Articles

12/05/03 (B197) A tous les musulmans et en particulier à tous ceux qui vivent à Djibouti, nous souhaitons de commémorer dans la paix et dans le recueillement l’anniversaire de la naissance du prophète qui sera célébré demain 13 mai.

Toute l’équipe
de l’ARDHD adresse tous ses voeux à toutes les populations musulmanes
et en particulier à celles qui souffrent, à Djibouti et dans
d’autres pays, pour qu’elles puissent se recueillir dans la paix et dans l’espoir
à l’occasion de la célébration de l’anniversaire de la
naissance du prophète.

12/05/03 (B197) Comme elle l’avait annoncée, Alliance Arrey nous adresse la suite de la liste des personnes qui pourraient avoir collaboré avec la dictature. Nous publions cette liste, sous sa responsabilité avec les plus grandes réserves.

_____________________
Note de l’ARDHD
Le but de notre association n’est pas de déclencher une chasse aux
sorcières, mais il est parfois de notre devoir de dénoncer les
turpitudes possibles de certains nantis du régime qui auraient pu avoir la possibilité de profiter
outrageusement d’avantages et de facilités indues, en échange
d’un soutien sans condition au régime qui terrorise la population et
qui asservit les citoyens.

Néanmoins,
nous demandons à chacun de consulter cette liste avec les plus grandes
réserves, car la véritable responsabilité d’un individu
ne peut être établie que par une justice indépendante
et en aucun cas par nous. Il ne nous appartient pas de porter la moindre accusation
et nous nous refusons de le faire, d’autant plus que nous ne disposons d’aucun moyen d’investigation, en dehors des nombreux témoignages que nous recevons chaque jour.

La publication de
ce message, sous la responsabilité de ses auteurs, ne peut constituer
au maximum qu’un appel à la vigilance, face aux pratiques imaginables
de certaines personnes et à leur implication partielle ou relative
dans une démarche globale d’accaparement des ressources d’un pays et
de non-dénonciations de crimes ou de délits.

__________________ Message
d’Alliance Arrey Djiboutienne du Canada

Nous lancons un appel
à la Communauté internationale pour qu’elle étudie avec
la plus grande attention les actes et les actions de ces personnes qui pourraient avoir
servi, à notre avis, avec zèle et fidélité, le
Gouvernement actuel de la République de Djibouti et qu’elle décide,
le jour venu et s’il y avait matière, de les inviter à témoigner et/ou à s’expliquer de leurs
actes, soit devant la Cour de justice de notre pays soit devant la Cour internationale
de La Haye en Hollande.

Nous avons toutes les raisons de penser qu’il pourrait être justifié que certaines d’entre elles puissent
être entendues soit dans le cadre de leur participation directe ou indirecte, soit pour leur non-dénonciation
de faits dont elles auraient pu avoir connaissance, dans le cadre de plaintes pour Crimes
contre l’humanité et/ou pour détournements de biens publics.
Bien entendu, il appartiendra à la Justice de faire la lumière
sur ces faits et de prononcer des jugements sur la base de preuves et en tenant
compte des explications qui lui seront fournies par ces personnes dans le cadre d’un débat contradictoire devant des magistrats libres et indépendants.

Nous appelons tous les
Djiboutiens à être vigilants vis à vis des personnes qui
constituent notre deuxième liste :

  • Le Cadi Mogueh Samatar
    Dirir
    Le Procureur Souleiman Djama
    Said Barkat (Ministre)
    Hashi Abdillahi (qui aurait pu pratiquer ‘du renseignement’)
    Ali Guelleh (Actuel Chef du Cabinet)
    Abdallah Dit Domaine
    Osman Bogoreh (ancien Secrétaire général du Gouvernement)
    Le Colonel Youssouf Kayad Guelleh
    Le Capitaine Adou (Frud-Armeé)
    Said Ali Coubèche (Commercant pour son soutien éventuel au
    régime)
    Daher Said Seif (Commercant pour son soutien éventuel au régime)
    Abdillahi Gaouteh (Commercant pour son soutien éventuel au régime)
    Abdirahman Borreh (Commercant et possible agent de renseignement)
    Djama Djilal Djama (Ancien Ministre et Député)
    Said Ibrahim Badoul (Ancien Président du Parlement)
    Youssouf Omar Chirdon (Actuel Président de la Cour constitutionnelle)
    Aden Chideh (Commercant et agent possible de renseignement).

12/05/03 (B197) Le jeu du mois. Une seule question et c’est facile ! Anonymat garanti.

Pure fiction, bien entendu
!

Imaginez que le régime
djiboutien soit au bout du rouleau et que la pression publique hostile soit
devenue tellement forte que le régime n’ait plus d’autre choix que
de se saborder. Quelle serait alors l’attitude de Guelleh, à votre
avis ?

A) Guelleh reste à
son bureau et il se bat dignement jusqu’à la dernière seconde,

B) Guelleh rentre à
Haramous et il se suicide avec honneur,

C) Guelleh rassemble le
maximum de richesses dans un temps record et il se précipite avec Paulette
et les enfants, dans son avion, pour fuir le pays.

Pour répondre,
cliquez
ici

et indiquez simplement la lettre (A, B ou C) qui correspond le mieux à
la stratégie que Guelleh pourrait choisir, dans l’hyptohèse
où cette situation viendrait à se présenter.

Nous publierons les résultats
dans le numéro B199.

12/05/03 (B197) Les enchères dont nous parlions, il y a quelques jours, ont été fructueuses pour Guelleh. Pour avoir le droit de partager son influence à Djibouti avec les troupes américaines la France va payer plus cher qu’autrefois, où elle bénéficiait pourtant d’une certaine exclusivité. (AFP) Peut-on parler d’un nouveau soutien abusif à une dictature au service de l’asservissement de son peuple ?

 

DJIBOUTI, 11 mai
(AFP) – La France allouera à la république de Djibouti une
aide budgétaire annuelle de 30 millions d’euros, contre 18 millions
jusqu’ici, pour les infrastructures militaires qu’elle utilise dans ce
pays de la Corne de l’Afrique, a indiqué dimanche à l’AFP
l’Ambassadeur de France à Djibouti, Patrick Roussel.

L’ambassadeur, qui confirmait
ainsi une annonce faite jeudi par le président djiboutien Ismaël
Omar Guelleh, a précisé que cette contribution revue à
la hausse serait forfaitaire et remplacerait toutes les taxes imposées
aux militaires français basés à Djibouti.

L’accord de principe entre
les deux pays a été acquis et devrait être soumis pour
signature aux parlements des deux pays, a ajouté l’ambassadeur.

Le président
Guelleh avait indiqué jeudi que « Djibouti a pu obtenir 30 millions
d’euros de la France et 31 millions de dollars des Etats-Unis pour l’utilisation
des bases et des facilités portuaires et aéroportuaires accordées
respectivement aux troupes françaises et américaines prépositionnées
dans le pays ».

La contribution forfaitaire
de la France à Djibouti constitue « un effort très important
puisqu’elle passe de quelque 18 millions d’euros à 30 environ »,
a déclaré M. Roussel. Elle va remplacer toutes les taxes imposées
jusqu’alors aux militaires français, dont la taxe intérieure
de consommation (TIC) ainsi que l’impôt sur le salaire ou sur le carburant.

Djibouti est le siège
de la plus grande base militaire française à l’étranger,
forte de quelque 2.700 hommes.

12/05/03 (B197) Lettre ouverte de Mohamed Saleh Alhoumekani, ancien officier de la Garde présidentielle djiboutienne à Ismaël Omar Guelleh, Président de la République.

Mohamed Saleh
Alhoumékani

Bruxelles

M Ismaël
Omar Guelleh

Palais de l’Escale
Djibouti

Bruxelles
le 11 mai 2003

 

Monsieur,

Vous avez pris l’initiative
de me faire assigner par personnes interposées devant ce que dénommez
« votre justice » et dans le cadre d’un procès burlesque où
il a été fait état de supposées diffamations qui
ne sont, dans les faits ni démontrées ni confirmées.
Le fond du problème étant qu’il s’agit de Vérités
qui nuisent à votre image et à qui contrdisent votre stratégie
de défense dans une affaire pénale.

Pour quelles raisons,
votre réaction a-t-elle été si tardive ?

Chacun sait que cela fait
plus de trois ans que j’ai déposé auprès de la Justice
française dans l’Affaire du décès du Juge Borrel
…. Et votre justice n’intervient qu’aujourd’hui !

Serait-ce en raison de
la conjoncture délicate à laquelle vous êtes confronté
depuis quelques mois et à toutes les autres accusations qui sont portées
à votre encontre dans divers dossiers par une Justice étrangère
? Il est clair que vous ne sauriez contraindre ces magistrats intègres
et indépendants, comme vous le faites avec votre supposée magistrature,
par l’utilisation de moyens de corruption les plus diverses, des trafics
d’influences dans lesquels vous êtes passé maître.

En agissant de la sorte,
avec ce même despotisme marqué que l’on vous connaît
et dont les Djiboutiens et les Djiboutiennes subissent les effets, hélas
depuis bien des années, vous n’avez fait que dégrader votre
image personnelle. Vos excès en tous genres et sans limite d’aucune
sorte, vous ont poussé à contraindre la haute magistrature de
mon pays à se fourvoyer dans un Procès « Politico-juridique
» dépassant de très loin le grotesque.

Elle se serait bien passée
de cette situation qui est très préjudiciable à sa crédibilité
sur le plan national et international, mais au fond, vous n’en avez rien
à faire. Ceci confirme votre manque le plus total de respect pour la
légalité et pour l’indépendance des institutions
nationales ou internationales en matière de Justice.

A ceci il est observé,
lors d’entretiens confidentiels, que ce que pensent la grande majorité
de nos magistrats djiboutiens est en totale contradiction avec le sens des
décisions qu’ils sont contraints de rendre. Vos propres magistrats
vous ont jugé depuis fort longtemps mais sachant, les extrémités
auxquelles peut conduire la paranoïa d’un despote sans limite, tel
que vous, ils n’ont actuellement d’autres choix que de se taire et d’éxécuter
vos décisions personnelles.

Une véritable Justice
indépendante existe cependant dans le monde et tout me laisse supposer,
Monsieur Guelleh, que vous pourriez avoir des comptes à lui rendre
un jour sur toutes ces années de despotisme primaire.

Au cours de ce procès,
mis en scène comme une comédie de bas niveau, avec des mauvais
acteurs (témoins – faux témoins ? – subordonnés à
vos largesses, magistrats tenus par la pression que vous exercez sur eux,
…) , vous avez tenté de me discréditer auprès des populations
djiboutiennes et étrangères à Djibouti et plus grave
encore de salir mon Honneur d’Officier de la Gendarmerie nationale. Cependant,
vous avez négligé l’opinion publique : même si en face
de vous, certains font semblant de vous croire, je epux vous dire que personne
n’a pas été dupe de vos manoeuvres et qu’elles n’ont pas atteint
leur objectif.

Je fais donc usage de
mon droit de réponse, grâce à des média indépendants
bénéficiant d’une trés large audience, qui ont accepté
de le publier sans réserve. Cela n’aurait pas été possible
dans les supports nationaux qu’à l’instar de la magistrature, vous
maintenez sous votre contôle le plus absolu, ne leur accordant aucune
liberté de manoeuvre et d’expression.

Il me semble nécessaire
d’élargir le débat pour rétablir des vérités
afin que l’opinion publique puisse juger librement et se faire sa propre
opinion : qui de vous ou de moi est le menteur ?

Mettons d’abord en évidence
non seulement les causes mais aussi les échecs qui vous ont incité
à agir de la sorte.

  • En me faisant condamner
    au cours d’un procés où je n’ai jamais été convoqué
    (contrairement à vos affirmations), puis en faisant incarcérer
    sous de fallacieux prétextes M Daher Ahmed Farah que vous aviez «
    sous la main », vous avez tenté maladroitement de lancer un
    message aux populations djiboutiennes et à l’opposition politique.
  • Ce message, nous le
    connaissons parfaitement car il constitue votre seul leitmotiv. Mais il
    est utile de le reformuler :

« Le châtiment
sera impitoyable et exemplaire pour celles et ceux qui oseraient à
l’avenir s’opposer à toutes vos malversations, à vos
actes odieux à Djibouti ou ailleurs, et qui dénonceraient les
crimes dont vous vous rendez coupable ou ordonnez »

Vous confirmez, en l’espèce,
la démonstration la plus évidente d’un despotisme sans
limite et de la volonté d’imposer une pensée unique à
Djibouti. En cela on peut estimer que vous rejoignez les pratiques initiées
par Staline et instaurées à Cuba par votre ami Fidel Castro.

Les exactions, meurtres
prémédités et autres qui ont été commis
sur vos ordres et que je mentionne sont à dissocier des conditions
du décès du Juge Bernard Borrel le 19 octobre 1995 à
Djibouti. Dans cette affaire qui n’en est encore qu’au stade de l’instruction,
je n’ai fait que témoigner de faits dont je fus le témoin,
je n’ai répété que ce que j’ai vu et entendu.

Quels que pourraient être
les moyens employés pour me faire taire, vous ne pourrez pas m’empêcher
de dire ces Vérités.

· Vous estimez
avoir à titre personnel, tous les Droits et toutes les Libertés,
même ceux de transgresser notre Constitution et nos Lois alors que les
populations djiboutiennes et la presse locale, libre et objective, n’en
ont aucun.

Reporters Sans Frontières,
Voice of América et le Département d’Etat US dans un document
récent sans sectarisme d’aucune sorte, ont dénoncé
tout cela. De longs rapports très explicites auxquels vous vous gardez
bien de répondre, en despote absolu. Il est étrange que dans
un pays, a fortiori dans un pays supposé républicain faisant
partie de la grande famille de la Francophonie et dont le « grand maître
» de cette noble institution, bien que « dérangé
» par vos excès, reste totalement muet, vous puissiez encore
appliquer vos méthodes …

Le régime que vous
avez instauré dans notre République est mis au banc des accusés
par les Instances internationales et par l’opinion publique. Ce qui impose
de renforcer toutes les terreurs qui régnent sur les populations djiboutiennes,
y compris sur celles qui se sont exilées.

· Vous estimez
pouvoir disposer de la vie des êtres suivant votre bon vouloir et vous
vous arrogez le droit de les faire lâchement exécuter lorsqu’ils
pourraient vous mettre en cause dans divers dossiers. A mon sens, vous oubliez
qu’une autre Justice que la vôtre aura à statuer sur vos
actes un jour. Ne vous trompez pas sur ce point, tôt ou tard cette Justice
produira ses effets, quelle qu’en soit la forme.

· Dans les suites
de l’Affaire du décès du Juge Bernard Borrel, vous estimiez
qu’il était légitime de donner l’ordre à M Hassan Saïd
Kaireh, directeur du SDS, de menacer le Commandant Ali Abdillahi Iftin de
faire supprimer ses enfants s’il n’établissait pas un faux
témoignage contre moi. D’abord ce témoignage a été
obtenu par des pratiques odieuses qui sont punies par toutes les cours pénales
: contraindre une personne à faire une fausse déclaration pour
sauver la vie de ses enfants !!! Ensuite, une fois libre, avant de le révoquer,
M Iftin a expliqué les conditions dans lesquelles il avait été
contraint de signer ce faux-témoignage. Ce témoignage qui était
capitale pour votre défense personnelle se retourne aujourd’hui contre
vous et contre tous vos subordonnés qui ont été impliqués
d’une manière ou d’une autre dans cet épisode qui
ajoute une nouvelle ombre à votre image de marque, déjà
bien ternie.

Notez que le Royaume de
Belgique vous donne une leçon en l’espèce. Dans ce petit
pays de l’Europe, le Droit de dénoncer les actes perpétrés
par des régimes despotiques tels que le vôtre, à condition
d’apporter des preuves, constitue l’un des garants de la Liberté
et des Droits de l’Homme.

· Vous estimiez
être fondé, dans cette même Affaire, à m’envoyer
à Bruxelles le Procureur Djama Souleiman Ali qui s’est rendu coupable
d’une tentative de subornation de témoins et qui a vainement tenté
de me faire revenir sur le contenu de ma déposition auprès de
la Justice française.

Le Procureur Djama Souleiman
Ali m’a présenté, en votre nom, un projet consistant dans son
esprit, très étroit et indigne d’un homme de loi, à
revenir sur mes déclarations auprès de la Justice française
précisant que je pourrais m’être trompé sur l’indentification
des terroristes mentionnés dans mon témoignage.

Il me demandait de spécifier
dans un nouveau témoignage que c’était un homme «
blanc », sans spécifier son nom, et non pas Alain Romani qui
participait à ladite réunion au Palais de l’Escale alors
que vous savez pertinemment qu’il était présent dans les
conditions que j’ai décrites et sur lesquelles j’ai témoigné
devant la Justice française.

Toutes les falsifications
des documents administratifs qui ont suivi mon témoignage, pour blanchir
M Alain Romani et pour égarer la Justice française, seront mises
à jour par la Police scientifique et par les enquêteurs nommés
dans cette affaire ce qui ne fera que renforcer le contenu de mon témoignage
et sa véracité.

Si je voulais m’autoriser
une remarque en la circonstance je dirais que je vous savais manipulateur
et falsificateur, mais surtout que je vous découvre inconséquent
et très imprudent dans vos falsifications car persuadé à
tort que vous êtes couvert une immunité à laquelle vous
êtes bien le seul à croire.

Toujours en votre nom,
le Procureur Djama Souleiman Ali m’a fait diverses propositions mirobolantes
et insultantes pour mon honneur pour m’inciter à revenir sur mon
témoignage. Le contenu de cet entretien qui s’est déroulé
dans un hôtel à Bruxelles a été enregistré,
une copie des cassettes a été remise à la Justice française,
à l’appui de mes déclarations et de ma plainte.

· Face à
mon refus de modifier d’une quelconque manière mon témoignage
initial auprès de la Justice française, vous avez missionné
ensuite M Adel Mohamed Abdallah pour tenter de me convaincre par de nouveaux
arguments.

· De même,
les divers appels téléphoniques émanant de M. Ali Mohamed
Awad Roubah n’ont en rien changé ma décision. Les enregistrements
et les preuves des interventions de ces personnes missionnées par vous
sont désormais entre les mains de la Justice française.

· Dans l’impossibilité
que vous étiez de me faire accepter de modifier mon témoignage
auprès de la Justice française vous avez vainement tenté
de monter divers « traquenards » en vue de mon élimination
physique à Bruxelles.

Fort heureusement, pour
ma famille, pour moi et pour la vérité, elles ont toutes échouées
et je n’en retiendrai qu’une pour l’exemple.. et pour remercier la Police
belge de son efficacité.

Grâce à la
diligence des « services belges », qui ont procédé
à l’arrestation de deux de vos « envoyés spéciaux
», surpris à la gare de Bruxelles midi, vos exécuteurs
des basses œuvres, en possession de passeports diplomatiques émis
par la République de Djibouti, ont échoué dans leur tentative
d’assassinat sur ma propre personne.

Le troisième «
larron » est le chef de l’opération. Il réussit à
échapper à l’opération des « services belges
» et il précipita son retour sur Djibouti pour vous rendre compte
de cet échec. L’un de nos amis, sur place, m’a rapporté l’une
de ces plus épouvantables colères dévastatrices que l’on
vous connaît.

Là ne s’arrête
pas l’inventaire des actes despotiques ayant dépassé de
très loin les manipulations et autres exactions pour tenter de maintenir
en équilibre votre trône vacillant.

· Vous estimez
pouvoir falsifier en toute impunité toutes les élections en
accordant aux populations djiboutiennes, aux opposants politiques et au Gouvernement
en Exil de Djibouti qu’un Droit, celui de se taire ; heureusement nous
pouvons passez outre, ce que vous constaterez dans cette lettre..

· Vous estimez
pouvoir diviser l’opposition en faisant acte de clientélisme à
l’égard de « quelques-uns », de ceux qui ont trahi
leurs valeurs et leurs engagements vis-à-vis du peuple exclusivement
par intérêt personnel.

Sachez qu’ils vous
trahiront demain avec la même absence de dignité humaine et sans
aucun état d’âme.

Il est à noter
que la psychologie de l’homme explique parfaitement le phénomène.
En ce qui vous concerne, c’est certainement l’absence de structures éducatives
et culturelles stables au cours d’une enfance perturbée (nous
ne saurions vous le reprocher, mais il explique votre comportement). Il en
est de même pour vos « obligés ». Certains êtres
s’assemblent et trahissent toute leur vie. Tandis que les autres, marqués
au quotidien par ces acquis éducatifs et culturels, restent debout
et ils font face dans la dignité, aux mensonges et à l’adversité.

Vous y trouverez là
M Ismaël Omar Guelleh, sujet à méditer avec vos «
obligés » entre les valeurs de l’âme humaine et celles
du ventre et de la cupidité.

Pour ce qui me concerne,
je mesure jour après jour ce que peut être l’ampleur des
angoisses et des problèmes quasiment insolubles que je vous pose comme
membre du Gouvernement en Exil de Djibouti et qui par toutes les dénonciations
justifiées notamment auprès des Instances et de l’opinion
publique internationales s’oppose sans cesse à vos exactions despotiques.

Comme je l’ai précisé
plus avant dans ces écrits, toutes vos tentatives d’élimination
physique à mon encontre, que vous avez ordonnées pour me faire
taire, ont avorté. Le fait même que vous les ayez organisées
suffit à confirmer non seulement la véracité de mes dépositions
auprès de la Justice française mais aussi le fait qu’elles
vous indisposent au point d’imaginer que vous n’avez d’autre alternative
que de me supprimer pour que votre Vérité soit reconnue. Grave
erreur de jugement, car en m’éliminant, vous ne supprimez pas les dossiers
et les preuves qui sont détenues par la justice française et
vous ne ferez que produire un effet inverse.

Comment pourriez-vous
justifier les tentatives de subornation de témoins et les tentatives
d’éliminations physiques lancées contre M Ali Abdillahi
Iftin et moi- même ?.

Il ne fait nul doute que
la multitude des témoignages, non des moindres, à votre encontre
dans l’Affaire du décès du Juge Bernard Borrel, qui a été
reconnu scientifiquement comme un crime et non comme un suicide, vous mettront
en cause dans un proche avenir, d’abord par une implication de vos proches,
puis de votre personne.

Pour tenter de vous protéger
de tous les témoignages qui ne cessent de proliférer, allez-vous
M Ismaël Omar Guelleh lancer ou relancer une vaste opération d’élimination
des témoins gênants dans cette Affaire, y compris ceux qui sont
en exil ?. Nous attendons vos « exécuteurs » de pieds fermes
et leur réserverions, une fois encore, d’autres surprises et des
plus désagréables.

De même, dans l’opération
que vous avez discrètement lancée en vue de l’agrandissement
de la Prison de Gabode nous serions curieux d’en connaître les raisons
et quelle destination vous souhaitez donner aux nouvelles cellules ainsi créées
à court terme ?.

Seraient-elles affectées
aux opposants politiques, aux fonctionnaires de l’Etat qui contestent un peu
plus chaque jour les conditions de travail que vous leur imposez et l’absence
de versement de leurs salaires depuis de nombreux mois mais aussi aux Députés
que vous avez désignés et qui commencent à contester
l’absence totale de pouvoir dont dispose l’Assemblée nationale djiboutienne
?.

Pour conclure en ce qui
concerne plus particulièrement l’Affaire des conditions du décès
du Juge Bernard Borrel, les opinions publiques locales et internationales
jugeront qui de M Ismaël Omar Guelleh, « donneur d’ordre »
de faire exécuter un témoin gênant ou dudit témoin
M Mohamed Saleh Alhoumékani dit la Vérité.

Comme le furent en leur
temps les régimes de feu M Mohamed Ziad Barreh en Somalie, celui de
M Menguistu Heïlé Mariam en Ethiopie et plus récemment
celui de M Saddam Hussein en Iraq, votre régime despotique est en pleine
agonie, miné qu’il est par toutes les corruptions que vous avez instaurées
et qui vous dépassent ; il ne pourra donc de ce fait survivre très
longtemps, ne serait-ce qu’au mouvement de contestation interne qui s’affirme
et s’amplifie au sein même de toutes les administrations de notre pays,
y compris dans l’Armée Nationale, dans la Gendarmerie et dans les Forces
Nationales de Police.

Dans notre pays où
chacun commence à réfléchir sur ce que pourrait être
son propre avenir après l’instauration d’un Etat de Droit
qui est inévitable, comme bon nombre de mes amis, dont le Commandant
Ali Abdillahi Iftin, je représente aujourd’hui pour vous une ombre
insaisissable.

Les quelques « mercenaires
» qui vous sont encore fidèles et qui nous cherchent ou nous
surveillent, nous voient à Djibouti, en Ethiopie et simultanément
au Yémen ou au Somaliland. Durant ce laps de temps où l’on
monopolise leur attention, nous sommes satisfaits qu’ils n’aient
pas le loisir de torturer des êtres sans défense dont ils se
sont faits une triste et peu digne spécialité.

Vous avez pleine conscience,
M Ismaël Omar Guelleh, que votre régime despotique et corrompu
est à l’agonie ; le jour est proche où avec les populations
djiboutiennes le Gouvernement en Exil vous forcera à abdiquer si vous
en avez le temps ou si vous ne vous êtes pas enfui du pays d’ici là.

Mohamed
Saleh Alhoumékani
Ancien
Officier de la Garde présidentielle

12/05/03 (B197) Présence militaire américaine : quel désastre pour les Djiboutiens et leur environnement ! (Elmi Awalleh)

Je partage beaucoup votre
conviction, qui est la défense de la liberté et des Droits de
l’Homme à Djibouti. En fonction de mes modestes moyens, je participe
à vos compagnes comme la libération de DAF : écrire des
textes, signer la pétition, mais aussi la diffuser de mon côté
auprès de mes amis étrangers dans le monde.

J’ai eu un choc en lisant
ce que vous écrivez à propos de la présence militaire
américaine.

Je veux bien prendre votre
texte comme une moquerie envers les deux puissances occidentales, qui sont
prises au piège par le fascisme nihiliste d’IOG. Mais si vous êtes
convaincus de ce que vous écrivez ou autrement dit que vous applaudissez
cette présence, je crois que vous vous trompez. (Cf note de l’ARDHD
en fin d’article)

L’adduction d’eau pour
une école par les militaires américains et en réaction
à cela la réhabilitation ou la reconstruction d’une école
par les militaires français ne sont que des gestes très symboliques.

C’est juste un geste qui
s’ajoute à d’autres qu’ils ont fait antérieurement. Certes,
les usagers de ces écoles en bénéficient, mais le problème
n’est pas réglé : la fin du système autoritaire et totalitaire
qui met la population dans cet état.

Comme j’ai écrit
dans des autres textes antérieurs, franchement la présence militaire
américaine représente une menace, et on ne doit pas voir les
aides ponctuelles par exemple l’aide alimentaire (avec des produits OGM),
l’aide sanitaire et l’adduction d’eau comme quelque chose d’important pour
le pays et sa population. Pourquoi ont-ils choisi Doralé? Serait-il
un moyen de préparer à leurs entreprises fascistes du secteur
pétrolier de s’implanter dans la zone pour pouvoir bénéficier
des gros contrats lors de la construction et la mise en service du port pétrolier
dont évoquait le sanguinaire IOG dans son bilan de 4 ans de présidence?

Il faut avoir présent
à l’esprit que l’aide des Etats-Unis a été insignifiante
à Djibouti et dans la Corne de l’Afrique, exception faite de l’Ethiopie
sous le règne de Hailé Selassié. Que les forces fascistes
américaines ne changent pas le nom d’un camp militaire abandonné
par les forces françaises, cela est un orgueil pour les Français,
mais pas plus.

C’est un autre jeu entre
deux puissances qui se côtoient toujours sur tous les terrains, qui
ont plus de relations profondes que de différences. Par contre c’est
qui est important, c’est d’appeler au départ des militaires américains.
Il n’y a pas des accords de défense avec ces marines, qui détruisent
tout sur leur passage.

Avec la France il y en
a un. Voyez ce que ces marines ont fait en Irak ; nous ne devons pas oublier
la GUERRE FASCISTE. Les dictatures jouent sur l’oubli populaire, avec les
moyens modernes d’information, la manipulation est tellement efficace que
les gens oublient facilement ce qu’ils s’opposaient avec conviction, il y
a encore quelques jours.

Les autorités fascistes
des Etats-Unis ont minimisé l’usage des bombes racistes et des armes
à uranium appauvri (pire que celles qui ont été utilisées
au Kosovo) qu’ils ont employées contre la population civile irakienne.
Donc défendre la liberté et les Droits de l’Homme, pour moi
c’est aussi dénoncer les pratiques inhumaines, abominables, fascistes
et racistes de ce pays, et surtout de l’administration de Bush. En respectant
l’autre, l’aide a un sens.

Par ailleurs, je ne crois
pas qu’on puisse parler de concurrence entre les Etats-Unis et la France.
IOG utilise les deux pays à ses fins, mais il peut être victime
quand il ne répond plus surtout aux intérêts fascistes
des Etats-Unis. Cela nous rappelle ce qui est arrivé à Saddam
Houssein, d’ami, surarmé dans les années 1980 (pour lutter contre
l’Iran de Khoimeny il est passé à ennemi Nº1 à partir
de 1990, et donc prêt pour être tué en 2003. Quelle politique
extérieure sauvage d’un pays qui se considéré civilisé!
IOG peut se retrouver dans une même situation que Saddam Houssein.

Plus pour la vie de ce
dernier, c’est pour l’avenir de la population djiboutienne qu’on doit appeler
le départ des troupes américaines.

L’aide des Etats-Unis
à Djibouti n’est pas indispensable, ils soutiennent le totalitarisme
d’IOG. Qu’ils quittent notre sol. De l’air et de la Liberté messieurs
les fascistes professionnels.

Elmi
Awaleh

______________________________
Note de l’ARDHD
Remettez-vous vite de votre choc !
Comme vous avez pu le lire, notre association s’est toujours refusée
à interférer dans un débat qui dépassait le cadre
de son champ statutaire d’intervention. Cependant notre équipe, qui n’est
pas dénuée d’un certain sens de l’humour, souvent utile pour faire
passer des messages « plus profonds », n’a pas pu s’mpêcher de réagir
à ces deux dépêches de l’ADI, dont le parallèle
était très représentatif du jeu que joue Guelleh actuellement.

Mais
je vous en prie, n’allez pas nous faire dire ce que nous n’avons jamais écrit,
à savoir que nous aurions exprimé un avis quel qu’il soit, sur
la présence américaine, dont il ne nous appartient pas de juger
le bien ou le mal fondé, sauf en ce qui concernerait un éventuel impact direct
sur les causes que nous défendons à Djibouti.

En tout état de cause, nous ne voyons pas les raisons pour lesquelles il n’y aurait pas lieu de remercier individuellement des hommes/militaires, s’ils ont fait un travail utile pour la population, au prétexte qu’ils appartiennent à une nation dont vous refusez les orientations générales et à laquelle vous prêtez (à juste titre ou non) de mauvaises intentions. C’est un autre débat, sérieux, qu’il conviendra d’aborder plus tard, avec des informations et des éléments.

11/05/03 (B197) Communiqué et photos de l’A.D.S sur la Fête du Printemps à Bruxelles, le 10/05/03 (Info lecteur)

C’est avec joie
que je vous informe que l’Association Djibouto-Somalienne était
au rendez-vous de la Fête du Printemps oraganisé par la
Commune de Saint-Gilles dans la journée du 10/05/03.

Bien sûr qu’il
fait très bon de vivre à Saint-Gilles ; aucun compatriote
ne dira le contraire.

Fidèle comme
toujours et à l’écoute des besoins communautaires, notre
Association était présente avec un stand culinaire (samboussa,
baguia) , des expositions (affiches et objets) de nos 2 pays.

A 14h00, une foule
commençait à déferler à la Place Bethléem
à Saint-Gilles aux rythmes des musiques du Monde.

16h00 fût
le moment tant attendu par le public, le Bourgmestre procéda
au lâcher de ballons de la paix. « La Paix » qui est le
thème principal de cette fête célébrée
par les différentes communautés vivantes à Saint-Gilles.

Cette journée
riche en couleurs, en chants et en danses restera dans les esprits des
Saint-Gillois originaires de divers horizons.

« Vivons ensemble
avec nos différences » semble être le slogan de cette
belle journée.Je vous laisse apprécier quelques photos
prises au moment fort de la Fête.


Djibouti

Equateur

Maroc – Rif


Sénégal


Ballons pour la Paix

11/05/03 (B197) Une grande compétition pour la réhabilitation et l’amélioration des écoles à Djibouti a vu une arrivée au coude à coude entre les forces américaines et les françaises (Cf ces deux dépêches de l’ADI). La concurrence a été sévère, mais le jeu a été correct et il bénéficie directement aux populations qui en ont le plus besoin !

_____________________
ADI du 10 mai 2003

Les Marsouins du 5e
RIAOM et la société COMAD réhabilitent l’école
primaire de quartier 6 bis

DJIBOUTI (ADI) – 10 mai – Une cérémonie marquant la fin
des travaux de réhabilitation de l’école du quartier 6
bis s’est déroulée ce matin au sein de cette école
primaire.

 

____________________
ADI du 10 mai 2003

Les forces américaines
réalisent un projet d’adduction d’eau à l’école
primaire de Doraleh

DJIBOUTI (ADI)- 10 mai
– Une cérémonie d’inauguration d’un projet d’adduction
d’eau s’est tenue ce matin dans le village de Doraleh, à
8 kilomètres de la capitale.

______________________________
Note de l’ARDHD

Nous ne pouvons que nous
réjouir de cette nouvelle compétiton pacifique entre les deux
forces militaires, d’autant plus que l’objectif est d’apporter du confort
aux populations et aux enfants qui ont besoin.

Mais nous restons très
vigilants, car Guelleh pourrait s’aviser de l’intérêt de faire
courir les deux nations occidentales sur un autre terrain de jeu : celui du
montant de son argent de poche et nous ne serions plus du tout favorables
à ces nouvelles règles.

Merci en tout cas aux
militaires des deux pays qui ont travaillé pour améliorer des
écoles. Nous souhaitons profondément qu’ils poursuivent ces
actions humanitaires dont le bénéfice va (pour une fois) directement
au profit de la population locale sans passer par la poche de Guelleh qui
a la fâcheuse habitude d’en conserver un pourcentage important, pour
couvrir, dit-il, les frais de transfert ….