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29/08/2013 (Brève 183) ALERTE ROUGE Appel urgent de Mme Alhoumékani aux autorités françaises et belges et aux associations pour l’aider dans ses actions pour la libération de son mari.

Abdelkaddous Asmae
Royaume de Belgique

Bruxelles, le 29 août 2013

APPEL URGENT aux AUTORITÉS BELGES et FRANÇAISES
pour LA LIBÉRATION DE MON MARI,
ILLÉGALEMENT INCARCÉRÉ
au YÉMEN à la DEMANDE des AUTORITÉS DJIBOUTIENNES
EN RAISON DE SON TÉMOIGNAGE
dans le CADRE DE L’INSTRUCTION
pour L’ASSASSINAT du JUGE BERNARD BORREL à DJIBOUTI en 1995.

C’est en ma qualité d’épouse de Mohamed Alhoumekani et de mère de nos enfants que je lance cet appel urgent aux autorités belges et françaises.

Mon mari Mohamed Alhoumekani, le père de nos enfants, est actuellement en état d’arrestation au Yèmen. C’est sur la demande du Gouvernement djiboutien, qui a fait état d’une condamnation prononcée, en son absence, par un tribunal djiboutien, connu pour ses condamnations systématiques de tous les opposants au régime

Inutile de dire que les accusations de Djibouti ne sont pas fondées, surtout lorsque l’on sait que c’est le témoignage de mon mari dès 2001, recueillis par des magistrats français, qui a permis de réorienter l’instruction judiciaire. Cela a abouti en 2007 à la requalification du suicide en assassinat.

Actuellement, mon mari est détenu depuis samedi 24 août 2013, dans les locaux d’Interpol du Yemen, détenu illégalement car tous les faits qui pourraient lui être reprochés sont le fruit d’un « montage » réalisé sur mesure par le Gouvernement djiboutien.

C’est pour cela que je demande officiellement aux autorités belges et françaises et aux ONG, en particulier celles qui interviennent en faveur des Droits de l’Homme (LDH, FIDH, Amnesty international, ASF) de soutenir les actions de ma famille pour obtenir la libération immédiate et sans condition de mon mari, afin qu’il puisse revenir sur le territoire belge.

L’extradition de mon mari Mohamed Alhoumekani signifierait sa condamnation à mort. Je pèse mes mots, mais compte-tenu de l’importance de son témoignage, le régime djiboutien n’aura aucun état d’âme et il le fera disparaître comme tant d’autres opposants dans son pays, en général après leur avoir fait subir les pires tortures.

Notre famille s’est parfaitement intégrée au sein de la communauté belge et mon mari assume un travail régulier. Nous sommes totalement désemparés pour gérer une telle situation qui a des incidences diplomatiques et judiciaires, qui nous dépassent. Nous avons besoin d’être aidés et soutenus par des gouvernements qui prennent leurs responsabilités et par des Associations qui ont les ressources juridiques et relationnelles nécessaires, ce dont nous sommes totalement dépourvus.

Chacun sait que mon mari est innocent. S’il lui arrivait malheur, la responsabilité retomberait inévitablement sur le Gouvernement français qui est bien au courant de la situation, qui a les moyens d’intervenir dans la région et plus spécifiquement à Djibouti où il dispose d’une forte présence et qui a l’obligation d’assurer la sécurité d’un témoin essentiel dans l’instruction pour l’assassinat en terre étrangère d’un magistrat français en exercice.

Avant de terminer, je tiens à remercier tout spécialement Madame Borrel et ses avocats pour leurs interventions, les associations qui nous soutiennent depuis le début et toutes les personnes qui se sont mobilisées pour la libération de mon mari.

06/02/03 (B183) A mon avis, un lecteur a fourni des informations erronées à l’ARDHD et je voudrais rétablir ce qui me semble être la réalité (Fouroun)

A mon avis, un certain
lecteur, dans un article paru sous le titre « la guerre des clans »
a fait publier des informations inexactes et je voudrais temoigner pour lui
dire que la réalité au sujet de Souleiman Abdallah, que je connais
personnellement depuis l’enfance, est bien différente de celle qu’il présente.

Souleiman Abdallah est
un jeune Djiboutien tres éduqué et de surcroit doué (il
a obtenu avec mention bien son baccalauréat). Il detient une maîtrise
en informatique qu’il a obtenu à l’Université de Sherbrooke
au Canada. Son diplome en poche, il a été recruté par
Djib Telecom pour ses conaissances et son experience en informatique.

Depuis son arrivée,
ce jeune homme a formé plusieurs employés de Djib Telecom et
les representants de France Telecom (qui est actionnaire de Djib Telecom)
l’ont proposé pour le poste de Directeur de la formation.

Souleiman Abdallah, enfant
de la Cité du Stade, a perdu ses parents très jeune et il a
été adopté par son oncle Osman Abdi Bakal (le beau frère
d’Hamareiteh du PRD).

Mr Osman Abdi Bakal un
homme très religieux, qui est très connu en particulier, pour
sa générosité envers les orphelins. Il est aussi le père
adoptif d’Ismael Tani, l’actuel directeur du cabinet Présidentiel.
Il convient de dire que ce dernier qui n’a jamais aidé sa famille adoptive,
surtout lorsqu’elle était en difficulté financière après
le départ à la retraite du vieux Osman, il y a déjà
10 ans.

Il ne fait aucun doute que Souleiman a les
competences et les qualifications nécessaires pour assumer avec succès
ce poste et il est victime des injustices tribales dans un régime de non-droit qui sont commises
quotidiennement par le regime et que l’ARDHD combat courageusement.

Notre devoir est de le
protéger des visées / ambitions tribales de Paulette et d’obtenir
qu’il soit reconnu pour ses valeurs personnelles.

FOUROUN

06/02/03 (B183) Un lecteur nous adresse un message qui met un terme à la polémique initiée par Mohamed Qayaad au sujet des contributions d’Ariko.

____________________
Message d’Ariko à Mohamed Qayaad.

Cher Ami,
Comme le sugère l’ARDHD, je mets un point final à cette polémique.
Je souhaitais te répondre une dernière fois, mais il n’est pas
dans mes habitudes de polémiquer sans fin et sans intérêt
avec des jeunes en quête d’expérience et de savoir.

Je ne voudrais surtout
pas t’insulter en m’appuyant par exemple sur mon âge ou sur mon expérience
militaire et politique.

Mais ce serait bien inutile
et je laisse aux Djiboutiens le soin de se forger leur opinion. Je sais
qu’ils comprennent mes motivations politiques.

Je sais aussi, Cher ami,
que le régime aimerait bien me faire « la peau ».

Je te laisse sur le nom
d’Allah et sur sa bénédiction.

Sergent
Ariko

______________ Contribution
d’un lecteur

Bonjour,

Je voudrais intervenir
dans le débat qui oppose Ariko à Mohamed Qayaad.

Je voudrais tout simplement
dire à Ariko de ne pas se laisser prendre la tête avec les délires
et les hallucinations de ce Monsieur, qui nous bombarde de citations gratuites
(auxquelles, il ne comprend pas d’ailleurs pas grand chose .. cet illuminé
des pages roses du « Petit Robert »), et qu’il met à n’importe
quelle sauce, souvent en dehors de leur contexte.

A prendre connaissance
de ses écrits, on pourrait se demander s’il n’écrit pas sous
l’effet du hash. Est-ce pour cela qu’il n’intervient plus ni sur Djibnet ni
sur Arhotaba ?

Alors, l’ARDHD est-elle
devenue pour lui, le couloir de la Verité ?

Allons, Cher Monsieur
Qayaad, cessez de souiller ce site avec des propos qui devraient probablement
relever de la psychiatrie.

Un
lecteur

04/02/03 (B183) « Le coeur a ses raisons, que la Raison ne connait pas » Blaise Pascal – Réponse de Mohamed Qayaad à Ariko – Fin de la discussion sur le sujet.

_________________________
Note de l’ARDHD

Selon nos règles
de fonctionnement, cette contribution est la dernière que nous publions
sur le sujet, afin de ne pas développer une polémique interminable
sur le sujet.

Bien entendu, les
auteurs concernés ont la possibilité de continuer à s’exprimer
sur des forums.
__________________________________________

Quand on en arrive à
un tel point d’aveuglement et de surdité volontaires, il est absurde
de penser que cela changera.

Il m’est permis quand
même de démontrer votre obsession exacerbée en me basant
uniquement sur vos écrits.

Votre désir de
revanche prouve votre bassesse, vous nous persuadez en voyant dans l’ambition, l’orgueil
ou la louange que le déguisement de vos appétits sont les plus
bas :égoisme, amour-propre, amour de soi..

Blessé (Ariko)
dans son amour-propre, il ne pouvait accepter l’idée d’être ridiculisé
aux yeux des internautes par un Med qayad et en fit une affaire d’honneur.

Ariko, que je qualifierai
de  » spadassin « , pour des raisons qui ne sont pas tout à
fait élucidées, a souvent tendance à tromper, duper, les
internautes non-avertis au profit de son ego – ce qui entraine la passivité, l’indifférence
de la populasse , voire son hostilité.

Ariko assimile le rêve
à la tentation, pour ne pas dire à la perdition.

Aussi sera-t-il tenté
sans cesse de fuir la rêverie, de faire taire ce vertigineux mirage en
lui – sans rendre compte, semble-t-il, que c’est la source elle-même qu’il
tarit ainsi – ce qui l’étouffe, plus encore que les déboires
et les échecs sans nombre de son existence dévastée, c’est
son aspect artif iciel, factice.

Il est bien une personne
déroutante qui cabriole entre les frondaisons et s’arrête, stupéfait
et angoissé au détour d’une strophe.

C’est ce paradoxe absolu
de sa condition qui fait à la fois son déséquilibre et
son mouvement.

Et comme pour échapper
à ce retour dérangeant du réel qu’incarne (l’opposant
DAF/DINI), Ariko se réfugie longuement dans une contemplation accusatrice
et narcissique, myope et muette qui, en excluant tout vrai contact et partage, déclenche
lui un énervement des sens et une exacerbation des fantasmes et obsessions.

Il me semble que c’est
une infinie détresse qui pousse Ariko dans l’œil de la société
spectacle, dans le fol espoir d’enfin exister.Comme dit l’adage faute de pouvoir
être , le paraitre fait bien l’affaire!

Nous revoila face à
ce paraitre vide et avide qui se donne en spectacle.

Ariko reste têtu, d’un
entêtement que le sourire finit par rendre plus irritant encore pour
ses interlocuteurs(trices).

Son intolérance
affichée, son impatience, ses vulgarités à ses contradicteurs
visent, en fait, un but précis et un seul:exposer ses inepties, ses stupidités, en
toute circonstance, à tout le monde, quoi qu’il arrive.

L’internaute est surpris
de voir par exemple son intolérance se traduire par des fausses couleurs
dont il veut couvrir sa mauvaise cause et l’ordure de sa pestilente ambition.

L’interrogation réflexive
sur Ariko évoque parfois celle de ces malades psychasthéniques
dont parlera Pierre Janet dans “l’automatisme psychologique”(1889),
malades qui, à force de se demander cent fois s’ils ont bien refermé
la porte derrière eux et de vérifier dans leur calepin l’adresse
à laquelle ils doivent se rendre , finissent par oublier le but de leur
sortie et par ne plus sortir du tout.
Freud, avec un regard plus humaniste, découvre que les troubles mentaux
d’Ariko ne sont pas forcément d’origine mécanique, mais
qu’ils peuvent avoir des causes purement psychologiques, être liés
aux rapports familiaux et sociaux.

Mais la vie en ocieté
exige qu’il(Ariko) doit refoulé ses pulsions et canalisé
son energie pour effectuer des taches plus civilisées , c’est ce
que Freud appelle la sublimation.
Dans ses écrits le bluff réside dans le c omment plutot que
dans le quoi.On peut d’ores et déjà comprendre l’idée
de <>chez le sergent on ne pourra
se rapporter à l’absolu que de facon absolue.

C’est dire que ce
rapport ne pourra se vivre que par la passion et non par l’intelligence.

Si on ne vit que par l’entendement, on
ne vit que d’une facon relative, dans un monde de calcul, dans un monde
d’avantages et de désavantages scrupuleusement pesés.

Il en effet veut désesperement
être lui-même ou ne pas être lui-même.

Dans sa fureur démoniaque, par
haine de l’existence de l’opposant, il veut être lui-même
dans toute son horreur et protester ainsi contre son ego. Parfois encore il
sort de lui-même, se perd dans le divertissement et la fantaisie et ne
veut plus se reconnaitre.
Dans les 2 cas, qu’il se cherche ou se fuit, c’est qu’il ne se
possède pas et ne s’est pas encore choisi.

Les gestes d’altruisme
ne sont souvent que des actions égoistes déguisées.Il
s’agit donc pour la conscience de se trouver un critère de moralité
pour qu’apparaisse l’amour

Cela demande un impossible
sacrifice: celui de soi-même.

Certes, Erasme (1511)
dans son »Eloge de la folie »nous (les humains) offre une critique
non déguisée des hommes et de leurs faiblesses. Il ne cherche
en effet pas à fustiger les hommes, mais bien plutot à les amuser
en leur montrant leurs travers par le biais d’une farce satirique et comique.

Ainsi, il peut instruire
et conseiller avec malice et facétie, beaucoup mieux que ne le ferait
un long discours grave et pompeux. D’ailleurs, Erasme peut toujours rétorquer
aux critiques que c’est la folie et non lui qui parle ici , et que ceux qui
se sentent blessés par ses critiques sont ceux qui se sentent coupables
des vérités qui s’y disent.(Etrange similitude Ariko)

Ce qui nous (internautes)
importe.c’est l’estime des autres, et cela au mépris de la vérité
sur vous-même, car il vous faut sans cesse mentir pour l’obtenir. Et
si Ariko ment, c’est pour éviter le spectacle de sa propre vérité:
vous êtes petit, imparfait, misérable…d’ou  » une haine
mortelle contre cette vérité […..]inséparable de l’amour-propre »
(Pensées 100).

Vous tentez de nous tourner
vers l’ignorance, la haine, le mépris d’autrui, et de placer votre arrogance
dans la déraison (la folie). Votre idéal et votre fierté
seraient alors une science purement a-démonstrative, partant de définitions
confuses et apportant des preuves réfutables.

Votre obsession nous pousse
à admettre des notions non-définies, des axiomes non-prouvés.De
sorte que votre certitude démodée repose sur une évidence
qui ne doit rien à la raison mais qui vient de votre instinct ou plutot
de votre inconscient.

Comment être fière
de savoir ce que vous n’avez pas démontré ? Je vous cite « Lorsque
j’affirme que DAF a été acheté et que Dini n’est que
l’instrument du pouvoir, Cher Monsieur, je me fonde non seulement sur leurs
déclarations mais aussi sur des témoignages dont je n’ai pas
à communiquer ni les sources ni la teneur, pour me justifier »

-de quelles déclarations et de quels témoins parlez-vous ? Est-ce
vos preuves ? ou vous le dites parce que c’est comme cela que les choses se
passent. Ou est-ce votre manière d’entretenir l’opacité de l’information
dont l’affabulateur ne serait autre que vous-même.

Vos critiques sont des
déguisement de vos intérets égoistes, votre séduction
(voir votre message à Jean Paul Noel) n’est en fait que le travestement
de votre force brute en vulgarité. Votre <>
(cf votre réponse à Med Qayad) devient <>
et vous ne songez plus désormais qu’ à vous rendre supérieure
aux autres.

Or, pour vous affirmer
comme une personne normale, il faut avoir la reconnaissance des autres.Comment
? En la lui imposant par la possession…(les internautes ne sont pas aussi
naifs que vous le pensez). Cela doit répondre à vos besoins
jusqu’au désir illimité.Pourquoi illimité ? parce qu’on
n’est jamais certains sergent Ariko de la reconnaissance des autres.

Vos accusations, vos calomnies
envers DAF pire le mensonge artiste, s’entend, qui crée l’illusion nous
permettant de supporter la vérité.

Vos fantasmes sont satisfaits
que par le mensonge, la duperie…

Cela suppose un autre
aspect:la cruauté, à la fois envers vous-même et envers
les autres. Elle consiste à détruire le sens allant de soi, c’est
à dire les interprêtations dominantes que vous faites par paresse
d’en créer de nouvelles, et à imposer votre interprêtation, c’est
à dire votre propre vision aux autres.Comprendre est une chose, l’interprêter
en est une autre.

On voit donc l’erreur
ce serait que de nous, les internautes représenter votre obsession, comme
une émergence progressive vers la lumière de la pure raison.
Ariko a revêtu, d’emblée, la forme la plus subtile, celle qui consiste
à tout emprunter à l’adversaire, sauf précisement ce qu’il
y a de plus périlleux pour soi, à tout accepter du contradicteur
sauf précisement ce qui devrait vous inciter à vous taire.

Faudra-t-il se limiter
à la simple reproduction et prétendue<< compréhension interne>> de cet imposteur « vision de l’opposant » irréductible, sans
pouvoir s’appuyer sur une autre conception du droit, du pouvoir, de l’Etat et
de l’humain ? Ne risque-t-on pas de tomber dans un « soli psisme »
d’un type particulier, qui ne privilegierait que le <>
les représentations « acheté » et « manipulé », les
catégories pratiques, les langages explicites, les idéologies
?

On peut aboutir là
à une incompréhension, à une incommunication totale d’un
système de signification à l’autre. En fait , il n’y a pas de
lien réel entre, d’une part, ces opposants DAF/DINI dont Ariko fait allusion
et d’autre part, ces marionnettes Aden /Moumin /Gabayo /Me Aref au main du
despote mafieux IOG.

Le lien présumé
n’existe que dans le discours polémique de ceux qui veulent précisement, illusionner
ladit opposition en les nommant artificiellement respon sables.
Le dérapag sémantique permet souvent cependant, d’assimiler-verbalement-les
deux démarches et de signifier systématiquement cette analogie
dans un discours biaisé.

Quelle qu’en soit la traduction
véridique, cette multitude de formulations ne convient-elle pas à
merveille à la postérité bariolée du vieux dictateur
H/G?

Reste à savoir
dans quel sens il faut entendre cette fonction.

Quel but IOG leur assigne-t-il?Quelle
méthode suit-il pour atteindre ce but?Quel est le contenu de leur poste
de responsabilité tel qu’il réside de l’application de cette
méthode ? Qu’en est-il de la réalité djiboutienne ?

Certe, leur pouvoir de
décision est confisqué et leur seule ressource est de s’aligner
sur la position du président parrain IOG. Ce qu’ils accomplissent avec
beaucoup de célérité.

En effet, ce sont ces chalartans
qui deviennent les instruments au main du délinquant terroriste IOG.
Même, si pour sauver les apparences IOG met les formes, en présentant
une facade de gentleman’s agreement pour mieux leurrer ladit opposition.
Ce système dictatorial et mafieux est complètement verrouillé
afin d’empêcher toute remise en cause de la présence du despote
au pouvoir.

Un véritable système
repoussoir que tout djiboutien lucide assim ile à l’arbitraire et qu’il
voit exclusivement reposer sur la crainte, la peur.

L’obéédiate
et sans réserve.

Le président mafieux
s’arroge à peu près toute prérogative, décidant
seul sans formalisme excessif (ce n’est pas le premier des ministres qui viendra
me contredire).
Pour consolider les allégeances et stimuler le loyalisme de ses soutiens, il
distribue discrétionnairement promotions, privilèges et prébendes, dont
Ariko a su en profiter dans une époque peu glorieuse de son passé.(30
millions détournés pendant la guerre du frud/gvt dj).

Symptome révélateur
de la confusion entretenue entre la sphère étatique et la sphère
privée, ses sbires s’enrichissent en général de facon
tout à fait considérable.

C’est tout un symbole. Il faut savoir l’interprêter, car c’est là que réside
la clé de l’énigme.

Votre raison infime, mutilée
est en train de vous assassiner, il faudrait l’obliger à réfléchir
sur les fins et sur les sens afin de l’empêcher de rester la servante
d’une vie qui serait « la passion inutile » de Sartre.

Devant tant de malheur
! Ariko préfère assener des pseudo vérités indiscutables
afin de mieux enfermer ceux qui les discutaient dans la posture de polémistes
au coeur de pierre.

Soyons capables de dominer
nos pulsions par la raison et la volonté.
Un être qui se laisse gouverner par son ego n’est pas libre.

Et pour conclure, je vous
laisse méditer , un des passages les plus cyniques du manuel de campagne
electorale rédigé par Quintas Ciceron ( le frère du fameux
Ciceron) souligne la nécessité de dévélopper  »
le sens de la flatterie, vice ignoble en toute autre circonstance, mais qui, dans
une campagne, devient qualité indispensable […] obligatoire pour un
candidat dont le front, le visage et les discours doivent changer et s’adapter, selon
ses idées et ses sentiments, à l’interlocuteur du moment ».

Mohamed
Qayaad

05/02/03 (B183) A Djibouti, nouvelle base arrière américaine (Article paru dans Le Figaro sous la signature d’Adrie Jaulmes)

Les États-Unis
continuent à masser autour de l’Irak une force atteignant au moins
87.000 hommes cette semaine, notamment au Koweït, et qui devrait dépasser
les 150.000 hommes à la mi-février, selon le Pentagone. Des
renforts en chars, navires de guerre et avions de combat arrivent quotidiennement.
A Djibouti, les marines s’installent en plein cour de la région où
Ben Laden a signé son premier attentat en 1993.

Djibouti : de notre
envoyé spécial Adrien Jaulmes [04 février 2003]

Le capitaine Klumpp mâchonne
sa chique devant l’entrée
du camp. La casquette camouflée enfoncée sur sa nuque
rasée, l’officier du corps des marines accueille ses
visiteurs devant un rempart de bastion walls. Ces
cubes de toile remplis de terre utilisés par le génie
américain entourent depuis quelques mois les bâtiments
blancs du camp Lemonnier, un ancien cantonnement de la
légion étrangère à Djibouti. En haut des miradors,
les
sentinelles américaines scrutent de leurs jumelles les
abords de cette nouvelle forteresse comme s’ils
étaient en plein «territoire apache». Mais seuls
quelques Djiboutiens indifférents et des troupeaux de
chèvres passent entre les acacias et les vieux sacs
plastiques.

«Bienvenue au camp
Lemonnier!» annonce le capitaine
Klumpp, avec une poignée de main vigoureuse et un
accent du sud des États-Unis. Il porte le nouveau
treillis au camouflage high-tech des marines, tissu
beige semé de petits carrés bruns, comme sur une photo
numérique trop agrandie. «Vous êtes autorisés à
tout
filmer, sauf les entrées du camp, la piste
d’atterrissage, les aéronefs et les installations des
forces spéciales», annonce-t-il, en crachant un jet de
salive bruni par le tabac à chiquer. Cela revient à
interdire presque toutes les directions, mais les
consignes sont les consignes.

Le camp ressemble à
tous les bivouacs de l’armée
américaine, dressés dans les sables du Koweït ou les
montagnes afghanes : derrière les remparts pliants des
bastion walls, les tentes beiges climatisées sont
alignées au cordeau, entourées des latrines de
campagne en plastique, des fontaines d’eau potable et
des cabines de téléphone qui permettent aux «boys»
de
rester en contact avec le pays.
Tout le matériel a été débarqué en quelques
semaines
par des rotations d’avions géants C 5 Galaxy ou par
conteneurs maritimes. Les 900 soldats américains du
camp Lemonnier ne manquent de rien. L’intendance
veille, ainsi que l’organisme du «Soutien du moral et
distractions», qui assure pour le compte du Pentagone
le bien-être des troupes.

Le capitaine Klumpp, chargé
de la communication de
l’état-major, débite avec une jovialité
professionnelle un discours soigneusement préparé.
«Notre présence ici n’a rien à voir avec la crise
irakienne, précise-t-il. Nous sommes ici dans le cadre
de la coalition internationale contre le terrorisme
mise en place après le 11 septembre 2001.»

Rassemblant sous un commandement
américain
l’Allemagne, l’Angleterre, l’Espagne et l’Italie, la
«task force» combinée «Corne de l’Afrique»
(JTF-HOA) a
été créée pour empêcher les membres du réseau
d’al-Qaida fuyant l’Afghanistan et le Pakistan de
trouver refuge dans les pays de cette région sensible.
La zone était déjà suspectée d’abriter des groupes
terroristes islamistes avant le 11 septembre. Elle est
devenue depuis la chute de Kaboul fin 2001 le coeur de
la nébuleuse islamiste d’al-Qaida.

Plusieurs chefs de l’organisation
terroriste se sont
en effet réfugiés au Yémen voisin, région berceau
de
la famille d’Oussama ben Laden, et où les tribus
acquises à l’islam le plus radical échappent au
contrôle du gouvernement central.

Le Soudan, où vécut
Ben Laden entre son expulsion
d’Arabie saoudite et son retour en Afghanistan en
1996, a officiel lement pris ses distances avec le
terrorisme islamique, mais continue d’offrir un asile
à des membres de groupes radicaux proches d’al-Qaida.

Quant à la Somalie,
pays où l’Etat central s’est
effondré au début des années 90, et dont le Sud est
aux mains des seigneurs de la guerre, elle abrite
toujours les bases d’al-Itihaad al-Islamiya, groupe
fondamentaliste lié à Ben Laden.

Au centre de ce carrefour
du terrorisme, Djibouti
offre aux Américains une base arrière idéale. Cette
cité-Etat dont la stabilité est assurée par une
présence militaire française vieille de plus d’un
siècle permet de surveiller et, le cas échéant,
d’intervenir dans tous les pays voisins.

«C’est un bon endroit
pour avoir un point de vue (sur
la région) au cours des prochaines années», a déclaré
le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld,
lors de sa visite au camp Lemonnier en décembre 2002.
«Nous devons être là où l’action est. Et il n’y
a
aucun doute que c’est une région où il y a de
l’action», souligne-t-il.

La «bataille de
la Corne» a commencé bien avant les
attentats de New York et de Washington. Dressant sa
propre chronologie de la lutte contre les Américains
infidèles, Ben Laden fait remonter à 1993 la première
défaite du «Grand Satan». Une sanglante embuscade dans
Mogadiscio, où 18 rangers américains avaient trouvé la
mort face aux miliciens du général Aïdid, oblige alors
Washington à un humiliant retrait de Somalie.

Puis en 1998, deux attentats
frappent les ambassades
américaines au Kenya et en Tanzanie, tuant 225
personnes et déclenchant la première riposte
américaine contre al-Qaida en Afghanistan. En novembre
2000, l’attaque suicide contre le destroyer Américain
USS Cole en rade d’Aden, qui tue 17 marins, met le
Yémen au premier rang de la liste des Etats abritant
des terroristes.

Un raid du même
type est de nouveau lancé le 6 octobre
2002 contre le pétrolier français Limburg sur la côte
yéménite, coûtant la vie à un marin bulgare.

Le 28 novembre, un double
attentat fait 13 victimes
dans un hôtel de Mombasa, sur la côte kenyane, et
manque de peu un bilan bien plus lourd en ratant de
justesse un avion de ligne israélien.

La corne de l’Afrique
est donc pour les Américains une
zone de guerre. Les sentinelles ont les armes
approvisionnées, et les déplacements en dehors du camp
Lemonnier sont limités au maximum. Et le «Centcom», le
commandement central du général Tommy Franks, qui
s’étend sur tout le Moyen-Orient et l’Asie centrale,
fait appliquer partout les mêmes consignes. Un
attentat antiaméricain au Koweït suffit à mettre en
alerte maximale les forces américaines depuis Kandahar
jusqu’à Djibouti.

Une fois par semaine,
une sirène retentit au camp
Lemonnier. «C’est un exercice. Tous les personnels
rejoignent le poste qu’ils occuperaient en cas
d’attaque», explique le capitaine Klumpp. «Vous êtes
priés de ne pas bouger pendant toute la durée de
l’alerte», avertit-il, soudain très sérieux.

Un peu plus tard, l’exercice
terminé, les soldats
regagnent leurs tentes en gilet pare-balles et casque
lourd, le fusil M-16 à la main. Ils n’ont aucun doute
sur leur mission. «Il y a une guerre, et on est ici
pour la gagner», explique le sergent Lovett, qui passe
avec un petit groupe de soldats. «Plus tôt on en aura
fini avec les terroristes, plus tôt on pourra rentrer
chez nous.» Lovett a profité d’une permission pour
aller faire un tour dans Djibouti. «On est prudents
quand on sort, dit-il. Mais nous n’avons pas de
problèmes avec la population.»

Les autres soldats qui
accompagnent le sergent Lovett
n’ont pas quitté le camp Lemonnier depuis leur arrivée
à Djibouti, cinq mois plus tôt. Ils préfèrent passer
leurs rares moments de libre à se reposer. Lovett,
lui, s’est engagé pour «voir du pays». Il a été
basé
en Allemagne, et a voyagé en France. «Je suis allé à
Disneyland Paris», précise-t-il.

Plus loin, une section
se rassemble au soleil. On
remarque dans les rangs quelques femmes, le chignon
serré sous la casquette. «Attention ! Garde à vous !»
Le chef de détachement présente sa troupe à un
officier bâti comme un déménageur. «C’est le nouvel
aumônier», explique le capitaine Klumpp.

Fusil à l’épaule,
les soldats inclinent la tête pour
une rapide prière. «Prions Dieu pour qu’Il nous vienne
en aide dans notre mission», conclut l’aumônier. «Amen

Ces soldats ne partent
pourtant pas pour un raid sans
retour : le camp Lemonnier abrite essentiellement des
spécialistes des transmissions ou des membres des
détachements de protection. Et la nouvelle base
américaine de Djibouti, de taille relativement modeste
comparée aux bivouacs du désert koweïtien, sert
surtout de pied-à-terre à l’état-major de la JTF-HOA,
placé sous les ordres du général des marines John
Sattler. Embarqué à bord d’un navire de commandement
aux moyens de communication ultramodernes, l’USS Mount
Withney, cet état-major ne dispose pour l’instant
d’aucune troupe. «Mais nous sommes en mesure de nous
voir allouer les moyens nécessaires à n’importe quel
type d’opération», dit le capitaine Klumpp.

Le 24e corps expéditionnaire
des marines, qui croise
aux alentours d’Oman à bord du navire d’assaut
amphibie USS Nassau participe pour l’instant au siège
de l’Irak. «Mais c’est typiquement le genre d’unité
qui peut être dirigée si nécessaire vers la Corne»,
explique le capitaine Klumpp. Il se montre beaucoup
moins loquace à propos d’autres formations stationnées
au camp Lemonnier. «Oui, il y a aussi des forces
spéciales, admet-il, mais c’est un sujet classifié sur
lequel je ne peux pas m’exprimer.»

Sur la piste désaffectée
de Shabbele, qui sert de
piste de secours à l’aéroport de Djibouti, à quelques
centaines de mètres du camp, un hangar blanc abrite de
curieux avions gris au fuselage allongé. Les drones
«Predator» de la CIA sont basés sur le territoire
djiboutien depuis l’été 2002. Ces engins décollent de
Shabbele avant d’être directement télécommandés
depuis
le siège de la CIA aux Etats-Unis. Les images prises
en vol sont ainsi envoyées en temps réel à Langley,
Virginie. Où est prise la décision d’une éventuelle
attaque, comme celle du 3 novembre 2002, lorsqu’un
drone basé à Djibouti pulvérise d’un coup de missile
antichar «Hellfire», la voiture de l’un des
lieutenants de Ben Laden dans le nord du Yémen.

«On est ici pour
combattre le terrorisme, explique le
capitaine Klumpp. Mais notre mission est aussi de
travailler à plus large échelle et d’établir une
stabilité durable dans toute la région. Avec nos
alliés de la coalition», ajoute-t-il en regardant
décoller sur la piste voisine trois Mirage français
dans un bruit assourdissant.

Les Espagnols et les Allemands
ont eux aussi pris pied
à Djibouti. Les marines de ces deux pays croisent dans
la mer Rouge et le golfe d’Aden. Leurs frégates
relâchent régulièrement dans le port, mais leurs
personnels à terre sont plus modestement logés dans
les hôtels de Djibouti, et passent au final assez
inaperçus.

Ce qui est loin d’être
le cas des Américains. La
transformation du camp Lemonnier en pied-à-terre de
l’US Army s’est faite avec l’accord des autorités
djiboutiennes, alléchées par la manne financière qui
l’accompagne. L’état-major américain refuse de fournir
des chiffres, mais selon des diplomates occidentaux en
poste dans la région, les Etats-Unis auraient déjà
versé aux autorités djiboutiennes quelque 40 millions
de dollars pour la «location» du camp Lemonnier.

Mais la petite communauté
française de Djibouti
regarde avec des sentiments mitigés ce déploiement de
forces. «Nos relations avec eux sont bonnes», affirme
le général Pons, commandant les Forces françaises
stationnées à Djibouti (FFDJ), qui admet cependant que
des «malentendus» aient pu avoir lieu. Une patrouille
américaine aurait ainsi essayé de contrôler les
papiers de soldats français, qui ont refusé
d’obtempérer. Et au cours d’un exercice amphibie, les
marines auraient omis de prévenir de leur débarquement
surprise des civils français médusés sur une plage de
Djibouti.

Dans les popotes de la
plus grande base française à
l’étranger, où 2 800 soldats de l’armée de terre, de
la marine nationale et de l’armée de l’air sont
stationnés pour assurer la défense de la République
djiboutienne, le ton est moins diplomatique.
«L’attitude des Américains est inadmissible», peste un
officier de marine français. «Ils se comportent comme
s’ils étaient en pays conquis. Il ne faut pas qu’ils
s’étonnent s’ils ont des problèmes !»

D’autres militaires français
sont cependant plus à
l’aise. «Les Américains sont en opération. Ils
appliquent leurs consignes. Leur attitude est
cohérente, explique un officier de la 13e demi-brigade
de Légion étrangère, le reste est une affaire
d’appréciation».

05/02/03 (B183) A lire dans Jeune Afrique trois articles …

_________________________

Le président Ismaïl
Omar Guelleh ne s’y est pas trompé : le 11 septembre 2001, dès
l’annonce de l’attentat contre les tours jumelles du World Trade Center, il
a compris que l’avenir de son pays était en train de se jouer. Aussitôt,
il a réuni ses principaux collaborateurs.

Il y avait là,
entre autres, Dileita Mohamed Dileita, son Premier ministre ; le général
de brigade Zakaria Cheick Ibrahim, chef d’état-major des Forces armées
; et Hassan Saïd Khaireh, le patron de la sécurité intérieure,
son homme de confiance depuis toujours (voir p. 41). Tous sont tombés
d’accord pour ne pas laisser passer l’occasion. Leur minuscule pays, il est
vrai, n’a pas vraiment été gâté par la nature.

Largement désertique,
il ne produit à peu près rien et ne dispose que de deux atouts
: la situation exceptionnelle de son port, relié par une ligne de chemin
de fer à Addis-Abeba, en Éthiopie, et une présence militaire
française qui décourage les convoitises de ses grands voisins
et constitue une manne financière non négligeable. Depuis l’indépendance,
en 1977, le régime djiboutien a intelligemment tiré profit de
ces deux atouts, même si, dans les années quatre-vingt-dix, le
soulèvement des Afars, l’un des cinq grands groupes ethniques du pays,
a indiscutablement retardé le décollage économique. «
Nous avons la baraka », jure Guelleh.

De fait, quelques mois
après le déclenchement de l’insurrection afar, le régime
de Mengistu Haïlé Mariam, le Négus rouge, tombe à
Addis-Abeba. L’Éthiopie est amputée de sa partie septentrionale,
l’Érythrée, et, du même coup, privée de sa façade
maritime. Pour le port de Djibouti, l’aubaine est d’autant plus belle que,
à partir de 1997, Éthiopiens et Érythréens ont
la très mauvaise idée de se lancer dans une guerre atroce. Le
volume des marchandises transitant par le port de Djibouti augmente sensiblement,
ce qui, financièrement, permet de compenser l’augmentation (de 6 000
à 16 000 hommes) des effectifs de l’armée djiboutienne. La pacification
du nord du pays à peine achevée, c’est l’avenir de la base militaire
française qui, à son tour, commence à poser problème.
En 1995, Jacques Chirac, nouveau locataire de l’Élysée, fait
du redéploiement des forces militaires françaises à l’étranger,
en Afrique notamment, l’une de ses priorités.

La base de Bangui, en
Centrafrique, est fermée, et le nombre des soldats français
à Djibouti est ramené de 3 500 à 2 700 hommes. Plus grave,
la durée de leur séjour est très sensiblement réduite
: de deux ans à quatre mois. Du coup, officiers et sous-officiers n’ont
plus besoin de faire venir leur famille. Pour Djibouti, le manque à
gagner est considérable. C’est dans ce contexte qu’interviennent les
attentats du 11 septembre. Dans les heures qui suivent la tragédie,
les autorités djiboutiennes dénoncent l’opération terroriste,
expriment leur sympathie au peuple américain et affichent leur disponibilité
à participer à la nouvelle guerre qui s’annonce. Au début
de 2002, les premiers soldats étrangers qui débarquent à
Djibouti sont les Allemands. Parmi eux, une centaine de commandos, qui s’entraînent
dans les environs d’Arta. Hormis le Kosovo, c’est la première intervention
d’envergure de la Bundeswehr depuis 1945.

À l’issue de la
première patrouille de la marine allemande au large des côtes
somaliennes, le commandant du corps expéditionnaire décide de
fêter l’événement, mais, ne disposant pas encore d’un
quartier général à terre, reçoit ses invités,
diplomates et hommes politiques, à bord d’un destroyer. Au général
Alain Bévillard, commandant de la base française, l’officier
allemand confie, non sans émotion : «

Vous vous rendez compte,
nous travaillons de concert, depuis près de cinquante ans, à
la construction de l’Europe, mais c’est la première fois que nos forces
armées participent à une opération conjointe. »
Les Allemands sont plus spécialement chargés de surveiller le
golfe d’Aden et les côtes somaliennes, de manière à prévenir
un éventuel afflux de combattants d’el-Qaïda fuyant les bombardements
américains en Afghanistan.

Mais aussi de préparer
la mise en place de la Combined Joint Task Force (CJTF) dans la Corne de l’Afrique.
Qu’est-ce que la CJTF ? Ses contours sont encore flous, mais sa mission, telle
que la définit le Pentagone, est on ne peut plus claire : surveiller
les espaces aérien, maritime et terrestre de six pays africains (Érythrée,
Éthiopie, Djibouti, Kenya, Somalie et Soudan) et d’un pays du Moyen-Orient
(le Yémen). En cas de besoin, elle devra intervenir pour éliminer
toute menace terroriste contre les intérêts des États-Unis
et de leurs alliés. Mais l’administration américaine jure qu’elle
n’a nulle intention de s’installer durablement à Djibouti et que la
mission de la Task Force évoluera en fonction des décisions
politiques que les membres de la coalition seront amenés à prendre.
Il n’empêche : Donald Rumsfeld, le secrétaire à la Défense,
a bien précisé que les troupes américaines pourraient
rester à Djibouti « pendant plusieurs années ».

En réalité,
le Pentagone envisageait depuis longtemps (bien avant le 11 septembre) de
s’installer dans la région. L’objectif était évidemment
de contrôler Bab el-Mandab, la porte méridionale de la mer Rouge,
point stratégique sur la route du pétrole. Oussama Ben Laden
leur a fourni l’occasion rêvée de mettre leurs projets à
exécution. Face à la péninsule Arabique et à ses
immenses réserves d’hydrocarbures, la Corne de l’Afrique est en effet
une zone de transit pour les organisations terroristes opérant en Afghanistan.
« Ses caractéristiques géographiques leur offrent une
grande marge de manoeuvre », estiment les stratèges de Washington.
Le 26 juillet 2002, le général Tommy Franks, commandant en chef
des forces américaines dans la région du Golfe, rend visite
à Guelleh, qui le reçoit dans sa résidence privée,
à Haramous.

Il veut s’assurer que
Djibouti ne voit pas d’inconvénient au stationnement de troupes au
sol, sur son territoire. Hormis les soldats allemands, les forces de la CJTF
(plusieurs centaines d’hommes, essentiellement américains et espagnols)
se trouvent en effet sur des navires de guerre croisant au large. Le QG des
opérations est installé pour sa part à bord du destroyer
USS Mount-Whitney. Deux mois plus tard, près d’un millier de GI’s débarquent
à Djibouti. Ils appartiennent au bataillon du QG de la IIe division
de marine, basée à camp Lejeune (Caroline du Nord), celle-là
même dont les quinze mille hommes ont été, le 11 janvier
dernier, envoyés en renfort dans le golfe Persique, en prévision
d’une frappe contre l’Irak.

En quatre mois, les Américains
dépenseront 8,7 millions de dollars pour rénover les installations
aéroportuaires et aménager le pas de tir. Le 11 décembre,
c’est au tour de Rumsfeld de faire escale à Djibouti. Au cours d’un
entretien de deux heures avec Guelleh, tous les sujets sont passés
en revue. Tous ? Enfin presque. Les questions qui fâchent, notamment
les histoires de gros sous, sont soigneusement laissées de côté.
« Nous devons d’abord convaincre le Congrès », s’excuse
Rumsfeld. « Faites vite, nous avons un besoin urgent d’aide au développement
», lui répond Guelleh.

Peu familiers de ce genre
de transaction, les Djiboutiens envoient deux juristes suivre un stage de
formation à… Washington. Rendez-vous est pris en janvier 2003, pour
une rencontre Guelleh-Bush destinée à mettre au point un accord-cadre
de coopération militaire. En attendant, Rumsfeld nomme le général
John Sattler au poste de chef d’état-major de la CJTF, avec résidence
à Djibouti. La réputation de stabilité de Djibouti n’empêche
pas les Américains de craindre une opération d’el-Qaïda
contre leurs intérêts dans le pays. James Beamer, un diplomate
accrédité à Djibouti, se veut pourtant rassurant : «
Nous faisons confiance aux militaires français, qui connaissent parfaitement
le terrain et font du bon boulot », explique-t-il.

Comment les Français
vivent-ils le débarquement de l’armada américaine ? L’état-major
se montre fort discret sur la question, mais l’on évoque, ici ou là,
quelques frictions

. Avec leurs gros sabots
et leur obsession sécuritaire, les Américains ont quelque peu
bouleversé les habitudes du camp Lemoine, qu’ils partagent avec les
légionnaires français. Officiellement, tout va bien, mais les
Djiboutiens sont conscients d’un changement d’attitude chez leurs partenaires
français. « C’est vrai qu’ils ont toujours manifesté leur
solidarité avec la population djiboutienne, mais nous avons l’impression
que l’arrivée des Américains a renforcé cette volonté
de coopération. Depuis quelques mois, ils mettent les bouchées
doubles en matière d’éducation. Plusieurs projets sociaux ont,
par exemple, été inaugurés. » Au fond, pour les
Français, Djibouti est un peu comme une vieille épouse délaissée
qui redevient séduisante dès lors qu’elle est courtisée
par un autre.

CHERIF
OUAZANI,
envoyé spécial

_______________________________________

Ismaïl
Omar Guelleh : les Américains, Ben Laden et moi

Elu à la présidence
de son pays en avril 1999, Ismaïl Omar Guelleh est un ancien chef des
services de sécurité. Il sait donc de quoi il parle lorsqu’il
évoque la lutte antiterroriste. Les attentats du 11 septembre 2001
ont mis en évidence l’importance stratégique de Djibouti, qui,
en raison de sa position géographique, contrôle le golfe d’Aden
et Bab el-Mandab, par où transite une grande partie du pétrole
consommé dans le monde. C’est sans nul doute ce qui explique que, le
21 janvier, George W. Bush l’ait reçu en grande pompe à la Maison
Blanche, en présence du ban et de l’arrière-ban de son administration.
Honneur assez exceptionnel, tous les ténors en effet étaient
là, du vice-président Dick Cheney au secrétaire d’État
Colin Powell, en passant par la patronne du Conseil national de sécurité,
Condoleezza Rice, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld,
et son adjoint Paul Wolfowitz. Deux semaines avant son voyage aux États-Unis,
le président Guelleh avait reçu l’envoyé spécial
de J.A.I.

J.A./L’INTELLIGENT : Vous
avez rencontré à de nombreuses reprises les responsables américains.
Que vous ont-ils dit ?


ISMAÏL OMAR GUELLEH : Une totale franchise a présidé à
ces rencontres. Tous les sujets ont été abordés sans
tabou, et en premier lieu, bien sûr, la lutte mondiale contre le terrorisme.
La première visite d’un membre de l’équipe Bush remonte au 11
décembre 2002. Donald Rumsfeld a saisi l’occasion d’une tournée
régionale pour superviser l’installation du nouveau chef du corps expéditionnaire
américain, le général John Sattler, qui coordonne par
ailleurs l’action de l’ensemble des troupes de la coali on stationnées
à Djibouti. Rumsfeld m’a appris que le président d’un pays voisin
lui avait proposé d’installer chez lui les troupes américaines,
mais il a décliné l’offre, estimant que Djibouti présentait
davantage de garanti es de stabilité.


J.A.I. : Djibouti compte pourtant une importante communauté yéménite
à l’égard de laquelle les Américains seraient fondés
à nourrir certains soupçons…

I.O.G. : Ce sont avant
tout des Djiboutiens et nous en répondons. Vous savez, ces gens-là
sont très différents des Yéménites du Yémen,
qui baignent, c’est vrai, dans un climat propice au développement des
idées intégristes. Le moins que l’on puisse dire est que les
autorités de Sanaa se sont longtemps montrées fort laxistes
avec les islamistes, n’hésitant pas, lors de la guerre de sécession,
en 1994, à les instrumentaliser. Ayant largement contribué à
la victoire du président Ali Abdallah Salah sur les socialistes, ceux-ci
sont devenus incontournables et se sont retournés contre le chef de
l’État. Des partis islamistes comme el-Islah, qui contrôle le
Parlement, ont créé une situation qui ressemble fort à
celle qui prévaut en Arabie saoudite. Un exemple ? L’université
théologique, créée à Sanaa avec le concours financier
de richissimes hommes d’affaires, forme chaque année plusieurs centaines
de prédicateurs. Or toutes les mosquées du Yémen sont
pourvues d’un imam. Que peuvent faire ces diplômés, sinon sombrer
dans l’action subversive ?


J.A.I. : Ne risquent-ils pas de s’intéresser, un jour, à Djibouti
?

I.O.G. : Nous veillons
à prévenir toute contagion. Nous sommes un pays 100 % musulman,
mais cela ne nous empêche pas de construire des églises. Comme
vous le savez, aucun lieu de culte n’a été attaqué.


J.A.I. : Êtes-vous en mesure de déjouer d’éventuelles
opérations d’el-Qaïda ?

I.O.G. : Nous avons la
baraka. En un quart de siècle, nous n’avons connu qu’une seule action
terroriste, en 1987. Elle était le fait d’un Tunisien agissant de manière
apparemment isolée L’homme, vous vous en souvenez, a déposé
une mallette piégée à la terrasse d’un café fréquenté
par les légionnaires français. Il a été immédiatement
identifié, a rrêté, jugé et condamné. Il
vient d’ailleurs d’être libéré.


J.A.I. : Pas de « syndrome de Mombasa », donc ?

I.O.G. : Non. Contrairement
à Djibouti, le Kenya est un grand pays, difficile à surveiller.
D’autre part, les intérêts israéliens y sont considérables,
ce qui est de nature à susciter des actions terroristes.


Pourtant, de nombreux étrangers résident à Djibouti,
sans parler de la présence militaire américaine… Je vous répète
que ce pays, qui est presque une ville-État, peut aisément être
sécurisé. Faites confiance à nos services spécialisés
!


J.A.I. : Qu’attendez-vous de votre coopération avec les Américains
?

I.O.G. : Beaucoup de choses.
J’ai expliqué à nos interlocuteurs que nous souhaitons de leur
part une plus grande implication dans le développement économique
de Djibouti. En outre, il n’est pas question que les Français, qui
sont là depuis 1977, soient astreints au paiement d’une redevance et
pas les Américains .


J.A.I. : Combien avez-vous demandé ?

I.O.G. : Nous n’en sommes
encore qu’au stade des négociations. Nous avons dépêché
deux juristes à Washington en vue de la rédaction d’un document
qui servira de cadre à la coopération militaire entre nos deux
pays.


J.A.I. : Quel sera le montant de la redevance ?

I.O.G. : Sincèrement,
je ne suis pas encore en mesure de vous le dire. En revanche, je peux vous
confier qu’il sera plus important que celui qu’acquittent les Français
[130 millions de dollars, NDLR]. Reste que l’essentiel, à nos yeux,
est le renforcement des relations politiques.


J.A.I. : La présence, depuis plusieurs mois, de près d’un millier
de soldats américains n’a eu, semble-t-il, aucune incidence sur l’économie
locale. Les commerçants se plaignent que lesdits soldats ne consomment
rien sur place et évitent soigneusement de ortir… I.O.G. : C’est
ridicule. Allez du côté de l’aéroport, vous verrez qu’ils
ont prolongé la piste d’atterrissage et construit de nouveaux hangars.
De nombreux marchés ont été confiés à des
entreprises de travaux publics djiboutiennes.


J.A.I. : Négocierez-vous avec les États-Unis en tant que pays
ou en tant que chef de file de la coalition ?

I.O.G. : Comme avec les
Allemands, qui sont là depuis février 2002, nous discuterons
avec les Américains dans un cadre bilatéral et, en aucun cas,
multilatéral. Les Espagnols, qui, eux aussi, sont présents à
Djibouti, seront logés à la même enseigne, de même
que tout membre de la coalition qui décidera de se joindre à
la Task Force.


J.A.I. : Djibouti est membre de la Ligue arabe et cette institution a clairement
affiché son hostilité à d’éventuelles frappes
contre l’Irak…

I.O.G. : J’ai été
très clair avec Rumsfeld : en l’absence d’une résolution du
Conseil de sécurité de l’ONU, aucun avion décollant de
Djibouti ne devra participer au bombardement de l’Irak ou de tout autre pays
arabe. I l a parfaitement compris notre position et m’a confirmé que
les troupes américaines stationnées chez nous ne participeront
qu’à des opérations contre el-Qaïda.


J.A.I. : Le 3 novembre, un avion sans pilote Predator a bel et bien décollé
de Djibouti avant de frapper une cible au Yémen !

I.O.G. : L’opération
ne visait pas un État arabe, mais Sinane el-Harithi, un ressortissant
yéménite membre d’el-Qaïda. Et celui-ci a bien cherché
ce qui lui est arrivé : quatre jours auparavant, il avait assassiné
quatre gardes du corps du fils du chef de l’État. Si le gouvernement
du Yémen ne l’a pas pleuré, pourquoi voulez-vous que je verse
des larmes de crocodile ?


J.A.I. : Votre partenariat avec les États-Unis vous donne-t-il les
moyens d’essayer d’empêcher la guerre ?

I.O.G. : Nous sommes convaincus
de la nécessité d’une résolution onusienne, mais il faut
être réaliste : les Arabes ne sont pas de taille à se
mesurer Washington. La Jordanie, par exe mple, vient de se voir promettre
une aide de 1 milliard de dollars. Comment voulez-vous qu’Abdallah II proteste
contre d’éventuelles frappes sur Bagdad ? Pour leur part, l’Arabie
saoudite accueille sur son sol deux bases américaines (plus de cinquante
mille hommes, au total) et le Qatar vient de signer un accord militaire avec
les Américains qui ne souffle mot de l’Irak. Dans ces conditions, je
ne vois pas en quoi la présence de soldats américains à
Djibouti serait une trahison de la cause arabe.

Propos
recueillis par
CHERIF OUAZANI

_____________________________________________________

L’homme
du président

Natif de la ville d’Ali
Sabieh, Hassan Saïd Khaireh est né en 1951. Il a 20 ans lorsqu’il
s’engage dans la police nationale. Six ans plus tard, Djibouti accède
à l’indépendance. C’est à cette époque qu’il fait
la connaissance de celui qui, vingt-deux ans plus tard, deviendra le chef
de l’État : Ismaïl Omar Guelleh.

Dans l’ombre de celui-ci,
inamovible patron des services de sécurité, il fera toute sa
carrière. Dès 1978, il est l’un des premiers fonctionnaires
affectés au Service de documentation et de sécurité (SDS),
nouvellement créé. Sa loyauté envers Guelleh et son esprit
d’analyse concourent à en faire le numéro deux. En 1985, Guelleh
est nommé chef de cabinet du président Aptidon et Khaireh lui
succède tout naturellement la tête du SDS. Le 8 juin 1999, au
lendemain de l’élection de son mentor à la présid ence,
il est nommé chef de la Sécurité nationale. À
ce titre, il chapeaute le SDS et la redoutable Force de police nationale (FPN),
le corps d’élite du régime.

Marié et père
de trois enfants, cet Issa longiligne aux cheveux plus sel que poivre est
désormais impliqué dans toutes les décisions importantes
et participe notamment aux rencontres entre Guelleh et le général
John F. Sattler, le patron de la Combined Joint Task Force (CJFT).

Bien entendu, il s’efforce
de convaincre son interlocuteur que la sécurité est parfaitement
assurée dans le pays. « Le taux de criminalité y est très
faible et plus de 75 % des détenus sont des ressortissants étrangers,
éthiopiens et somaliens en premier lieu », plaide-t-il. Mais
c’est précisément ce que redoutent les Américains : une
immigration non contrôlée en provenance d’un pays à haut
risque.

Dans leur collimateur,
le mouvement baptisé El Itihad Islami Somalia, auteur du double attentat
du 28 novembre, à Mombasa. « Nous savons que vingt mille réfugiés
somaliens sont établis chez nous. Nous savons aussi que, chaque jour,
une cinquantaine d’Éthiopiens et de Somaliens franchissent illégalement
la frontière. Mais nous contrôlons la situation, l’ordre public
n’est pas menacé. »

Les Américains
en sont-ils convaincus ?

« Ils sont là
et nous nous entendons très bien. Aussi bien qu’avec nos amis français
», répond Khaireh. Qu’attend-il de l’installation de la Task
Force à Djibouti ? D’abord, une formation pour une cinquantaine de
ses hommes ; ensuite, la livraison de matériel de surveillance électronique
afin de rendre les frontières du pays moins « poreuses ».
Quand il aura obtenu ce qu’il attend, alors, oui, Hassan Saïd Khaireh
sera un chef de la Sécurité nationale heureux.

Ch.O.


04/02/03 (B183) Honneur à la Garde républicaine, qualifiée par l’ADI de corps d’élite, mais constituée récemment avec les derniers inconditionnels au passé peu recommandable, pour protéger IOG des excés toujours possibles d’un peuple ingrat et revenchard … (Lecteur)

La garde républicaine,
un corps spécial,créé sur mesure pour protéger
Guelleh et sa mafia. Les chefs, des hommes surs, dévoués, mais
peu recommandables, sont des hommes bien connus, comme le Colonel Abdo
Abdi Dembil
, tristement célèbre pour avoir donné
l’ordre avec
le
Lieutenant Mohamed Djama, le 18/04/02, de tirer à balles réelles
sur les vétérans blessés de l’Armée qui réclamait
le paiement des arriérés de pension qui leur étaient
dûs. Le résultat avait été un carnage sanglant
dans les rues de la capitale.

Si par malheur, vous les
rencontriez le soir, dans une rue mal éclairée, prenez vos jambes
à votre coup et fuyez, fuyez le plus vite possible ! Ces chefs sont
des tueurs !

A l’instar des régimes
dictatoriaux, Guelleh s’est doté d’une garde républicaine, composée,
si l’on devait croire l’ADI des meilleurs soldats de l’armée (laissez-moi
rire quand même !).

Les meilleurs ! Comme
si on parlait des leurs compétences. En réalité ce corps
est constitué majoritairement avec des membres de la famille de Guelleh
et des soumis du régime, sans oublier des amis du clan (par alliance).

Heureusement pour
nous ! Les meilleurs éléments sont dans l’armée
régulière. Le fossé se creuse dangereusement entre
Guelleh et la population qui lui a donné désormais le
qualificatif reconnu d’« Assassin». Guelleh pense qu’il
sera protégé par sa tribu en cas de révolte de
la population. Décidément, Guelleh est sur une autre planète,
loin de la réalité.

Il faut que Guelleh
sache que sa tribu (même bien armée) ne suffira pas pour
le protéger efficacement. En effet, après les Issas, les
Mamassans, il ne reste plus que ce dernier cercle symbolisé par
l’assassin Mohamed Djama (photo ci-contre).

_______________________ Extrait de l’ADI

La Garde Républicaine
célèbre le premier anniversaire de sa création DJIBOUTI
(ADI)

3 Février 03- La
Garde Républicaine a célébré ce matin au camps
militaire ‘Omar Aline’, le premier anniversaire de sa création.

Ce corps d’élite,
sélectionné au sein des trois forces de défense et de
sécurité du pays, a pour vocation de garantir la protection
des institutions de la République et notamment la sécurité
du chef de l’Etat et de sa famille.

Il assure également
celle de l’ex-président de la République, El Hadj Hassan Gouled
Aptidon.

Rattachée administrativement
à la présidence, la Garde Républicaine est placée
sous le commandement du chef d’Etat-Major particulier du chef de d’Etat, le
lieutenant Colonel Abdo Abdi Dembil.

ADI – 18H 45 GMT – 3 FEVIER
2003

04/02/03 (B183) Pour quelles raisons, je suis un fervent supporter de Guelleh (Lecteur en Anglais)

First of all i woud like
to let you know that i am djiboutien immigrated in the USA since 1995.

I follow closely what’s
happenning right now in our beloved country and i support strongly President
Guelleh, his views in everything.

Why ? You wonder why i
support such a regime who is in violation of humans rights.

Then the answer is quiet
simple.

I agree this regime because
the opposition has no real politicals ambitions, has no defined , precis,
clear and authentic programme. All they have to say during the legislatifs
campaign are just to insult the regime in place, unleashing a war of word.
I recall what they’ve said : « ……..they(RPP) have been in power
since 1977….they’ve been 25years in power…. ».

They do not present a
convincing programme. one more thing, when I consulted the official site of
the Republique, I have seen some curious name in the list of the 65 deputes.Do
you know what I have seen.

Unbelieveble, Moumin Bahdon,
Ahmed Boullaleh Barreh. What the fuck is wrong with those people. Once they
publicaly said they were opposant, they insulted publicaly the former President
Goulled, the actual President Guelleh, they have been in Jail and today they
are in Office.

What the hell is going
on ?

Personnally, I think that
our country does no need a opposition party or any kind of multi-partism because
we are a tiny country with half million people.

Of course we should be
in a democratic system with the power to the people but with one President
and with one party.

Finally I invite all my
fellow Djiboutiens to think again and be United for the sake for the Republique.

Chaka

from LA California