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30/12/02 (B178) DILEYTA devient officier dans l’ordre des Brosses à Reluire.

Après
Moumin Bahdon, Dileyta est promu officier dans l’Ordre des Brosses à
Reluire.

Qu’est-ce
que cela veut dire ?

Simplement
qu’il est nominé pour la deuxième fois !!!

Tenez-vous
bien, voilà ce qu’il vient de déclarer sur RFI et qui est repris
par l’ADI " Nous sommes face à une opposition immature "
LIre la dépêche ADI ci-dessous.

Monsieur
DILEYTA, Premier Ministre
nous vous élevons à la dignité d’Officier
dans l’Ordre des Brosses à Reluire

pour les propos insultants
que vous avez prononcés à l’encontre
de l’opposition et de M. Dini
en particulier, en pleine campagne électorale.

Inutile
de lever les yeux au ciel,
Monsieur Dileyta, ce que vous avez dit,
est ignoble dans la bouche d’un Premier Ministre, censé représenter
le peuple tout entier. Cela montre votre parti pris en faveur de l’UMP et
votre manque d’intelligence .. politique, bien sur !

_________________________ Extrait de l’ADI

" Nous sommes
en face d’une opposition immature "
, déclare sur RFI le Premier
ministre et tête de liste de l’UMP.

DJIBOUTI (ADI) – 30 décembre
" Les accusations de M. Ahmed Dini à l’encontre du gouvernement
ont pour unique objectif de dissimuler aux yeux des citoyens djiboutiens les
problèmes d’organisation auxquels son mouvement politique est confronté
actuellement. "

C’est ce qu’a affirmé
aujourd’hui sur les ondes de la RFI le Premier ministre et par ailleurs tête
de liste de l’Union pour la Majorité Présidentielle (UMP) M.
Dileita Mohamed Dileita, en réaction aux propos tenus hier sur les
antennes de cette même radio par M. Ahmed Dini Ahmed, qui conduit la
liste des candidats à la députation de l’Union pour l’Alternance
Démocratique (UAD) pour les législatives du 10 janvier prochain.

Le leader de l’UAD avait
en effet accusé alors le gouvernement d’avoir désigné
" des proches ou des partisans des candidats de l’UMP aux postes de
présidents et de secrétaires des bureaux de vote. "

Pour le Premier ministre
M. Dileita Mohamed Dileita, " une telle affirmation ne repose sur
aucune preuve concrète et n’a d’autre ambition que de masquer les faiblesses
de la coalition de l’opposition. "

" M. Ahmed Dini
et ses alliés n’ont à ce jour présenté aucun programme
politique "
, a t-il dit, ajoutant " ils rejettent les principes
et règlements du scrutin. "

Le leader de l’UMP a par
ailleurs expliqué que les membres de l’opposition ne veulent entendre
parler ni de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI),
ni du Conseil Constitutionnel, ni des observateurs étrangers qui sont
selon eux des gens qui sont venus à Djibouti pour faire du tourisme.

" Tout cela, a
t-il conclu, montre que nous sommes en face d’une opposition immature. "


ADI – 16H 30 GMT- 30 DECEMBRE
2002

30/12/02 (B178) EST CE QUE UN TOUT SAUF IOG N’EST PAS DEMAGOGIQUE ? Il y a aussi d’autres coupables, que l’on a tendance à sous-estimer / oublier parce qu’ils disent avoir changé de bord. (Lecteur)

Je tiens tout d’abord
à preciser que je suis pour un changement profond de la gestion du
pays surtout pour que les plus pauvres d’entre nous aient le temps respirer.
Et mon constat est clair, nos maux viennent d’un systeme de l’aprés
indépendance verreux et opprimant qui trouvent sa source dans tout
ce qu’avait de barbare notre mode vie nomade (tribalisme, bellicité
et arrogance) en rejettant tout ce qu’il avait de plus noble (dignité,
hospitalité …).

Ce systeme, des hommes
l’ont utilisé et l’utilsent encore mais notre société
lui donne vie et vigueur chaque jour.

Alors j’accepte mal de
voir en un seul homme la cause de tout cela, bien qu’il a la responsabilté
de part ses prerogatives de prendre le chemin du changement.

Personnellement je ne
pense pas que les lesgislatives qui viennent vont changer quoi que ça
soit. J’y vois qu’un reglement de compte cette fois ci plus feutré
entre l’ancien homme fort de Djibouti ISMAEL GUEDI HARED et l’homme fort du
moment IOG. Au premier je lui conteste le titre d’opposant et comment !!!

Est ce que Bras Long (comme
l’on appelais jadis) a reconnu les ravages qu’il a fait au pays pour venir
se présenter devant le peuple comme une vierge.

Non Guedi est tout sauf
vierge, il est celui qui a mis le tribalisme dans l’admistration, à
côté IOG est un petit joueur et le voir N°2 de la liste de
l’opposition alors que DAF est N°3, franchemement il y a de quoi se marrer.

Certains dirons qu’il
a fait de la prison, alors on est quitte !!!! ET bien non, j’exige une reconnaissance
publique de son rôle majeure dans la derive de ce pays.

l’ARDHD dont son rôle
de parole pour les hommes juste ne doit pas être amnésique et
doit rappeller le rôle de GUEDI dont le fossoyement du pays ou bien
la pensée unique du TOUT SAUF IOG NE SERAIT QUE PURE DEMAGOGIE.

bien à vous.

29/12/02 (B178) L’ARDHD souhaite une bonne année à tous et en particulier aux djiboutiens.

L’équipe de l’ARDHD
présente ses meilleurs voeux à tous les lecteurs. Mais ses pensées
s’adressent particulièrement aux populations djiboutiennes qui souffrent
du régime de Guelleh.

Elle fait le voeu que
2003 marque la fin de la dictature, de l’injustice, de la privation des droits
humaines et surtout de la terreur.

Elle adresse tous ses
encouragements à tous les opposants sincères et véritables
qui luttent pour le rétablissement de la démocratie et non pour
le salut de leurs seuls intérêts personnels.

En 2003, l’ARDHD continuera
sa mission, au service du peuple djiboutien, pour permettre à ceux
qui le souhaitent, non seulement d’être publiés, mais surtout
d’être entendus par la communauté internationale et par toute
les communautés djiboutiennes établies à l’étranger.

Que 2003 soit l’année
du rétablissement de toutes les libertés à Djibouti et
la fin du double langage.

29/12/02 (B178) Le mystère de la liste des candidats de l’UAD. Plusieurs versions différentes circulent. On peut s’interroger sur ce fait relativement grave en particulier pour les électeurs qui ne sauront pas pour qui ils votent, si une clarification n’intervient pas très rapidement.

Liste
publiée par l’ADI
Liste
publiée par le MRDD
DJIBOUTI
1 AHMED
DINI AHMED
AHMED
DINI AHMED
2 ISMAËL
GUEDI HARED
ISMAIL
GUEDI HARED
3 DAHER
AHMED FARAH
DAHER
AHMED FARAH
4 MOHAMED
DAOUD CHEHEM
MOHAMED
DAOUD CHEHEM
5 SOULEIMAN
FARAH LODON
SOULEIMAN
FARAH LONDON
6 MAHDI
IBRAHIM AHMED
MAHDI
IBRAHIM AHMED
7 SALAM
MAHAMOUD SULTAN
SALAM
MAHAMOUD SOULTAN
8 DARAR
ALI AMERI
KABO
IDRISS BARAGOÏTA
9 KABO
IDRISS BARAGOITA
HASSAN
HAMID HASSAN
10 SOULEIMAN
HASSAN FADAL
HOUMED
MOHAMED HOUMED
11 FARAH
ALI WABERI
MOHAMED
IBRAHIM MAKI
12 ALI MEHIDAL
WAISS
KAMIL
MOHAMED AHMED
13 AHMED
WALIEH SAMATAR
NASRA
MOHAMED HABIB
14 KAMIL
MOHAMED AHMED
MOHAMED
AHMED HOUMED
15 MOHAMED
ALI CHIRDON
ABOUBAKER
HOUMED ALI
16 ABDILLAHI
HAMAREITEH GUELLEH
MOHAMED
ISMAËL ADEN
17 MOHAMED
AHMED MOHAMED DIT « MAOULID »
SOULEIMAN
HASSAN FADAL
18 IDRISS
ABDILLAHI OLOW
ABDOULFATAH
MOUSSA AHMED
19 HASSAN
HOUSSEIN GUELDON
HASSAN
HOUSSEIN GUELDON
20 HOUSSEIN
IDRISS GOULED
PAULINE
MOHAMED ABDOU
21 MOUSSA
AINAN ABDILLAHI
SAFIA
ATTEYEH ISMAEL
22 PAULINE
MOHAMED ABDO
ABDOURAHIM
ADEN FADAN
23 ABDOURAHIM
ADEN FADAN
ANIS
HASSAN ABDALLAH
24 MOHAMED
DJAMA OUDIN
MOHAMED
DJAMA OUDIN
25 EWAD
DAOUD MOHAMED
HASSAN
MOHAMED HASSAN
26 HOUMED
MOHAMED HOUMED
ABDILLAHI
HAMAREITEH GUELLEH
27 DJIRDEH
DJAMA HACHI
AHMED
WALIEH SAMATAR
28 ABDOURAHMAN
HOUSSEIN DOUALEH
FARAH
ALI WABERI
29 MOHAMED
IBRAHIM MAKI
ALI MEHIDAL
WAÏSS
30 ABDOULKADER
MOHAMED MOUSSA
DJIRDEH
DJAMA HACHI
31 SAFIA
ATTEYEH ISMAËL
MOHAMED
ALI CHIRDON
32 MOUSSA
HOUSSEIN ABDI
IDRISS
ABDILLAHI OLOW
33 AHMED
MOHAMED HOUMED
AHMED
ALI BOUH
34 ABOUBAKER
HOUMED ALI
MOUSSA
HOUSSEIN ABDI
35 MOHAMED
ISMAËL ADEN
YONIS
OMAR BEDEH
36 NEIMA
MOUSSA ISMAEL
HAWA
MAHAMOUD SULTAN
37 CHOURKI
FARAH HASSAN
CHOURKI
FARAH HASSAN
DIKILL
1 HAMED
ABDALLAH HAMED
HAMED
ABDALLAH HAMED
2 EGUEH
BOURALEH SAMATAR
EGUEH
BOURALEH SAMATAR
3 ABDOULKADER
AHMED HASSAN
ABDOULKADER
AHMED HASSAN
4 HOUSSEIN
AMOUD ARSAN
HOUSSEIN
AMOUD ARSAN
5 LOHOD
ODOUM HOUMED
ABDI
IDRISS AHMED
6 ISMAHAN
AOULED MIGUIL
AMINA
IYEH DOUBAD
7 HASSAN
GUELLEH HADJI
HASSAN
GUELLE HADJI
8 ABDOULKADER
MOHAMED YOUSSOUF
ABDOULKADER
MOHAMED YOSSIF
9 ALI BARKAT
ALI
ALI BARKAT
ALI
10 ABDOULKADER
MOHAMED IBRAHIM
ALI IBRAHIM
OSMAN
11 FARADA
WITTI MOHAMED
FARADA
WITTI MOHAMED
12 AYANE
ELEYE ROBLEH
LOHOD
ODOUM HOUMED
OBOCK
1 ADEN
MOHAMED ABDOU
ADEN
MOHAMED ABDOU
2 MOHAMED
CHEHEM KAMIL
MOHAMED
CHEHEM KAMIL
3 IDRISS
MOHAMED HASSAN
IDRISS
MOHAMED HASSAN
4 HASNA
DINI DAOUD
HASNA
DINI DAOUD
ALI-SABIEH
1 ALI OSMAN
BOULHAN
ALI OSMAN
BOULHAN
2 IDRISS
ABDILLAHI FOD
IDRISS
ABDILLAHI FOD
3 HOUSSEIN
BARREH DARAR
HOUSSEIN
BARREH DARAR
4 ABDI
ALI NOUR
ABDI
ALI NOUR
5 HARBI
FARAH MOUSSA
HARBI
FARAH MOUSSA
6 IBRAHIM
KAYAD MALOW
IBRAHIM
KAYAD MALOW
TADJOURAH
1 HAMED
YOUSSOUF HOUMED
HAMED
YOUSSOUF HOUMED
2 ALI MAHAMADE
HOUMED
ALI MAHAMADE
HOUMED
3 MOUSSA
ALI MOUSSA
MOUSSA
ALI MOUSSA
4 MOHAMED
AHMED HOUSSEIN
MOHAMED
AHMED HOUSSEIN
5 HOUMED
DAOUD HOUMED
HOUMED
DAOUD HOUMED
6 MOHAMED
YOUSSOUF BARKAT
MOHAMED
YOUSSOUF BARKAT

La comparaison des listes,
montre qu’il y a de grandes différences. Certains candidats sont présents
sur une liste et pas sur l’autre. D’autres changent de position.

Prenons l’exemple de Houssien
Idriss Gouled. C’est un proche de Gouled. IOG avait refusé de l’inscrire
sur la liste de l’UMP. Gouled s’est mis en colére et Houssein s’est
fait inscrire sur les listes de l’UAD.

Pour arranger le coup,
IOG lui a promis la Mairie de Djibouti à la place de Chideh qui s’est
illustré par de nombreux faux-pas, en particulier son action manquée
à Bruxelles contre les dirigeants du GED … avec son arrestation à la gare de Bruxelles par la Police belge + le fait qu’il n’ait pas réussi à convaincre IFTIN de revenir à la position initiale qui avait été obtenue à l’époque par la menace.

Et hop, baguette magique
! Pas de problème, fort de la promesse d’IOG, qui n’a pas demandé
l’avis de Chideh, (lequel va être prochainement débarqué sans indemnités de licenciement, ni médailles, ni avenir)
Houssein Idriss Gouled, disparaît, par enchantement des listes de l’UAD.

Et le tout à l’avenant.
Belles élections en perspective. Bel exemple pour une première
expérience, soi-disant de multipartisme intégral. La transparence
n’est toujours pas au rendez-vous, mais les magouilles le sont toujours.

29/12/02 (B178) Merci d’avoir publié mon article sur les journalistes, mais contrairement à ce que vous aviez pu penser, il ne s’adressait pas du tout à l’équipe de l’ARDHD, mais aux média officiels.

Merci d’avoir publié
mes commentaires.

J’aimerais éclaircir
la raison profonde de mes commentaires. Depuis quelques jours, je remarque
sur les sites de la Nation et de l’ADI, une importance grandissantes de propos
pro-RPPistes voire pro-gouvernementaux et une diminution des informations
consacrées à l’ARD et à l’opposition en général.

En tant que moyens de
communication publique, les médias Djiboutiens devraient jouer avec
la plus grande impartialité. Mes commentaires étaient des conseils
aux médias locals comme seuls témoins sur le terrain.

L’ARDHD n’était
pas visée. C’est une ONG qui bénéficie de la iberté
d’expression et qui agit en sa faveur.

Il était juste
de vous faire part des commentaires sur la partialité des médias
locals.

Par exemple, ce soir l’ADI
vient de diffuser forces détails sur le rassemblement de l’UMP et les
déclarations de Dileita mais rien pour l’UAD.

En tant que démocrate,
on doit rappeller son devoir toutes les personnes qui bafouent ouvertement
cette nouvelle donne en vigueur à Djibouti.

Mon message n’était
destiné qu’aux médias publiques. Je n’ai rien contre les
commentaires publiés par les journaux proches de l’UMP, mais j’aimerais
envoyer un signe que les médias publiques assument leur différence
et l’équilibre des informations entre les deux camps.

Je comprend
votre réaction légitime, mais l’ARDHD n’était pas concernée.
Pardonnez-moi, si je me suis mal fait comprendre !

Cordialement,
vôtre,
Ahmed Ibrahim

29/12/02 (B178) Message de condoléance.

Le Sergent Hassan Moussa
dit Ariko de la Gendarmerie nationale adresse ses plus sincères condoleances
à la famille du Colonel Doualé des
FAD.

Je l’ai connu lors d’un
stage de formation.

Qu’Allah l’accueille dans
son paradis éternel.

29/12/02 (B178) IFTIN s’est exprimé hier soir samedi sur RFI.

On nous signale que l’ex Commandant IFTIN s’est exprimé hier soir
sur RFI, dans le cadre des élections législatives et qu’il a
dénoncé le totalitarisme du régime de Guelleh, la situation
à Djibouti et il s’est exprimé sur l’opposition à l’étranger.

Nous essayons d’obtenir l’adresse URL pour lire / écouter l’interview.

29/12/02 (B178) La suite que de nombreux lecteurs attendaient : « La Saga d’IOG ou la Saga du Pharaon d’Haramous » par le sergent ARIKO

FORT
ET JUSTE.

La deuxième partie
de la saga d’IOG est intitulée « la Saga du Pharaon d’Haramous ».

Je prie mes chers(es)
lecteurs(trices) de m’excuser de ne pas avoir fait diffuser cette deuxième
partie plus tôt, conformément à mes promesses, mais j’ai
été contraint de régler de nombreuses questions personnelles
dont certaines ont trait à ma sécurité. Que chacun veuille
bien me pardonner pour ce retard.

Vous souvenez-vous, dans
le chapitre précédent, je vous avais donné la description
de deux vétérans de la guerre.

Le FRUD a été
officiellement créé en août 1991 à Bobbo af, qui
est situé dans une petite vallée non loin de Tadjourah. Le FRUD
est le résultat de la
fusion de trois fronts armés dont l’Arod. En réalité,
c’est le gouvernement djiboutien qui était la véritable tête
pensante du FRUD. Voilà comment il a agi pour manoeuvrer le FRUD.

Le Gouvernement de l’époque
a décidé de provoquer les Afar en les chassant de l’armée,
en leur fermant les écoles, et en les privant de travail, c’est à
dire en leur coupant tous les accès à la vie sociale. De nombreux
leaders de cette communauté ont été torturés à
la Villa Christophe.

Les Afars se rassemblaient
au sein de l’AROD (Association pour la
Restauration de l’Ordre et la Démocratie). L’Arod est le successeur
du MPL qui avait fui la répression gouvernementale.

IOG a sollicité
son oncle, pour qu’il lui donne l’autorisation d’aller demander de l’aide
au Sultan des Issas l’Ougass Hassan Issa. Mais ce dernier refusa de soutenir
le régime de Gouled et il ordonna qu’une discussion soit ouverte avec
tous les Djiboutiens mécontents.

IOG a très mal
pris la décision de l’Ougass mais il ne pouvait rien faire contre le
Chef suprême des Issas. C’est alors que le Premier Ministre Barkat Gourad
eût l’idée de demander à des membres de sa famille, d’organiser
des massacres pour pousser le Chef Ougass à se rallier aux raisons
d’IOG.

Des jeunes filles ont
été enlevées a Wouea et à Dickill ainsi que des
attaques contre le camp militaire d’Obock.

Pendant que le gouvernement
jouait ainsi avec le feu, le FRUD était divisé
par une lutte des Chefs. La France ne connaissait presque rien du FRUD mais
elle savait parfaitement que l’on torturait à Djibouti de nombreux
Afar.

Le FRUD s’empara rapidement
des 2/3 du territoire et il liquida sans résistance pratiquement toutes
les poches des Forces armées djiboutiennes. Le commissaire de Tadjourah
M. Osman Robleh Daach informa aussitôt le Gouvernement sur toutes les
réunions secrètes qui se tenaient dans son district et sur l’évaporation
de dizaines de jeunes qui disparaissaient dans la nature.

Le gouvernement a compris
qu’un front avait occupé tout le territoire et le Ministre de la Défense
M. Ismail Ali Youssouff déclara que les rebelles devaient quitter le
territoire de la République pour regagner l’Éthiopie.

Cela n’impressionna pas
les rebelles qui continuaient leur offensive si bien qu’ils arrivèrent
en bordure de Tadjourah et qu’ils prirent la ville d’Obock.

Gouled prit la parole
à la télévision pour décréter la mobilisation
de tous les réservistes et la mobilisation des jeunes afin de défendre
la patrie.

Comme toujours c’est par
centaines que les jeunes ont répondu à l’appel, non pour obéir
au vieux, mais bien pour sauver le pays des griffes des assaillants.

Mais avant d’en arriver
à ces extrémités, il y avait eu l’attentat du Café
de Paris. IOG avait organisé cette action pour punir la tribu des Gadaboursi
parce qu’ils avaient trop collaboré avec le régime de Siad Barré
et qu’ils avaient dit non au SNM et à ses alliés du Gouvernement
djiboutien.

C’est un certain Omar
Osman qui a allumé le feu entre les deux tribus Issa et Gadaboursi
cette flamme ne s’éteignait pas à Djibouti…

IOG avait planifié
une attaque contre les intérêts de la France, espérant
démontrer aux Français que les Gadaboursi étaient leurs
pires ennemis.

La déflagration
a fait un mort (le fils de l’Adjudant-Chef Nervet) et dix-sept blessé
djiboutiens dont de nombreux massaquines (mendiants en
somali).

Immédiatement sans
chercher les véritables coupables, le régime de Gouled emprisonna
des centaines de Gadaboursis, dont certains goûtèrentà
la Villa Christophe (Badri, Chaquestai, Ali Dig, Said Weira, etc….) et qui
en conservent toujours des séquelles physiques graves.

Ce jour de septembre,
le Colonel Hoche m’avait donné l’ordre de commander les brigades 3,4
et 5. J’ai refusé d’obéir à cette ordre du fait qu’il
impliquait des tortures. J’ai été puni et renvoyé durant
quatre mois à Arta, avec interdiction absolue de quitter la demeure
présidentielle de Gouled.

Plus tard, on m’a dit
que les Gadaboursis s’étaient sauvés vers Arhiba pour demander
l’asile à leurs frères Afar. Le pouvoir de Gouled n’a jamais
pardonné aux Afar d’avoir hébergé les Gadaboursis du
quartier 5.

Le pouvoir s’intéressa
donc au cas des Afar. Le FRUD lui donna des de bonnes raisons en attaquant
dans la nuit du 8 au 9 janvier 1991 le camp militaire de Tadjourah.

Un des participants avait
dénoncé le complot à la dernière minute, ce qui
permit au pouvoir d’arrêter 68 personnes dans le cimetière d’Ambouli,
derrière l’UNFD, et de les conduire à l’intérieur des
Casernes de la Police et de l’Armée nationale. Parmi eux M. Ali Aref
Bourhan, ancien Président du Conseil. Beaucoup de ses compagnons furent
conduits à la Villa Christophe et à Gabode.

Le régime djiboutien
était alors désemparé et il ne savait plus quoi faire.
En plus la France, par la voix de son Ambassadeur à Djibouti M. Claude
Soubeste a déclaré que les gens arrêtés au quartier
5 n’étaient nullement les auteurs de l’attentat du Café de Paris.

Le régime cherche
était donc contraint de trouver un autre coupable ‘crédible’.
Il trouva M Aden Robleh Awaleh à qui il fit porter le chapeau.

Le FRUD s’empara de toutes
les localités. Le vieux Gouled n’avait plus les moyens de s’opposer
à son avance. Le FRUD attaqua l’armée à Khalaf, une petite
localité près de tadjourah et il lui infligea de lourdes pertes.

En réponse IOG
donna l’ordre à la Police, à la Gendarmerie et à l’Armée
nationale d’attaquer le quartier d’Arhiba le 18 décembre. On a relevé
56 morts et de nombreux blessés.

Quinze députés
du Comité central ont adressé une lettre ouverte au Président
Gouled pour lui demander de prendre ses responsabilités dans le massacre
d’Arhiba. Ali Sialy, Cheiko, Hassan Omar etc…demissionneront du parti RPP.

Le 14 janvier, le Ministre
Mohamed Djama Elabé démissionne aussi du Gouvernement et du
RPP.

IOG voyait d’un très
mauvais oeil cette démission au moment où le Gouvernement était
en grave crise.

Dans la foulée,
M. Elabeh a créé le MPR (Mouvement pour la Paix et la
Réconciliation) et peu de temps après le PND d’Aden Robleh a
aussi été légalisé.

Le pouvoir voulait utiliser
les mouvements politiques d’Elabé et d’Aden Robleh Awaleh. En revanche,
il refusa de légaliser le FUOD de Cheiko et de Mahdi Ibrahim God.

IOG a été
jusqu’à inventer une nouvelle émission à la RTD, bien
mal nommée « Maha karuna » (l’heure de vérité
‘ à la djiboutienne) afin de différencier ceux soutiennent le
pouvoir de ceux qui soutiennent l’opposition.

Le pouvoir a organisé
un simulacre d’élections, le 18 décembre 1992 et le 7 mai 1993
pour la présidentielle. Des journaux sont apparus à Djibouti
sans que le pouvoir ne riposte parce qu’il avait fort à faire dans
le Nord.

C’est à ce moment
qu’IOG a nommé Abdo Bolock Abdo au poste de Ministre des Affaires étrangères
en remplacement de Moumin Bahdon Farah et ce pour calmer les Afar et plus
particulièrement la jeunesse AFAR.

Ce geste n’eût aucun
impact sur le FRUD qui a continué son offensive.

Le gouvernement instaura
une taxe de 10 % sur les salaires des agents de l’états pour trouver
les fonds nécessaires au réarmement afin de combattre la rébellion.

De plus le Gouvernement
a infiltré la rébellion, comme l’a fait la France.

Le Commandant Marc Frontier,
qui était chef des services de renseignements français, infiltra
la rébellion et il a transmis ensuite toutes les informations à
la SDS et à l’État-major des Forces armées djiboutiennes.

Le 13 juillet
1993, le gouvernement déclencha l’offensive sur tout le territoire
national. Le FRUD avait eu le tort, par naïveté, de faire confiance
à la France.

Sergent
Ariko