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26/05/03 (B199) Nous avions anticipé … mais de quelques heures seulement. Jamais deux sans trois ! Après les US, l’Inde pointe son nez !

 

Une
dépêche de l’ADI nous informe que les militaires indiens pourraient
intervenir à Djibouti pour apporter leur assistance technique à
la Marine djiboutienne, ce qui confirme ce que nous avions anticipé ce
matin !

Ce qui pose
plusieurs questions de fond pour les Français :

Les
discussions aboutiront-elles à l’installation d’un premier contingent indien
à Djibouti ?
Combien d’hommes dans un premier temps ?
La Marine
française devra-t-elle céder une partie de ses installations aux
forces indiennes, comme elle l’a fait pour les forces américaines ?
(La
Marine, jusqu’à présent l’un des fleurons des armes le France, aurait-elle
aussi perdu la main à Djibouti ?)

______________________
Extrait de l’ADI qui reprend les paroles de Dileyta

(..)
« Dans le cadre de la défense, l’Inde, a t-il dit, nous aidera
à renforcer les capacités matérielles et techniques de la
marine nationale.

A
ce sujet, il a annoncé q’une délégation militaire de
haut niveau allait se rendre à New Delhi afin de discuter sur place de
nos besoins. » (..)

26/05/03 (B199) ALERTE ROUGE EN FAVEUR DE DAF. Reporters sans frontières (RSF) demande aux autorités de libérer Daher Ahmed Farah.

A l’occasion de la prochaine
audience du procès en appel de Daher Ahmed Farah, directeur de publication
du journal Le Renouveau et président du Mouvement pour le renouveau
démocratique et le développement (MRD, parti d’opposition),
le mercredi 28 mai, Reporters sans frontières demande au procureur
de la République, Djama Souleiman Ali, de faire preuve de clémence
et de requérir la relaxe de ce journaliste et opposant.

Dans cette affaire, il
avait été condamné, en première instance, le 17
mars, à six mois de prison avec sursis et à verser 200 000 FD
d’amende (plus de 1 000 euros). Le général Zakaria Cheik Ibrahim
avait porté plainte contre le journaliste pour « diffamation »
à la suite de la publication d’un article du 6 mars 2003, intitulé
« Le commandement militaire procède à des renvois politicards ».

Daher Ahmed Farah est
emprisonné depuis le 20 avril 2003. Le journal dans son édition
n°475 du 17 avril, avait de nouveau reproché à l’officier
le manque de « neutralité » d’une armée qui « doit
être apolitique ». Les autorités judiciaires ont rejeté
sa demande de liberté provisoire, le 30 avril.

« A notre connaissance,
Daher Ahmed Farah n’a fait qu’exercer son droit à informer l’opinion
publique, un droit garanti par plusieurs traités internationaux ratifiés
par la République de Djibouti. Rien ne justifie cette détention
prolongée », a déclaré Robert Ménard, secrétaire
général de Reporters sans frontières. L’organisation
a rappelé que les Nations unies condamnent « l’emprisonnement en
tant que condamnation de l’expression pacifique d’une opinion ».

Par ailleurs, Reporters
sans frontières a annoncé qu’un membre de l’association Avocats
sans Frontières assurera la défense de Daher Ahmed Farah. Il
est arrivé à Djibouti le 26 mai. Aucun avocat sur place n’a
accepté de défendre le journaliste.
Le journaliste a été arrêté à Djibouti,
le 20 avril au matin, et placé en cellule d’isolement à la prison
de Gabode.

Seule sa mère est
autorisée à lui rendre visite. Quelques jours plus tard, la
Police spéciale de Djibouti s’était rendue au domicile du journaliste
et au siège central du MRD afin de saisir sept machines à écrire,
un amplificateur, les réserves d’encre des photocopieurs, ainsi que
toutes les archives du journal Le Renouveau, sans qu’aucun mandat de perquisition
ait été présenté. Enfin, le 5 mai au matin, des
policiers ont saisi l’édition n°477 du journal dans les kiosques
et auprès des vendeurs.

Daher Ahmed Farah a été
emprisonné à plusieurs reprises au cours de ces dernières
années. Dans la plupart des cas, il était poursuivi pour un
délit de presse et a été condamné à des
peines de prison ou à des amendes. Le 15 mars 2003, il avait été
détenu une journée et condamné à une amende pour
avoir « porté atteinte au moral de l’armée ».

Reporters sans frontières
Bureau Afrique
– Africa desk
afrique@rsf.org, africa@rsf.org
www.rsf.org
Tel : 33 1 44 83 84 84
Fax : 33 1 45 23 11 51
5, rue Geoffroy-Marie
75009 Paris
FRANCE

25/05/03 (B199) Gros Jean comme devant (lecteur)

Un lecteur a découvert,
dans un article publié sur le GED, la phrase suivante :


Rappel d’une photo prise avant les élections
en décembre 2002
« Lors
d’un meeting, organisé hier dimanche 18 mai 2003, Aden Robleh Awaleh,
Moumin Bahdon Farah et Ahmed Boulaleh dit Gabayo ont déclaré
devant leurs sympathisants qu’IOG n’aurait pas tenu ses promesses ajoutant
à cela qu’ils sont choqués de la dégradation de l’Etat
à tous les niveaux , politique, économique et social. »

Je n’ai pas pu m’empêcher
de vous adresser ce commentaire. Vous les aviez prévenu en temps et
en heure de ce qui leur arriverait, et à plusieurs reprises. C’est
à dire que Guelleh ne tiendrait jamais les promesses qu’il leur avait
faites.

En l’intronisant dans
l’Ordre des Brosses à Reluire au grade « d’opposant fluctuant
et réductible »
, vous aviez alerté Moumin Bahdon et
son équipe d’opposants repentis (Aden Robleh, Gabayo et consorts)
du triple risque qu’ils prenaient :

– celui de rallier la
dictature et de se placer dans le camp des détourneurs d’argent public
(ce qui d’après de nombreux témoignages sur leur passé
politique, ne constituaient pas une nouveauté en ce qui les concerne)
,
des criminels et des menteurs (si on se limite à ne considèrer
que le récent témoignage alambiqué de Moumin Bahdon dans
l’affaire Borrel, on mesure la capacité de mensonge et de dissimulation
qui lui est propre, mais il y a d’autres exemples … )

– celui d’être banni
à tout jamais de la société éprise de liberté,
de loyauté, de justice et de démocratie et de se fermer définitivement
toutes les portes qui s’étaient ouvertes pour leur permettre de faire
amende honorable et de s’exprimer en faveur du Peuple djiboutien,

– et le plus important
(pour eux), c’est de ne jamais être payé en retour par
IOG, qui les a toujours considéré comme des marionnettes, leur
faisant des promesses, lorsqu’il avait besoin d’eux et les lâchant ensuite
comme de vieilles chaussettes sales..

Bref, aujourd’hui ils
passent pour des aimables plaisantins et le fait de se plaindre de ce qui
leur arrive, donne à sourire à chacun. Certains iront plus loin
… Et toutes les portes leur seront fermées, dès que le drapeau
de la Liberté flottera su le Palais de l’Escale, ce qui ne devrait
quand même plus tarder.

Qu’ont-ils gagné
aujourd’hui ? Rien, sauf un peu de tranquillité au regard d’un certain
harcèlement policier potentiel,

Qu’ont-ils perdu ? Non
seulement leur honneur, leur respectabilité (considérant
ces personnages, on pourrait imaginer, que ces deux points ne les touchent
pas véritablement)
, leur pouvoir d’influence et surtout tous les
petits avantages (financiers en particulier) que l’on reçoit lorsque
l’on sert bien le dictateur. Ne serait-ce que pour cette perte de revenu, qu’ils
se plaignent ?

En quoi Guelleh aurait-il
besoin d’eux, en dehors des périodes électorales ? Pourquoi
partagerait-il le gâteau avec des gens qui ne lui sont plus d’aucune
utilité, ensuite, une fois la fraude électorale consommée
?

Alors Messieurs, inutile
de vous plaindre, car vous nous faites rire ! Savourez le breuvage de l’amertume,
mais en silence et faites vous le plus petit possible, car vous avez démérité en trahissant le peuple et vos « supporters », inscrits à vos partis politiques.
A vouloir s’asseoir sur deux chaises, on choit par terre sous les quolibets.
Serait ce qui vous est arrivé ! Serait-ce bien mérité au fond ?

Aujourd’hui, alors que vous constatez que Guelleh ne vous a pas envoyé votre pain quotidien, il est ridicule de dire que vous êtes inquiets devant les dérives économiques du pays !!! (La semaine dernière, cela ne vous inquiétait nullement et encore moins en janvier 2002 durant les meetings que vous accompagniez). Maintenant, personne ne vous croira jamais plus !

25/05/03 (B199) LDDH : lettre ouverte du 20 MAI 2003, au Ministre de la Justice, chargé des Droits de l’Homme.

 

LIGUE
DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS

Jour pour jour un mois de Détention Arbitraire à la prison
de Gabode, combien de temps encore le Président Daher Ahmed Farah
sera-t-il incarcéré arbitrairement à Gabode ?

Le Président

 

Monsieur le Ministre,


Permettez-moi, Monsieur le Ministre, de vous témoigner les vives
préoccupations, sur la situation alarmante de la Détention Arbitraire
du
journaliste et Président du Parti Politique le  » MOUVEMENT DU

RENOUVEAU DEMOCRATIQUE – MRD  » incarcéré dans la sinistre
prison
de Gabode,

– de vous témoigner
les vives préoccupations des Défenseurs des Droits de l’Homme,
de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), ainsi que les Défenseurs
des Organisations Internationales tels que : la FIDH, Amnistie Internationale
en particulier Amnisty Internationale aux Etats Unis, l’Observatoire des
Défenseurs des Droits de l’Homme, Reporter Sans Frontière,
etc.… concernant la situation intolérable de la Détention
Arbitraire non justifiée, apparemment pour un simple délit
de Presse et portant, à priori, sur des simples questions posées
par le journaliste Daher Ahmed Farah (DAF); des simples questions qui devraient,
en principe, mériter qu’une seule réponse, à savoir
:  » oui ou non  » .

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) est consciente de la situation fâcheuse dans
laquelle, et malgré Elle, la Justice Djiboutienne se trouve confrontée
;

La LDDH est très
inquiète, et elle demande que la Justice Djiboutienne soit totalement
indépendante, car sans Justice : la Démocratie, l’Etat de Droit,
la Bonne Gouvernance sont des leurres et des grossiers mensonges.

Il va de soi que cette
Affaire politico-judiciaire aura indéniablement des répercussions
internationales graves pour l’image de marque de la République de Djibouti,
aura, sans le moindre doute, d’importantes incidences sur les différentes
formes d’assistance tant bilatérales que multilatérales, car
il ne faut pas oublier le poids du quatrième pouvoir sur la scène
internationale.

La LDDH dénonce,
à nouveau, la forte coloration politique que l’on donne à cette
Affaire hautement politique ;

Elle dénonce aussi
avec rigueur, cette détention non justifiée jusqu’à présent,
donc illégale et abusive, cette Détention Arbitraire, cette
détention inéluctablement purement politique, qui dépasse
de loin le cadre judiciaire ;

Pour ces raisons, Monsieur
le Ministre,

il est important de réagir
sans cesse, et vivement et oeuvrer avec détermination et transparence
:

– pour mettre fin et cesser
ces Abus de Pouvoir,
– pour mettre fin et cesser l’Arbitraire,
– pour mettre fin et cesser les violations du Code Pénal Djiboutien
notamment en matière de mandat de dépôt.
– pour que le Président Daher Ahmed Farah soit immédiatement
libéré de cette Détention Arbitraire intolérable,
et inadmissible.

Avec mes sentiments déférents
et fraternels,

Jean-Paul
NOEL ABDI

23/05/03 (B199) A lire cette semaine sur LOI, en particulier les dépenses extravagantes de Robleh Olhaye aux USA !

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN
– 24/05/2003
DJIBOUTI – Lobbying
coûteux aux Etats-Unis

A raison d’un chèque mensuel de 22 500 $, l’ambassadeur de Djibouti
à Washington, Robleh Olhaye Oudine, s’est offert les services de la
firme de relations publiques américaine Burson-Marsteller. (…). [Total
: 288 Mots].

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 24/05/2003
CORNE DE L’AFRIQUE – Une présence française encore bien faible
Après un premier compte rendu, début mars, de leur mission dans
la corne de l’Afrique (LOI n°1034), un groupe de sénateurs français
mené par le président de la commission des affaires étrangères
du Sénat, André Dulait, vient de rédiger un long rapport
de voyage sur cette « terra incognita » de la diplomatie française.
(…). [Total : 637 Mots].

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 24/05/2003

FICCI – Accord avec la Chambre de commerce de Djibouti
En marge de la visite du président Ismaël Omar Guelleh en Inde,
cette semaine, la Federation of Indian Chambers of Commerce and Industry (FICCI)
a signé un Memorandum of Understanding avec la Chambre de commerce
de Djibouti (CCD). (…). [Total : 119 Mots].

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 24/05/2003

AFRIQUE DE L’EST – Mouvements diplomatiques français
Plusieurs ambassadeurs de France en Afrique de l’Est arrivent au terme de
leur contrat et devraient être remplacés. Patrick Roussel devrait
bientôt quitter son poste à Djibouti tandis que son numéro
deux, Alain Peloux, ira occuper la même fonction à l’ambassade
de France à Kampala (Ouganda). (…). [Total : 390 Mots].

 

_________________________
Note de l’ARDHD
Grâce à l’information de LOI, nous apprenons que l’Ambassadeur
de Djibouti auprès des USA (l’homme aux frasques célèbres
et aux poches perçées), dépense 22.500 USD tous les mois,
pour faire faire du lobbying en faveur de Guelleh, qui joue maintenant et
de façon scandaleuse les Français et les Américains.

Depuis plusieurs
mois, nous lançions des avertissements ‘La vente aux enchères’.
Nos pires craintes semblent se concrétiser et nos alertes n’étaient
pas sans raison.

Que pensent les
fonctionnaires qui ne sont pas payés depuis plusieurs mois, lorsqu’ils
découvrent que leur Ambassadeur donne 22.500 USD (Plus de 4 millions
de FD par mois soit 50 millions de FD sur une année !), à une
agence de lobbying, dont les résultats ne sont certainement pas garantis,
même si ses associés sont performants ?

C’est un scandale
de plus !

23/05/03 (B199) Appel international de RSF en faveur des journalistes emprisonnés en Erythrée

23 mai 2003

Secrétariat international
Bureau Afrique
5, rue Geoffroy-Marie 75009 Paris France
Tél : (33) 1 44 83 84 84
Fax : (33) 1 45 23 11 51
E-mail : afrique@rsf.org
Web : www.rsf.org


ERYTHRÉE

A l’occasion du dixième
anniversaire de l’indépendance de l’Erythrée, Reporters sans
frontières lance un appel en faveur des dix-huit journalistes emprisonnés

A la veille de la célébration
du dixième anniversaire de l’indépendance de l’Erythrée,
le 24 mai, Reporters sans frontières exhorte les autorités érythréennes
à mettre fin immédiatement et sans condition à l’incarcération
illégale de dix-huit journalistes, détenus au secret, sans raison
officielle ni procès.

 » Nous vous rappelons
que, selon les Nations unies, l’emprisonnement en tant que condamnation de
l’expression pacifique d’une opinion constitue une grave violation des droits
de l’homme. À notre connaissance, ces journalistes n’ont fait qu’exercer
leur activité professionnelle et leur droit à informer leurs
concitoyens ; un droit garanti par plusieurs traités internationaux
ratifiés par l’Erythrée. Cette absence de liberté d’expression
empêche les citoyens d’exercer pleinement leurs droits et devoirs pourtant
acquis, il y a dix ans, après trente années de lutte contre
le dictateur éthiopien, Mengistu Hailemariam. À quelques jours
de la commémoration de l’indépendance de l’Erythrée,
la libération de ces journalistes constituerait un signe fort de votre
engagement en faveur des droits de l’homme et de la liberté de la presse
« , a déclaré Robert Ménard, secrétaire général
de Reporters sans frontières, dans une lettre adressée au président
de la République, Issaias Afeworki.

Le 18 septembre 2001,
le gouvernement ordonnait la suspension de tous les titres de la presse privée.
Dans le même temps, débutait une vague d’arrestations sans précédent
des journalistes érythréens. Un an et demi après, dix-huit
professionnels de la presse sont toujours derrière les barreaux, détenus
dans un lieu gardé secret par les autorités, sans raison officielle
ni procès. Les autres journalistes ont fui le pays, trouvant asile
en Europe, en Amérique du Nord ou en Afrique.

Reporters sans frontières
estime qu’il n’est pas acceptable qu’un Etat puisse, en toute impunité,
priver purement et simplement un peuple de son droit à être informé.
Aujourd’hui, l’Erythrée est le seul pays du continent africain, et
l’un des derniers dans le monde, sans presse privée. Seuls les médias
d’Etat, étroitement contrôlés par le régime, ont
droit de parole. Les rares correspondants étrangers ne peuvent pas
travailler librement ni en toute sécurité.

Au moins dix-huit journalistes
sont emprisonnés en Erythrée. Zemenfes Haile, ancien directeur
et fondateur de Tsigenay, serait détenu dans un camp dans le désert
depuis 1999. Ghebrehiwet Keleta, également de Tsigenay, aurait été
arrêté en juillet 2000. Aucune information n’est disponible sur
les lieux et les raisons de la détention de ces deux journalistes.

Entre le 18 et le 21 septembre
2001, au moins dix journalistes de la presse privée ont été
interpellés par les forces de l’ordre et conduits au poste de police
n°1 d’Asmara. Le motif exact de leur arrestation n’a pas été
rendu public, mais la plupart d’entre eux avaient donné la parole aux
opposants arrêtés. Ces dix journalistes interpellés sont
: Yusuf Mohamed Ali, rédacteur en chef de Tsigenay, déjà
incarcéré plusieurs semaines en octobre 2000 ; Mattewos Habteab,
rédacteur en chef de Meqaleh, déjà arrêté
à plusieurs reprises en 2000 et en 2001 ; Dawit Habtemichael, rédacteur
en chef adjoint de Meqaleh ; Medhanie Haile et Temesgen Gebreyesus, respectivement
rédacteur en chef adjoint et membre du conseil d’administration de
Keste Debena ; Emanuel Asrat, rédacteur en chef de Zemen ; Dawit Isaac
et Fessehaye Yohannes, du journal Setit ; Said Abdulkader, journaliste du
magazine Admas, et un photographe indépendant, Seyoum Tsehaye.

Le 31 mars 2002, les dix
journalistes ont entamé une grève de la faim. Dans une lettre
diffusée depuis leur prison, ils déclaraient vouloir ainsi protester
contre leur détention illégale et réclamaient « leur
droit à la justice ». Ils demandaient notamment un procès
devant un « tribunal juste et indépendant ». Le 3 avril, neuf
d’entre eux ont été transférés dans un lieu de
détention inconnu. Les responsables du poste de police n°1 d’Asmara
ont annoncé aux familles que les prisonniers n’étaient plus
dans leurs cellules. Ils auraient été conduits par des militaires
et des officiels de la présidence dans un nouvel endroit tenu secret.
Un dixième journaliste en grève de la faim, Dawit Isaac, a été
soigné à l’hôpital Halibet suite aux mauvais traitements
qu’il aurait subis pendant sa détention, avant d’être également
transféré dans un lieu inconnu. Deux autres journalistes – Selamyinghes
Beyene, de Meqaleh, et Binyam Haile, de Haddas Eritrea – auraient également
été interpellés à l’automne 2001.

Par ailleurs, en janvier
et février 2002, trois journalistes de la presse gouvernementale ont
été arrêtés : Hamid Mohamed Said et Saidia, de
la télévision publique Eri-TV, et Saleh Al Jezaeeri, de la radio
publique Voice of the Broad Masses. Aucune explication n’a été
fournie par les autorités.

Enfin, le 6 janvier 2002,
Simret Seyoum, directeur de Setit, a été arrêté
près de la frontière soudanaise alors qu’il cherchait à
s’enfuir. Il serait détenu dans une prison de la région.

23/05/03 (B199) Le cap des 500 pétitions est atteint. La moitié de l’objectif est réalisé. Renforçons la mobilisation pour obtenir au cours des 7 prochains jours les 500 signatures que nous attendons.

La réaction de
La Nation est claire et ne laisse la place à aucune ambiguïté : la campagne de pétitions dérange maintenant
le pouvoir. En fait, c’est le nombre de pétitions déjà
enregistrées qui commence à avoir un impact significatif auprès
de la communauté internationale.

Ce ne sont pas les 22.500
USD que Robleh Olhaye jette par la fenêtre tous les mois pour faire
du lobbying, qui vont pouvoir attirer les bonnes grâces des Dirigeants
américains, s’ils constatent que l’opinion publique rejette les magouilles
et les violations des Droits de l’Homme qui sont commises chaque jour par
Guelleh et son équipe de mafieux.

Mobilisons-nous jusqu’au
31 mai pour signer et pour faire signer les deux pétitions qui sont
à votre disposition. C’est important : votre geste aura une portée
significative, en faveur des prisonniers politiques incarcérés injustement à Gabode et nous espérons qu’il contribuera à les faire libérer !

1 – En faveur de la
libération immédiate de tous les prisonniers politiques
et de DAF :
http://www.petitiononline.com/ardhd75/petition-sign.html

2 – Pour la libération
de DAF :
http://www.petitiononline.com/daflibre/petition-sign.html

23/05/03 (B199) Notre jeu de la semaine : un plébiscite des lecteurs qui ont voté à plus de 96 % pour le manque de courage et la cupidité de Guelleh.

Le score en faveur de
l’option « C » est tellement élevé que nous craignons
d’être accusé de manipulation ou de fraude. Et pourtant, sur
78 réponses exprimées, seules 3 d’entre elles se portent sur
les réponses A ou B.

Comme il n’y a qu’une
seule réponse en faveur de ‘A’, nous avons tout lieu de penser que
c’est Guelleh, lui-même, qui a répondu. Il est certainement le
seul, à Djibouti, à croire qu’il lui reste une once de dignité
!

Ce résultat ne
concerne qu’un échantillon, plus ou moins représentatif de l’opinion
djiboutienne (les statisticiens nous éclaireront). Il n’en reste pas
moins que l’image de Guelleh est dramatiquement dégradée. A
notre avis, mais cela n’engage que nous, le mouvement est irréversible
et seule la démission rapide de Guelleh pourrait enrayer la chute vertigineuse
de son image de marque et de sa popularité.

Nous sommes certains qu’il
prendra connaissance de cette recommandation et qu’il sera conscient du fait
qu’il s’agit de l’une des alertes les plus graves de sa carrière controversée.

Résultats
définitifs arrêtés le jeudi 22 mai 2003 à minuit

Nombre
de réponses
%
de réponses
Option A
La dignité
1
1,3
%
Option B
L’honneur
2
2,6
%
Option C
La lâcheté et la cupidité de Guelleh
75
96,1
%
Total
78
100
%