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02/09/2013 (Brève 206) ALERTE ROUGE / Rediffusion d’un article publié en sur notre site en août 2006. L’équipe de l’ARDHD avait-elle prévue ce qui pourrait survenir dans les prochains jours, si le Yémen acceptait d’extrader Mohamed Alhoumékani vers Djibouti. Une question d’argent ??? (Humour)

21/08/06 (B363-A) Réunion (presque) imaginaire au Palais de l’Escale pour enterrer l’affaire Borrel. Alhoumekani et Iftin seront-ils jugés à Djibouti pour le meurtre du Juge Borrel ? … (Equipe ARDHD – Humour pénal) 

Sont présents et assis autour de la grande table :

Le Colonel Madhi, Hassan Saïd, le Lt-Colonel Zakaria, les Généraux Fathi et Zakaria, Moumin Bahdon, Djama Souleiman, Ismaël Omar Guelleh, Yacin Elmi Bouh, Ali Guelleh, Martinet, Aref et Alain Romani.

Guelleh :
Messieurs, je vous ai convoqué à cette réunion, pour que nous prenions les décisions capitales qui s’imposent afin de mettre un terme définitif à cette affaire Borrel.

Elle nous empoisonne la vie à tous et ça prive certaines des personnes présentes ici, dont Moi en premier, de la possibilité de passer des vacances en France …

Hassan Saïd :
Comme tu as raison, Grand Chef estimé de tous, à cause de cette convocation, je n’ai pas pu profiter de ma petite résidence en France et cela me manque beaucoup. En France, il fait frais. On a l’impression qu’ils climatisent les rues ..

IOG :
Ca y est, voilà que tu recommences à délirer !

Vous tous, vous vous êtes agités frénétiquement depuis des années, échaffaudant des déclarations gesticulaires sans aucun fondement et sans ne jamais obtenir aucun résultat concret. Contrairement à vous, Moi, je ne pédale pas dans la choucroute. J’ai d’abord réfléchi et ensuite j’ai pris les bonnes décisions et j’ai agi …

Djama Souleiman :
Tu es le meilleur d’entre nous et ce n’est pas pour rien que c’est toi l’époux de la Reine, le Président du royaume, renouvelable à vie, élu à l’unanimité des votants favorables et reconnu pour ta clairvoyance incomparable, par l’ensemble de la communauté internationale admirative et aussi très généreuse …

IOG :
Merci pour la brosse à reluire. A ce petit jeu, tu n’as aucun rival, Djama.

J’ai rencontré l’Ambassadeur de France. Jean-Marie est un homme délicieux et charmant qui est à notre totale dévotion 24/24 et 7/7, comme les super marchés aux USA. Cela ne fait aucun doute. On a fait un super deal ensemble. La France reconnaît la compétence de la Cour de Justice internationale et s’arrange pour perdre le procès. Nous on récupère le dossier.

Mahdi :
C’est un excellent deal à la hauteur de tes inestimables capacités de négociateur, que nous reconnaissons. Que se passera-t-il ensuite ?

IOG :
Faut-il que tu sois encore plus imbécile, que je ne le pensais, pour ne pas avoir compris la suite. J’ai bien fait de te mettre hors service et de te remplacer à ton poste, Mahdi ..

Moumin Bahdon :
Je vois bien où tu veux en venir, Oh lumière hallogène de la politique djiboutienne, mais à quoi je sers, moi, dans vos petits arrangements internes ?

IOG :
J’allais dire « à rien, comme d’habitude ». Mais ce n’est pas tout à fait vrai. En tant que repenti et ancien Ministre de la Justice à l’époque du meurtre, tu viendras témoigner pour accréditer nos positions …

Ali Guelleh :
Tu peux nous en dire plus, oh mon cousin, car je ne retrouve plus le fil de ta pensée géniale certes, mais un peu décousue à l’instant.

IOG :
Comme vous le constatez tous, on n’est jamais mieux trahi que par les siens. T’es con Ali Guelleh ou quoi ? Si t’as pas compris, tu te tais et tu écoutes les autres, sans broncher. Chacun son rôle et les chameaux seront bien gardés.

Aref :
Mais c’est magnifique. Moi j’ai compris la stratégie supérieure, sortie de ton intelligence incomparable, oh mon sauveur vénéré, mon ancien geôlier juste et si parfait ! On va organiser le procès en assassinat au Palais de Justice de Djibouti.

IOG :
Enfin un qui a compris l’évidence ! (à part)J’ai bien fait de ne pas le faire liquider à Ali Addé. Il peut encore me servir.. pendant quelques mois .. !

Martinet :
Cessez tous d’importuner notre Souverain lumineux ! Laissez-le continuer son exposé et taisez-vous …


Roger Picon

IOG :
Merci Alain, tu es le seul qui ait un minimum d’éducation autour de cette table et je l’apprécie. Tu passeras chez le Trésorier pour toucher tes honoraires mensuels que je vais faire un peu rallonger ce mois-ci.

Donc je continue. Djama fait instruire le dossier en urgence absolue : facile quand on a toutes les pièces. Il suffit de trier et de conserver celles qui nous sont favorables. Et on ouvre le procés.

Lt-Cl Zakaria :
Oh Mon maître si généreux, es-tu certain qu’on trouvera suffisamment de pièces favorables à notre position, pour être crédibles ?

IOG : 
Toi, le petit Zak, tu la fermes pour de bon. Après tout, souviens toi que tu as contribué largement à nous mettre dans le pétrin où nous sommes. Quand on a le support déguisé de l’Ambassade de France qui lui refuse un visa ; quand avec une dizaine d’hommes d’élite, on n’est même pas capable de liquider un déserteur, futur témoin capital contre nous, dans les rues d’Addis Abeba ; quand on fait sauter un hôtel éthiopien pour rien ; quand on se fait repérer par la Police éthiopienne, on ne la ramène pas devant les adultes. 

Retourne à tes études chez les militaires français et contente-toi de cette chance inespérée dont tu bénéficies grâce à moi.

Comme vous l’avez compris, on se rallie aux thèses de meurtre de la Justice française et on abandonne celle du suicide qui ne tient plus la route. En conséquence, on va tenir un grand procès médiatisé pour assassinat … La RTD, l’ADI et La Nation vont se surpasser pour l’occasion.

Général Zakaria :
Oui mais qui dit assassinat, dit un meurtrier au minimum. Lequel d’entre nous, vas-tu sacrifier pour te laver de tous les soupçons. En fidèle militaire, j’obéirai, mais je préférerai quand même, rester en dehors du coup et que ce soit un autre que moi qui porte le chapeau.

Alain Romani :
Le général a tout à fait raison. Je pense la même chose.

IOG :
Alain, le jour où tu auras une pensée personnelle, n’oublie pas de me téléphoner en urgence pour me prévenir. On broutera ensemble pour fêter l’événement …

Donc, je reprend, avant l’intervention du petit Zakaria qui m’a interrompu. On fait un procès pour meurtre. Les accusés seront … (long silence) … Mohamed Alhoumekani et Ali Iftin. Comme on les invitera pas, ils ne seront pas là pour se défendre. On met tout sur leur dos et l’affaire est dans le sac.

Toc, toc, Dileyta passe la tête

Dileyta :
Salut à tous. Mais je vois que vous travaillez sérieusement, alors je ne vais pas vous déranger plus longtemps.

Moi je vais allez au PK20 pour cueillir mes fraises. Vous savez combien je les aime et en plus, ça fait passer agréablement le temps.

IOG :
C’est cela, bonne cueillette et ne fatigue pas trop tes cellules grises, qui sont un peu rouillées. Elles manquent d’entraînement depuis plusieurs années …

Dileyta se retire en fermant la porte

Général Fathi :
On reprend la discussion. C’est génial, absolument génial. T’es le plus fort ! Il suffisait d’y penser ! On a deux coupables « au petit poil » et en plus on s’affranchit de leurs idées révolutionnaires qu’ils publient sur leur site de pacotille. Gouvernement en Exil, mon c… enfin je dois rester poli …!

IOG :
En fait, on fait d’une pierre trois coups. 
– On enterre l’affaire Borrel avec deux coupables, condamnés à la prison à vie par contumace. 
– On condamne les deux rigolos de Belgique au silence. 
– En plus, cerise sur le gâteau, on tue l’instruction pour subornation de témoins, au motif qu’ils ne sont plus témoins, mais condamnés. 

Clean, hyper clean, on redevient plus blanc que blanc et on demande de l’argent à Bruxelles.


Roger Picon

Yacin Elmi Bouh :
J’ai déjà monté toutes sortes de dossiers « bidon » pour obtenir des aides, des subventions, des prêts sans garantie, mais il y avait quand même, un début de justification. Même si les donateurs sont plus que bienveillants et totalement aveugles, je ne vois pas la justification, dans ce cas, pour tirer de l’argent de Bruxelles.

IOG :
Yacin, tu me déçois, d’habitude t’es plus futé ! On va dire que l’on demande de l’argent pour réparer notre grave préjudice. Pendant des années, la Justice française a essayé injustement de nous coller sur le dos la responsabilité du meurtre. Cela a causé une dégradation de l’image de marque du pays et de son dirigeant incontesté. Manque à gagner sur les recettes touristiques, stupéfiante dépréciation de nos produits toxiques à l’exportation, perte de confiance sur la scène internationale, méfiance du FMI et de la Banque mondiale …. 

Bref, avec un peu de réflexion, tu sauras trouver d’autres pertes d’exploitation à mettre en avant pour justifier la demande. Tu garderas 15 % pour toi. Ca devrait suffire pour te motiver … Non ?

Sans frapper, Paulette entre avec une bouteille de champagne largement entamée …

Paulette :
Salut les copains !

Tous :
Salut Paulette

Paulette :
Excusez-moi, je ne savais pas que vous étiez en réunion. Le gros, il me cache tout en ce moment. Je ne sais pas ce que je lui ai fait, mais il est impossible à vivre. Qui veut des loukoums tout frais que je suis aller chercher spécialement tôt ce matin au marché de Dubaï avec notre avion ? 

Tiens à ce sujet, Ismaël, il faut que tu penses à le changer, car les cendriers sont pleins et il commence à être usé, à force d’effectuer des rotations quotidiennes à pleine charge sur Dubaï, Mogadiscio, Londres et Johannesburg. Il faut savoir renouveler les outils de travail, avant qu’ils ne cassent. Souviens-toi, cela est arrivé dans le passé, quand tu allais en visite au Yémen. Ce n’est pas le moment, car entre les bébés somaliens, les armes et le sucre raffiné au port, on a plein de commandes en retard, à livrer …

Ah, au fait pendant que j’y pense, Ali Guelleh, il faut que je te vois d’urgence. Par hasard, tu ne m’aurais pas caché une nouvelle subvention accordée à l’EDD ?

Ali Guelleh :
Je ne le pense pas, beauté suprême, mais un oubli est toujours possible. On a reçu tellement de subventions depuis quelques mois, que je m’y perd parfois ..

Paulette, sortant un petit carnet de sa poche :
Eh bien, sache que moi, je ne m’y perd jamais. Tu me dois exactement 375.857.289,31 FDJ plus 189.167.875,28 FDJ à Guelleh et 45.272.548,01 à chacun de nos enfants respectifs. Ne t’avise surtout pas de recommencer, car je t’ai à l’oeil désormais.

Ali Guelleh :
Si tu le dis, Princesse, c’est que tu as raison. Je te porte le paiement demain matin. Juste le temps de passer à la Caisse de l’EDD pour sortir le pognon en liquide. Coupures usagées, moitié dollars US, moitié Euros, comme d’habitude ?

Paulette :
Une affaire rapidement réglée. Toi Yacin, tu vas devoir agir. Quand je passais en voiture avenue 13, en revenant de l’aéroport, j’ai surpis un passant qui ne s’est pas prosterné à mon passage et plus, il m’a regardé dans les yeux, alors que c’est formellement interdit par l’étiquette.

Avec mon portable, je l’ai pris en photo. Tu retrouves ce terroriste qui met en danger la sécurité nationale et tu le confies à Hassan, qui saura l’interviewer, à la manière forte, avec l’aide du petit Zakaria … afin qu’il dénonce volontairement tous ses complices. 

Eh ! Le petit Zak, tu pourrais me regarder, quand je te parle, nom du chien. Il faut tout lui apprendre à ce petit ambitieux, même la politesse devant les dames.

J’espère quand même que tu n’as pas perdu la main chez les enseignants militaires français ?

Yacin Elmi :
Tu m’envoies la photo sur mon portable et ce soir, il sera traité spécialement à la Brigade Nord de la Gendarmerie. Demain à l’aube, il n’aura même plus la possibilité de battre des paupières. Lessivé le mec… Détruit physiquement et moralement, défiguré à vie, pour t’avoir offensé d’un regard furtif, Oh notre reine chérie. Et après, on traitera sa famille et ses amis, de la même façon. En plus ses filles seront violées au Camp Cheick Osman.

Il faut savoir se faire respecter, nom d’un chien ! Où se croient-ils tous ces provocateurs ? Au club Med ?

Je vous parie même une botte de Kat, que l’ignoble coupable n’est pas djiboutien. C’est surement un étranger, ancien gardien de chameaux, natif d’Ethiopie, qui aurait réussi à échapper à la grande rafle.

Paulette :
A l’avenir abstiens toi de ces allusions vaseuses et inopportunes, car je te les ferai avaler … Comme tous les Ministres, tu m’obéis et tu fais tout ce que je te demande. Un point c’est tout. 

Je vous rappelle à tous, que l’objectif prioritaire est d’augmenter les profits de la Nébuleuse GHA cette année et que les chiffres de juillet ne sont pas bons. Alors je compte sur vous pour faire un effort au dernier quadrimestre pour l’obtention des aides et des subventions et surtout pour accroître les encaissements.

On est en retard sur le plan …

Sur ce, je vous laisse, il faut que j’aille faire le repas du gros. (Se tournant vers Guelleh) A tout à l’heure mon petit chéri d’amour… Surtout ne rentre pas trop tard, car le soufflet au caviar et langoustes, ça n’attend pas … et je t’ai débouché une bonne bouteille de Château Laffite Rothschild 82 ..

IOG :
Bien sur, ma douce poupée de rêve, mais ne m’attend pas trop tôt quand même, car avant le déjeuner, je dois rendre visite à une connaissance, près du Club des Cheminots.

Paulette :
Ce ne serait pas ta vieille copine, par hasard ?

IOG :
Hum, non, il y a longtemps que c’est fini tout cela. Même avec du viagra, ce n’est plus comme avant … tu es bien placée pour le savoir … !

Paulette quitte la salle, en reine hautaine et offensée, avec sa bouteille de champagne, vide désormais, sous le bras.

Romani :
Bravo Ismael. Ton sens stratégique nous a encore une fois rempli d’émerveillement. Ta construction machiavélique nous affranchira miraculeusement de tous les soupçons, y compris celui d’avoir fait apposer des tampons anti-datés sur mon passeport, alors que cela ne correspond pas avec les registres des passagers de la compagnie aérienne … 

Mais au fait, il me semble que tu as commencé ton exposé en évoquant un deal. Quelle serait alors la contrepartie à la charge de la République de Djibouti ?

IOG :
Tiens, t’es capable de penser ? C’est nouveau ça ! Mais tu as posé la bonne question. En échange, on rend toutes les preuves qui concernent les exportations françaises illicites de matières nucléaires à destination des pays sous embargo : Corée, Irak et Iran et on ne garde aucune copie. C’est bien stipulé dans l’accord sous peine de nullité.

On y perd notre monnaie d’échange, certes, mais on gagne notre tranquillité d’esprit. Comme nous sommes tous devenus milliardaires, on va pouvoir profiter de nos sous, sans angoisse ni restriction.

Et il se met à chantonner : « Ah, les petites femmes, les petites femmes de Paris. A moi, les petites femmes de Paris … »


Roger Picon

Un tonnerre d’applaudissement salua cette déclaration finale et son bruit intense fut entendu dans toute la ville.

25/07/03 (B206) Un nouveau geste de soutien abusif à la dictature : la France octroie une nouvelle subvention à Guelleh pour env. 1.100.000 €. Il semblerait que Guelleh n’ait qu’à demander pour que l’Ambassadeur de France s’exécute afin de l’aider financièrement à asservir le peuple.

____________________________
Extrait de l’ADI

Djibouti et la France
signent deux conventions de financement de 213 millions de FDJ destinées
à l’Education nationale

DJIBOUTI (ADI)- 24 juillet – Le ministre des Affaires Etrangères
et de la Coopération Internationale M.Ali Abdi Farah et l’ambassadeur
de France à Djibouti M.Patrick Roussel, ont procédé aujourd’hui
à la signature de deux conventions de financement d’un montant
global de 213 millions de FDJ destinées à l’Education nationale.

M.Abdi Ibrahim Absieh, ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement
supérieur, a assisté à la cérémonie de
signature de ces deux conventions qui portent sur l’exécution
du projet d’appui au schéma directeur de l’Education nationale
et du projet d’appui à la formation des cadres enseignants djiboutiens.

Ces projets financés
par la France, s ’inscrivent dans le cadre des grandes réformes
amorcées dès l’accession du chef de l’Etat à
la magistrature suprême, notamment la tenue en 1999 des Etats Généraux
de l’Education nationale et l’élaboration d’un plan
d’actions quinquennal.

21/07/03 (B206) L’Ambassadeur de France, Patrick Roussel, toujours à la pointe du Combat en faveur des Droits de l’Homme à Djibouti, salue le régime dictatorial et sanguinaire de Guelleh, dans un discours de soutien. (La Nation)

Nous avons repris quelques
extraits du discours de M Patrick Roussel, car ils illustrent bien la politique
du Gouvernement français en Afrique.

La majorité des
Djiboutiens seront certainement, non pas surpris car ils connaissent l’attachement
de la diplomatie française aux bienfaits de la dictature pour sauvegarder
les intérêts stratégiques de la France, mais certainement
peinés de voir le mépris affiché de notre Ambassadeur
vis à vis de leur sort, de leurs privations et des violations de tous
ordres qu’ils subissent chaque jour, sans oublier les fraudes électorales
massives.

Nous sommes certains que DAF, du fond de sa geôle, en plein soleil, a certainement apprécié le discours de l’Ambassadeur de France, s’il a pu en avoir connaissance. Nul doute que tous ceux qui se battent pour qu’il soit libéré de cette incarcération autant injuste qu’abusive, considéreront le mépris avec lequel la France s’assied sur les Droits de l’Homme, pour soutenir, contre vents et marées, un gouvernement dictatorial et sanguinaire.

____________________
Extrait de La Nation :

(…) Et d’ajouter
: “Ce double aspect de nos relations a été parfaitement
illustré par la négociation que nous avons menée au début
de cette année sur le nouveau régime fiscal des Forces françaises
stationnées à Djibouti. Le président Ismaïl Omar
Guelleh a souhaité renouveler ce régime, pour le simplifier,
en revoir le rendement et l’inscrire dans la durée. La France
a consenti, malgré une conjoncture budgétaire très défavorable,
un effort important en accroissant sensiblement ses contributions au budget
djiboutien. Djibouti s’est engagé à simplifier les procédures
fiscales et douanières pour donner à l’action de nos forces
davantage de facilités. L’accord porte au total sur une période
de dix ans, pendant lesquels les finances publiques de votre pays bénéficieront
d’apports régulierset sûrs. Le ministre des affaires étrangères,
M. Ali Abdi Farah, a salué dans cet accord une marque de confiance
entre nos deux pays.”

A Djibouti, la démocratie
se consolide

“Si les relations
franco-djiboutiennes ont connu cette année quelques transformations,
on peut en dire autant de la vie politique djiboutiennes : je veux parler
bien sûr des premières élections législatives menées
dans la cadre du multipartisme intégral, le 10 janvier dernier. Tous
les pays amis de Djibouti se réjouissent de cette évolution.(…)

20/07/03 (B206) A lire cette semaine sur LOI

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN
– 18/07/2003

SIHD – Pas actionnaire d’Africa Union Energy à Djibouti
Le mois dernier, le ministre djiboutien de l’énergie et des ressources
naturelles, Mohamed Ali Mohamed, a diffusé un communiqué pour
préciser que la Société Internationale des Hydrocarbures
de Djibouti (SIHD, étatique) n’était pas actionnaire de la toute
nouvelle société Africa Union Energy. (…). [Total : 128 Mots].


LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 18/07/2003

DJIBOUTI – Idriss Arnaoud Ali
Troisième personnage de l’Etat, après le président Ismaïl
Omar Guelleh et le premier ministre Dileita Mohamed Dileita, le président
de l’Assemblée nationale a été confirmé dans cette
hiérarchie en devenant, début juillet, secrétaire général
du Rassemblement populaire pour le progrès (RPP). (…). [Total : 192
Mots].

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 18/07/2003
DJIBOUTI – Ugo Fasono
La mission du Fonds monétaire international (FMI) arrivée à
Djibouti, le 15 juillet, était conduite par le Brésilien Ugo
Fasono. (…). [Total : 63 Mots].

18/07/03 (B206) IRIN (ONU) confirme dans une dépêche, l’appel officiel et international d’Amnesty pour la libération de DAF. (Anglais)

DJIBOUTI : Amnesty
calls for release of opposition leader

NAIROBI, 16 Jul 2003 (IRIN)
– The human rights group, Amnesty International, has called for the unconditional
release of a leading opposition figure and a journalist.
In a statement, it said Daher Ahmed Farah, president of the opposition Movement
for Democratic Renewal and Development (Mouvement pour le renouveau democratique
et le developpement – MRD) and director of the party’s paper ‘Le Renouveau
djiboutien’, was jailed on 9 July on charges of libel against the army chief
of staff and an army women’s folklore group.

"Public officials
who consider themselves defamed have the right of reply and if that is insufficient
they can legitimately resort to legal actions to defend their reputation,"
Amnesty said.

"But this should
not involve, as it has done in Daher Ahmed Farah’s case, detention by
the police, arbitrary refusal of bail, state prosecution and prison sentences."

Djibouti’s foreign ministry
spokesman Siad Dualleh told IRIN that the case was still before the courts.
"We should allow for due process to take its course, before any comments,"
he said.

Amnesty pointed out that
the Djibouti constitution guarantees freedom of the press, and the country
ratified the international Covenant on Civil and Political Rights, which protects
freedom of expression, last year.

18/07/03 (B206) Lettre ouverte de DAF au Ministre Djiboutien de la Justice.

Monsieur Daher Ahmed
Farah
Président du Mouvement pour le renouveau démocratique et
le développement (MRD)
Directeur de publication du Renouveau djiboutien
Détenu à la prison dite Centrale de Gabode (Djibouti)
Domicile : cité Cheik Osman, Djibouti
Tél : 34 16 57

à
Monsieur Ismaël Ibrahim Houmed

Ministre de la Justice et des Affaires musulmanes de Djibouti
chargé des Droits de l’Homme

Objet
: Protestation contre une détention qui relève de la mise à
mort


Djibouti, le 12 juillet 2003

 

Monsieur le Ministre,

Inexplicablement, tandis
que j’étais sous mandat de dépôt pour une prétendue
affaire de diffamation émanant du numéro deux de l’armée,
le général Zakaria Cheik Ibrahim, j’ai été détenu,
du 20 avril au 23 juin 2003, dans des condition inhumaines, dans la cellule
13 du bloc dit de 13 cellules. J’étais la première et seule
personne à être détenue dans ce quartier de haute sécurité
nouvelle formule. Mes protestations répétées et celles
de mon avocat, Maître Stéphane Zerbib de France, n’y ont rien
fait.

J’ai sérieusement
souffert de la chaleur, de la pénurie d’eau, des moustiques ainsi que
des nuisances sonores et atmosphériques de la proche centrale électrique
qui alimente la capitale.

Relaxé par la chambre
correctionnelle, le 23 juin 2003, j’ai vu mon supplice cesser pour une quinzaine
de jours.

De nouveau arrêté
le 9 juillet 2003 sur décision de la cour d’appel qui, saisie par le
procureur de la République et les parties du jugement du premier juge,
m’a condamné à, entre autres lourdes peines, trois mois d’emprisonnement
ferme, je me suis retrouvé, sur instructions du directeur de la prison,
dans la même cellule 13. Où les conditions de détention
ont gravement empiré du fait de la grande chaleur d’été.
Avec une température à l’ombre d’au moins égale à
40°, une offre d’eau tarie, les insupportables nuisances de la centrale
électrique, le Khamsin qui recouvre la cellule de poussière
pathogène et un dangereux isolement (le bloc 13 se trouve loin du reste
de la prison), il ne s’agit plus aujourd’hui de détention mais de mise
à mort lente. Or, que je sache, je n’ai pas été condamné
à la peine capitale assortie de mon exécution sous la torture
de Gabode.

Aussi, ai-je l’honneur
de vous demander de bien vouloir prendre les dispositions nécessaires
pour mon affectation à un quartier de détention. C’est une question
de vie ou de mort.

Dans l’attente de votre
réponse, je vous prie de recevoir, Monsieur le Ministre, l’assurance
de ma considération distinguée.

Monsieur
Daher Ahmed Farah

——————————————————————————–
Copies à :
– Monsieur Dileita Mohamed Dileita, Premier ministre ;
– Monsieur Ismaël Omar Guelleh, Chef du gouvernement, de l’État,
des Forces armées, du conseil supérieur de la magistrature et
du parti RPP au pouvoir ;
– Reporters sans frontières ;
– la Ligue djiboutienne des droits humains ;
– la Fédération Internationale des droits de l’homme ;
– l’Observatoire International des prisons ;
– Amnesty International ;
– Human Rights Watch.

17/07/03 (B206) SURVIE : Communiqué pour exiger la libération de DAF.

SURVIE
« Donner valeur de loi au devoir de sauver les vivants »

C O M M U N I Q U E à Paris, le 12 juillet 2003

DJIBOUTI : la dictature
harcèle encore DAF


A Djibouti comme au Togo, un dictateur utilise le silence de la France officielle
pour réprimer la presse de l’opposition, ses dirigeants et militants.
Le cas de Daher Ahmed Farah, dit " DAF ", responsable d’un
journal et d’un parti est à ce propos éloquent. Arrêté
et jeté en prison le 20.avril pour diffamation à l’encontre
du chef d’état-major et d’un groupe folklorique militaire
et autres " atteintes au moral de l’armée ", il est
depuis lors l’objet d’une stratégie de harcèlement
menée par le pouvoir du président truqueur d’élections
Guelleh.

En résumé,
et pour rendre hommage au combat de Reporters Sans Frontières, aux
côtés de DAF, reprenons les intitulés des communiqués
de cette association :

le 05/05 : RSF demande
la libération de DAF

le 03/06 : Libération
de DAF

le 10/06 : À peine
libéré, DAF est replacé en détention préventive

le 24/06 : DAF de nouveau
libre

le 09/07 : DAF de nouveau
en prison

Il venait d’obtenir
la veille un visa pour la France et nous espérions qu’il puisse
se rendre en Europe revoir sa femme et ses enfants… Le voilà de
nouveau placé à l’isolement dans une " cellule-toilettes
" en cette période la plus chaude de l’année. Sa santé
et sa vie sont menacées. Il s’agit d’une énième
violation évidente des droits de l’Homme dans ce pays. Le seul
crime de cet homme est d’avoir informé l’opinion publique
djiboutienne et fait part pacifiquement de son opinion à lui. On veut
donc le faire taire et ruiner son journal.

Le silence de l’Elysée
est pendant ce temps assourdissant aux oreilles de tous les membres du comité
de soutien de DAF qui, outre l’opposition unie, regroupe tous ceux pour
qui les promesses de démocratie et de fin de l’impunité
ne tombent pourtant jamais dans des oreilles de sourds. M. Chirac a décoré
de la Légion d’Honneur le dictateur Guelleh en octobre 2002 et,
cette année, l’aide budgétaire de la France à Djibouti
a explosé (30 millions d’euros). Certes, les Etats-Unis ont de
leur côté versé 31 millions de dollars, preuve s’il
en fallait de l’importance stratégique de ce pays de la corne
de l’Afrique : la plus grande base de l’armée française
sur le continent doit désormais partager ce " terrain de jeu "
avec son homologue américaine…

Comme au Togo, les relations
néocoloniales menées au nom de la France entre notre pays et
Djibouti ne datent pas d’hier. Et, comme pour le Togo, cette histoire
honteuse et secrète sera un jour vraiment écrite. Comme pour
le Togo, chacun y retrouvera sa véritable place. Comme pour le Togo,
nous y veillerons. Ainsi que nous l’écrivions dans un précédent
communiqué, " si DAF s’en sort, il le racontera ".

Nous exigeons encore une
fois la liberté pour Daher Ahmed Farah.


16/07/03 (B206) A lire sur les Nouvelles d’Addis, une information concernant la création d’un comité ‘Amérique du Nord’ pour la Libération de DAF.

Lien
avec l’article complet des Nouvelles d’Addis : cliquez ici

Extrait des Nouvelles d’Addis

(..) Pour mémoire il s’agit de trois exigences simples et de bon sens
:

1) L’arrêt
immédiat des attaques politico-judiciaires à l’encontre
de Daher Ahmed Farah ;

2) Le respect de la liberté
d’information et de publication pour le journal Le Renouveau et pour
toute la presse de Djibouti ;

3) Le libre exercice à
Djibouti des libertés démocratiques.

(…)

Pour contacter le comité
DAF-Liberté Amérique du Nord, on peut s’adresser à l’un
des membres fondateurs :

• Omar Ali, porte-parole
du comité DAF-Liberté Amérique du Nord
Tél. : 0(11) 613 843-9031
email : omar.ali@sympatico.ca

• Hassan Mohamed
Hassan, responsable du site www.arhotaba.com
email : diltourab@arhotaba.com

• Hassan Idriss Issa
email : hassan.issa@sympatico.ca

Les autres participants
souhaitent garder l’anonymat.