités judiciaires françaises à propos de l’assassinat à Djibouti du Juge Bernard Borrel, le 15 octobre 1995. Coopérant français, Bernard Borrel a été reconnu comme mort en service.

Les autorités françaises avaient dans un premier temps conclu au suicide, version qu’elles ont défendu pendant des années malgré les éléments prouvant qu’il s’agissait d’un homicide. Bien que le Procureur de la République française ait enfin reconnu qu’il s’agissait d’un crime, comme l’a confirmé la dernière autopsie, le procès pour son assassinat n’a toujours pas eu lieu, et des responsables djiboutiens et français n’ont de cesse de faire entrave à la vérité et à la justice.

Mohamed Alhoumekani avait été contraint de fuir son pays et de solliciter l’asile, puis la nationalité en Belgique, pour donner son témoignage. Celui-ci pourrait mettre en cause une implication possible de la Présidence djiboutienne dans la commandite du crime. La vie de ce témoin-clé est aujourd’hui en danger : détenu sans chef d’inculpation, il aurait été victime de mauvais traitements selon le témoignage d’un proche.

Le Général Fathi, chef d’état-major des armées djiboutiennes, est arrivé dimanche midi à Sanaa, probablement pour faire pression sur les autorités yéménites et obtenir son extradition. Or, les disparitions, les tortures, les emprisonnements extrajudiciaires ont été régulièrement dénoncés par les associations pour la défense des Droits Humains à Djibouti, comme la Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme (LDDH) et l’Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti (ARDHD).

L’extradition de ce témoin vers la dictature djiboutienne présente un risque majeur pour la vérité sur l’implication des autorités djiboutiennes et, au-delà, des autorités françaises, dans l’assassinat de ce coopérant.

L’instruction étant toujours en cours en France, le gouvernement français doit intervenir auprès des autorités yéménites pour empêcher de voir ainsi disparaître un témoin essentiel… A moins qu’il ne cherche à étouffer l’affaire comme les gouvernements précédents ?

06/11/02 (B170) Grande liquidation avant fermeture définitive. Dépêchez-vous, il n’y en aura pas pour tout le monde ! Le régime dictatorial a choisi de brader tous les actifs du pays avant sa chute définitive. (Radio-Trottoir).

Chaque jour il se passe
quelque chose au pays de Guelleh. Une nouvelle action promotionnelle, un appel
d’offre, la vente d’un bien collectif. Si vous n’achetez pas maintenant, vous
ne trouverez plus rien la semaine prochaine.

Braderie
géante à Djibouti ! Soldes permanentes !

TOUT
DOIT DISPARAITRE AVANT FERMETURE DEFINITIVE

Gestion du nom de
domaine . dj
: VENDU /
Famille de Guelleh et société étrangère
Télécoms : VENDU /
Famille de Guelleh

Gestion du Port
: VENDU
à Dubaï Port Authority
Gestion de l’aéroport : VENDU
à Dubaï Port Authority
Construction et exploitation d’un nouveau port, prévu à
Doraleh
: VENDU
à Dubaï Port Authority

Exploitation de la
zone franche
: EN NEGOCIATION
avec Dubaï Port Authority
Recouvrement de la TIC : EN NEGOCIATION
avec Dubaï Port Authority

etc …..

Si après cela,
des esprits grincheux et critiques, s’avisent encore de dire que Guelleh n’est
pas le chantre de l’économie libérale et privée, nous
on ne comprendra plus rien !

Voilà un homme
qui privatise ! C’est incontestable !

Mais pourquoi a-t-il privilégié
le même acheteur ? Bizarre … Bizarre. Il y a certainement une raison
sur laquelle chacun a sa petite idée …. Comment ! Vous n’avez pas
encore compris ?

06/11/02 (B170) L’ADI nous informe que Guelleh a fait libérer 147 prisonniers incarcérés à Gabode … mais, selon les informations que nous avons reçues, aucun prisonnier politique n’aurait bénéficié de cette mesure …. qui avait déjà été espérée pour l’anniversaire de l’indépendance et qui n’est jamais arrivée….

Selon les informations
disponibles à l’ARDHD, mais qui restent à confirmer, aucun détenu
politique n’aurait bénéficié d’une libération
à l’occasion du début du Ramadan. IOG, par vengeance personnelle,
tient à les conserver en prison, afin de montrer qu’il est le Chef omni-puissant.
Ces hommes avaient été condamnés dans des conditions
plus que douteuses, car ils n’avaient pas pu exercer le droit inaléniable
d’être défendu par des avocats libres et indépendants.

De plus les charges que
l’on a fait peser sur eux sont certainement contestables et douteuses.

Leur Chef, le Général
Yacin Yabeh, avait été condamné. Sa responsabilité
personnelle semblait inconstestale. Emprisonné dans la sinistre prison
de Gabode, il y a trouvé la mort en quelques semaines. IOG, en dépit
des avis du médecin et du Procureur de la République, avait
refusé qu’on lui administre les soins médicaux nécessités
par son état de santé. L’affaire avait fait grand bruit à
l’époque d’autant plus qu’elle impliquait indirectement la France,
dans la mesure où Guelleh n’avait pas respecté les engagements
qu’il avait pris à son égard et qu’elle avait extradé
le prisonnier sans passer par la procédure légale.

On dit qu’une plainte
pourrait être déposée à ce sujet et que les responsables
de cette forme d’assassinat pourraient être jugés devant un tribunal
européen pour ‘non assistance à personne en danger’.

La question est de savoir
si les officiers et les sous-officiers qui étaient sous les ordres
du Général ont agi par obéissance ou par complicité.
Le juge ne semble même pas avoir traité ce point capital et les peines très
lourdes semblent bien avoir été prononcées sur la base
d’un réquisitoire qui aurait probablement été dicté
par le Palais de l’Escale.

Chacun espérait
qu’une grâce présidentielle aurait permis de les libérer
à l’occasion du 25ème anniversaire de l’indépendance.
Certains avocats ‘particuliers’ auraient même conseillé aux condamnés
de ne pas faire appel seul moyen pour pouvoir bénéficier de la mesure de
clémence présentée comme « certaine » (D’après ces mêmes avocats, le fait de porter l’affaire en appel, aurait empêché une mesure de grâce, puisqu’on ne peut pas gracier un condamné dont le jugement n’est pas définitif).

Résultat, les malheureux ont été trompé
sur toute la ligne ….

– pas de mesure de clémence
ou de grâce présidentielle, ni pour le 27 juin, ni semble-t-il
(sauf information contraire dont nous aurions connaissance dans les prochaines
heures) pour le début du Ramadan,

– pas de possibilité
d’interjeter un appel, puisque la prescription rend définitf le jugement,

Et on sait qu’un mois
de prison à Gabode, dans l’enfer, équivaut à des années
d’internement dans des établissements pénitenciers qui répondent
aux normes internationales ….

Ces hommes pourrissent
en prison. Il faut se mobiliser pour obtenir leur libération immédiate
et sans condition.

______________________
Extrait de l’ADI


Le chef de l’Etat gracie 147 détenus à l’occasion
du mois de Ramadan

DJIBOUTI – (ADI)
– 5 novembre – A l’occasion du mois béni du Ramadan,
le chef de l’Etat M. Ismaïl Omar Guelleh a pris des mesures de clémence
à l’encontre des détenus de la prison centrale de Gabode.

Ces mesures de clémence
se traduisent en effet par la mise en liberté immédiate et sans
condition aucune de 147 prisonniers dont 93 Djiboutiens, 30 Ethiopiens, 22
Somaliens, 1 Yéménite et 1 Saoudien.

A part les 93 Djiboutiens,
ces mesures prévoient par ailleurs le rapatriement des étrangers
dans leurs pays d’origine.

ADI- 15H 09 GMT- 5 NOVEMBRE
2002

05/11/02 (B170) A lire dans la presse. Trois extraits d’articles publiés par LOI.

LA LETTRE
DE L’OCEAN INDIEN – 02/11/2002
CONFERENCE – La corne
de l’Afrique à l’honneur à Paris

Estimant qu’à l’exception de Djibouti, les pays de la
corne de l’Afrique (Ethiopie, Erythrée, Soudan) sont mal connus des
entreprises françaises, et que la part de marché de la France
s’y situe généralement derrière celle de ses principaux
partenaires européens (Allemagne, Grande-Bretagne, Italie), le Centre
français du commerce extérieur (CFCE) organise un séminaire
à leur sujet à Paris, le 27 novembre. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 02/11/2002
PORT – Lobbying djiboutien pour Doraleh
Lors de sa visite officielle en France, le mois dernier (LOI
n°1012), le président Ismaël Omar Guelleh a révélé
à quelques hommes d’affaires français qu’une délégation
djiboutienne s’était rendue peu auparavant à Washington, pour
présenter aux institutions de Bretton Woods un projet de construction
d’un nouveau port en eaux profondes à Doraleh. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 02/11/2002
DJIBOUTI – Protestations de la CISL
Le sort du trésorier général de l’Union
djiboutienne du travail (UDT) et secrétaire général du
Syndicat du personnel du bâtiment et des travaux publics (Spbtp), démis
de ses fonctions par le gouvernement, a été évoqué
dans une lettre du secrétaire général de la Confédération
internationale des syndicats libres (CISL), adressée le 24 octobre
au président Ismaël Omar Guelleh. (…).

05/11/02 (B170) FORT ET JUSTE. La Chronique du Sergent Hassan Ariko « Verdict des Djiboutiens : Guelleh est coupable !

Note de l’ARDHD.
Nous continuons la publication des textes qui nous sont envoyés par l’ancien Gendarme, le Sergent Ariko. Nous tenons à le remercier pour la qualité des informations qu’il nous donne et pour les précisions importantes qu’il apporte au débat. Nous rappelons que nous n’avons pas les moyens de vérifier ses déclarations et que nous les publions sous sa seule responsabilité, comme un témoignage important. Nous laissons aux lecteurs la liberté de se forger leur propre opinion.
_____________________________________

 » Silence, je vole
la France.
 » Silence, je torture les Djiboutiens.
 » Silence, je tue le juge fouineur dénommé Borrel.
 » Silence, je terrorise les opposants,
 » Silence, j’achète les opposants (Maître Aref, Dini, Moussa
Ahmed, DAF, Moumin Bahdon, Ismaïl Guedi, Omar Elmi Khaireh, Ougoureh,
Jean-Marie, Hassan Dalga, Chehem Daoud, Ali Coubba par son silence, Aden Robleh
Awaleh, Ali Farah Waberi du AND, Abdilahi Hamareita, Gabayio et la liste est
longue etc. . . . )
 » Silence, je donne des armes à Abdikassim Salad Hassan
 » Silence, j’écoute les rapports des mes espions à Ottawa,
en Belgique, à Londres, en Hollande.
 » Silence, je distribue le tribalisme à Djibouti,
 » Silence, j’achète les voix des Katheurs et des femmes djiboutiennes,
 » Silence, je vends la république de Djibouti. à Dubaï
Port Authority.

Verdict
des djiboutiens = COUPABLE GUELLEH.

Je tiens tout d’abord
à souhaiter aux Djiboutiens et à tous les Musulmans du monde

entier un très bon début de Ramadan qui va débuter le
6 novembre.

Qu’ALLAH accepte ce Ramadan
et qu’il fasse réfléchir le Chef du pouvoir de la
bêtise a Djibouti. Amin Allah

Introduction.

J’ai décidé,
chères sœurs et chers frères, de vous éclairer sur
la mentalité des hommes auxquels la France a donné le pouvoir
un certain jour du 27 juin 1977. En particulier le nom de l’un d’entre eux
qui revient sur toutes les lèvres des Djiboutiens dès que l’on
parle de crimes : Ismaïl Omar Guelleh.

J’ai utilisé plus
haut et à plusieurs reprises le mot Silence. Je tiens à vous
expliquer ce qu’il signifie et pourquoi je l’emploie.

ALLAH, le très
grand, a dit, dans une sourate du Coran :
 » O, vous qui croyez, ne trahissez pas ALLAH ni son prophète.
Ne trahissez pas sciemment la confiance que l’on a placée en vous  » (sourate 8,
verset 27).

Le Chef actuel du pouvoir
est un homme très rusé. Il a beaucoup appris de son frère
Idriss Omar Guelleh. Sur de son parcours, le Chef du pouvoir avait dit au
vieux Gouled que ses ennemis étaient les Afars ainsi que le reste des
Somaliens (Issa, Gadaboursi et Issak) :  »
Ils
ne sont là que pour te chasser du pouvoir « .

Je ne m’attarderai pas
trop sur la période trouble, que notre cher pays a vécu, pendant
la colonisation française. La France a placé ensuite un homme
en qui, elle voulait avoir confiance .. parce qu’il devait appliquer strictement
la doctrine française dictée par la cellule africaine de l’Élysée
et de Matignon . . .

Ismaïl Omar se faisait
alors tout petit. Son frère Idriss était aux commandes de la
SDS et le Colonel Hoche dirigeait la Gendarmerie nationale.

Le seul qui a mis IOG
au placard était Idriss Farah (sa fille est mariée avec l’opposant
à la
gomme Moussa Tour-tour).

Puis IOG a commencé
par être nommé à la Présidence de la Commission
culturelle du parti RPP. Alors, il s’illustre dans la propagande du Parti
en recrutant des poètes et des chanteurs somaliens.

Il s’illustre des 30 ans
à la cérémonie des lecteurs du Coran pour cacher ses
ambitions et pour se faire connaître des Djiboutiens qui ne le connaissent
pas, mis à part quelques vieux orateurs de la place Mohamoud Harbi.

En 1987 il devient membre
du bureau politique lorsque M Omar Elmi Khaireh et Aden Robleh Awaleh se sont
enfuis du parti RPP et du pays. IOG en était furieux. Le Lieutenant
de l’Armée nationale a été rattrapé prés
de la frontière éthiopienne. Il sera torturé par la SDS
à La villa Christophe, en présence du Colonel Hoche, du Sous-Lieutenant
IFTIN -père du Commandant Iftin-, d’Iftin lui-même (gendarme
à l’époque) et d’IOG en personne.

La séance infernale
s’est terminée vers 23 heures après que le Lieutenant soit mort
sous la torture.

Son cadavre ou ce qu’il
en restait a été montré aux Djiboutiens.

Le 12 novembre 1994 (lors
des inondations spectaculaires que le pays n’avait jamais connu) IOG est félicité.
En remerciement, il est nommé membre du bureau politique du RPP malgré
l’opposition des député tels qu’Hassan Liban Gohad, l’actuel
Président de l’Assemblée nationale Badoul, Hassan Omar, qui
s’en sont plaint à Gouled. Ils ont invoqué le fait que cette
nomination était en contradiction avec les sections 3 et 4 du règlement
du parti.

Gouled a renvoyé
la discussion sur ce point aux calendes grecques !

IOG avait déjà
acquis beaucoup de pouvoir. Progressivement, il accédera à la
plus haute fonction du pays avec la complicité bienveillante de la
France. Il recevra, tour à tour, Mitterrand, Roland Dumas et Jacques
Pelletier.

Il prendra la tête
de toutes les décisions du Parti et de l’Etat. Par pudeur, je n’évoquerai
pas la façon ‘dont il a volé’ la femme de l’ancien Premier Ministre
Abdallah Kamil Idriss ni son implication dans des affaires qui touchent la
prostitution, le blanchiment d’argent, l’importation de déchets nucléaires
qui ont été enterrés à Tadjourah.

Bravo M Daach, vous nous
avez bien caché la vérité lorsque vous étiez commissaire
de la République, chef du District de Tadjourah. (Il suffit de consulter
le Rapport de l’Association pour le Respect des Droits de l’Homme et des Libertés
qui était présidée à l’époque par M. Souleh).

La situation est devenue
plus difficile lorsque des combats ont éclaté au nord de la
Somalie entre le SNM et les troupes de Siad Barreh. Paulette avait dit à
IOG que les combattants du SNM, blessés devraient être évacués
sur Djibouti pour être soignés à l’Hôpital des Armées.
IOG a soutenu à fond le SNM. Il envoyait du carburant, des armes et
il assurait le soutien de la cause des Issak vis à vis du monde entier.

Le Ministre des Affaires
étrangères de l’époque, Moumin Bahdon, avait débloqué
pour le chef de cette faction SNM, M. Sirayio, la somme de 20 millions de
FR à partir de la banque BCI Mer rouge. IOG s’est beaucoup mouillé
dans cette affaire.

Pour réagir, le
Président Siad Barreh avait convoqué, à Mogadiscio, le
vieux Gouled pour lui demander de s’expliquer. Je faisais partie de cette
délégation et nous étions conduit par le commandant Mahdi
Cheik Moussa, le garde du corps personnel de Gouled. Je remarquais que ni
Ismail Omar ni Moumin Badhon ne faisaient partie de la délégation.

Deux Ministres Afar faisaient
parti du voyage : en l’occurrence MM. Elaf Orbiss Ali et Ougoureh Hassan Ibrahim.
Le vieux Gouled avait reçu un accueil très chaleureux mais Siad
lui a vite rappelé que l’objet de cette visite n’était pas de
parler d’amitié mais d’éclaircir les points noirs. Siad a rappelé
à Gouled que la Somalie détenait des preuves irréfutables
sur l’implication personnelle d’IOG et de Moumin Bahdon dans le soutien du
SNM.

Gouled a changé
de couleur : il est passé du vert au rouge. Sous le coup d’une vive
colère, il a promis à Siad Barreh de diligenter une enquête
dès son retour au pays. Le général Siad Barreh avait
fait emprisonner un jeune Issa qui était impliquait dans plusieurs
problèmes et il menaçait de le faire fusiller si Gouled ne mettait
pas un terme aux agissements de nos deux compères.

Nous savons que Gouled
n’a pas été capable de faire quoi que ce soit pour freiner leurs
agissements. Siad Barreh, sans état d’âme, a alors fait exécuter
le jeune Issa.

La copie de la note est
détenue par l’ambassadeur M. Abdi Ismail.

IOG était furieux,
mais il ne pouvait rien faire. C’est alors qu’il a imaginé d’organiser
l’attentat du Café de Paris. Cet attentat allait donner à la
SDS les moyens et les justifications pour réprimer une partie de la
population djiboutienne. On sait que les Gadaboursi soutenaient ouvertement
Siad Barreh. Cela déplaisait aux prédateurs : Gouled et Guelleh.
La SDS avait soigneusement préparé l’attentat ainsi que ses
répercussions sur la scène nationale djiboutienne.

Aussitôt commis,
plusieurs personnes ont été arrêtées par la SDS,
et par la Gendarmerie nationale (seules les brigades nord et les brigades
3, 4 et 5 ont été impliquées). Les torturés se
comptaient par centaine. Ali Dig, le fils de Babonas, le fils de Weira etc.
. .

C’est alors que Maître
Aref a eu la sagesse d’alerter à temps Amnesty International. Cela
a contraint le régime a revoir ses plans d’attaque en donnant gratuitement
quelques millions de FDJ aux victimes afin qu’elles se taisent et ceci a été
accompli par le Ministre Saïd Barkahat. Les sanctions n’ont pas tardé
a venir. Ainsi Ali Ibrahim Hassan, le directeur de la Police nationale et
le Commandant God ont été réduits à la misère
psychologique (devenus bras cassé).

La France n’était
pas contente et elle l’a fait savoir à Gouled par son Ambassadeur M.
Claude Soubeste. La France mettait clairement en doute les conclusions de
l’enquête diligentée par la Section de Recherche et de Documentation
de la Gendarmerie et par la Prévôté militaire française.

Le verdict est tombé
: IOG a été nommément cité comme étant
le commanditaire de l’attentat du Café de Paris dans un rapport de
la D.S.T. et de la DGSE dans un rapport de 5 pages. Après lecture,
le Premier Ministre Pierre Bérégovoy a aussitôt adressé
une note à la Présidence qui a été reçue
par M. Mohamed Ali Chakir, Chef du Protocole de Gouled et transmise à
Gouled avec copie à Guelleh. Guelleh, on s’en doute, n’était
pas content de ce rapport. Il fallait qu’il trouve absolument un bouc émissaire
pour se dédouaner.

Il a choisi le Président
du PND M. Aden Robleh Awaleh et il l’a accusé d’être le commanditaire
de l’attentat. La France se plaignait de la lenteur de l’enquête et
de l’instruction judiciaire, puisque cet attentat avait fait des victimes
françaises, dont un enfant.

IOG accusait M. Awaleh
Guelleh Assoweh et le Sergent Mohamed Hassan Farah de la FNS d’être
les exécutants de l’attentat. La justice française n’y croyait
pas et elle menait sa propre enquête, diligentée depuis Paris
par le juge LeLoire.

Le juge Bruguière,
qui était responsable de la cellule anti-terroriste auprès du
Parquet de Paris ne s’est pas vu (curieusement ?) confié l’instruction.
Du côté djiboutien, c’est le nouveau Procureur de la République
M. Mohamed Ali Afkada qui a poursuivi sa petite enquête personnelle
sur cette affaire. M. Ougoureh Hassan Ibrahim, Ministre de la Justice de Gouled,
a immédiatement alerté Guelleh sur le fait que le Procureur
de la République M Ali Afkada poursuivait sa propre enquête ….

Guelleh est devenu furieux
(décidément il l’est souvent !). Il l’a aussitôt fait
destituer par un arrêt de la Cour d’Appel de Djibouti. Pourtant M Ali
Afkada a poursuivi clandestinement son enquête. Frais émoulu,
il arrivait de Paris où il avait obtenu son diplôme. M. Mohamed
Ali Afkada a rassemblé des preuves irréfutables de l’implication
de Guelleh dans l’attentat.

Pour organiser l’attentat,
Guelleh avait été obligé de demander l’aide et l’appui
de son frère Idriss. C’est lui qui a fourni les explosifs et les hommes.
Deux d’entre eux ont été ensuite abattus en Éthiopie
par la SDS sur ordre de Guelleh.

Ces deux hommes ont accepté
de participer à l’attentat en échange d’une promesse oiseuse
: celle d’avoir les moyens de mener la grande vie a Harar.

Mais ces deux hommes représentaient
un danger pour Guelleh, car ils pouvaient toujours parler. Idriss s’est chargé
personnellement du sale boulot et il les a tués.

Le chef de notre clan l’Ougass Hassan Hersi Issa s’est plaint à Gouled.
La réponse de ce dernier ne l’a pas satisfait et il a jeté l’anathème
sur Guelleh.

Le père de Guelleh
s’emporte ainsi que sa mère M Moumina Rirache qui se met à le
maudire lorsqu’elle apprend de la bouche de l’Ougass les crimes commis par
leur fils. Je n’oublierai jamais cette phrase du père de Guelleh.  »
J’ai mis au monde un monstre. Qu’ Allah l’arrête  »
. Il pleurait
sur le perron du palais présidentiel. Les Gendarmes ne comprenaient
pas les raisons du désespoir de ce père.

Pendant ce temps, la France
avait réclamé la tête de IOG a Gouled. Mais la SDS verrouillait
toujours la vie politique à Djibouti : personne n’osait parler par
crainte d’être torturé …

Comme on ne peut rien
cacher * ALLAH*(SAWT) le Colonel Hoche Robleh Hassan a fait emprisonner les
détenus politiques à la Brigade nord. Tous les détenus
ont été tués par la SDS. Leurs corps ont été
entassés dans des sacs poubelle devant les locaux de la Brigade nord
pour être ramassés ‘normalement’ par les bennes à ordure.
C’est alors qu’un vieux mendiant qui avait l’habitude de fouiller les sacs
a découvert que du sang s’échappait de certains sacs. Il en
a ouvert un et il a tiré une langue, puis une tête.

Affolé, il a alerté
les paisibles Gendarmes dont un certain Ladieh, qui était de garde
ce jour-là. Le bruit se répand comme une traînée
de poudre à travers la ville. Les gendarmes de la coopération
française sont sur les lieux. Ils mettent en évidence, la responsabilité
du Chef de corps M Hoche Robleh et ils le font savoir à Gouled par
l’Ambassadeur M. Claude Soubeste.

Le Ministre de la Défense,
M Ismail Ali Youssouf fait aussitôt démolir l’arrière
cour de la Brigade et il annonce l’ouverture d’une enquête. Comme vous
le savez, on n’a jamais rien reproché au Colonel Hoche qui a poursuivi
sa carrière et ses crimes. Au pire, il aurait eu droit à une
remontrance en lui recommandant d’être plus prudent dans l’avenir ….

Les gendarmes français
ont été discrètement rapatriés sur Paris pour
les sanctionner d’avoir dit la vérité. L’enquête officielle
dira plus tard que les coupables étaient des sympathisants du FRUD.

Le FRUD a engagé
les premiers combats sur le territoire djiboutien. Avant cela, M. Ali Coubba
ainsi que l’actuel président du FRUD, M Ali Mohamed dit  » Jean-Marie
 » avaient été torturés à la Villa Christophe.

Demain, je vous expliquerai
comment on a organisé la guerre du FRUD. (je me référerai
à des correspondances d’Ahmed Dini) et je vous parlerai du meurtre
du juge Bernard Borrel.

A demain

05/11/02 (B170) La vie politique. Une dépêche AFP confirme les informations données hier dans la rubrique ‘brèves’. Création de deux nouveaux partis politiques à l’approche des législatives

DJIBOUTI,
4 nov (AFP) – Le ministère djiboutien de l’Intérieur a donné
son agrément pour le lancement d’une nouvelle formation politique,
le Parti Populaire Social Démocrate (PPSD), tandis que le Parti Djiboutien
pour le Développement (PDD) est en instance de légalisation,
a indiqué lundi un responsable du ministère.

Le PPSD est dirigé
par l’ancien ministre des Affaires étrangères Moumin Bahdon
Farah, qui a longtemps été secrétaire général
du parti au pouvoir, le Rassemblement Populaire pour le Progrès (RPP),
avant son éviction des instances dirigeantes de ce parti en 1996.

Le PDD, dirigé
par l’ancien directeur du ministère des Finances, Mohamed Daoud Chehem,
est le quatrième parti à se former depuis l’ouverture du pays
au multipartisme intégral en septembre dernier, et à l’approche
des élections législatives multipartites prévues en décembre
prochain.

« Le PDD se battra
pacifiquement en tant que membre de l’opposition djiboutienne unifiée
pour des élections transparentes et démocratiques et pour l’alternance
politique », a déclaré lundi à l’AFP Mohamed Daoud
Chehem.

Le Parti National Démocratique
(PND, opposition) doit tenir cette semaine son congrès extraordinaire,
après une scission interne.

Il s’agit de sceller une
réconciliation entre Aden Robleh Awalleh, fondateur du mouvement et
ancien secrétaire général du Front de Libération
de la Côte Française des Somalis (FLCS) d’avant l’indépendance,
et son vice-président, Mahdi Abdillahi.

Les deux hommes se disputaient
la direction du parti, l’une des quatre formations politiques légalisées
depuis le référendum constitutionnel de 1992.

De septembre 1992 à
septembre 2002, une loi fondamentale, adoptée en même temps que
la constitution, a limité à quatre le nombre de partis politiques
légalement constitués à Djibouti.

05/11/02 (B170) L’équipe de l’ARDHD adresse ses voeux aux Djiboutiens et à tous les Musulmans à l’occasion du Ramadan qui débutera mercredi 6 novembre.

Toute l’équipe de l’ARDHD adresse ses voeux les plus sincères
à tous les Musulmans en souhaitant surtout que ce mois béni
se déroule dans le calme et dans la paix, conditions nécessaires pour permettre le recueillement et la prière.

L’équipe de l’ARDHD espère surtout que ce mois d’abstinence et de prière permettra aux dirigeants djiboutiens de réfléchir sur les conséquences désastreuses des actes abominables dont ils portent la lourde responsabilité. Auront-ils à coeur ensuite de changer leurs méthodes et leurs comportements afin de solliciter, sinon le pardon des hommes au moins leur clémence ?

Auront-ils à coeur de permettre enfin aux Djiboutiens de retrouver la paix, la justice, et des conditions de vie décentes, sans être soumis aux menaces et aux mesures d’intimidation qu’ils subissent chaque jour ?

05/11/02 (B170) Selon une dépêche de l’AFP, Djibouti envisage la construction d’un nouveau port à Doraleh, où les installations pétrolières devraient déménager. Dommage pour l’environnement : on pourra regretter le site de Doraleh, qui était un lieu exceptionnel à proximité de la capitale …..

Djibouti prépare
un second port en eau profonde

DJIBOUTI, 5 nov (AFP)
– Djibouti prépare la construction d’un second port en eau profonde,
terminal pétrolier et de conteneurs, à Doraleh, face à
l’emplacement actuel de son Port Autonome International (PAID), a-t-on appris
de source gouvernementale lundi dans la capitale.

Les travaux, d’un montant
de plus de 300 millions de dollars, devraient être lancés au
début de 2003. Une première phase devraient être financés
par les Emirats arabes unis (EAU), a précisé le journal gouvernemental
« La Nation » dans sa dernière édition de lundi, confirmé
de source gouvernementale.

« Les études
de faisabilité techniques et commerciales du projet ont été
achevés et il a été soumis à plusieurs organismes
de financement dont la Banque Mondiale et le FMI », a ajouté le
journal.

« Toutes les sociétés
pétrolières opérant actuellement au port de Djibouti
ont été invitées à se déplacer à
terme vers Doraleh et à libérer les zones dont elles disposent
dans l’enceinte du PAID », a déclaré à l’AFP Aden
Doualeh, l’ancien directeur du port et actuel représentant du gouvernement
auprès des administrateurs de l’établissement portuaire géré
par l’Autorité des Ports de Dubaï.

La création du
port de Doraleh, d’un tirant d’eau naturel de 17 à 20 métres,
à 8 km de Djibouti-ville, exigera un investissement de plus de 300
millions de dollars, dont 30% sont déjà acquis pour la construction,
en première phase, d’un quai pétrolier et des terre-pleins pour
le stockage et la manutention, a ajouté M. Doualeh.

Cette première
phase de travaux sera entièrement financée par l’Emirates National
Oil Company (ENOC), a-t-il précisé.

« La Compagnie néerlandaise
P & O Nedlloyd, deuxième armateur mondial spécialisé
dans l’acheminement des marchandises conteneurisées, serait également
intéressée par le projet du port de Doraleh », a encore
indiqué M. Doualeh.

Ces informations ont coïncidé
avec la visite à Djibouti lundi du prince héritier et ministre
de la Défense des Emirats Arabes Unis, Cheikh Mohamed Ben Rached Al-Maktoum.
Djibouti travaille déjà en partenariat avec l’Autorité
des Ports de Dubaï (DPA), qui gère désormais les infrastructures
portuaires et aéroportuaires de ce petit pays de la Corne de l’Afrique.

Djibouti, idéalement
placé sur l’une des voies maritimes des plus fréquentées
du monde, à l’entrée de la Mer Rouge et de l’Océan Indien,
facilite les échanges commerciaux entre L’Europe, une partie de l’Afrique
de l’Est, la péninsule Arabique et l’Asie.

Ce port, poumon économique
du pays, est confronté à la concurrence directe de deux autres
ports de la sous-région, Aden au Yémen et Sallalah dans le Sultanat
d’Oman.

Djibouti, qui assure aujourd’hui
l’essentiel du trafic commercial maritime éthiopien, traite 132.000
à 135.000 conteneurs/an, et Aden six à sept fois plus. Mais
Aden perd actuellement de son attrait auprès des armateurs, rebutés
par les problèmes d’insécurité et l’augmentation des
primes d’assurances qui en découle.

Selon « La Nation »,
la compagnie de Singapour Pacific International Line (PIL) a ainsi annoncé
le transfert de 50% de son trafic vers Djibouti.