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31/08/2013 (Brève 196) ALERTE ROUGE – LIBERATION / les fils du juge Borrel dénoncent des pressions (Même article que Le Point)

Les fils du juge Borrel ont demandé samedi au président de la République et aux ministres de la Justice et des Affaires étrangères d' »agir sans délai » pour que cessent menaces et pressions de Djibouti pour obtenir l’extradition d’un témoin-clé dans cette affaire.

Mohamed Saleh Alhoumekani avait mis en cause, dans la mort en 1995 du magistrat français Bernard Borrel, l’actuel président djiboutien Ismaël Omar Guelleh et son entourage. Il a été interpellé au Yémen la semaine dernière, selon son avocat Me Luc Cambier, qui redoute son renvoi vers Djibouti. Mais les autorités yéménites, citées mardi par le ministre belge des Affaires étrangères, ont assuré qu’il ne risquait pas d’être extradé.

Dans un communiqué de leur avocat Me Laurent de Caunes, Louis-Alexandre et François-Xavier Borrel, fils du juge, demandent à François Hollande et à ses ministres, « ainsi qu’à tous les responsables politiques attachés à la défense des droits de l’Homme, d’agir sans délai pour que cessent les menaces et les pressions qu’exerce le gouvernement de Djibouti pour obtenir, contre toutes les règles du droit international, son extradition ».

« Ils savent, par l’expérience tirée de l’instruction, que les autorités djiboutiennes n’ont jamais cessé de tenter d’intimider, d’influencer ou de faire taire les témoins les mettant en cause dans la mort de leur père, et ce qui se passe en ce moment en est une nouvelle – et peut-être dernière – illustration », ajoutent-ils.

De son côté, l’Association pour le respect des droits de l’Homme à Djibouti (ARDHD) a estimé dans un communiqué que « la pression et la manipulation s’intensifient vers le gouvernement du Yémen pour qu’il extrade vers Djibouti » Mohamed Saleh Alhoumekani. Il pourrait être jugé extradable dans le week-end, « entraînant de fait le risque de clôture de l’instruction en cours en France », affirme l’ARDHD.

Magistrat français détaché à Djibouti, Bernard Borrel avait été retrouvé mort le 19 octobre 1995, en contrebas d’un ravin, à 80 km de Djibouti. Son coprs étaient en partie carbonisé. Les enquêteurs djiboutiens et français avaient privilégié dans un premier temps la thèse du suicide. Mais en se basant sur de nouvelles expertises et témoignages, l’enquête française privilégie désormais celle d’un assassinat.

08/05/03 (B196/2) L’affaire DAF : une faute politique majeure de Guelleh. Pourait-elle devenir l’événement qui marquera le début de la chute du régime ? (Jean-Loup Schaal)

En harcelant DAF
sur plusieurs fronts :

  • sa liberté
    :

    en le faisant condamner par deux fois à de la prison avec sursis
    et en le faisant incarcérer dans des conditions assimilables à
    la torture,
  • sa famille :

    soumise à des violations de domicile et à des perquisitions
    abusives et non mandatées par une autorité judiciaire indépendante,
  • son
    journal :

    dont le dernier numéro a été saisi au moment de même
    de sa mise en vente et dont les archives et les ordinateurs ont été
    volés par la Police,

Guelleh commet à
notre avis la faute majeure la plus grave de son règne, avec le concours
(complicité) de plusieurs personnalités du régime, dont
Me AREF qui semble avoir choisi maintenant de soutenir les thèses officielles
du régime et ses arguments fallacieux ou trompeurs, au moins dans des
conversations privées, qu’il ne nous appartient pas de relater plus
avant.

Une faute politique
majeure :
Comme en 1991/1992 et 1999, les deux incarcérations de Me AREF,
qui se positionnait, à l’époque, comme un ardent défenseur
des Droits de l’Homme reconnu de tous, l’Affaire DAF soulève aujourd’hui
une forte réprobation dans l’opinion publique et elle mobilise. Loin
de se calmer, nous constatons que le mouvement prend de l’ampleur chaque jour
:

  • deux pétitions
    sur Internet, où s’accumulent les signatures,
  • des associations qui
    préparent des actions de mobilisation et qui vont faire pression
    sur les gouvernements pour obtenir que Guelleh ne soit plus soutenu aussi
    abusivement sur le plan financier,
  • l’opinion publique
    qui se réveille et qui prend conscience de la véritable nature
    du régime, avec en réaction, des cohortes imaginables de manifestants
    devant les Ambassades, des chancelleries, pour exiger de Guelleh pour qu’il
    libère DAF,
  • et bientôt probablement
    la presse européenne quipourrait entrer dans le jeu avec des articles
    peu complaisants sur le régime ?

En dépit de ces
risques, Guelleh reste ferme, insensible et inflexible. Il n’écoute
plus les conseils et il se renferme dans ses positions. Nous avons même
tendance à penser qu’il se fige dans cette décision suicidaire.
Au fond, aimerait-il se donner une nouvelle image publique (lui qui a tant
trahi, lui qui a tant détourné de fonds) ? Celle d’un « Guelleh
l’homme inflexible, qui ne cède jamais !!. Dans d’autres circonstances,
cela nous aurait fait hurler de rire.

Le temps joue contre
IOG

Il semble qu’une nouvelle
fois, IOG n’ait pas encore compris que son blocage mental est fort mal ressenti
et qu’il lui est fortement préjudiciable (Le comprendra-t-il ?) :

  • Il renforce immanquablement
    et de façon durable, l’image de DAF qui devient le martyr, le héros
    et l’un des libérateurs potentiels et crédibles du peuple
    djiboutien.
  • Les chancelleries (surtout
    française et américaine) qui étaient, jusqu’à
    présent, bienveillantes et qui lui lâchaient des paquets d’Euro
    ou de Dollars à la première demande, comme l’on donne de l’argent
    de poche à un adolescent aux poches percées, vont finir par
    être sensibles à cette vague de réprobation populaire
    qui enfle et qui ne va pas s’arrêter demain,
  • Les rapports accablants
    sur la situation des Droits de l’Homme et des Libertés, concernant
    son régime (Bureau fédéral américain, Reporters
    Sans Frontières, Confédération des syndicats, …)
    qui passaient souvent inaperçus, vont être montés en
    épingle.

En dehors de son cercle
‘d’obligés’, favorables par principe (au moins tant qu’il a la capacité
de leur distribuer de l’argent !), Guelleh n’a jamais su communiquer. C’est
un fait. A chaque fois qu’il a essayé d’allumer des contre-feux, il
s’est non seulement ‘planté’, mais aussi couvert de ridicule (Cf la
dernière réponse de la TV djiboutienne au reportage de Canal
+ ou les articles de La Nation ou de l’ADI).

Si Guelleh se raidit dans
sa position (qu’il est incapable de justifier sur le fond par des arguments
ou des preuves crédibles pour justifier l’emprisonnement de DAF) et
qu’il maintient, contre l’avis des amériacins et des français,
de la communauté internationale, contre l’opinion publique, son blocage
mental, il va au devant de graves difficultés. Va-t-il les affronter
? En a-t-il encore la capacité ?

L’émergence
d’un leader et le risque d’un embrasement populaire ?
Le risque c’est que cette affaire devienne un catalyseur pour la population
djiboutienne, qui n’a majoritairement qu’une envie depuis plusieurs années
: celle de le congédier pour faute grave et sans indemnité.

Même si DAF était
bien connu de chacun, il n’avait pas encore atteint la crédibilité
suffisante pour devenir un leader possible du peuple. Parfois il était
contesté et certains, y compris dans nos colonnes, avaient exprimé
des réserves sur des accords secrets qu’il aurait pu passer avec Guelleh.

Son arrestation et son
emprisonnement arbitraire dans des conditions abominables modifient la donne.
Qui pourrait dire maintenant qu’il a toujours des accords secrets, en vigueur,
avec Guelleh ? Sa légitimité d’opposant sort renforcé
et Guelleh vient de faire émerger un challenger de poids.

Plus Guelleh s’obstinera,
plus DAF deviendra une solution de rechange non seulement pour le peuple djiboutien
mais aussi pour les pays occidentaux, dont l’influence compte à Djibouti.
D’autant plus qu’il n’y a plus de véritables leaders dans l’opposition
djiboutienne et qu’il y a une place à prendre …. (La nature a horreur
du vide !)

L’affaire DAF n’est
pas la seule épine dans le pied de Guelleh :

De nombreux orages,
des haines tenaces et des rancoeurs féroces s’accumulent au-dessus
de la tête de Guelleh, qui est détesté aujourd’hui
par une grande majorité de la population djiboutienne qui lui
reproche, à juste titre, les difficultés économiques
et la peur dans laquelle elle survit.

Il ne faut pas
oublier non plus que Guelleh voit poindre d’autres orages au-dessus
de sa tête :

  • la condamnation
    ahurissante d’Alhoumekani au cours d’un procès où il
    n’était même pas invité (sic),
  • la relance
    de l’affaire Borrel dont l’instruction se poursuit et pas dans un
    sens favorable à Guelleh,
  • la mission
    des experts des Nations Unies sur les violations de l’embargo vers
    sur les armes pour la Somalie,
  • des affaires
    de drogue qui commencent à être évoquées
    par plusieurs sources,
  • les ballets
    roses, que certains soupçonnent le Général Zakaria
    d’organiser, dans son mabraze privé à l’intérieur
    d’un camp militaire, avec des invitées qui seraient plus ou
    moins consentantes (?)
  • la grande
    rafle de décembre où 5.000 étrangers ont été
    arrêtés,
  • l’incarcération
    des mineurs avec les adultes,
  • les nombreux
    cas de torture,
  • les exécutions
    sommaires de plusieurs personnes qui avaient probablement des choses
    à dire dans plusieurs affaires pénales, etc.

Tout cela pourrait se
retourner brutalement contre Guelleh, comme un boomerang, avec les développements
prévisibles de l’Affaire DAF, s’il maintient l’ordre d’incarcération
inexplicable, sauf pour de basses raisons personnelles. En cherchant à
faire taire un opposant reconnu, Guelleh suscite l’émergence du leader
de l’opposition.

Alors, plus que jamais
: ‘M. Guelleh, Libérez DAF et les six prisonniers politiques’. Si vous
ne le faites pas pour eux, vous le ferez pour la survie temporaire de votre
régime condamnable. Cette vision ne nous réjouit pas, mais la
liberté d’innocents est en jeu … !

Jean-Loup
Schaal

07/05/03 (B196/2) La concurrence franco-américaine va être rude, même à Djibouti. Selon cette dépêche de l’AFP, les forces US s’installent dans la durée avec un général à leur tête et l’appui de Guelleh qui a visité le navire de Guerre qui croisait dans les parages.

Les
vrais enchères vont pouvoir

commencer
sérieusement
entre la France et les USA

Au fait
qui sera le Commissaire-priseur ? Guelleh !

Le navire américain
Mont-Withney quittera l’océan Indien dans une semaine
AFP | 07.05.03 | 16h52


Le navire amiral des forces américaines croisant dans le Golfe d’Aden
et l’océan Indien, l’USS Mont-Withney, quittera la région dans
une semaine, à la fin de l’installation de la base d’appui logistique
de l’armée américaine à Djibouti, a annoncé mercredi
à l’AFP le capitaine William Klumpp, officier de liaison du navire.

Il s’exprimait à
l’occasion de la visite à bord du président djiboutien Ismaël
Omar Guelleh. L’USS Mont-Withney héberge le général John
Sattler, qui dirige les opérations de lutte antiterroriste dans six
pays de la Corne de l’Afrique (Djibouti, Ethiopie, Erythrée, Kenya,
Somalie, Soudan) et le Yémen.

Le général
Sattler assurera dans une semaine son commandement à partir de la base
américaine à Djibouti, a expliqué l’officier de liaison.
Les Etats-Unis ont prépositionné à Djibouti une force
militaire de 1.200 hommes comprenant des unités spéciales capables
de mener des raids éclairs ou des opérations commandos contre
des groupuscules terroristes se trouvant dans la sous-région.

Une surveillance permanente
des eaux de la mer Rouge et de l’océan Indien, en particulier à
proximité des côtes somaliennes, est également assurée.

L’accord fixant les conditions
et modalités de la présence militaire américaine à
Djibouti a été signé entre les deux parties en février.

Lors d’une visite effectuée
en décembre dernier à Djibouti, le secrétaire américain
à la Défense Donald Rumsfeld a laissé entendre que les
Etats-unis vont probablement maintenir pendant plusieurs années leur
présence militaire à Djibouti. Les forces américaines
ont occupé le camp « Lemonier » une ancienne base de la Légion
étrangère, unité d’élite de l’armée française,
qu’ils ont aggrandie, construisant même une nouvelle piste pour leurs
aéronefs.

La nouvelle
règle du jeu ?

07/05/03 (B196/2) Rétrospective : souvenez-vous, il y a deux ans, le 12 mai 2001, Dini signait dans la précipitation, un accord cadre avec Guelleh, à la veille d’une réunion internationale à Bruxelles où Guelleh allait se rendre pour solliciter des aides supplémentaires : une immense manifestation de colère des opposants unis l’attendait alors devant les portes de la salle de Conférence. Appel à contribution.

A l’époque notre
humouriste avait joué « les devins » et il vous avait proposé
un dessin simple, pour exprimer sa vision de l’avenir de ce contrat et les
motivations possibles des deux signataires. S’était-il trompé
?

SIGNATURE
DES ACCORDS DU 12 MAI 2001 A DJIBOUTI

Dessin
publié le 11 mai 2001 par l’ARDHD

Deux ans après,
à la veille de l’anniversaire de cette signature, qu’y-a-t-il de changé
au royaume de Guelleh ?

Sans vouloir influencer
les lecteurs, nous lançons simplement un appel à toutes les
contributions. Que les lecteurs expriment ce qu’ils ressentent sur les améliorations
ou les déteriorations, qui ont été enregistrées
à la suite de cet accord qualifié par certains « d’historique ».
Le sera-t-il ?

Bien qu’insuffisemment
informés, nous proposons une vison très simplifiée que
les lecteurs ont le loisir de compléter avec leurs propres rélexions
et leurs propres analyses :

du côté
positif :

la fin des combats et surtout la fin des cohortes de morts et de blessés,
pour rien ou pas grand chose.

du côté
négatif :

un renforcement de l’autorité et de la dictature, qui n’a plus le
souci de se préocuper d’une opinion, désormais « laminée »
après les événements et les prises de position des
uns et des autres.

06/05/03 (B196/2) La justice injuste de Guelleh. Pourquoi Alhoumekani a-t-il été traduit devant le Tribunal. Parce qu’il est d’origine Yéménite ? Sinon, je ne vois pas la raison, car il n’est pas le seul à avoir témoigné en France sur l’affaire Borrel. Racisme guelléien ? (Lecteur)

Je suis un fidèle lecteur de votre site car il prend vraiment la défense
des Droits des gens à Djibouti et surtout de ceux qui sont emprisonnés
par ce regime, sans condamnation légale par une Justice indépendante.

Si je me permet d’intervenir aujourd’hui, en vous demandant de publier ma
lettre c’est parce que j’ai assisté au procès de M.Mohamed Saleh
Alhoumekani.

Ce que ,je peux vous dire, M.Schaal, c’est que j’ai eu l’impression d’assister
à une piece de theatre à la façon ismalienne, comme l’a
dit M. Alhoumekani sur les ondes de RFI.

Ce jour-là, j’ai compris pas mal de choses. En plus du non respect
des Droits de l’Homme, de la corruption ,du vol organisé, des disparitions
mysterieuses à la charde de cette équipe de voyous au pouvoir
dont le Chef est Ismaïl Omar Guelleh, il y aussi des problèmes
de racisme et de tribalisme.

Si je me souviens bien, Ahoumekani n’a pas été le seul à
témoigner dans l’affaire borrel et il n’était pas non plus le
seul à mettre en cause ces voyous de Mahdi et d’Hassan Said, il y avait
aussi le juge Saïd Mohamed Saïd dit « Saïd Gauche ».

On m’a dit qu’il avair trouvé refuge en France et qu’il avait été,
lui aussi, entendu par la Justice française et qu’il avait fait une
déclaration reprise par Le Figaro début 2000. Il y aussi Abdourhaman
Yacin, un ancien diplomate en poste à Sanaa au Yémen. Il est
passé à la television sur TF1 et dans Le Figaro.

Yassin a été entendu, lui aussi, par la Justice française.
Sans oublier le cousin d’IOG, M.Iftin, qui a fait pire, dans une déclaration
en faveur d’IOG à Djibouti signée sous la contrainte (selon
le reportage de Canal+ que j’ai pu voir grâce à une cassette
prêtée par des amis et qui a fait le tour de la Ville puisqu’IOG
voulait nous empêcher de la voir
) qu’il a contredite dès
son arrivée en Belgique.

Pire encore, nous avons entendu sur la même cassette, Hassan Saïd
qui reconnaissait effectivement qu’il y avait bien eu une réunion au
Palais de l’Escale ce jour-là. Il montre même où Alhoumekani
se trouvait.

Et il ajoute qu’il dispose d’autres méthodes et des gens formés
pour éliminer ‘si on le voulait’ des témoins gênants.

J’ai donc assisté à un procès bidon dont la sentence
était écrite d’avance. Cela m’a rappelé la fois où
IOG, qui voulait faire condamner Maître Aref, avait choisi tout spécialement
un Juge d’origine arabe M.Saïd Abkar.

Eh bien maitenant, il a fait l’inverse avec un Juge non arabe pour condamner
une personne d’origine yéménite.

C’est cela la Justice au royaume de Guelleh. Espérons que l’avenir
permettra de rétablir la vérité.

06/05/03 (B196/2) LANCEMENT DE LA CAMPAGNE EN FAVEUR DE LA LIBERATION DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES A DJIBOUTI. (ARDHD)

Extrait de l’information
disponible sur le site cliquez
ici pour visualiser l’intégralité

Sept
hommes en danger, si nous n’intervenons pas

Actuellement, sept hommes sont
incarcérés à Djibouti, pour des raisons politiques,
dans des conditions particulièrement dramatiques, qui justifient cet appel,
car leurs vies sont en danger.

Six d’entre eux sont écroués depuis les évenements
du 7 décembre 2000 et un procès bâclé, soit 30 mois
de survie dans l’enfer.

Certains de leurs camarades ont été
libérés …  mais d’autres sont
déjà morts du fait du manque de soins médicaux.

Aden Ali Guedi

Nasri Elmi
Meraneh

Daher Hassan Ahmed
Ahmed Aden Fadan

Houssein Guedi
Boulaleh

Med Moussa Guedi


Le Président
DAF
Il est écroué depuis plus de
deux semaines dans une cellule de 3m2, qui est en fait l’ancienne
toilette à la turque du bâtiment. Il est Président d’un parti
d’opposition (MRD) et le directeur de l’un des rares journaux d’opposition
qui réussissait encore à paraître courageusement avec des moyens
de fortune : Le Renouveau.

Daher
Ahmed Farah
DAF


(……)

La
Campagne est prévue pour durer jusqu’à la fin du mois de mai,
à moins que nous n’ayons à enregistrer auparavant de bonnes
nouvelles : c’est à dire la libération de tous les prisonniers
politiques sans aucune exception.

1 – Le support d’information
est disponible sous plusieurs formats :

une page Internet : http://www.ardhd.org/d0507/priso_001.htm

un document au format
« Word » téléchargeable
(80 Ko)

un document au format
« RTF » pour Mac
et pour les anciennes versions de Word (attention 1,5 Mo env.)

Si vous en avez la possibilité,
merci d’imprimer l’un de ces documents au format A4 et de diffuser des copies
dans votre entourage. Vous pouvez aussi diffuser les liens via E-Mail.

2 – Deux pétitions
électroniques à signer que vous trouverez aux adresses
suivantes :
– pour la libération de tous les prisonniers politiques :
http://www.petitiononline.com/ardhd75/petition.html

  • – pour la
    libération de DAF : http://www.petitiononline.com/daflibre/petition
    .html
  • Dès le premier
    juin, la pétition et toutes les signatures seront adressées
    :

    à la Présidence
    de la République à Djibouti,
    au Ministre de la Justice djiboutien,
    au Ministres français des Affaires étrangères et de la
    Coopération,
    à l’Union européenne à Bruxelles,
    aux Nations Unies,
    à la Banque mondiale et au FMI.

    3 – Une information
    systèmatique

    de tout notre carnet d’adresse : députés et sénateurs,
    journalistes, associations et organismes internationaux.

    Dépêchez-vous
    de signer la pétition pour affirmer votre engagement en faveur de la
    libération de tous les prisonniers politiques incarcérés
    à Djibouti.

    06/05/03 (B196/2) Le numéro B 196 va être scindé en deux sous-numéros du fait de l’importance de l’actualité. Comment retrouver les articles du début de la semaine ?

    Pour retrouver les articles
    du numéro B 196 qui auront été archivés par anticipation
    (afin de ne pas alourdir les temps de chargement de la page) il vous suffit
    de choisir la rubrique à Gauche « Reconstituer un numéro »

    Dans rubrique ‘Série »,
    choisir Observatoire et dans le numéro « 196 »

    Nous vous prions de nous
    excuser pour la gène occasionnée, mais l’information est très
    dense et nous ne voudrions pas pénaliser, plus que de mesure, les lecteurs
    qui ne bénéficient pas d’un accès à haut débit,
    en particulier ceux qui vivent à Djibouti.

    06/05/03 (B196/2) Nouvel engagement en faveur de la Libération de DAF. Gulub-Kena. Cellule de réflexion sur le devenir des Afars à Djibouti.

    Il
    n’est pas trop dans nos habitudes de renter dans les arcanes de la vie politicienne
    en RDD, notre groupe étant avant tout une cellule de réflexion sur
    les conditions des Afars en république de Djibouti.

    Cependant,
    il, est de devoir de tout citoyen de s’élever contre l’ignominie. L’emprisonnement
    d’un grand leader de l’opposition pour voie de presse en est bien une.

    Par
    conséquent, nous condamnons avec fermeté l’emprisonnement de tout
    leader politique pour la libre expression de son opinion dans le cadre légal
    de nos institutions.

    Nous
    nous élevons également contre la détention arbitraire de
    DAF parce que ce jeune dirigeant politique Djiboutien incarne le Djiboutien de
    demain. Par sa vision politique, son courage, son franc parler, il demeure un
    des rares hommes politiques à croire encore à une franche entente
    entre les différentes communautés en RDD ce qui bien entendu va
    dans le sens de notre cellule. Il ose le dire et le traduire dans son engagement
    de tous les jours.

    Par
    ailleurs, il est quasiment le seul à oser s’exprimer dans les conditions
    difficiles d’une restrictions sévère de la liberté d’opinion
    dans notre pays pourtant reconnue par notre constitution.


    Nous joignons notre appel aux bonnes volonté pour que vive et naisse en
    RDD une vrai liberté d’expression devait-elle exprimer un avis contraire
    à notre propre opinion. C’est cela la démocratie et là se
    trouve l’avenir du pays.


    Gulub-Kena Cellule de Réflexion sur le Devenir des Afars à Djibouti