Articles

16/08/2012 (Brèves 018) Reporters sans frontières (http://www.rsf.org) adresse une lettre aux ministres de la justice et de l’intérieur djiboutiens pour protester contre l’arrestation et l’incarcération de Houssein Ahmed Farah, sur ordre de Madame la juge Lamisse Mohamed Saïd (*)

Communiqué de presse

Houssein Ahmed Farah détenu à la prison de Gabode : lettre aux ministres de la Justice et de l’Intérieur

Le 14 août 2012, Reporters sans frontières a écrit à deux membres du gouvernement djiboutien pour protester contre le traitement réservé depuis près d’une semaine à Houssein Ahmed Farah, correspondant du site d’information La Voix de Djibouti.

Une copie de cette lettre a également été transmise au président de la République de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh.

« Des spéculations se font jour sur la raison de la détention de Houssein Ahmed Farah, mais à aucun moment les autorités djiboutiennes n’ont annoncé publiquement ce qui lui était reproché. Nous sommes choqués par cette détention arbitraire et l’opacité qui l’accompagne », a affirmé Christophe Deloire, directeur général de l’organisation, dans la lettre adressée au ministre djiboutien de la Justice, des affaires pénitentiaires, chargé des droits de l’homme, Ali Farah Assoweh, et au ministre de l’Intérieur, Hassan Farar Houffaneh.

« Comment se fait-il qu’un collaborateur de média et défenseur des droits de l’homme puisse ainsi passer une semaine au secret, en négation flagrante de ses droits les plus élémentaires ? Nous sommes préoccupés par les conditions de la détention de Houssein Ahmed Farah et nous vous tiendrions pour responsables, en tant que ministres de la Justice et de l’Intérieur, s’il devait lui arriver quelque chose », a poursuivi Reporters sans frontières.

« Si la justice djiboutienne n’est pas en mesure d’apporter des éléments solides justifiant son incarcération, nous vous demandons de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que Houssein Ahmed Farah soit libéré sans délai », a conclu l’organisation.

Le journaliste, également membre de la Ligue djiboutienne des droits humains et cadre du parti d’opposition MRD, a été arrêté par les colonels Abdoulkader Ibrahim Gona et Abdillahi Hassan Boulaleh, le 8 août 2012, aux alentours de 11 heures, à Djibouti-Ville. Après avoir passé plus de 72 heures en détention au commissariat central de Djibouti, il a été présenté, le 11 août, à la juge d’instruction Lamisse Mohamed Saïd puis immédiatement transféré à la prison centrale de Gabode.
_______________________________________________

(*) Note de l’ARDHD : Madame Lamisse Mohamed Saïd n’en est pas à son coup d’essai. Le 30 mars 2011, elle a déjà été cooptée dans l’ordre des Bourreaux de la République de Djibouti, pour avoir fait emprisonner des opposants sans preuve. Espérons que la justice pénale internationale s’occupera de son cas dans l’avenir … Lien avec l’article

21/01/2000 – AVIS DE RECHERCHE – DANS QUELLES BANQUES M. GUELLEH DÉPOSE-T-IL LES FONDS QU’IL PRÉLÈVE SUR L’ÉTAT DJIBOUTIEN ?

nous avons été informés de nombreux transferts de fonds effectués sur instruction de M. GUELLEH. Ces fonds seraient déposés sur un compte bancaire en Suisse – on nous a signalé dès 1998 des montants de l’ordre de 1 million de US$ par mois.

Nous aimerions vérifier ces informations et nous demandons à nos lecteurs, s’ils en ont la possibilité de nous confirmer ces points et de nous apporter des éléments/précisions complémentaires.

Ces informations concernent le peuple djiboutien, car il s’agit de son argent et elles pourraient intéresser la justice internationale dans l’avenir, qui pourrait décider de les bloquer.

21/01/2000 – L’accès à notre site INTERNET de nouveau interdit à tous les résidents djiboutiens

La société INTNET, qui appartient à la famille de M. GUELLEH, est la seule à fournir des accès internet aux résidents djiboutiens. Monsieur Guelleh a de nouveau fait interdire l’accès à notre site (probablement avec la complicité d’ingénieurs informatiques français). Il est vrai que la censure est courante à Djibouti : les journaux étrangers qui contiennent des informations de nature à déplaire au Président-dictateur, ne sont pas diffusés : par exemple Le Monde, Le Figaro et La Lettre de l’Océan Indien sont régulièrement censurés.

Nous renouvelons notre offre d’abonnement gratuit à tous les djiboutiens qui utilisernt un E-Mail géré par un service international, hors de djibouti. Nous leur adresserons le journal tous les samedis soirs. Informations : cliquez ici. Transmettez cette information à vos amis / familles qui vivent à Djibouti.

21/01/2000 – Madame LEILA, un juge très efficace. Inféodée au pouvoir dictatorial, elle se fait remarquer dans de nombreux dossiers en appliquant une méthode simple : incarcérer d’abord les prévenus à Gabode et laisser dormir le dossier ensuite.

A-t-elle déjà entendu parler des Droits de l’Homme et des Droits de la Défense ?

D’une sévérité peu commune, elle instruit les dossiers avec une rapidité et une efficacité surprenantes. Aussitôt reçues les instructions de la Présidence, elle convoque et elle signe un mandat de dépôt. Le prévenu est conduit dans la sinistre prison de Gabode. Peu importe les faits et les preuves qu’il apporte, il suffit à Madame le Juge de choisir une qualification pénale…

Pour Mme Leila, l’essentiel étant fait, elle range soigneusement le dossier. Le détenu ne pourra pas s’échapper, le Président Guelleh est content : elle a toutes les raisons d’avoir bonne conscience et de passer à un autre dossier.

On peut se poser quelques questions ? A titre d’exemple voir l’affaire ci-dessous et la nouvelle inculpation de trois détenus politiques

20/01/2000 – LA COUR D’APPEL DE DJIBOUTI A PUREMENT ET SIMPLEMENT RELAXE M. MOUMIN BAHDON ET SES 13 CO-INCULPES.

Selon nos informations, ce jeudi 20 janvier matin, la Cour d’appel aurait relaxé M Moumin Bahdon et 13 de ses co-inculpés. L’inculpation de « complot contre L’ÉTAT » avait été modifiée par le juge en « tentative de démoralisation de l’Armée ». Ce motif semble ne pas avoir été retenu par la Cour d’Appel.

20/01/2000 – LISTE DES MORTS DE LA FIÈVRE MYSTÉRIEUSE DANS LE NORD (Cf n° 16 de LA LIBERTÉ et l’appel international de la LDDH).

Note de l’ARDHD : nous rappelons que la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) avait lancé un appel international aux ONG pour demander de l’aide afin de lutter contre cette épidémie curieuse (naturelle ou provoquée ?). Notre association et LA LIBERTÉ avait relayé l’appel au sein de la communauté internationale.

1) ALI MOHAMED AHMED
2) ALI MOHAMED ALI
3) ABDALLAH Med ALI
4) FATOUMA AHMED ADEN
5) ASNOUM MOHAMED ALI
6) FATOUMA ALI MOHAMED
7) GASS ALI Med
8) ASSAWKA ALI Med
9) Med ALI DATONA
10) KAMIL HANFAREH FARADA
11) MARIAM DATONA
12) FARDI OMAR
13) LAKO Med

14) MOMINO AHMED
15) BARRI AHMED GASS
16) MOHAMED AHMED HOUMED
17) AHMED MOHAMED YAIDI
18) ALI MOHAMED Y YABEH
19) MOHAMED ALI YABEH
20) MARIAM DATONA ALI
21) AISSILO OMAR YAIDI
22) MOMINA AHMED OMAR
23) FATOUMA ALI YAID
24) ASSAWKA ALI YAIDI
25) AHADI ALI MOHAMED
26) ROUMANA AHMED ADANI
27) LAKHO MOHAMED GAAS
28) HANFARE KAMIL MOHAMED
29) HANFARE AHMED FARADA
30) FATOUMA ALI GAMA
31) ABDALLAH MOHAMED ALI
32) ETNENI AHMED HANFARE
33) AHMED HOUNED SAID
34) MOHAMED AHMED SAID

20/01/2000 – M. GUELLEH A-T-IL VRAIMENT PEUR : ACQUISITION DE 4 TOYOTA BLINDÉES VIA LA SOCIÉTÉ DE SON FILS POUR SES DÉPLACEMENTS !

Il a commandé 4 TOYOTA LAND CRUISER BLINDÉES à la société CIMEX (?), dirigée par son fils qui aurait fait affaire via le Conseiller des relations extérieures de la Ville de Cannes, pour procurer 4 TOYOTA blindées à son père.

Avec quel argent ? Celui de la France ou du FMI ? Les circuits de commande semblent assez étonnants : pourquoi ne pas passer la commande en directe à TOYOTA ou à ses représentants ? Quel est le rôle exact de ce responsable de la Mairie de Cannes ? La première des TOYOTA serait utilisée pour précéder le cortège et condamnée à sauter en cas d’attentat…. Merci pour le chauffeur !

20/01/2000 – ANNONCE DE LA LIBÉRATION DE JEAN-PAUL NOËL DANS LA SOIRÉE DU 19

Nous avons été informés de la libération de Jean-Paul dans la soirée du 19. Nous publierons d’autres informations ultérieurement.