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07/09/2013 (Brève 221) Les derniers rebondissements de l’Affaire Alhoumékani, toujours détenu à Sanaa (avec plusieurs correspondants)

Mohamed Alhoumékani a de nouveau comparu devant le Procureur qui a ajourné (une nouvelle fois) sa décision à dimanche !!! Rien ne l’oblige à prendre une décision dimanche ….

On comprend bien que les autorités essaient de faire « craquer » Mohamed pour obtenir quelque chose qu’il refuse : par exemple, son désaveu des témoignages qu’il avait signés, mettant en cause une possible implication de Guelleh dans l’assassinat du Juge Borrel ? Un désaveu obtenu dans ces conditions n’aurait aucune valeur aux yeux de l’opinion publique, mais la justice française pourrait l’utiliser pour fermer l’instruction sur l’assassinat, en déclarant que 19 ans d’enquête n’ont pas permis de désigner un coupable….

– La trahison d’un ami d’Alhoumekani
A l’origine de l’arrestation d’Alhuomékani à Sanaa, il y aurait une taupe : l’espion de Guelleh ! Les opposants de Bruxelles se sont mobilisés pour l’identifier, car il est évident que Mohamed a été trahi.

Et ce qui a été découvert est intéressant : il pourrait s’agir d’un Djiboutien d’origine arabe, qui est employé (curieusement) par l’Ambassade yéménite de Bruxelles. Alhoumékani lui avait accordé toute sa confiance et le considérait comme un ami de la famille. Il a accompagné Mohamed à l’aéroport de Bruxelles pour son départ.

Tout laisse penser qu’il a aussitôt téléphoné aux Yéménites pour leur transmettre l’heure de son arrivée afin qu’ils puissent « l’accueillir » pratiquement sur le tarmac. Pour finaliser sa trahison, il aurait téléphoné ensuite à l’Ambassade de Djibouti pour leur donner la même information.

Qui est cette personne ? N’ayant aucun moyen de recouper les informations, nous ne pouvons que diffuser les informations envoyées par un correspondant bien informé et crédible. Pour l’ARDHD, il ne s’agit que de soupçons à son encontre : ce serait un certain Saïd Ab… Il se reconnaîtra certainement

– A-t-il contribué ensuite au refus de visa à Me Modrikamen ?
Comme il est l’employé servile de l’Ambassade du Yémen de Bruxelles, il lui aurait été facile de mettre en garde contre la venue de Me Modrikamen. Sans scrupule ni état d’âme.

Au départ, la secrétaire de l’Ambassade allait accorder le visa à Me Modrikamen qui était accompagné par Mme Alhoumékani, mais à la dernière minute, l’appel de Saïd Abd… lui a fait changer d’avis.. Elle a changé immédiatement d’attitude et opposant une fin de non-recevoir non motivée, elle a refusé de transmettre le passeport au service de délivrance des visas.

– Un traquenard en règle
Selon les informations recueillies par les opposants de Belgique, cette personne a joué un rôle essentiel dans le piège qui attendait Alhoumékani à son arrivée à l’aéroport de Sanaa.

Les opposants djiboutiens de Bruxelles ont pris acte de cette immonde trahison et ils se réservent de demander des comptes à ce monsieur.

– Un climat de psychose à l’Ambassade djiboutienne de Sanaa
Depuis que le Yémen aurait refusé l’extradition de Mohamed Alhoumékani, c’est la crise à l’Ambassade djiboutienne de Sanaa. L’Ambassadeur aurait même renvoyé son propre chauffeur yéménite et il aurait fait interdire l’entrée aux Djiboutiens d’origine yéménite qui se retrouvent à l’ambassade pour brouter avec le personnel. On sent qu’il y a du « rififi » dans l’air. Les diplomates djiboutiens sont frustrés de ne pas avoir obtenu l’extradition et surtout, plus grave pour eux, ils n’ont pas dû recevoir les félicitations des grands chefs : Guelleh et ses sbires : Fathi et Hassan Saïd

– Djibouti prépare un dossier « épais » pour parvenir à ses fins.
Pour alimenter le dossier de demande d’extradition d’Ahoumekani, les services policiers de Djibouti auraient demandé à plusieurs citoyens de la communauté arable de se présenter à la SDS pour témoigner (sous les menaces) des sévices que Mohamed leur aurait fait subir pendant qu’il était officier. Il est conseillé (avec les méthodes du SDS) à ces arabes djiboutiens de formuler des plaintes et d’inventer des histoires de violences contre Mohamed.

Le sommet du ridicule est-il atteint ? Dans tout pays normal, il serait déjà dépassé, mais avec Guelleh, on peut s’attendre à pire encore, car il est capable de tout pour parvenir à ses fins.