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06/09/2013 (Brève 220) Le Yémen complice de Guelleh. Le doute n’est-il plus permis désormais ? Le refus de visa à son avocat confirme cette thèse.

Pour maintenir Mohamed Alhoumékani en détention, au-delà de la durée maximale d’une garde à vue, dans tout Etat de droit, il faudrait qu’il y ait des motifs sérieux et prouvés, confirmés par un Juge.

Or le Yémen n’a rien à reprocher à Alhoumékani. La décision de le maintenir à la prison centrale de Sanaa est donc une décision politique illégale, sur fond de diplomatie avec Djibouti. Chacun a bien compris qu’il y avait une volonté de certains ministres (et peut-être le premier d’entre eux et celui de l’intérieur) avec de certains magistrats (procureur, juge) de faire plaisir aux autorités djiboutiennes, moyennant rémunération alléchante.

– Lutte de pouvoir au sein de l’exécutif yéménite
Des indiscrétions permettent de penser que d’autres personnalités du gouvernement (Président ?, ministre des affaires étrangères) sont opposées à toute forme d’extradition. Alors y aurait-il une lutte sourde d’influence dans les coulisses du pouvoir yéménite ?

– Le Yémen refuse un visa pour l’avocat belge d’Alhoumékani

En tout cas, Me Modrikamen, l’avocat mandaté par la famille Alhoumékani, qui avait décidé de se rendre sur place pour rencontrer Mohamed et pour obtenir la copie des procès-verbaux et des motifs d’incarcération, vient de se heurter au refus non motivé de lui délivrer un visa.

Cela confirme que le Yémen ne tient pas à ce que l’on sache ce qui s’est concocté au niveau de la justice, du bureau local d’Interpol, de la brigade criminelle,…

– Yémen complice de Guelleh
Ce qui n’était qu’une interrogation au début de l’affaire, devient progressivement une certitude au fil des jours : Guelleh ne lâche pas le morceau et veut obtenir à tout prix, Alhoumékani vivant, pour se blanchir de l’assassinat du Juge Borrel et régler des problèmes intérieurs de politique.

Malheureusement les Yéménites ne lui ont pas fermé la porte … ils apportent même un soutien actif, en maintenant Alhoumékani en détention arbitraire et en refusant que son avocat belge puisse venir l’assister : ce qui est scandaleux.

– Jouer la montre ?

Pensent-ils que la mobilisation internationale finira par retomber et qu’ils pourront alors extrader discrètement Alhoumékani pour le remettre pieds et poings liés à Guelleh ?

Le Yémen n’a certainement pas pris la mesure du niveau d’endurance des différentes personnes et associations mobilisées pour la libération d’Alhoumékani …. en continuant à agir ainsi, les autorités pourront mesurer cette capacité !!! car la mobilisation ne s’arrêtera que le jour où Mohamed aura posé les pieds à Bruxelles, libre, sain et sauf..

13/11/03 (B220) Un lecteur (XYZ) nous transmet, avec ses commentaires dessous, le texte du jugement d’appel qui a confirmé la condamnation de DAF dans le cadre d’une plainte qui a été déposée à Djibouti par le Général Zakaria. Ce jugement pose la question de l’indépendance de la Justice djiboutienne et on peut se demander si une Justice indépendante aurait statué de la même façon ?

A la demande du
juge, nous publions cette semaine l’arrêt rendu par la Cour d’Appel
du tribunal de Djibouti contre DAF, pour Zakaria et la Troupe Harbi.

I) Exposé des
faits :
Par l’intermédiaire de son conseil, Maître Aref Mohamed
Aref et par lettre datée du 19/04/03, le Général Zakaria
Cheik Ibrahim, porte plainte à l’encontre de Monsieur Daher Ahmed Farah
pour l’avoir gravement diffamé dans un article publie aux pages 3 et
4 du numéro 475 de l’hebdomadaire « Le Renouveau Djiboutien »
du jeudi 17 avril 03.

Lors de son audition
par les enquêteurs, le Général Zakaria Ibrahim a soutenu
que Daher Ahmed
Farah a publié dans son journal « Le Renouveau Djiboutien »
des propos diffamatoires et des faits portant
atteintes à sa vie privé et à son honneur et celle du
personnel féminin de la Troupe « Harbi ».

Daher Ahmed Farah quand
à lui, a précisé qu’il posait uniquement de questions
au Général Zakaria
Cheik Ibrahim pour savoir s’il est vrai que des membres féminins de
la troupe « Harbi » continuait comme
par le passé, à le servir à son « mabraz »
du CCO en tenue de sport.

Il souligne qu’il participe
à un débat sur la neutralité et le caractère apolitique
de l’armée et de ses
chefs.

II) Procédure
:
Par réquisitoire introductif en date du 20/04/03, le Ministère
Public requiert qu’une information soit ouverte pour diffamation. Par réquisitoire
supplétif du 17 mai 03, le Ministère Public a requit de continuer
l’information en tenant compte des plaintes de quinze (15) membres de la troupe
« Harbi » et de leur chef qui se plaignent d’être diffamé
par l’article paru dans le « Renouveau Djiboutien ». Par Ordonnance
de renvoi du 22/06.03, le juge d’instruction chargé de l’affaire a
renvoyé Daher Ahmed Farah devant la Chambre Correctionnelle du TPI
de Djibouti pour diffamation. Faits prévus et réprimés
par les articles 425 à 427 du Code Pénal et les articles 16,
77, 94 à 110 de la loi du 15/09/92 sur la communication et l’article
32 de la loi du 29/07/01. Par citation directe (RP 1869/03) mesdames Amina
Abdi Ibrahim, Amina Osman Guelleh, Fatouma Dini Ali, Fatoum Hassan Mohamed
et Moumina Bourhan Bouh ont fait cité Daher Ahmed Farah devant la Chambre
Correctionnelle du TPI de Djibouti pour diffamation. Monsieur Daher Ahmed
Farah a comparu devant la Chambre Correctionnelle du TPI de Djibouti le 16/06/03.
Par jugement numéro 320/03 du 23/06/03, la Chambre Correctionnelle
du TPI de Djibouti a :

-Joint les deux procédures
(RP 1869/03 et le dossier du cabinent d’instruction)

– Déclaré
Monsieur Daher Ahmed Farah non coupable du délit de diffamation.

– En conséquence,
l’à relaxé les liens de la prévention

– Mis les dépens
à la charge du Trésor Public.

Par acte numéro
309/03 du 24/06/03, le Ministère Public a relevé appel du jugement
de relaxe.
L’affaire a été audiencée pour le 09/07/03. Toutes les
parties ont comparu. Le présent arrêt
contradictoire à l’égard de toutes les parties au procès.

III) Motifs de la Décision
: Considérant que le Ministère Public a interjeté appel
du jugement numéro 320/03 du 2 » juin 03. Considérant
que le Maître Aref a relevé appel du même jugement sur
les intérêts civils
, pour le compte de toutes les parties
civiles. Considérant que ces appels portent donc sur l’action publique
et sur les intérêts civils. Considérant que se sont ces
deux points de la décision attaquée qui seront examinés.

Sur la régularité
de la citation : Considérant que Monsieur Daher Ahmed Farah a été
cité régulièrement à comparaître en personne
le 09/07/03 à 08h30 du matin devant la Cour d’Appel de Djibouti. Considérant
que cette citation lui a été remise le 01/07/03.

Considérant que
Maître Omar, conseil de Monsieur Daher Ahmed Farah a remis en cause
la régularité de la citation délivrée à
son client. Considérant que Daher Ahmed Farah a comparu volontairement
devant la Cour d’Appel. Considérant que le Procureur Général
a soutenu que la comparution volontaire du prévenu suffisait pour déclarer
la citation régulière. Considérant que la Cour adopte
la même position que le Ministère Public et déclare la
citation régulière. Considérant que la Cour trouve en
la cause des éléments suffisants pour reformer le jugement dont
appel dans son intégrité.

Considérant qu’il
convient d’ordonner la jonction de deux procédures qui sont devant
la Cour.

Sur l’Action Publique
:
Considérant qu’il ressort des débats à l’audience
et des écrit versé au dossier que Monsieur Daher Ahmed Farah
a proféré des diffamations et porté atteinte à
la vie privée du Général Zakaria Cheik Ibrahim. Considérant
qu’il est établi également que Monsieur Daher Ahmed Farah a
porté atteinte à l’honneur et à la considération
du Général Zakaria Cheik Ibrahim et une partie du personnel
féminin de l’Armée Nationale sous une forme déguisée
et par voie d’insinuation. Considérant que la diffamation est punissable
même si elle exprimée sous forme dubitative ou sous forme déguisée
et par voie d’insinuation. Considérant que l’ensemble de ces faits
constitue le délit de diffamation prévu et réprimé
par les articles 425 à 427 du Code Pénal, articles 16, 77, 94
à 110 de la loi numéro 2/AN/992/2èL du 15/09/92 relative
à liberté de communication et l’article 32 de la loi du 29/07/81.
Considérant qu’il échet donc de déclarer Daher Ahmed
Farah coupable du délit de diffamation. Considérant qu’en
répression, la Cour le condamne à la peine de six (6) mois d’emprisonnement
dont trois (3) fermes et 200. 000 FD à titres d’amende ferme.
Considérant
que le les faits reprochés au prévenu sont grave que son incarcération
s’impose. Considérant que la Cour estime nécessaire de décerner
en son encontre un mandat de dépôt.

Sur les Intérêts
Civils :
Considérant que la Cour trouve en la cause des éléments
suffisant pour reformer également le jugement dont appel sur les intérêts
civils. Considérant qu’il convient donc de recevoir le Général
Zakaria Cheik Ibrahim, le personnel féminin de la troupe « Harbi
» de l’Armée Nationale et de la chef en leur constitution de
partie civile. Considérant qu’il échet donc de condamner
Daher Ahmed Farah à payer au Général Zakaria Cheik Ibrahim
la somme de 1.000.000 FD à titre de dommages et intérêt
pour la préjudice subi.
Considérant qu’il échet de
le condamner également a payer à :

v Ali Dirieh Egal ; Fatouma
Houssein ; Deka Miguil Atteyeh ; Kadidja Guelleh Miguil ; Amina Djama Idleh
; Amina Ismael Rabileh ; Fatouma Mohamed Obsieh ; Hawa Abdillahi Cheik ; Neiman
Ismael Rabileh ; Fathia Ali Saleh ; Sirad Molow Galad ; Oubah Hassan Abdallah
; Hinda Doualeh Elmi ; Loula Omar Elmi ; Faiza Ali Darar ; Sahra Abdi Saad
; Amina Osman Guelleh ; Fatouma Hassan Mohamed ; MouminaBoulhan Bouh ; Fatouma
Dini Ali ; Zahra Abdi Saad, la somme de 500.000 FD à chacun à
titre des dommages et intérêts pour le préjudice subi,
soit une somme globale de 12.000.000 FD.

Sur la publication de
l’Arrêt : Considérant que la Cour estime qu’il y a lieu d’ordonner
la publication du
présent arrêt dans les deux numéros du journal «
Le Renouveau Djiboutien » sous peine d’astreint de
20.000 FD par jour de retard, ainsi que deux autres journaux paraissant à
Djibouti au choix des requérant
et au frais du prévenu dans le même format et avec les mêmes
caractères que les articles incriminés,
conformément à l’article 107 alinéa 3 de la loi du 15/09/02,
en matière des diffamation.

Sur la Suspension du Journal
« Le Renouveau Djiboutien » : Considérant qu’à
cause des nombreux articles diffamatoires parus dans le même journal
« Le Renouveau Djiboutien », sa suspension provisoire s’impose.
Considérant qu’il est dont nécessaire d’ordonner la suspension
du journal « Le Renouveau Djiboutien ». Considérant que
cette suspension commencera la 01/08/03 et s’achèvera le 31/10/03 (3
mois). Considérant que la partie qui succombe au procès doit
supporter les dépens.

IV) Décision
: Par ces Motifs

La COUR : Statuant publiquement,
contradictoirement, en matière correctionnelle et en dernier ressort.

-Dit recevable en la forme
l’appel du Ministère Public et celui du Conseil des parties civiles.

Reformant : – Ordonne
la jonction des deux procédures. ‘ Dit la citation régulière.

Sur l’action publique
: – Déclare Daher Ahmed Farah coupable du délit de diffamation
(délit prévu et réprimé par les articles 425 à
427 du Code Pénal, article 16, 77, 94 à 100 à 110 de
la loi numéro 2/AN/992/2èL du 15/09/92 relative à liberté
de communication et l’article 32 de la loi du 29/07/81. ‘ En répression,
le condamne à la peine de six (6) mois d’emprisonnement dont trois
(3) ferme et à la somme de 200.000 FD d’amende ferme. ‘ Décerne
en son encontre un mandant de dépôt.

Sur l’action civile :

– Reçoit le Général
Zakaria Cheik Ibrahim en sa constitution de partie civile.

– Reçoit également
le personnel de la Troupe « Harbi » de l’Armée nationale
y compris les retraitées et
leur Commandant en leur constitution de partie civile.

‘ Condamne MonsieurDaher
Ahmed Farah à payer au Général Zakaria Cheik Ibrahim
la somme de
1.000.000 FD à titre de dommages et intérêt pour la préjudice
subi.

‘ Le condamne également
à payer à chacune des autres parties civiles la somme de 500.000
FD à titre
des dommages et intérêts pour la préjudice subi, soit
la somme totale de 12.000.000 FD.

– Ordonne la publication
du présent arrêt dans les deux numéros du journal «
Le Renouveau
Djiboutien » sous peine d’astreint de 20.000 FD par jour de retard,
ainsi que deux autres journaux
paraissant à Djibouti au choix des requérant et au frais du
prévenu dans le même format et avec les mêmes
caractères que les articles incriminés, conformément
à l’article 107 alinéa 3 de la loi du 15/09/02, en
matière des diffamation.

– Ordonne la suspension
du journal « Le Renouveau Djiboutien » pendant trois (3) mois
à compter du
01/08/03.

– Condamne le prévenu
aux entiers dépens.

___________________________
Commentaire d’un lecteur

Sur la forme:
Les lecteurs apprendront désormais que , grace à cet arrêt,
il appartient non pas au juge instructeur de procéder à la régularisation
de la requête mais au prévenu !!!

En effet, l’irrégularité
d’une citation, qui est quand même un vice de forme conséquent
( regardé de plus près les délais, et on remarque que
le conseil de Daf ne pouvait pas élaborer une défense correcte…)
est en l’espèce absorbé par le fait que Daf se soit présenté.
Or cette irégularité doit être soulevée d’office
par le juge, puisqu’elle est d’ordre public. De même que les particuliers
ne peuvent transiger avec un moyen qui est d’ordre public.

Au fond:
Les lecteurs
apprecieront aussi l’absence totale de motivation de la part de la Cour d’Appel,
qui semble évoquer l’affaire au fond. Cette absence totale de motivation
est une cause de cassation à elle seule.

D’autre part le fait que
le juge d’appel reforme le jugement aurait pu nous inciter à croire
que ce dernier allait préciser en quoi les propos tenu par le justiciable
en cause étaient diffamatoires.

Enfin le lecteur
pourra s’attarder sur la proportionnalité des peines prononcées
avec les faits eux même. Il semble qu’il yait une certaine disproportion
entre une simple diffamation et une peine de prison ferme assortie de dommages
et intêret faramineux pour un djiboutien moyen.

Cette décision
est en tout état de cause, tout simplement, mauvaise.

XYZ

12/11/03 (B220) Révélations dans l’intimité de Saddam. Extrait d’un article paru dans Le Point et qui nous a été adressé par un lecteur. On y apprend qu’Hassan Gouled ne dédaignait pas les cadeaux financiers de ce « protecteur ».

(…) PETITS CADEAUX

Dans les annees 70, Saddain avait commencé à se constituer une
" clientèle " africaine. Une partie des revenus de la rente
pétrolière était réinjectée dans ces pays
en voie de développement sous forme d’aides directes ou d’investissements,
[ … ]

En 1987, alors qu’il venait
de clore un entretien avec Hissène Habré, Saddam lui posa la
main sur l’épaule et dit à son hôte africain :
" Ce brave homme vous remettra ce soir 1 million de dollars "

J’étais stupéfait
de découvrir que le Président distribuait une pareille somme
s’il laissait un pourboire Je découvrais que le fait du prince avait
été érigé en mode de gouvernement.

Le lendemain, Saddam raccompagna
lui même Hissène Habré à l’aéroport au volant
de sa Mercedes. Le visiteur le remercia chaleureusement pour son généreux
cadeau.

Ce n’est rien, lui dit
il, "vous recevrez chaque année l’équivalent de 1 million
de dollars, pour vous et pour vos proches. "

D’autres dirigeants africains,
mais aussi asiatiques bénéficièrent des largesses du
président Irakien, Saddam aimait montrer sa générosité
envers les leaders des pays du Tiers Monde dont il se voulait solidaire.

C’était pour lui
le moyen d’acheter leurs allégeances au sein d’instances internationales.
Il rappelait souvent que son pays était " un grand bateau "
dont la stabilité ne pouvait être affectée par sa générosité.

Hassan Gouled, le président
de Djibouti, par exemple, recevait régulièrement une aide financière
pour son pays et pour lui-même. . . (…)

12/11/03 (B220) Tout en reconnaissant que Djibouti est une zone dangereuse pour les Américains, les USA lui accordent une aide de 90 millions de USD sur deux ans, ce qui place le pays en première place dans les aides américaines en Afrique, après le Soudan et le Kenya. (East African – en Anglais)

Country Set to Become
Biggest US Aid Recipient in Africa

The East African (Nairobi)

November 10, 2003

Posted to the web November 11, 2003

Kevin J. Kelley,
Special Correspondent
Nairobi

DJIBOUTI, SITE of the
only US military base in sub-Saharan Africa, will soon receive an enormous
increase in American aid.

The tiny East African
country with a population of 650,000 is likely to get about $90 million both
this year and next for health, education and border policing, the American
Ambassador-designate to Djibouti told the US Senate last week. Djibouti,
which previously got about $7 million in annual aid, would suddenly qualify
as the largest recipient of US development aid in sub-Saharan Africa.

Sudan, which would be
relegated to second place, will receive about $81 million this year for reconstruction
efforts. Nigeria, the next-largest beneficiary, has a population almost 200
times larger than Djibouti’s, but is getting only two-thirds as much aid.
Djibouti’s $90 million total would also exceed the amounts for Uganda ($62
million) and Kenya ($50 million).

Djibouti is a « staunch
ally of the US and a key partner in the global struggle against terrorism, »
Marguerita Dianne Ragsdale said at a November 5 US Senate review of her nomination
to become the next American ambassador to Djibouti.

« What we are trying
to do is develop Djibouti as a nation. Because it is impoverished, it cannot
deliver the kinds of services to its population that its population demands
and deserves. »

Some 1, 500 US troops
are stationed at a base in Djibouti that serves as the East Africa operational
hub for Washington’s « war on terrorism. » From its headquarters in
Djibouti, the US Combined Joint Task Force – Horn of Africa, conducts sea
and air surveillance in the Gulf of Aden, Red Sea, Indian Ocean and adjoining
countries.

Djibouti is a dangerous
destination for Americans, the State Department warned last month. Renewing
its three-month-old terrorism alert, the department advised US citizens to
reconsider any plans to visit Djibouti.


____________________
Note de l’ARDHD

Cette surenchère
américaine ne peut qu’attrister les défenseurs des Droits de
l’Homme qui voient dans ce geste américain démesuré un
soutien fort non seulement aux régime et système de Guelleh,
mais aussi à son portefeuille personnel.

De plus si on compare
au nombre d’habitants, versus le Soudan ou le Kenya, le montant est encore
plus important.

Les Français vont
avoir du mal à tenir leurs intérêts, face à une
telle ‘générosité’ … d’apparence, car il est plus que
probable que les USA ont une idée en contrepartie …


11/11/03 (B220) FORUM pour la DEMOCRATIE et la PAIX : compte-rendu de la journée d’information sur Djibouti.

F.D.P
Rue de la LINIERE, 17
1060 BRUXELLES
Tél.: 0472 205 127
Courriel : fdpdjibouti@hotmail.com

Saint-Gilles, le 9 Novembre
2003


Compte-rendu de la journée d’information sur Djibouti.

Après une présentation
du Forum pour la Démocratie et la Paix et la raison de l’organisation
de cette journée par M. Mohamed Houmado, la journée d’information
de l’opposition sur la situation politique à Djibouti le 1er Novembre
2003 a débuté à 10h00. Les membres de l’opposition et
de la diaspora y ont massivement participé.

Monsieur Mohamed Moussa
Ainaché -Personnalité politique, 1er Directeur Général
de la R.T.D (Radio Télévision de Djibouti), a présidé
la réunion à la demande des responsables du F.D.P. Il a fait
un exposé sur l’état de l’opposition, de la diaspora et des
difficultés rencontrées pour ceux qui sont au pays de s’exprimer
sur la situation politique et syndicale.

Monsieur Mohamed Kadami – Président du F.R.U.D, a fait le bilan des
deux accords (1994-2001), entre le F.R.U.D et le Gouvernement, de la situation
de la paix en République de Djibouti.

Monsieur Hassan Mokbel – Secrétaire aux relations extérieures
du F.R.U.D, a témoigné sur les violations des Droits Humains
à Djibouti.

Monsieur Daher Ahmed Farah – Président du M.R.D et vice-président
de l’U.A.D, a fait le bilan des élections législatives.

Monsieur Said Mohamed Said – ancien juge, a apporté un éclairage
sur l’état de la justice à Djibouti.

Monsieur Abdoulfatah Omar – Secrétaire général du M.R.D
section Belgique, ancien syndicaliste, a fait part à l’assistance de
la répression subie par les travailleurs et particulièrement
les enseignants.

Toutes ces personnalités
ont animé les débats et l’assistance n’a pas manqué
de poser toutes les questions jugées nécessaires et instructives,
surtout comment est-on arrivé là ? Peut-on sortir notre pays
bien-aimé des profondeurs abyssales dans lequel l’ont plongé
une poignée d’hommes sans foi ni loi, qui l’ont transformé en
propriété privée. La réponse est oui, par le travail,
l’unité et l’opiniâtreté.

Les thèmes évoqués
ont été aussi variés que significatifs.

– Le bilan des accords
de paix du 26/12/94 et du 12/05/2001,
– La situation de la démocratie et des Doits de l’Homme,
– La justice,
– Les élections législatives du 10/01/03,
– La liberté syndicale
– L’état de l’opposition et de la diaspora
– Les perspectives d’avenir.
tels étaient les principaux sujets examinés au cours de la rencontre.

Les participants se sont
exprimés dans un esprit d’objectivité et de responsabilité.
Ils ont été rigoureux dans la présentation des faits
et sans complaisance dans l’analyse. Il s’est dégagé une nette
convergence de vues des débats sur la situation à Djibouti.

Les participants ont réitéré
leur exigence du respect par le régime en place de tous ses engagements
démocratiques. Ils ont réaffirmé la nécessité
de la tenue d’une conférence nationale de l’opposition en Europe afin
d’examiner les voies et moyens de débloquer la situation et de rendre
enfin possible la concorde et la démocratie à Djibouti.

A 17h00, une pause pour
la rupture du jeûne du ramadan a été prise par l’ensemble
des participants. Ils se sont retrouvés dans une salle adjacente, prévue
à cet effet, où, tous ont pu partagé comme au pays le
" Foutour ".

En fin de séance,
l’ensemble des participants est convenu que l’opposition doit s’organiser,
la diaspora doit se mobiliser, ceci en vue de la mise sur pied d’une coordination
efficace de l’opposition.

A l’occasion du mois béni
du Ramadan, les participants et les organisateurs ont souhaité aux
djiboutiens et aux musulmans du monde entier leurs meilleurs vœux.

FORUM pour la DEMOCRATIE
et la PAIX

11/11/03 (B220) Les américains annoncent qu’ils veulent aider au développement de Djibouti en tant que nation. Expression d’une volonté hégémonique ou reconnaissance d’une situation politique inadmissible ? (Information en provenance du Département d’Etat américain) (Information transmise par un lecteur – en anglais)

U.S. Wants to Help
Djibouti Develop Itself As a Nation

United States Department
of State (Washington, DC)

November 6, 2003
Posted to the web November 7, 2003

Charles W. Corey
Washington, DC

The United States wants
to help Djibouti develop itself as a nation so it can better meet the needs
and demands of its people, U.S. Ambassador-designate Marguerita Ragsdale told
the United States Senate November 5.

In testimony before the
Senate Foreign Relations Committee, Ragsdale said U.S. aid for Djibouti —
a nation of about 650,000 people — will probably approach $90 million during
each of the 2003 and 2004 fiscal years. Much of that aid, she told the lawmakers,
will help Djibouti in its campaign of nation building.

Democratic Senator Russell
D. Feingold, the ranking member of the Foreign Relations Committee’s African
Affairs Subcommittee, who attended the hearing, commended the newly enhanced
U.S.-Djibouti relationship as part of the worldwide fight against terrorism.

[Djibouti, as host to
the only U.S. military base in sub-Saharan Africa and headquarters for the
Combined Joint Task Force-Horn of Africa, which directs coalition counter-terrorism
operations in East Africa and Yemen, is working diligently to stabilize the
Horn of Africa.]

In his role as the African
Affairs Subcommittee’s ranking member, Feingold asked Ragsdale a series of
questions on Djibouti following delivery of her prepared remarks.

Feingold’s first question
was about the per-capita amount of aid flowing to Djibouti and whether that
much money could be used wisely and in a cost-effective manner.

Ragsdale acknowledged
to Feingold that the amount of aid to Djibouti is "quite high" relative
to the country’s population.

"We are always concerned
when you have an infusion of quite a bit of capital into a country that is
as impoverished as Djibouti, that that money might be misapplied," she
said. But she pledged that if she is sent to Djibouti, she will "work
closely with other donor countries" to ensure that the spending guidelines
for U.S. assistance are scrupulously followed and assistance goals and targets
are met.

Further addressing the
question, Ragsdale said, "You can argue the point that it seems to be
a great deal of money going to Djibouti, and one might wonder whether it is
a quid pro quo for something from the Djiboutians.

"What we are trying
to do is develop Djibouti as a nation. Because it is impoverished, it cannot
deliver the kinds of services to its population that its population demands
and deserves. That is why our aid money is going into the education and health
sectors and into training Djiboutians to be able to secure their borders."

Feingold asked Ragsdale
if she intends to foster open lines of communication between the U.S. Embassy
and the people of Djibouti — and especially with the nation’s Muslim communities.
Feingold told Ragsdale it is most important for all U.S. embassies to convey
the message that the United States is "not hostile to Islam" and
wants to foster a "genuine and ongoing dialogue" with the Muslim
community through enhanced two-way exchanges.

Ragsdale assured Feingold
that the embassy’s communications in Djibouti will be two-way, and she said
there are a number of ways that goal can be accomplished.

"I intend to have
the people that I supervise … go out and be very visible with the population,"
she pledged. "I think this is very important. It is not sufficient to
sit in our offices and try to understand what is going on in Djibouti. If
we make that first initial step, we are already halfway there."

Ragsdale also pledged
to use "all the public diplomacy resources the Department of State has
at its fingertips to advance these objectives." Exchange programs with
Djibouti, she lamented, "have not been utilized well" in the past
but can be quickly ramped up and enhanced.

Ragsdale added that having
served as a professional diplomat in the Middle East and Africa, she feels
she has a good understanding of the culture in Djibouti.

Asked about the withdrawal
of Djibouti from the Somali peace talks, Ragsdale attributed that move to
frustration. Citing a recent interview with President Ismail Omar Guelleh,
Ragsdale said the Djiboutian president expressed this frustration "not
directly but indirectly, and he seemed to blame the participants in the talks.
He thinks the Somalis — the warlords — do not have the interests of the
Somali people at heart and that their interests are very personal.

"He [Djibouti’s president]
is also very concerned about Ethiopia and Eritrea because he has a very good
relationship with Ethiopia," she said. "Until those two countries
can reconcile their differences, there cannot be true stability in the Horn
of Africa, and Guelleh recognizes this," she said. "But I believe
what you see now is just frustration that we hope will be temporary."

Asked if reports are accurate
detailing a rather poor human rights record for police and security forces
in Djibouti, Ragsdale said, "Djibouti does have a poor record on human
rights, as we have indicated in our human rights report."

Ragsdale pledged to "work
with all levels of the Djiboutian government," particularly the judiciary
and the legislative branch, to improve that record if she is confirmed by
the Senate.

She also acknowledged
that "there are already significant steps to make progress in these areas"
and speculated that Djibouti’s "close relationship" with the United
States is what is driving that process.

Asked how the people of
Djibouti feel about U.S. actions in Iraq, Ragsdale said, "Like much of
the Islamic world, there is a distinction between how they view us and how
they view our policy. Specifically, towards Iraq, there is concern that we
will be there for the long term rather than the short term.

"But," she cautioned,
"the Djiboutians, like other Arab League members, view our policy in
the Middle East as much broader than Iraq.

"Whereas they might
be very favorably disposed toward us as a nation, they are very concerned
about where we are going in the other Middle Eastern issue, which is the Palestinian-Israeli
conflict," she said.

(The Washington
File is a product of the Bureau of International Information Programs, U.S.
Department of State. Web site: http://usinfo.state.gov)

10/11/03 (B220) – Message du président du GED, Mahamoud Idriss Ahmed en Commémoration de l’anniversaire de l’armistice marquant la fin des hostilités 1914 – 1918.

Devoir de mémoire
pour les soldats
Français par le sang versé.

Participation des
ressortissants somaliens, arabes et abyssins à la Guerre 1914 – 1918.

Le premier Bataillon Somali
est créé le 11 janvier 1916.

Initialement, il est constitué de 1400 hommes d’origine SOMALI et seront
quelques semaines plus tard plus de 2000 à monter au front.

On observera qu’outre
les Somalis, 200 Arabes originaires notamment du Yémen , 75 Comoriens,
25 Abyssins et Sénégalais participeront au conflit 1914 – 1918
au sein de ce que l’on dénommera comme le  » Bataillon Somali « .

Après avoir servi
dans la zone de Verdun et participé à l’attaque de Douaumont
en 1916, le Bataillon Somali est engagé dans les âpres combats
au Chemin des Dames puis en 1918 en Champagne et dans la région de
l’Oise – Aisne.

Lors de l’armistice marquant
la fin du conflit 1914 – 1918, le Bataillon Somali est titulaire de 6 citations
dont 3 à l’Ordre de l’Armée. 1195 citations individuelles ont
été attribués.

Les pertes du Bataillon
Somali et les blessés au cours du conflit 1914 – 1918 se sont élevés
à 383 morts et à 1035 blessés.

C’est avec recueillement
que je témoigne aujourd’hui de mon attachement et du plus profond respect
pour tous nos anciens et pour tous nos soldats d’Afrique du Bataillon Somali
qui ont combattu – il y a de cela presque un siècle – pour libérer
la France des envahisseurs.

Les cérémonies
de commémoration du 85ème anniversaire des hostilités
qui se dérouleront le 11 novembre 2003, doivent inciter chacun d’entre
nous à réfléchir sur les conflits et leur aspect destructeur
pour des générations d’hommes, de femmes, d’enfants victimes
militaires et civiles de ce type de conflit.

Notre rôle doit
être d’éduquer pour aujourd’hui et pour demain notre jeunesse,
nos enfants, tous les enfants au respect de l’autre.

J’adresse

– aux familles des hommes
du Bataillon Somali

– à toutes les
familles des victimes de cette guerre 1914-1918

– à Monsieur Jacques
Chirac, Président de la République française

le témoignage de
mon attachement.

Au nom des
populations djiboutiennes
et de l’opposition politique
pour les membres du Gouvernement en Exil de Djibouti.

Le
président du GED
Mahamoud Idriss Ahmed

08/11/03 (B220) Réponse et précisions de l’équipe de Djibsom au lecteur qui a posé des questions sur le mode de fonctionnement de l’organisation et sur la préparation des candidats..

______________ Note
de l’ARDHD
Conformément à nos règles de fonctionnement, nous acceptons
tous les rectificatifs et/ou Droits de réponse, mais nous limitons
les échanges à trois articles. C’est le deuxième rectificatif
que nous adresse Djibsom et nous le publions, car il contient des informations
sur son fonctionnement.

Mais ce sera le dernier
et nous mettons un terme à la polémique engagée sur ce
sujet précis. Chacun (l’auteur de la contribution) ou Djibsom conserve
bien entendu la liberté de s’exprimer sur d’autres sujets.

________________________________

Cher ami Djiboutien,

Dernièrement, nous
recevons beaucoup d’articles et de remarques de la part de certains compatriotes
et nous sommes fiers de l’impact de nos activités publiques au sein
de notre communauté et vos commentaires constructives nous aident à
nous améliorer.

Néanmoins, nous
aimerions attirer votre attention sur le fait que dans le site www.djibsom.
se trouvent nos coordonnées. Le numéro de téléphone
de notre bureau qui est le (613) 244-4972 et nous sommes disponibles à
donner toutes les informations concernant nos activités.

Pour répondre à
vos préoccupations, voici quelques réponses :

· Pour ces élections,
il y a neuf candidats et candidates et non quatre;

· Financement de
cette campagne : nous remercions les membres de notre communauté qui
ont contribué dans la mesure de leurs moyens et nous vous encourageons,
vous Djiboutien d’Ottawa à y participer ;

· Aucun palier
de gouvernement ne finance notre campagne;

· Pour ce qui est
du choix des candidats et candidates, notre politique à été
claire et nous avions sollicité tous les membres de la communauté
à se présenter comme candidats et nous n’avons pas fait de distinction
entre arabes, afars, somaliens ou autres. Vous remarquerez aussi qu’aucun
membre du CA de DJIBSOM ne figure parmi ces candidats et candidates.

· Contrairement
à ce que vous déclarez dans votre article, il n’y a pas plusieurs
candidats dans une même circonscription. Lorsque vous voyez le nom de
deux candidats(e)s dans une même circonscription, c’est parce qu’il
y a une personne qui ce présente au conseil municipal et une autre
au conseil scolaire.

Pour clore ce dossier,
toute personne intéressée est invité à se joindre
à
nous pour continuer à faciliter notre intégration et ceux de
nos enfants.
C’est une association pour tous les parents francophones d’origine
djibouto-somalienne de la ville d’Ottawa.

Enfin, nous remercions
le site www.ardhd.org qui contribue à l’établissement
d’un vrai dialogue entre la Diaspora d’origine djibouto-somalienne.

BON
RAMADAN
L’Équipe DJIBSOM.