Articles

17/11/02 (B172) AVIS FINANCIER (RDD). OPV (Offre publique de vente). I-D SNP lance une OPV partielle de 20 à 25 % du capital de sa filiale A.N. dont elle détenait 100 % des droits de vote.

La société
IOG-DICTATURE SNP (Société en nom personnel), domiciliée au Palais de l’Escale et ayant ses bureaux administratifs au Palais d’Haramous (RDD), nous prie de faire
savoir qu’elle proposera en vente public, le 10 janvier 2003, 13,000 actions
(20 % du capital) sur les 65,000 (100 %) qu’elle détient dans sa filiale
A.N.

Les acquéreurs
intéressés sont priés de déposer un dossier de
candidature avant le 10 décembre auprès de M. Abdelkader Doualeh
Wais, responsable des affaires intérieures. Sous peine de rejet sans examen du dossier, ils devront joindre le paiement d’une caution de 500.000 FDJ, au moyen d’un chèque certifié, tiré au choix du candidat, sur une banque locale dans laquelle IOG-DICTATURE SNP détient au moins un compte d’opérations de transferts internationaux.

Le Président d’IOG-DICTATURE SNP précise que le total des actions cédées au public ne pourra pas
excéder un maximum de 25 % du capital. Statutairement, les parts ainsi acquises ne bénéficieront
de Droits de vote qu’à moitié de leur valeur nominale.

Sauf accord particulier
les nouveaux actionnaires ne pourront pas prétendre à l’encaissement
de dividendes exceptionnels, qui seront attribués exclusivement à
la maison mère et à son Président.

Le Président ajoute
que la majorité simple est suffisante pour approuver ses décisions
personnelles, après avis consultatif du Conseil d’Administration. En revanche le droit de véto ne pourra être exercé que s’il réunit un minimum de 99,3 % des votants inscrits. (Cf les statuts de l’entreprise)

Les actions sont cessibles,
sous réserve de l’approbation écrite du Président d’IOG-DICTATURE SNP, qui se réserve le droit de refuser toute candidature, à sa seule discrétion et sans qu’il ait à en communiquer les raisons.

L’évaluation des candidatures
se fera sur dossier. En particulier il sera étudié avec attention,
l’engagement de fidélité, d’obéissance et de respect
au règlement intérieur, plus connu sous le nom de Charte RPP. Les candidats
devront préciser leurs engagements irréversibles dans ce domaine
et les respecter en toute circonstance, sous peine de placement d’office à Gabode, avec privation de soins médicaux.

Les nouveaux actionnaires élus
le 10 janvier (sur la base de la liste approuvée par la Direction générale d’IOG-DICTATURE SNP), lors de l’Assemblée générale d’IOG-DICTATURE SNP, se verront attribuer un logement de
fonction, des exonérations fiscales et des frais de déplacement.
En cas d’infraction aux lois en vigueur, quelques soient le motif et/ou la
gravité, ils pourront opposer aux Forces de Police, FNP, Gendarmerie, SDS, l’immunité que leur confère leur nouveau
statut.

Seul le Président d’IOG-DICTATURE SNP, après convocation de l’intéressé, est habilité à prononcer la levée de l’immunité. Dans le strict respect des règles très particulières du droit (non écrit) des sociétés, en usage en RDD, ses décisions s’imposent toujours à la direction de la filiale A.N., qui n’est pas autorisée à s’y opposer. Elles sont immédiatement exécutables, et ne peuvent donner lieu à la constitution d’un appel.

Afin de décourager les candidatures
farfelues ou irresponsables, c’est à dire ne présentant pas toutes les garanties d’un engagement assez solide en faveur de la poursuite de l’action bienfaitrice de l’actuelle
direction, le montant de la caution ne sera pas restitué aux candidats
qui n’auront pas été sélectionnés après
examen de leur dossier.

En cas d’augmentation du capital et conformément aux statuts, les nouveaux droits de vote seront attribués exclusivement au Président d’IOG-DICTATURE SNP qui décidera la répartition au sein de son entourage : famille et proches collaborateurs. Dans cette hypothèse, un avis, même consultatif, du Conseil d’Administration n’est pas requis.

Exceptionnellement, il
semble que la société Dubaï Port Authority ne soit pas
admise à concourrir dans ce cadre, mais le point reste à vérifier.

En cas de litige sur les conditions de cette cession, il sera fait appel à l’arbitrage du service spécialisé (CENI), qui sera placé sous l’autorité directe de M. Djama Souleiman et Me Martinet, agissant es-qualité de co-directeurs juridiques appointés d’IOG-DICTATURE SNP. Leurs avis seront rendus en dernier ressort et ne pourront faire l’objet d’aucun appel.

Le conseil d’administration
d’IOG-DICTATURE SNP,
maison mère de la filiale A.N., dont 20 %-25%
des droits de vote seront proposés au public, le 10 janvier 2003

17/11/02 (B172) Radio Trottoir. Un lecteur nous cite le cas d’un officier qui aurait dévoilé des secrets aux autorités belges avant de repartir pour Djibouti.

C’est avec beaucoup de prudence que nous livrons cette information qui nous est adressée par un lecteur. Elle devra être confirmée, avant de pouvoir la crédibiliser défintivement.

___________________________________
Un colonel de l’AND (Armé Nationale Djiboutienne)M. A.A.C. est arrivé en Belgique le 14 juillet 2OO2. Il a demandé l’asile politique pour sa famille auprès des autorités locales.

Le 13 Septembre 2002, il est rentré seul à Djibouti.

Ce qui est étonnant, c’est qu’il ferait partie du petit cercle des hommes de confiance d’IOG.

Et pourtant il aurait dévoilé des secrets de l’AND aux autorités belges et surtout il aurait donné des informations compromettantes sur IOG : trafic d’armes, trafic de drogue et blanchiment d’argent.

18/11/02 (B172) Le sourire exceptionnel de Madame Alliot-Marie. La défense au secours du crime ou le passage du RPR … au RPP ?

Madame
Alliot-Marie souriante et détendue. Guelleh est heureux !

Que s’est-il
passé ?

La Ministre
française vient d’annoncer au dictateur sanguinaire qu’elle lui donnait, prélevé
sur le budget des Armées françaises, un chèque de 10
millions d’Euro. Avec cela, il va pouvoir financer la campagne électorale du RPP.

On comprend qu’ils soient gais et heureux ! Il y a de quoi
faire la fête !

Et en plus … on apprend que les impôts des militaires
français expatriés payés à Djibouti pourraient augmenter sérieusement au profit de Guelleh.
La belle vie sur le dos des contribuables français !

Et les mauvaises langues d’ajouter que du RPR au RPP, il n’y a qu’une lettre de différence et que Mme Alliot-Marie est passée de l’une à l’autre à une vitesse fulgurante.

16/11/02 (B172) LETTRE OUVERTE AUX CITOYENS (par Abdourahman Yassin)

Abdourahman Yassin
Membre fondateur du GED

Cette lettre ouverte constitue
un appel à la formation de propositions d’actions politiques concernant
les élections Législatives de notre pays qui sont programmées
pour le mois de janvier 2002.

Les résultats des
élections du dernier scrutin législatif, dominées par
l’alliance RPP – FRUD, furent entachés d’irrégularités

Le pouvoir illégal
d’Ismaël Omar Guelleh a démontré depuis 1999 son incapacité
chronique à répondre aux exigences les plus élémentaires
des Djiboutiens.

Le peuple djiboutien est
en situation de survie ! pour combien de temps ?.

Qu’attendons-nous
de ces futures élections ?.

De nouvelles falsifications
! de nouveaux mensonges ! mais certes pas une nouvelle orientation politique
et une amorce d’ouverture vers la démocratie.

La pauvreté d’aujourd’hui
seront les mlséres de demain si rien n’était fait pour
y remédier, si chaque Djiboutien et si chaque Djiboutienne acceptait
de se laisser berner plus longtemps par le pouvoir en place.

A l’heure où
les Djiboutiennes et les Djiboutiens réfléchissent à
la situation qu’ils vivent depuis l’indépendance de notre
pays vis à vis du colonialisme, il est important aujourd’hui et
après 25 ans de Liberté et d’Autonomie de constater qu’une
minorité mafieuse est à la tête des différents
instances nationales, civiles militaires et politiques

Ces mafieux profitent
et aggravent la crise dans laquelle ils ont plongé et maintiennent
le pays, alors que la majorité de la population subit l’inflation,
l’augmentation des prix sans augmentation des salaires, des dysfonctionnements
chroniques des services essentiels de l’eau et de l’électricité,
le chômage et la paupérisation………. des retards
incessants des versements de salaires et des sanctions discrétionnaires
lorsque nos fonctionnaires contestent et défendent leurs intérêts.

Tant d’années
de souffrances les plus contraignantes et les ignobles ! Pourquoi ?.

Il est encore tant d’agir
en ayant le courage de dire NON !.

NON au clan mafieux à
qui exerce par corruption et le clientélisme la conduite du pays dans
les conditions et nous ont amené à subir tous les effets désastreux
de la situation que nous connaissons.

Aujourd’hui nous
subissons l’humiliation, la corruption, la violence, le pillage, les
détournements des fonds publics.

Jour après jour
nous perdons notre dignité alors que les hyènes corrompues continuent
d’augmenter leurs patrimoines immobiliers et de conforter leurs comptes
bancaires à l’étranger.

Nous devons aller plus
loin pour sauver le peu de dignité qu’il nous reste, notre honneur
bafoué par la force ; profitons de l’occasion pour sanctionner
et balayer les auteurs des actes délictueux qui ont mis le pays dans
cette situation et de plein gré et qui se rendent encore coupable à
ce jour :

– de séquestrations
arbitraires,

– de parodies de justice,

– de l’accélération
du démantèlement de l’appareil administratif,

– de la paupérisation
de toutes couches sociales de la société djiboutienne,

– du musellement de la
vie syndicale,

– du clonage des partis
politiques,

– de la création
des partis politiques satellites, annexes du RPP,

– de la desimplication
de l’Etat dans l’économie nationale.

– de la privatisation
des pôles économiques les plus rentables (port, aéroport,
électricité, eau etc.…) et dont les marges bénéficiaires
profitent aux mafieux et non au peuple.

De ce constat il me semble
que nous devons être amenés à prendre des décisions
réfléchies ert d’une grande fermeté en nous posant
des questions simples

– QUI FAIT QUOI dans notre
pays?

– Qui sommes-nous ? et
que sommes-nous devenus en 25 années d’Indépendance ?

– Quel avenir, pour nos
enfants et pour nos familles ?

– N’avons-nous pas
aujourd’hui une responsabilité ? ou devons accepter toutes ces
misères ?

En réponse à
l’une ou à deux de ces questions nous pouvons changer ensemble
beaucoup de choses par nous-mêmes.

Nous trouverons là
où le mal existe et nous ferons appel à un « médecin
» qui pourra guérir la maladie, cette gangrène qui ronge
notre pays.

Ouvrons donc les yeux
et les oreilles et agissons pour demain car demain se dessine et se prépare
aujourd’hui.

Abdourahman
Yassin

16/11/02 (B172) A lire sur Afrique-Asie un excellent article sur la dégradation de la situation de Djibouti, qui pose la vraie question : quelle est la pérennité du régime ?

Le
président Guelleh n’a jamais fait de son pays qu’un Etat quasi féodal,
vassal des grandes puissances gouverné à coup de répression.
En butte à des difficultés croissantes tant à l’extérieur
qu’à l’intérieur, combien de temps ce régime va-t-il
durer ?

Lien avec l’article
:
http://www.afrique-asie.com/58djib1.htm

Un Etat
en déliquescence

PAR HAMESSO BORODA

« Pas de rébellion,
multipartisme et réformes institutionnelles garantis, excellentes relations
avec la France, rien à faire dans l’assassinat du juge Borel, les droits
de l’homme respectés, plus de femmes violées par des soldats »
,
etc.

Ecouter le président
de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, faire son propre éloge au cours
d’une conférence de presse, le 3 octobre à Paris, devant une
audience minuscule, est une expérience rare.

Entouré de ses hommes de presse affidés, qui manifestaient leur
loyauté par des sourires et des mouvements de tête admiratifs,
le Président a refusé de répondre clairement à
des questions pointues – au sujet, par exemple, de son rôle présumé
dans l’assassinat du juge Borel, un « coopérant » à
Djibouti, en octobre 1995, ou encore au sujet des accusations fondées
sur des faits précis portées par des femmes djiboutiennes violées
par des soldats. Il a coupé court à la conférence avant
que les questions ne le dérangent trop.

Mais tout ne va pas bien
à Djibouti même si, cette fois, Guelleh a été reçu
par le Président français et le Premier ministre (il a été
ignoré au temps de Lionel Jospin) et a été décoré
de la Légion d’honneur (« Légion du déshonneur »,
ont dit certains Djiboutiens). Guelleh était venu pour soutirer le
maximum de concessions à la France après avoir demandé
à son bon ami, le journaliste de l’AFP à Djibouti, des papiers
de complaisance au sujet d’investissements américains, allemands et
autres à Djibouti.
Disons d’ailleurs que les Français n’ont
jamais manifesté de troubles particuliers à l’annonce d’autres
prétendants, et n’ont pas pour autant mis la main à la poche,
comme le demandait Guelleh. L’accord de défense entre les deux pays
n’a pas non plus été révisé (la France maintient
quelque trois mille soldats de la Légion étrangère sur
le sol de Djibouti) en dépit de la présence de huit cents hommes
de troupe américains et de mille huit cents soldats et marins allemands.

Quelque peu tenu à
l’écart, Guelleh essaie de jouer une nouvelle carte, cherchant à
tirer parti des attentats du 11 septembre et de la présence du réseau
Al-Qaïda dans la région. Sous le prétexte de la lutte contre
le terrorisme, des troupes américaines et allemandes ainsi que quelques
Italiens et Espagnols ont été stationnés à Djibouti,
et Washington construit un aéroport et une base près du port
de la capitale. L’espoir de voir la présence de troupes étrangères
apporter plus d’argent ne s’est pas, jusqu’à présent, concrétisé,
bien que certains hauts fonctionnaires, comme Elmi Obsieh Wais et Abdurahman
Boreh, aient su en tirer des bénéfices. L’alliance de Djibouti
avec les Etats-Unis, donc contre l’Irak, ne peut que causer de graves problèmes,
dans un avenir proche, à cette petite République de sept cent
mille habitants – en majorité Afars et Issas.

Et Guelleh a plus de problèmes
qu’il ne peut en résoudre. La signature, en mai 2001, d’un accord de
paix avec le Frud, dirigé par Ahmed Dini, n’a abouti à rien.
Les réformes institutionnelles promises par l’accord ne se sont pas
matérialisées et Guelleh, renforcé par son alliance avec
Washington, est retourné à ses pratiques politiques habituelles,
fondées sur la répression et le clanisme. La prétendue
base sociale de Guelleh chez les Issas s’est trouvée réduite
par une série de problèmes politiques. La mort en prison du
chef de la police, le général Yassin Yabé, le 19 juillet
2002, a aliéné le sous-clan des Issas, les Fourlabas, auquel
appartenait le général. Les fonctionnaires doivent supporter
de longs retards dans le versement des salaires. Récemment, la garde
présidentielle a tout simplement tué trois soldats qui, mutilés
au cours de la guerre contre le Frud, manifestaient pour recevoir de meilleurs
soins, ce qui a aliéné toute une partie de l’armée. En
dépit des allégations de Guelleh, la rébellion n’est
pas terminée, une section du Frud maintenant toujours des groupes armés
au nord et au sud-ouest du pays. De surcroît, l’opposition, lors d’une
conférence à Bruxelles en juillet 2002, se positionne en faveur
d’une réelle alternative pour Djibouti.

Omar Guelleh risque encore
plus : l’ancien commandant de la garde présidentielle, Iftin, qui a
fui en Belgique, l’accuse d’être impliqué dans le meurtre du
juge Borel (accusation validée par certains membres des renseignements
français), et d’avoir envoyé des armes et des hommes dans la
région afar en Ethiopie pour provoquer des troubles et déstabiliser
le Somaliland. Iftin, tout comme Omar Guelleh, étant un Mamassan (sous-clan
des Issas), ses accusations ont du poids et vont sans doute peser contre Guelleh
aux yeux de l’Union européenne. En outre, les relations de Djibouti
avec ses grands voisins se sont dégradées. L’Ethiopie l’accuse
de servir de site de lancement de missiles (dont un a récemment détruit
l’hôtel Tigrai à Addis-Abeba), et de base aux guérillas
armées déterminées à renverser Meles Zenawi. De
son côté, le Somaliland accuse Guelleh d’essayer de le déstabiliser,
ainsi que le reste de la Somalie. Tout cela ne promet rien de bon pour l’avenir
du régime de Guelleh.

Le « dossier »
distribué au cours de la conférence de presse parisienne de
Guelleh donne une image positive de l’économie de services pourtant
bien chaotique, de Djibouti, pays pauvre qui a désespérément
besoin d’argent et d’investissements. Au niveau politique, l’annonce faite
le 4 septembre de l’instauration du multipartisme a déjà perdu
toute valeur, tout le monde voyant dans les élections législatives
à venir une farce organisée par une commission électorale
contrôlée par le gouvernement avec pour but de réinvestir
le parti au pouvoir, le Rassemblement populaire pour le progrès.

Certes, Djibouti a trouvé
une importance stratégique nouvelle dans le contexte d’une guerre contre
Al-Qaïda, mais ce n’est en rien pour Guelleh une protection contre ses
ennemis internes et externes, comme l’Ethiopie ou l’Irak, qui veulent sa démission.
Encore une fois, Guelleh a raté l’occasion de mettre fin au règne
des clans et à la domination des puissances étrangères,
laissant passer une chance de ramener la paix dans un pays en plein désordre.
Légion d’honneur ou pas, les résultats de son règne sont
pitoyables et il ne lèguera à son pays que le souvenir d’un
chef de mercenaires dans un port de garnison.

__________________________
Note de l’ARDHD

Que la revue Afrique-Asie
et le signataire de cet article précis et fort bien documenté
nous pardonnent d’avoir diffusé l’intégralité du texte. (Nous les remercions à l’avance de leur compréhension.
Nous avons essayé d’en sélectionner des extraits, mais il est
si dense que cela aurait fait perdre des informations importantes.

De plus nous avons toutes
les raison d’imaginer (conformément aux habitudes locales) que la revue sera censurée à Djibouti
et qu’elle n’y sera pas diffusée. Il aurait été dommage
d’en priver les Djiboutiens, qui auront au moins un réconfort : celui
de savoir qu’ils ne sont pas oubliés avec leurs malheurs et que l’image
de Guelleh se dégrade de façon exponentielle … dans l’opinion
publique internationale.

Nous renouvelons tous nos compliments à l’auteur de cet article.

15/11/02 (B172) Spécial élections. La date a été fixée au 10 janvier. Dans l’attente, nous vous proposons plusieurs caricatures pour tenter de décrire le climat politique un peu confus, semble-t-il !

Une partie de l’opposition, emmêlée dans ses contradictions ?

L’OPPOSITION
DJIBOUTIENNE, ENFIN REUNIE
AUTOUR DE THEMES COMMUNS


Des nouveaux partis viennent d’être légalisés. Certains
s’interrogent sur leur véritable capacité / engagement / volonté
à défendre des programmes véritablement d’opposition,
propres à améliorer le sort de la population. D’autres se demandent
quelles pourraient être les clauses des accords ‘secrets’ qui pourraient
rapprocher certains partis d’opposition et le dictateur.

_________________________________

Le régime des incapables et des incompétents ?

On sait que
les choix politiques du dictateur se fondent plutôt sur des critères
peu classiques. Ils en sont même assez éloignés.

Le dictateur
privilègie toujours les personnalités qui :

  • n’ont pas d’état
    d’âme (pour accomplir des basses besognes),
  • affichent des QI faibles,
    en dessous de la moyenne, (afin de ne pas lui faire ombrage).

Le niveau
de culture est un point déterminant : au-delà du certificat
d’études, prière, généralement, de s’abstenir.

Quelques
« génies » avaient quand même réussi à
devenir Ministre en dépit d’un bagage scolaire plus lourd. Ils ont
été contraints de compenser leur handicap en montrant des aptitudes
exceptionnelles dans la capacité à dilapider les caisses de
l’Etat plus vite que les autres et à partager les bénéfices
avec le patron.

___________________________________________

La France,
par son Ministre de la Défense, a-t-elle déjà voté
pour Guelleh ?

Madame Alliot-Marie (l’ange ‘sauveur’),
Ministre français de la Défense, a consenti une subvention exceptionnelle
de 10 millions d’Euro, dont une partie sans objectifs déterminés.
Cette fraction pourrait bien servir à acheter des voix lors du prochain
scrutin, soit directement, soit indirectement en conditionnant le paiement des arrièrés de salaire à un vote en faveur des candidats du Président auto-proclamé.

__________________________________

Peut-on prévoir
une belle pagaille électorale en perspective, sans prendre le risque de se tromper ?
Plusieurs nouveaux partis politiques arrivent sur la scène politique….
Des accords possibles avec le RPP…

Certains partis sont clonés.
D’autres sont réunifiés. D’autres se présentent comme
des nouveaux partis indépendants. Des rumeurs laissent supposer des
accords ‘secrets’ ou ‘officiels’ entre des partis qui se présentaient
hier comme des partis d’opposition et qui iraient aux élections dans
le cadre d’accord passé avec le RPP. Tout est possible …. Mais ce
qui est sur, c’est que si les dirigeants politiques continuent sur cette lancée,
les Djiboutiens risquent d’avoir un peu de mal à s’y retrouver et à
voter pour une vraie opposition si c’est leur choix et leur volonté ….

Le Chef des mercenaires de la Ville de Garnison (Ref Afrique-Asie) cherche à jeter un brouillard aussi épais qu’artificiel pour tenter de berner les électeurs et de s’accrocher à son siège désormais éjectable.

__________________________________

Rappel des prévisons
émises par une voyante extra-lucide, actualisées.
Ces prévisions sont données sans aucune
garantie !

D’après elle, sur
65 postes de députés, les résultats donneraient :

Opposition ou présentés
comme tels : élus 13 (20 %)

Ahmed Dini et deux autres membres de l’ARD
Daher Ahmed Farah + 1 membre du PRD,
Aden Awalleh Robleh + Mahdi Ahmed Abdillahi + 1 membre du PND,
Moumin Bahdon + Gabayo,
Moussa Ahmed Idriss,
Général Ali Meidal,
Ismaël Guedi,

Mohamed Daoud Chehem.

Majorité présidentielle
(FRUD bis + RPP) : élus 52 (80 %)

15/11/02 (B172) A lire dans la Lettre de l’Océan indien.

LA LETTRE DE L’OCEAN
INDIEN – 16/11/2002

ETATS-UNIS/CORNE DE L’AFRIQUE – John F. Sattler
Le général John F. Sattler, commandant la seconde division de
la marine, basée en Caroline du Nord, va prendre la direction de la
Combined Joint Task Force chargée de combattre le terrorisme international
dans la corne de l’Afrique. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 16/11/2002
DJIBOUTI – Floraison de partis politiques
Après la légalisation du Frud-armé (ex-rébellion
afar) d’Ahmed Dini sous l’appellation d’Alliance républicaine pour
le développement (ARD), plusieurs nouveaux partis ont fait leur apparition
sur la scène politique djiboutienne comme on pouvait s’y attendre (LOI
n°1003). (…).

15/11/02 (B172) Les élections qui devaient avoir lieu en décembre sont reportées au 10 janvier 2003 (ADI)

L’ADI nous apprend que le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation
M. Abdoulkader Doualeh Wais a annoncé que les élections étaient
retardées jusqu’au 10 janvier 2003, mais que cela restait dans le cadre
légal …

Il a justifié cette décision par le fait que les nouveaux partis
légalisés avaient besoin d’un délai supplémentaire
pour s’organiser. Ce qui semble tout à fait concevable.

Cela n’empêche pas certains observateurs d’affirmer que le retard pourrait
être lié au délai administratif nécessaire pour
mettre en place le versement des 10 millions d’Euro, qui ont été
accordés, récemment et à la surprise générale,
par la Ministre française de la Défense. Ils pourraient être
utilisés pour payer des salaires en retard (ce qui ferait bon effet
avant les élections)
et … disent les mauvaises langues, pour acheter
aussi des voix.

D’autres rumeurs indiquent qu’il faut encore un certain délai pour
négocier des accords entre le RPP et certains partis d’opposition. Le Ramadan
aurait aussi pu retarder les cycles de discussion …

Bref tout est possible et il ne faut pas rejeter une raison plutôt
qu’une autre, voire simplement l’impréparation chronique au niveau
des Ministères ….