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02/09/2013 (Brève 207) ALERTE ROUGE / Presse / Le Parisien / Mort du juge Borrel : la famille du témoin clé lance un appel à l’aide.

La famille d’un Belgo-Yéménite considéré comme le témoin clé dans l’affaire de la mort du juge français Bernard Borrel à Djibouti a lancé ce lundi un appel à l’aide aux autorités yéménites, belges et françaises pour qu’il ne soit pas extradé du Yémen vers Djibouti.
Famille alhoumekani
La femme et le fils de Mohamed Saleh Alhoumekani, un témoin qui pourrait impliquer l’actuel président de Djibouti dans la mort du juge Borrel, ne veulent pas que leur proche arrêté au Yémen soit extradé vers la république djiboutienne – Crédit photo :
AFP/LAURIE DIEFFEMBACQ – Le Parisien

_______________________________

Mohamed Saleh Alhoumekani, ancien responsable de la garde présidentielle de Djibouti, a mis en cause l’actuel président djiboutien Ismaël Omar Guelleh et son entourage dans la mort en 1995 du magistrat Bernard Borrel. 

Réfugié politique en Belgique, dont il a acquis la nationalité, il a été interpellé le 24 août à son arrivée à l’aéroport de Sanaa, puis incarcéré dans la capitale yéménite.

«Il a été arrêté arbitrairement. Je demande à l’Etat yéménite de le relâcher et de permettre son rapatriement en Belgique», a déclaré, très émue, son épouse Asmae Abdelkadous au cours d’une conférence de presse à Bruxelles. «C’est à cause des pressions de Djibouti», qui réclame son extradition «sur la base d’accusations non-fondées», a ajouté son fils, Moncef Saleh.

La démarche des proches de Mohamed Saleh Alhoumekani s’inscrit dans la ligne de celle de la famille du juge Borrel, qui a demandé samedi au président français François Hollande et à son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, «d’agir sans délai pour que cessent les menaces et les pressions qu’exerce le gouvernement de Djibouti pour obtenir, contre toutes les règles du droit international, son extradition». «Il serait facile pour M. Fabius de faire connaître sa préoccupation», a estimé Moncef Saleh, le fils de Mohamed Saleh Alhoumekani.

Le corps du magistrat français en partie carbonisé

La famille de Mohamed Saleh Alhoumekani, qui a fondé en Belgique un parti d’opposition au régime de Djibouti, a également renouvelé son appel au chef de la diplomatie belge, Didier Reynders, pour qu’il intervienne auprès des autorités yéménites et que la Belgique lui accorde son assistance diplomatique.

Le gouvernement belge a choisi la discrétion et s’est jusqu’ici abstenu d’intervenir publiquement sur ce dossier, qu’il suit néanmoins «de très près», selon un porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Selon lui, les possibilités d’interventions belges sont limitées, Mohamed Saleh Alhoumekani étant détenu dans un pays dont il a la nationalité. Mais «le ministère yéménite des Affaires étrangères nous a répété vendredi que la Constitution, qui stipule que le Yémen n’extrade pas ses nationaux, serait respectée et qu’il ne serait donc pas transféré à Djibouti», a précisé ce porte-parole.

Magistrat français détaché à Djibouti, Bernard Borrel avait été retrouvé mort le 19 octobre 1995, en contrebas d’un ravin, à 80 km de Djibouti. Son corps était en partie carbonisé. Les enquêteurs djiboutiens et français avaient privilégié dans un premier temps la thèse du suicide. Mais en se basant sur de nouvelles expertises et témoignages, l’enquête française privilégie désormais celle d’un assassinat.

08/08/03 (B207) Message de remerciement du MRD à tous ceux qui ont permis l’organisation de la manifestation du 7 août à Bruxelles devant l’Ambassade de Djibouti et à toutes celles et tous ceux qui ont participé à ce rassemblement.

08/08/03 (B207) Message de remerciement du MRD à tous ceux qui ont
permis l’organisation de la manifestation du 7 août à Bruxelles
et à toutes celles et tous ceux qui ont participé à ce
rassemblement.

 

MOUVEMENT POUR
LE
RENOUVEAU DÉMOCRATIQUE
ET LE DÉVELOPPEMENT
( PARTI D’OPPOSITION À DJIBOUTI)

 

COMITÉ DU MRD EN BELGIQUE
225 Chaussée de Gand, boîte 2,
1081 Koekelberg, Bruxelles.
0472 212 210
alisalemomar@yahoo.fr
rousseyl@hotmail.com

Bruxelles, 07 Août 2003

Réf/MRDB/HMA/28-03

A l’attention
de tous les défenseurs des droits de l’Homme,
de tous les manifestants, les militants et, les sympathisants…

Mesdames, Messieurs,

Je saisis cette opportunité pour remercier au nom de tous les membres
du Comité du MRD en Belgique, le Bourgmestre de la Commune d’Ixelles,
Monsieur Pierre Lardot, ainsi que le Chef de Corps de la Zone de Police de
Bruxelles Capitale-Ixelles, Monsieur Roland Vanreusel, pour avoir eu l’amabilité
d’explorer et d’autoriser notre requête relative à la manifestation
devant l’ambassade de Djibouti, en date du jeudi 07 Août 2003, entre
11 heure et 13 heure.

Par ailleurs, ma gratitude va aussi en priorité, pour tous nos militants,
nos sympathisants, ainsi que tous les défenseurs des droits de l’Homme
qui, jusqu’à là, nous ont prodigué toute leur confiance.

Enfin, je me réjouis de la manière dont s’est déroulée
la manifestation, à savoir dans un climat de grande discipline et sérénité.
Assurément, les messages les plus fondants, ont scandé des expressions
comme :
– Halte à la Dictature !, A quand la séparation des Pouvoirs
?, La Justice est la base de tout développement !
– Djibouti a besoin de médicaments : Démocratine, Transparentin
et, Justicine.
– Libérez le Renouveau Djiboutien !, Remettez le matériel !
Annulez les 13 millions !….

De toute évidence, cela a fait tremblé l’équipe de l’ambassade
qui passait son temps à filmer les quelques 50 manifestants(nombre
maximum imposé par les autorité belges).

Je vous prie d’agréer, Mesdames et Messieurs, et croire à l’assurance
de ma haute considération.

Mr Houssein Mohamed Abdallah
Responsable de la Communication et des Relations Publiques
Comité du MRD en Belgique.

07/08/03 (B207) Grande manifestation organisée ce 7 août à Bruxelles, devant l’Ambassade de Djibouti par le MRD – Section Belgique.

COMITÉ DU MRD
EN BELGIQUE

225 Ch de Gand,
B.2, 1081 Bruxelles
0472 212 210
alisalemomar@yahoo.fr
rousseyl@hotmail.com

 

Bruxelles, le 06 juillet
2003

Communiqué

A l’attention
de toutes les Djiboutiennes, de tous les Djiboutiens et de tous ceux qui souhaitent
nous rejoindre…

Le Comité du MRD
en Belgique vient d’obtenir l’autorisation officielle pour manifester devant
l’ambassade de Djibouti, ce jeudi 7 Août 2003 de 11 heure AM à
13 heure PM.

Le départ de la
manifestation aura lieu devant le campus de l’ULB, à l’arrêt
du bus 71 Delta. Pour s’y rendre il faut prendre les trams 81 ou 82, changer
à l’arrêt Lesbroussard, pour reprendre les trams 93 ou 94. Le
second itinéraire étant, le bus 71 Delta à partir de
la station de métro Porte de Namur.

La manifestation va prendre
la forme la plus pacifique et la plus civilisée possible. Chacun de
nous, apportera sa banderole…et, les messages écrits doivent y
être bien travaillés pour pouvoir les transmettre et se faire
comprendre. C’est important !

Pour rappel, l’objectif
de la manifestation est de montrer encore une fois, l’art autocratique et
arbitraire du gouvernement, à l’instar de la dernière condamnation
de DAF par la Cour d’appel du Tribunal de Djibouti :
– six mois d’emprisonnement dont trois mois fermes;
– trois mois de suspension du journal « Le Renouveau Djiboutien »;
– deux cents mille Francs Djibouti d’amendes et;
– douze millions de Francs Djibouti de dommages et intérêts.

Enfin, il est plus que
jamais d’actualité de pointer du doigt, un régime politiquement
obsolescent et responsable de l’abysse économique et social, dans lequel
sombre le pays depuis le début des années 90.

C’est pourquoi, le Comité
du MRD en Belgique se permet d’attirer l’attention de tous les Djiboutiens,
pour se mobiliser davantage et dire NON à la bassesse gouvernementale,
même si DAF est aujourd’hui en liberté. Mais, de quelle genre
de liberté s’agit-il ?

SALEM OMAR, Ali
Président du MRD en Belgique

05/08/03 (B207) Le comité de SURVIE Paris-Ile-de-France adresse une lettre ouverte à Jacques CHIRAC, Président de la République française, pour l’informer de la situation à Djibouti et de toutes les violations commises par le régime dictatorial en place.

à
Monsieur Jacques Chirac,
Président de la République française,
Palais de l’Elysée


Le 04 août, 2003


Monsieur le Président,

Nous nous permettons d’attirer
votre attention sur la situation préoccupante du journaliste djiboutien,
rédacteur en chef du  » Renouveau démocratique « , monsieur
Daher Ahmed Farah. Celui-ci est emprisonné à Djibouti dans des
conditions inhumaines qui ont déjà provoqué la mort de
nombreux prisonniers par le passé. On lui reproche d’avoir diffamé
un des principaux responsables de l’armée et d’avoir porté atteinte
au moral de cette dernière. Victime d’une véritable politique
de harcèlement du pouvoir, il a été placé en détention
à plusieurs reprises depuis le mois d’avril et rien n’assure qu’on
ne saisira pas d’autres prétextes à la fin de sa peine pour
l’y maintenir.

Dans un pays respectueux
des Droits de l’Homme, les écrits de monsieur Farah n’auraient pas
conduit à son incarcération. Comme vous le savez d’expérience,
le respect de la liberté d’expression ainsi que celui des droits de
l’opposition sont indissociables d’une véritable démocratie.

Or, en octobre 2002,
vous avez décoré de la Légion d’Honneur Ismaël Omar
Guelleh, Président de Djibouti, au nom de la France, en notre nom
.

Le 14 juillet, votre
ambassadeur, notre ambassadeur, M. Patrick Roussel, s’est félicité
du climat  » de liberté et de maturité politique dans lequel
se sont déroulées les dernières élections législatives
à Djibouti « , y voyant  » le signe d’une démocratie
qui s’affirme et qui puise largement dans la tradition djiboutienne qui accorde
une place de choix au dialogue « . Il en a conclu que  » Djibouti
est un pays enfin en paix qui veut se tourner résolument vers le développement
« .

Voilà deux grands
symboles de la République française utilisés en notre
nom par votre gouvernement pour soutenir l’action du Président Guelleh.
Mais si les citoyens se sont un jour assemblés en Nation dans notre
pays c’est autour de principes clairs, ceux de la Déclaration des Droits
de l’Homme et du Citoyen.

A Djibouti qu’en est-il
? Est-ce la mise en application de ces principes que vous récompensez
et soutenez ?

Vous ne pouvez ignorer
que les élections législatives de janvier 2003 n’ont laissé
aucun siège à l’opposition – leur déroulement a été
entaché de nombreuses fraudes. L’espoir né de l’accord de paix
signé en mai 2001 a vite disparu : les réformes institutionnelles
promises ne se sont pas matérialisées, les promesses de reconstruction
des zones de conflit n’ont pas été tenues et Monsieur Guelleh,
en digne héritier de son  » oncle  » (1), a poursuivi sa politique
fondée sur la répression (emprisonnements arbitraires, assassinats,
viols par centaines) et le clanisme. Dans un pays réduit à l’extrême
pauvreté (2), la corruption et son corollaire l’impunité (pilleurs
des fonds publics, violeurs et assassins ne sont pas inquiétés
et au contraire promus) règnent en maître. Un juge français
l’a même payé de sa vie (3).

C’est cela que monsieur
Farah a voulu dénoncer à travers une lettre ouverte à
la jeunesse de son pays le 17 avril 2003 (cf pièce jointe). N’est-ce
pas cela qui lui est en réalité reproché ?

Cependant des millions
d’euros de notre argent de contribuables affluent ces derniers temps dans
les caisses de l’Etat djiboutien. L’aide budgétaire de la France a
explosé pour atteindre 30 millions d’euros malgré l’opacité
de l’utilisation de ces fonds et ses résultats désastreux.

Certes, la plus grande
base de notre armée en Afrique est située à Djibouti.
Certes, les Etats-Unis y disposent depuis peu des mêmes commodités
et ont, de leur côté, versé 31 millions de dollars à
l’Etat djiboutien. Certes, des institutions internationales sises à
Washington (Banque Mondiale, Fonds Monétaire International etc) alimentent
de plus en plus les caisses de ce même Etat …

L’ambassadeur Roussel
résume bien la situation :  » les relations franco-djiboutiennes
apparaissent plus que jamais fortes, parce qu’elles reposent sur des solides
intérêts partagés et sur une longue tradition […]
d’amitié « .

Pourtant, rien ne justifie
que notre gouvernement soutienne une dictature prédatrice qui maintient
sa population dans la terreur et le dénuement le plus extrême.
Cette  » amitié  » intéressée est inacceptable
au regard de nos valeurs de citoyens français.

Nous vous prions M. le
Président d’exercer sans tarder une forte pression auprès des
autorités djiboutiennes pour que M. Farah ne soit plus inquiété
pour délit d’opinion et de dénoncer les atteintes aux Droits
de l’Homme dans ce pays qui rendent impossible toute véritable coopération.
Votre voix est de celles qui pourraient être entendues.

Dans cette attente, nous
vous prions de recevoir, Monsieur le Président, l’expression de notre
très haute considération.

Pour
Survie Paris-Ile de France,

Claude
Chenaud
,
membre du comité d’administration

Emmanuel
Frigara,

membre du comité d’administration.

(1) M. Hassan Gouled Aptidon,
Président de Djibouti de 1977 à 1999, dont M. Guelleh a été
chef de cabinet et chef de la sécurité pendant 20 ans.
(2) L’IDH y est de 0,445 soit la 149ème position sur 173 pays (PNUD).
(3) Il s’agit du juge Borrel, dont il a été prouvé que
le  » suicide  » n’en était pas un.

06/08/03 (B207) ALERTE A OTTAWA ! Menaces et pression se multiplieraient contre les manifestants du 2 août ?

D’après plusieurs
sources convergentes, il semble que certains proches du régime sanguinaire
de Guelleh, (faux-réfugiés à Ottawa ?) se livreraient
à des menaces contre certains manifestants qui ont participé
au rassemblement en faveur de la libération de DAF.

Pour la sécurité
des personnes, nous ne divulguerons aucun nom, mais si les menaces se précisaient,
nous ne pouvons qu’encourager les victimes à dénoncer les crimes
et délits auprès des autorités de Police canadienne.

N’ignorant pas les risques de chantage et de persécution (en particulier sur les familles restées au pays) à la suite d’une telle démarche, nous ne pouvons que recommander à toute la communauté djiboutienne, émigrée
et opposée au régime, à la torture et à la dictature
de s’unir pour résister et surtout pour faire mettre collectivement un terme aux agissements honteux et scandaleux des individus
qui soutiennent encore Guelleh.

Ces individus n’ayant qu’un but, celui de satisfaire leur soif personnel d’ambition et de pouvoir facile,
de récolter des rubans d’opérettes et sutout d’encaisser de la (fausse ?) monnaie.

06/08/03 (B207) DJIBOUTI A-T-IL SOMBRE DANS L’EXTREMISME D’ETAT ? (Lecteur)

La gravité de
la situation économique et sociale de Djibouti n’échappe à
personne !

Comme il n’échappe
guère aux observateurs objectifs que la Société djiboutienne
est malade et que les médecins locaux qui se penchent à son
chevet n’ont guère de remèdes efficaces à proposer. Ils
sont capables, certes, d’analyser et de décrire les symptômes,
mais pas de soigner les causes. Ils excellent pour exprimer des inquiétudes
et pour mettre en cause une catégorie de la population.

Aujourd’hui, ce sont les
immigrés clandestins que l’on accuse de tous les maux ; remède
idéologique imaginé par la dictature ?

Un journaliste de La Nation,
M.S nous apprend que la clochardisation s’étend parmi les plus démunis.

Pourquoi ?

Prenons par exemple :

  • la destruction programmée
    de notre système sanitaire,
  • l’absence de formation
    pour les pauvres,
  • des enseignants de
    remplacement bardés … de diplômes pour le moins douteux,
  • le fait que la population
    djiboutienne est rabaissée au rang d’indigène,
  • l’émergence
    et la prolifération de trafics en tout genre : armes, (enfants ?),
    fausse monnaie, recyclage d’argent sale,
  • le comble étant
    matérialisé par tous les abus de biens publics,
  • mais aussi la prostitution,
    phénomène limité autrefois, qui se développe
    à une vitesse vertigineuse
  • Gabode est rempli
    d’opposants DAF ?), mais aussi d’une majorité d’étranger.

Bref, même la police
est dépassée par les événements .

Notre journaliste zélé
nous apprend, que l’Etat djiboutien agit dans la continuité ! Il ne
fait rien de plus que les français qui se sont comportés comme
des bourreaux avec les Somaliens (Mahmoud Harbi en 1966). Pour lui cela justifierait-il
totalement les actes indignes et violent commis par les hommes en place ?

La question qui se pose,
c’est de savoir pourquoi et comment est-on en arrivé là.

Les clandestins sont ils
les seuls responsables… ?

Notre journaliste toujours
aussi bien informé (par qui ?) croit pouvoir affirmer que la majorité
des clandestins sont des réfugiés somaliens.

Coïncidence ou pas,
c’est à ce moment :

  • qu’un nouveau bureau
    de l’USAID ouvre ses portes à Djibouti,
  • qu’une association
    humanitaire de Djibouti se détourne de l’humanitaire pour s’engager
    dans la défense de l’environnement.

Dans un passé récent,
Djibouti recevait des compensations financières pour son action envers
les réfugiés.

Mais qu’a fait réellement
les gouvernements qui se sont succédés en faveur de ces pauvres
réfugiés ?

Dorénavant le robinet
de l’humanitaire se ferme par manque de subsides. Par un tour de passe-passe
ou de baquette magique, les réfugiés deviennent subitement des
immigrés clandestins et ce, pour la seule raison que Guelleh ne reçoit
plus sa part de gâteau, sous la forme d’une contribution internationale
pour les réfugiés.

Puisqu’ils ne rapportent
plus d’argent, Guelleh n’a plus besoin des réfugiés ! (CQFD)

Au sujet de ces fameux
Africains venus des grands Lacs, notre journaliste oublie de mentionner que
c’est notre Ministre de l’Education qui les a fait venir, imaginant de pouvoir
les sous-payer et de pouvoir les dominer. Tout cela dans le but de briser
la grève des Enseignants djiboutiens. Notre Ministre est entièrement
responsable de la situation et de leur présence sur notre sol.

Des vendeurs de khat à
la sauvette (Ethiopiens pour la plupart) sont accusés de vendre des
drogues durs à Djibouti. Pensez-vous ! Simplement, on leur reproche
de proposer du khat à moitié prix. Concurrence déloyale
ou violation du monopole mafieux : on les accuse de tous les maux pour protéger
les petits intérêts particuliers des barons du régime.

Sur les finances de l’Etat
notre cher Ministre des Finances se voit contraint de fournir au FMI des chiffres
… cohérents. C’est là qu’il rencontre une première
difficulté. Certains disent qu’il y aurait des distorsions flagrantes
entre les données du Trésor, celles de la Banque centrale et
les statistiques des Finances (passons !).

Mais le montant de la
dette de l’Etat et de ses filiales (EDD, …) est devenu si important
que le Ministre n’a plus qu’à s’arracher les cheveux pour tenter de
les justifier au FMI.

Comprenez : l’Etat djiboutien
a un endettement supérieur à 500% de son buget annuel ! Pour
apurer la dette (à condition de réduire drastiquement les
dépenses et de supprimer la corruption et l’abus des biens publics)

il faudra quand même trois générations – de privation
nationale – pour apurer la dette.

Guelleh s’en fout ! Après
moi le déluge !
En concertation avec ce cher Ministre des Finances,
il pratique la fuite en avant et il continue à emprunter au nom du
Peuple, pour payer les agios des emprunts en cours. La bulle pourrait exploser
dans trois ans à ce rythme infernal.

Heureusement pour lui
(malheureusement pour nous ?) certains pays donateurs continuent à
maintenir Djibouti et son régime sanguinaire sous perfusion.

Revenons a nos chameaux.
Le Ministre de l’Intérieur affirme haut et fort avec une certaine arrogance
qu’il a préparé un vaste programme pour régler définitivement
la question des immigrés clandestins.Et de lancer un appel à
la population djiboutienne pour qu’elle se livre à la délation.

A-t-il imaginé,
comme Hitler jadis, de mettre en oeuvre une solution finale ?

La campagne nationale
orchestrée par les plus hautes Instances, contre la présence
des étrangers, me rappelle douloureusement les slogans de la propagnade
hitlérienne, qui cherchait à justifier l’expulsion sauvage des
gens du voyage présents sur le sol de l’Allemagne.

Un grave danger menace
la société djiboutienne.

C’est l’extrémisme
!

Ce Gouvernement, qui a
conduit une politique désastreuse pour le pays, semble avoir l’explication
de tous les maux : c’est la faute aux boucs émissaires ! Pour lui,
les responsables :

  • de l’insécurité,
  • du manque d’emploi,
  • des retards de salaire,
  • des clochards,
  • des crimes et des délits,

sont les immigrés.

L’histoire se répète
inlassablement. Mais personne ne pourra plus dire dans l’avenir : « on
ne savait pas ! »

N’oublions jamais que
toutes les guerres, que tous les massacres ont toujours eu pour point de départ,
l’extrémisme des dirigeants
.

04/08/03 (B207) Compte-rendu de la manifestation du 2 août à Ottawa (Par les membres du Comité DAF-Liberté Amérique du Nord)

 
Photos Fahi 2003

Comité
Daf-liberté Amerique du Nord

Ottawa, samedi 2
août 2003

Manifestation
pour la liberation de Daf à Ottawa

La communauté
Djiboutienne d’Ottawa apporte son soutien à Daher Ahmed Farah ( DAF),
le Président du MRD qui est incarcéré injustement dans
la sinistre prison de Gabode.

Les Djiboutiens sont venus
manifester massivement le 02 août 2003 devant l’ambassade de France
à Ottawa, pour exiger la libération immédiate et sans
condition de DAF.

Étant donné
que la France est l’un des principaux actionnaires de l’entreprise « Guelleh »,
c’est naturellement vers son ambassade que les Djiboutiens ont souhaité
se diriger pour exprimer leur solidarité et leur soutien à DAF.

Combien il est triste
de constater que la France continue de soutenir ce régime à
bout de souffle ? Et pour quelles raisons ?

C’est un public acquis
à la cause de DAF, qui a expirmé, par sa présence, sa
solidarité avecla famille du Leader, son parti et la population victime
de la mal gouvernance.

DAF, avec la passion qui
lui est propre, n’a jamais cessé de pointer du doigt la mafia locale,
responsable de la situation chaotique du pays.

Cette manifestation a
montré l’unité des djiboutiens pour le bien de leur pays et
surtout leur refus du régime dirigé par Guelleh.

 » Toutes les composantes
de la nation Djiboutienne sont présentes, ceux qui voudraient donner
à DAF, l’image d’un chef de clan, sont certainement déçus
« 
, dit Farah.

Puis Saïd ajoute,  »
DAF est un vrai leader, et son incarcération renforce sa position de
leader incontesté. Je suis venu manifester pour les valeurs qu’il défend,
et il est temps que les Djiboutiens apportent leur soutien à DAF, après
tout, il se bat pour nous « .

Photos Fahi 2003

Les Djiboutiens ont la
conviction qu’ils peuvent / doivent obtenir le départ de Guelleh sans
l’appui de quiconque. Il suffit qu’ils se mobilisent, qu’ils s’unissent et
qu’ils prennent conscience des valeurs qu’ils veulent défendre et rétablir.
Ce rassemblement marquera-t-il le point de départ de cette prise de
conscience ?

C’est vers 16h00 que les
manifestants ont commencé à se disperser dans le calme, avec
la conscience du devoir accompli, celui d’avoir fait entendre l’appel de DAF
dans un pays géographiquement éloigné du nôtre.

Le comité Daf-liberté
Amerique du Nord remercie toutes les Djiboutiennes et tous les Djiboutiens
qui ont participé à la manifestation et tous ceux qui contribuent
à la réussite du mouvement de libération de M. Daher
Ahmed Farah.

Omar Ali, porte-parole
du Comité – Email : omar.ali@sympatico.ca
Hassan Idriss Issa – Email : hassan.issa@sympatico.ca
Hassan Mohamed Hassan – Web : http://www.arhotaba.com/

03/08/03 (B207) Réponse du Président du MRD Belgique au lecteur KALO.

Monsieur Kalo, bonjour,

Pour commencer, permettez
moi de vous présenter tant ma civilité que mes compliments.

J’ai lu avec beaucoup
d’attention votre courrier dans lequel vous vous êtes arrogé
le droit de me critiquer à propos mon laxisme, par rapport à
une éventuelle manifestation à Bruxelles pour la liberté
de DAF qui, comme vous l’avez très bien dit, est effectivement notre
président.

Sans conteste, vous n’avez
pas tort et je respecte votre opinion qui m’a profondément touchée,
car elle a été émise avec la ferveur d’un militant.

Néanmoins et, pour
rappel, je ne suis pas là pour vous apprendre que le temps où
les Hommes étaient considérés comme des machines est
bien révolu et ce, depuis belle lurette !

Par ailleurs, comme vous
n’êtes pas censés ignorer, que je suis le président du
MRD en Belgique, mais que le Comité est composé de 7 membres.
Ces derniers sont des hommes capables de participer, d’échanger, de
réfléchir et de proposer des idées nouvelles pour faire
preuve de leur créativité… Dans ce cas, il faut que tout un
chacun, respecte les propositions des autres. C’est un des droits les plus
élementaires du civisme.

Et pour cause, je n’ai
pas été choisi en qualité de Président pour dicter
ma volonté, mais au contraire pour participer, pour écouter,
pour arbitrer et pour traduire les différentes propositions et les
différentes avis dans une synthèse digne, rationnelle et cohérente.
Tout cela, dans le respect absolu de l’autre…ce qui m’amène à
vous confier qu’il ne m’incombe pas d’imposer ma Loi au reste de mes collègues,
même si, profondément je ne disconviens pas de la justsse de
vos allégations.

Enfin, comme vous aimeriez
que l’on respecte vos opinions, ayez le courage de respecter celles des autres.
Car, notre première mission est de rassembler les djiboutiens plutôt
que de les faire déguerpir et fuir ce qu’ils peuvent considérer
aujourd’hui comme un fonctionnement démocratique et pluraliste !!!

Bien des
choses à vous…

Salem
Omar Ali

Président du MRD en Belgique.