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30/08/03 (B210) LA VOIX AU CHAPITRE par AÏNACHÉ

 

LA
FAUTE

L’emploi
du mot  » RAFLE  » fait grincer les dents, j’en suis persuadé,
à beaucoup de Djiboutiens. J’ai beau chercher dans tous les sens,
je n’arrive pas à croire qu’un Djiboutien, quelle que soit sa
fonction ou sa responsabilité ait pu employer cet horrible mot
qui nous rappelle une période terrible de notre histoire.

Nul ne peut contester,
que la situation des réfugiés dans notre pays est alarmante,
et que la recherche d’une solution humaine, intelligente, en concertation
avec les pays voisins s’imposait. Comme personne ne peut nier, que la responsabilité
en incombe au tenant du pouvoir actuel, qui a privilégié l’appel
aux réfugiés pour de multiples raisons non avouables et sordides.

La méthode vexatoire
que pratique le tenant du pouvoir en poussant les nationaux à l’exil
et en voulant les remplacer par des étrangers ne pouvait qu’engendrer
cette situation qui déplait aujourd’hui pour d’autres raisons au nouveau
protecteur.

De là à
employer un vocabulaire avec des mots qui donnent la nausée à
tout Djiboutien consiste à commettre une  » FAUTE  » vis à
vis de notre histoire, de nos martyrs, une honte pour nos amis réfugiés,
et une incorrection à l’égard des pays voisins ainsi qu’à
leurs dirigeants.

Entendre le Ministre
de l’Intérieur ordonner : Rafle, Regroupement dans un stade, Expulsion,
Déportation etc.…. Réveille des souvenirs que tout Djiboutien
aurait espéré oublier à jamais. Faut-il aller jusqu’à
imaginer que nos dirigeants actuels ignorent cette pénible période
de notre histoire ?

Est-il nécessaire
de rappeler à Monsieur Le Ministre de l’Intérieur la manière
dont les gendarmes et l’armée coloniale RAFLAIENT, des hommes, des
femmes et des enfants.

Je vois encore le débarquement,
surprise des forces coloniales dans les (Makahis)  » cafés « ,
les habitations, avec une brutalité sauvage, cassant les postes de
radio autour desquels se regroupait la population pour écouter Radio
Caire qui diffusait des émissions en langue Somalie. Ces émissions
à l’attention des Djiboutiens, avaient pour thème dominant la
libération du pays. Les gendarmes et les militaires n’hésitaient
pas à poursuivre, ceux qui réussissaient à s’échapper,
jusqu’à l’enceinte même des moquées.

Bien entendu, ces émissions
déplaisaient énormément au colonisateur et le mettaient
en rage. Ces Rafles brutales se poursuivaient par un regroupement à
la  » poudrière  » de triste souvenir et se terminaient par
des expulsions inhumaines, sans ménagement.

Ainsi des familles entières
ont été disloquées à jamais. Les tenants du pouvoir
actuel ont-ils oublié, l’isolement de la ville de Djibouti du reste
du territoire, par le fameux barrage tristement célèbre, dû
à la volonté de l’occupant ?

Rien n’autorise, Le Ministre
de l’Intérieur, d’imiter aujourd’hui le colonisateur que nous dénoncions
hier pour sa brutalité. Il n’est pas admissible de reproduire à
l’égard de nos amis et voisins, la même méthode que nous
avons subie.

L’exécution de
la nouvelle politique dictée par le nouveau maître n’autorise
pas, de violer les Droits de l’Homme et de salir notre tradition d’accueil
et notre histoire.

Nul ne peut mettre en
doute la Loi d’entrée et de séjour dans le pays, encore faut-il
que la loi soit claire et appliquée équitablement.

D’autres méthodes
plus humaines sont possibles.

AÏNACHÉ

30/08/03 (B210) L’ADI voudrait nous faire croire que les ressortissants Erythréens sont volontaires pour quitter Djibouti. On formule quelques doutes !

Nous on veut bien croire
l’ADI à priori.

Alors on s’est demandé
les raisons pour lesquelles des émigrés devenaient volontaires
pour rentrer chez eux. Parmi les raisons les plus vraissemblables, c’est qu’ils
ont été mal accueillis à Djibouti, voir mal traités.
Qu’ils ont trouvé des conditions de vie pire que celles qu’ils avaient
connu dans leur pays. Sinon pourquoi repartir volontairement ?

Est-ce bien ce que l’ADI
veut nous faire comprendre ? Que les Djiboutiens auraient tellement mal accueilli
leurs frères Erythréens, que ceux-ci seraient contents de partir
et qu’ils étaient volontaires ?

Ce n’est pas possible
: les Djiboutiens sont accueillants et Djibouti a longtemps été
considéré comme une terre d’accueil et de refuge. Nous sommes-nous
tellement trompés sur le compte de la population djiboutienne ?

Quel est le message de l’ADI ? Que les gens sont volontaires pour rentrer dans leur pays, parce qu’à Djibouti, c’est pire que chez eux ?

Ou alors ?

C’est l’ADI qui raconte,
comme à l’habitude, des carabistouilles …. et les partants n’étaient
pas du tout volontaires.

A vouloir trop en faire
et à mentir, les gens de l’ADI qui se sont décrédibilisés
depuis belle lurette, avancent des arguments qui se retournent contre eux.
Réfléchir avant de parler, en sont-ils capables ?

Messieurs, dites les choses avec le respect dû à toutes ces personnes, en état de faiblesse ! C’est le régime djiboutien qui les met à la porte et ils ne sont pas forcément ni heureux ni contents de quitter Djibouti : cela sonnerait tellement plus ‘vrai’.

________________________________
Extrait de l’ADI

Deuxième opération
de rapatriement des ressortissants érythréens organisée
sous l’égide de l’ambassadeur de ce pays à Djibouti
DJIBOUTI (ADI)- 30 Août – Dans le cadre du rapatriement des immigrés
clandestins, l’ambassadeur érythréen à Djibouti a organisé
ce matin une deuxième opération d’acheminement de leurs ressortissants
vers Asmara.

Ce deuxième mouvement
effectué grâce à l’affrètement d’un deuxième
bateau a permis, en présence des représentants de la communauté
érythréenne, à une centaine de ressortissants de ce pays
d’embarquer en toute quiétude en direction de leur pays. Constitués
par une masse d’hommes, de femmes et d’enfants portant des drapeaux érythréens
et djiboutiens, ces partants volontaires sont venus à leur lieu d’embarquement
grâce à des bus et minibus.

Rappelons que l’ambassadeur
érythréen à Djibouti avait organisé hier une opération
similaire pour une centaine d’autres immigrés érythréens.
Lors de leur départ, ces volontaires pour un retour dans leurs pays
ont exprimé leur remerciement pour les autorités djiboutiennes
pour leur séjour en République de Djibouti. Ils ont aussi témoigné
leur reconnaissance à leur gouvernement, leur ambassadeur et ainsi
que les représentants de leur communauté à Djibouti pour
leur avoir facilité leur rapatriement vers le pays.

30/08/03 (B210) LE DESASTRE HUMANITAIRE QUE NOUS REDOUTIONS EST-IL DEJA EN TRAIN DE SE PRODUIRE ? Appel international de la LDDH. HUIT A DIX MILLE PERSONNES SANS ASSISTANCE COINCEES SOUS LE SOLEIL DANS LE NO MAN’S LAND.

 

Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE
DU 30 AOUT 2003

Huit à dix mille
rapatriés
des femmes et des enfants essentiellement
sont bloqués dans le  » No man’s Land « 
entre les frontières de Djibouti et du Somaliland

Appel urgent à
la Communauté Internationale
pour secourir ces personnes rapatriées coincées entre deux frontières
et exposées sous un soleil brûlant sous une canicule intenable,
sans secour
s.


Les 26, 27, 28 août 2003 un nombre impressionnant de véhicules
4X4 et camions appartenant à des privés djiboutiens et somalilandais
ont quitté la capitale de Djibouti, lourdement chargés par des
rapatriés volontaires, suite aux Décisions du Gouvernement du
26 juillet 2003 d’accorder un délai de 35 jours aux immigrés
 » en situations irrégulières  » pour quitter le Territoire
de la République de Djibouti, avant que des  » mesures de rafles
généralisées ne soient effectuées, à leur
égard  » .


Le 29 août 2003, plus de (8 000) huit mille rapatriés volontaires
sont encore maintenus entre les deux frontières, sont encore tous exposés
sous un soleil brûlant, dans un no man’s land ou pas un épineux
ne pousse, sous une canicule intenable et insoutenable, aux conséquences
de deshydrations rapidement mortelles, sans aucun secours logistiques de ravitaillement.

Plus de quatre vingt (
80% ) de ces immigrés en partance pour leur pays natal étaient
composés de personnes fragilisées essentiellement des femmes
et surtout des enfants et adolescents.

En effet, le Gouvernement
du Somaliland n’a accepté l’accès sur son Territoire qu’aux
ressortissants du Somaliland.

Plus de huit mille personnes
sont encore bloquées entre les deux postes frontières, ayant
quitté Djibouti et ne pouvant passer au Somaliland.

Quelques soient les raisons
politiques qui motivent ce blocage à la frontière de Loyada,
la Ligue Djiboutienne des Droits Humains ( LDDH ) partage la souffrance avec
ces personnes rapatriées, elle demande avec empressement au Gouvernement
Somalilandais de résoudre au mieux et rapidement ces situations déjà
insupportables, dangereuses et surtout qui risquent d’être dramatiques
et lourdes en pertes humaines.

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains ( LDDH ), demande au Gouvernement Djiboutien de ne ménager
aucun effort pour porter secours et trouver avec les Autorités Somalilandaises
une Décision pour permettre à ces personnes de retrouver leurs
familles et leur Terroir, sans être inquiétées, sans être
imposées à traverser des zones, qu’elles considèrent
comme dangereuses pour leur vie.

Il va sans dire que si
les rapatriés en partance pour la Somalie Occidentale de la Zone Cinq
de l’Ethiopie, ont choisi de transiter par le Somaliland, leur choix de cet
itinéraire ne peut que refléter leur refus de s’exposer à
des dangers pour leur vie du fait de leur appartenance politiques, du fait
de leur appartenance ethniques voir familiales soit avec le Front de l’Ogaden,
soit avec le Front des Oromos.

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains ( LDDH ) lance un Appel pressant à la Communauté
Internationale pour qu’elle porte secours à ces personnes fragilisées
et d’assister le Somaliland à aider ces rapatriés à regagner
en toute sécurité leur pays natal.

M.
NOEL ABDI Jean-Paul

30/08/03 (B210) L’exode et la déportation : regroupement dans un centre de sport et transfert en camion de milliers de malheureux, en état de faiblesse, incapables de rejoindre leur pays d’origine, en raison de l’instabilité, des combats et de la famine. Tous les ingrédients sont réunis pour que la catastrophe humanitaire prenne une ampleur jamais connue. (Cf dépêche AFP, du correspondant local ..)

Des milliers de réfugiés
somaliens vivant à Djibouti-ville ont commencé à être
regroupés vendredi dans un nouveau de camp de réfugiés
à Aour-Aoussa à 120 km au sud de la capitale djiboutienne, a
constaté un correspondant de l’AFP. (AFP)

Cette opération
est organisée par l’Office national d’assistance aux réfugiés
et sinistrés (ONARS) et le bureau du Haut commissariat des Nations
unies pour les Réfugiés (HCR).

« Suite aux mesures
prises par les autorités djiboutiennes à l’endroit des ressortissants
étrangers en situation irrégulière, le gouvernement,
en accord avec le HCR, procèdera au transfert des demandeurs d’asile
détenteurs d’attestation », indique un communiqué du HCR.

Les autorités djiboutiennes
ont donné jusqu’au 31 août aux clandestins vivant à Djibouti,
essentiellement des Ethiopiens et Somaliens, pour quitter le pays avant que
des « rafles » soient organisées début septembre.

Selon le chef du district
de Djibouti Samireh Ibrahim, « ces demandeurs d’asile sont dans leur
grande majorité des ressortissants somaliens qui ne peuvent regagner
leur régions d’origine en raison des troubles et de la situation d’instabilité
qui les affectent ».

La Somalie est dévastée
depuis 1991 par une guerre civile.

Prévu pour accueillir
initialement quelque 6.000 personnes, le camp de Aour-Aoussa pourra voir « doubler
ou tripler le nombre des demandeurs d’asile »,
a-t-il ajouté.

Les demandeurs d’asile
ont rempli vendredi l’ancien stade municipal situé en plein centre
ville.

Une trentaine de camions
et bus ont assuré vendredi matin le voyage entre Djibouti-ville et
Aour-Aoussa, chacun transportant 25 personnes environ avec leurs bagages.
Le stade continue de voir arriver hommes, femmes et enfants en haillons transportant
sacs, baluchons ou bidons d’eau.

L’opération de
regroupement est prise en charge par le HCR qui s’est également occupé
de l’aménagement du camp. Aour-Aoussa avait déjà servi
entre 1978 et 1990 de centre d’accueil des réfugiés et déplacés
somaliens et éthiopiens.

En raison de la très
grande affluence des demandeurs d’asile, les responsables du HCR et de l’ONARS
ont renoncé à procéder vendredi dans le stade même
aux opérations de recensement et de détermination du statut
de réfugiés.

Ils ont préféré
les transférer vers Aour-Aoussa puis vérifier sur place s’ils
sont ou non en possession d’une attestation de demandeurs d’asile délivrées
par le HCR ou l’ONARS.

Beaucoup de clandestins
semblent avoir opté pour cette solution après la décision
prise par les autorités djiboutiennes d’expulser du pays tous les ressortissants
étrangers en situation irrégulière.

30/08/03 (B210) L’ultimatum aux clandestins expire dimanche. Catastrophe humanitaire et désorganisation de la vie à Djibouti. (AFP)

DJIBOUTI, 29 août
(AFP) – Les autorités djiboutiennes ont donné jusqu’à
dimanche aux clandestins vivant à Djibouti, essentiellement des Ethiopiens
et Somaliens, pour quitter le pays avant que des rafles ne soient organisées
début septembre.

En moins d’un mois, la
capitale de ce petit Etat de la Corne de l’Afrique semble s’être subitement
vidée de sa population avec des rues quasiment désertes. Chaque
jour, des véhicules ou des trains surchargés transportent des
gens empressés de partir.

Des milliers de réfugiés
somaliens vivant à Djibouti-ville ont d’autre part commencé
à être regroupés vendredi dans un nouveau de camp de refugiés
à Aour-Aoussa à 120 km au sud de la capitale djiboutienne, a
constaté le correspondant de l’AFP.

Cette opération
est organisée par l’Office national d’assistance aux réfugiés
et sinistrés (ONARS) et le bureau du Haut commissariat des Nations-Unie
pour les Refugiés (HCR).

« Suite aux mesures
prises par les autorités djiboutiennes à l’endroit des ressortissants
étrangers en situation irrégulière, le gouvernement,
en accord avec le HCR, procèdera au transfert des demandeurs d’asile
détenteurs d’attestation », indique un communiqué du HCR.

Ces départs
massifs, pour des raisons « sécuritaires » et économiques
comme l’a reconnu le ministre de l’Intérieur Abdoulakader Doualeh Waïs,

commencent à avoir des répercussions sur le quotidien de la
vie des djiboutiens et également sur la vie économique du pays.

Alors que de milliers
de personnes en situation irrégulière continuent de partir par
route ou par train vers l’Ethiopie, la Somalie ou l’Erythrée, les
Djiboutiens commencent à comprendre l’utilité d’une main-d’oeuvre
étrangère bon marché.

Ils sont contraints
désormais à effectuer seuls les travaux quotidiens à
domicile dont la préparation des repas, le nettoyage et le repassage
du linge.

Les commerces et le
boulangeries manquent de personnel, ce qui a eu une incidence sur la qualité
du pain. Aujourd’hui on ne trouve plus à Djibouti-ville ces livreurs
qui tournent autour des maisons pour vous proposer trois à quatre fois
par jour du pain frais.

Les gardiens, laveurs
de véhicules ont également disparus. Les « cantines volantes »,
les petites échoppes et même les vendeurs de khat (drogue) ont
perdu une grande partie de leur clientèle.

Le ministre de l’Intérieur
a demandé aux Djiboutiens d’occuper les emplois laissés vacants
par les personnes en situation irrégulière mais les demandes
de salaire ont augmenté du simple ou double.

Pour répondre à
cette situation d’urgence, certaines familles aisées ont eu recours
à l’achat de nouveaux appareils électro-ménagers dont
les machines à laver, les cuisinières ou les frigidaires.

« On n’a jamais vu
un nombre aussi important d’Ethiopiens partir volontairement et aussi rapidement »,
souligne un fonctionnaire ayant requis l’anonymat.

Sur les quais de la gare
de Djibouti, chaque jour des centaines de personnes attendent un train pour
Diré-Dawa ou les localités éthiopiennes situées
tout au long de la voie de chemin de fer djibouto-éthiopien.

Certains sont là
depuis près d’une semaine, souligne Mahdi. « Il y a eu même
une femme qui a accouché sur place », souligne-t-il.

30/08/03 (B210) Premiers échos des drames individuelles et de l’ampleur du désastre (AFP). Les djiboutiens vont-ils se retrouver seuls, entre eux, au milieu de plus de 6.000 militaires US, français, espagnols et allemands pour les garder ?

Expulsés de
Djibouti, un millier d’Ethiopiens rapatriés

ADDIS ABEBA, 30 août
(AFP) – Un millier d’Ethiopiens, expulsés de Djibouti, sont arrivés
samedi dans la ville éthiopienne de Diré-Dawa, à la veille
de l’expiration de l’ultimatum fixé par les autorités djiboutiennes
aux clandestins pour qu’ils quittent le pays, a indiqué la police locale.

« Rien qu’aujourd’hui,
au moins 1000 personnes en provenance de Djibouti sont arrivées à
Diré-Dawa par le train », a affirmé par téléphone
à l’AFP un officier de police de la gare de Diré-Dawa.

Les arrivants ne transportaient
que très peu d’affaires personnelles
, a précisé le
policier, ajoutant que le gouvernement prévoyait le retour de plus
de 30.000 personnes.

La même source a
indiqué, sous couvert de l’anonymat, qu’entre 10.000 et 15.000 Ethiopiens
avaient déjà regagné leur pays, essentiellement par leurs
propres moyens. Le gouvernement éthiopien ne finance que depuis 8 jours
le retour de ses ressortissants.

Des milliers d’immigrés
clandestins, en provenance principalement d’Ethiopie et de Somalie, quittent
volontairement Djibouti, où le gouvernement leur a donné
jusqu’à dimanche avant d’organiser des rafles, invoquant des raisons
« sécuritaires ».

L’Ethiopie a installé
des camps pour l’accueil pendant 48 heures des arrivants, avant de leur garantir
le transport jusqu’à leurs lieux d’origine dans le pays, a indiqué
à l’AFP le
responsable
des situations d’urgence du conté de Dire-Dawa, Tesfarmariam Seyoum.

Ce retour au pays promet
de nombreuses difficultés à ces Ethiopiens qui ont parfois fait
leur vie à Djibouti.

« J’étais
à Djibouti depuis plus de 20 ans. Je me considérais comme un
Djiboutien avant qu’on ne m’ordonne de partir en me désignant comme
un étranger »
, témoigne Zahara Mumeie, joint par téléphone
à la gare de Dire Dawa.

« Après toutes
ces années, je me sens comme un nouveau venu dans mon propre pays et
je vais recommencer la vie à partir de rien », explique M. Zahara.

Les autorités
djiboutiennes, qui ont invoqué des questions « sécuritaires »
pour justifier les expulsions, n’ont pas explicitement lié leur ultimatum
à la forte présence militaire américaine dans le pays,
mais Washington avait mis en garde le mois dernier contre une menace d’attaques
« terroristes » contre des intérêts occidentaux et ses
ressortissants à Djibouti.

Les Etats-Unis ont installé
une base avec 1500 hommes l’an dernier à Djibouti, dans le cadre de
sa lutte contre le terrorisme dans la région.

Djibouti accueille également
la plus grande base militaire française à l’étranger,
avec 2700 soldats, auxquels s’ajoutent 800 Allemands et 50 Espagnols.

30/08/03 (B210) Radio-trottoir : les rumeurs concernant la maladie d’IOG se propagent et se précisent. On dit même que ses plus proches collaborateurs, prévoyant des jours difficiles, commenceraient à quitter le navire pour se fabriquer des nids douillets en Europe.

Plusieurs sources différentes
semblent confirmer la maladie d’IOG. Il se dit qu’il pourrait être atteint
de la même maladie que son frère, mais tout cela reste bien entendu
au niveau des rumeurs. Qui pourrait souhaiter la disparition d’un homme pour
des raisons de maladie ?

1 – Les rats se préparent
à quitter le navire
.
En revanche, je peux vous confirmer que la famille de Mahamoud BOREYE, le
représentant de la société du KHAT ( SOGIK ) à
Dire-Dawa, en Ethiopie, est bien arrivée en France. Elle se prépare
a ‘se sauver » (à disparaître ?) si la santé d’IOG
devait s’aggraver prochainement.

Mlle Fardousa (Capitaine
au sein du SDS ) sa fille, qui fut la secrétaire particulière
d’Hassan Said, puis d’IOG avant de servir Ali Guelleh, est venue a Londres
pour s’informer sur les possibilités d’obtenir l’accueil au titre de
réfugiée. Renseignements pris, elle est retournée tranquillement
à Paris pour planifier le déménagement de la famille.

Dans cette famille chaque
membre possède un passeport diplomatique ! Etrange ? Seraient-ils tous
des diplomates ?

 

2 – IOG aurait vendu
une école située près de l’aéroport à une
ONG soupçonnée d’avoir des relations avec Al Quaida ?
IOG aurait vendu, à une société caritative saoudienne,
l’école de Pécule, qui est proche de l’aéroport. Il se
murmure ici que la personne morale qui a acquis le bien pourrait bien avoir
des relations avec la nébuleuse d’Alqueda. Les américains, qui
ont passé des accords avec IOG, lui auraient fait des remarques à
leur façon. La tension serait montée très rapidement,
entre IOG et les Américains, parce que l’école est situe près
des pistes d’atterrissage et qu’ils n’apprécieraient pas du tout ce
mélange des genres.

3 – Un nouvel investissement dans les loisirs pour Paulette.
M. Kadra Heid a lancé la création d’un Disney Land a DE, prés
du pont d’AMBOULI, le terrain aux palmiers juste a gauche de l’entrée
du pont. La structure travaille sous le nom d’une certaine NIMA, qui est proche
de la famille d’IOG. Quant à l’origine de financement, elle serait
plus que douteuse !! C’est bien la preuve que le pays est devenu l’entreprise
de la famille IOG. A votre santé !

29/08/03 (B210) Archives : afin que l’histoire ne se renouvelle pas et pour mettre en garde contre les excés et les dérives toujours possibles d’un système dictatorial, je lance un appel à la communauté internationale afin qu’elle se mobilise pour prévenir le pire et surtout pour éviter une nouvelle catastrophe humanitaire. (Lecteur)

Nous ne sommes pas, bien
évidemment, parvenus à ce stade et je me refuse, même
s’il y a de curieuses similitudes de langage dans la communication officielle
de Djibouti, à dresser un parallèle, car ce n’est pas mon rôle.
Cette contribution n’est pas une accusation, mais simplement une mise en garde.
(*) Cf aussi la note de l’ARDHD en fin de texte)

Mais cela avait commencé
de la même façon, il y a près de soixante-dix ans. Prions
pour que cela n’arrive jamais. Il me semble malgré tout que la vigilance,
l’observation, les mises en garde et la diffusion de l’information (comme
le fait chaque jour l’ARDHD) sont des moyens relativement efficaces pour tenter
de faire avorter des dérapages toujours possibles …

Un bref rappel de ce
que fut l’horreur qui commença à partir de 1930/1993

De camps d’internement
à camps de concentration ….. Au début personne n’y croyait
! et pourtant !

Camps de Concentration
à camps d’extermination

Qui a décidé
la création des camps de concentration? La décision d’ouvrir
des camps de concentration pour les prisonniers politiques fut prise pour
la première fois par Herman Goering en 1933, alors qu’il était
Ministre de l’Intérieur de Prusse. Il est évident que cette
décision fut prise en accord et avec l’approbation expresse d’Adolf
Hitler. Il est à noter que durant son procès à Nuremberg,
Herman Goering revendiqua la paternité de cette décision
et s’en déclara très fier…

Quel fut le premier
camp de concentration?

Le tout premier camp de
concentration ouvert officiellement par les nazis fut Dachau (22 mars 1933).
La création de ce camp ne fut absolument pas tenue secrète:
dans les jours qui suivirent l’ouverture du camp, elle fit l’objet d’annonces
officielles dans de nombreux journaux munichois. Il est à noter qu’avant
même la création de Dachau, il existait déjà
de nombreux « camps sauvages » contrôlé par la S.A.

(par exemple Papenburg, Breslau, Lichtenburg, …). Les premiers prisonniers
furent des opposants politiques (Communistes et Sociaux-Démocrates);
des criminels de droit commun; les homosexuels; les Témoins de Jéhova;
ainsi que les personnes considérées comme « anti-sociales »
(mendiants, vagabonds, …). Des cas considérés comme « à
problème » (par exemple des écrivains et journalistes
juifs, des avocats ou des chefs d’entreprise refusant de supporter le parti)
furent également incarcérés.

Quand fut découvert
l’existence des camps de concentration?

L’existence de camps
de concentration en Allemagne était connue par la plupart des gouvernements
européens bien avant le début de la seconde guerre mondiale.
Le fait que les prisonniers politiques étaient systématiquement
battus, torturés ou exécutés avait été
dénoncé dans les années 30 par de nombreux réfugiés
politiques.
Ceux-ci tentèrent vainement d’avertir les gouvernements
et leur demandèrent d’agir. Il n’y eu aucune réaction car les
dénonciation furent considérées comme « non-crédibles ».

Combien de victimes
non-juives furent assassinées durant la Seconde Guerre Mondiale?

Là encore, il n’existe
pas de chiffre précis. On estime que 5 millions de victimes est un
chiffre proche de la réalité. Parmi les groupes de personnes
exterminées par les nazis et leur collaborateurs: les Tziganes, Serbes,
l’intelligentsia polonaise, les résistants de toute nationalité,
les opposants allemands au régime nazi, les homosexuels, les Témoins
de Jéhova, les criminels de droit commun (souvent utilisés comme
auxiliaires des gardes SS dans les camps), ainsi que les « anti-sociaux, »
par exemple les mendiants, vagabonds, ect…

(*) N.B. En publiant
cette contribution sous la responsabilité de son auteur, l’ARDHD tient
à préciser qu’elle ne le fait pas pour établir un quelconque
parallèle, mais uniquement dans le but d’attirer l’attention de la
communauté internationale sur les risques importants que comportent
à la fois l’opération de déportation de millers de personnes
dans une région déjà touchée gravement par la
famine et par ceux liès à des dérives toujours à
craindre.