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07/12/03 (B224) Prise record à Djibouti. La FNP a saisi, dans un Pick-up, des cigarettes de contrebande, des sachets en plastique et …. douze femmes, sans compter le chauffeur. (La Nation)

C’est la plus grosse prise
réalisée sur le territoire djiboutien et c’est la FNP qui en
retire tous les honneurs. Douze femmes dissimulées ont été
saisies d’un seul coup dans un Pick-Up.

On s’interroge pour savoir
comment elles étaient cachées : dans le chassis, sous les
roues, dans le moteur, dans le carburateur ? Parce que ce type de véhicule n’est
pas si grand que cela, on comprend mal comment douze femmes avaient pu s’y cacher . . .

Mais non, la FNP n’est pas capable
d’aller les chercher ‘manu militari’ dans un autre quartier pour affirmer
ensuite qu’elles étaient à bord du Pick up et qu’elles ont reconnu spontanément la matérialité des faits.

Ce n’est pas possible
et à Djibouti, cela n’arrive jamais … On ne force pas les gens à reconnaître des faits qu’ils n’ont pas commis ! On ne torture pas dans les locaux de la FNP. Ce sont des faux bruits ?

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Extrait de La Nation

Des contrebandiers
de cigarettes sous les verrous

Le 30 novembre dernier,
la force nationale de police a arrêté un véhicule,
genre pick-up,
se livrant à la contrebande des cigarettes et des
sachets en plastique.

Ce véhicule
a été intercepté au barrage de police installé
à Nagad alors qu’il transportait cette marchandise illicite.

Ce véhicule
est démuni de plaque d’immatriculation, de carte grise et de contrat
d’assurance. Quant au conducteur, il ne dispose nullement de permis de conduire.

Par ailleurs, 12
femmes impliquées dans cette affaire ont été appréhendées
en flagrant délit de contrebande à bord de ce véhicule.

Au cours de l’enquête,
ces personnes ont reconnu la matérialité des faits qui leur
sont reprochés. Cette affaire démontre une fois de plus l’efficacité
de la FNP dans la lutte contre la délinquance.

A l’issue de l’enquête,
les auteurs de ces infractions seront traduits devant la Justice.

07/12/03 (B224) Rappel des objectifs de l’Observatoire de l’ARDHD et de sources d’information qui nous permettent d’alimenter chaque jour le contenu. Continuez à nous adresser vos informations.

Il y a presque cinq ans,
le site de l’ARDHD a été lancé sur la toile pour informer
les Djiboutiens et la communauté internationale, des nombreuses violations
des Droits de l’Homme à Djibouti et pour intervenir en faveur de la
libération des Prisonniers politiques et des détenus d’expression.

Six mois après,
le régime ayant interdit toutes les publications d’opposition, nous
avons imaginé un journal à la fois permanent avec la mise en
ligne rapide de toutes les informations qui nous parviennent et hebdomadaire
pour adresser une copie aux internautes qui n’avaient pas la possibilité
de consulter le site, en raison de la censure à Djibouti sur l’accès
à certains sites dont le nôtre.

Quelles sont nos sources
d’information ?

L’Observatoire, rappelons-le,
est à la disposition de tous les opposants au régime, de tous
les syndicats, de tous les partis d’opposition et de toutes les associations,
dans le respect de la morale et des bonnes moeurs.

Notre première
source d’information vient de la communauté djiboutienne et des différentes
structures qui nous adressent des informations souvent exclusives et relatives
aux différentes communautés résidant soit à Djibouti,
soit à l’étranger. (60 % env.). Sauf stipulation contraire,
les informations sont publiées sous l’anonymat le plus absolu, d’autant
plus que nous n’avons jamais interrogé un correspondant pour connaître
sa véritable identité.

Deux fois, nous avons
été interrogé sur l’origine de certaines contributions
et nous avons opposé un refus catégorique, facilité par
le fait que nous ne disposons d’aucun fichier de correspondants anonymes,
ni sur papier, ni sur support informatique pour garantir la sécurité
de tous et de leurs familles.

Les 40 % (env.) restant
viennent des journaux, des agences de presse et de divers organismes (Amnesty,
RSF, Survie, Confédération des syndicats, etc..)

Tout cela pour rappeler
à tous les lecteurs, que nous avons besoin de leurs contributions et
de leurs informations pour alimenter ce journal informatique qui est connu
de tous et qui est largement consulté. N’hésitez pas à
nous écrire, si vous le jugez opportun : votre contribution sera relayée
et elle aura un impact.

Il est arrivé que
les publications suscitent parfois des réactions. Nous avons toujours
publié ces réactions, afin d’assurer au mieux la pluralité
des sources et nous savons que chaque article plaira à certains et
déplaira à d’autres. Notre volonté est avant tout, d’éviter
de pratiquer la censure et de donner à chacun la possibilité
de s’exprimer et d’être lu. Cela ne veut pas dire pour autant que nous
approuvons toutes les interventions qui nous sont adressées, mais nous
serions mal placés, si nous dressions des obstacles face à la liberté
d’expression, que nous réclamons pour tous les Djiboutiens.

En résumé
que vous soyez étudiant, syndicaliste, opposant, exilé ou résidant
à Djibouti, membre d’un parti ou d’une association, continuez à
nous adresser vos contributions, car elles sont utiles pour alimenter le débat,
pour contribuer au moral de ceux qui sont torturés, spoliés,
victimes dans le silence et surtout pour maintenir la pression que nous exerçons
indéniablement à l’encontre du pouvoir dictatorial et autoritaire.

Merci à l’avance pour votre contribution à l’existence d’un support commun à tous les Djiboutiens qui refusent la tyrannie et qui aspirent à la liberté, à la justice, à la démocratie et à l’équité économique.

06/12/03 (B224) Affaire Dreyfus – Affaire Borrel, on trouve des similitudes bien curieuses sur la forme – Si l’Affaire de l’assassinat prémédité du Juge Bernard Borrel ne débouchait pas sur l’émergence de la Vérité, ce serait alors la Justice française qui serait doublement assassinée.

(Lu sur HANANEWS www.hananews.org)

Par Bouh Warsama.

Les fondements de la démocratie
française étant en cause, l’Affaire Dreyfus fut l’une
des grandes crises politiques du 19ème siècle qui faillit faire
basculer la IIIème République.

Bien au-delà du
climat de désarroi de l’époque, des doutes, des humiliations
et du désir de revanche sur les effets de la guerre de 1870, l’aspiration
à l’ordre favorisèrent des choix souvent irrationnels avec
l’agitation qui menaçait une république qui cherchait ses
assises et qu’accompagnait l’émergence d’un courant
puissant de nationalisme agressif où l’antisémitisme s’exprimait
naturellement – l’Affaire Dreyfus aida Emile Zola à mieux
comprendre à la fois le mouvement de l’histoire et à mettre
en question ses propres convictions idéologiques.

Dans un conflit certes
politique et aigu, c’était bien plus une opposition de valeurs
qui prévalait dans cette Affaire Dreyfus : celle de l’émergence
de la vérité qu’il convenait alors – pour certains
– de masquer par tous les moyens ; cette Vérité qui était
supposée remettre en cause l’Institution militaire de l’époque,
donc porter atteinte à la France et à son renom dans le monde.

C’est ainsi que justice
et droits de l’homme furent défendus face à la parait-il
raison d’État de l’époque et au supposé «
culte étroit de la patrie » – culte n’étant
en l’espèce qu’une vision mensongère de la patrie
et de ses institutions entretenue par ceux qui tentaient de tromper la République
sans dignité aucune, sa Justice et ses valeurs et qui, soit, mirent
fin à leurs jours par refus d’assumer la responsabilités
de leurs actes, soit furent condamnés par les Tribunaux français
de l’époque après que le scandale provoqué par leurs
mensonges coupables les ait rattrapés.

Affaire Dreyfus –
Affaire Borrel, des similitudes sur la forme
Si sur le fond on ne trouve quasiment aucun élément de comparaison
entre l’Affaire du Capitaine Dreyfus et celle du Juge Bernard Borrel
– si ce n’est une volonté évidente d’attenter
à leur honneur de Militaire ou de Magistrat et d’homme tout simplement
– on se doit d’admettre que sur la forme on y discerne d’étranges
similitudes ne serait-ce qu’avec le même déchaînement
de la presse locale ; l’une en France, l’autre à Djibouti.

Dans le déroulement
de l’Affaire de l’assassinat prémédité du Juge
Bernard Borrel – en octobre 1995 à Djibouti – on a mesuré
ces derniers mois ce que peuvent être les débordements outranciers
du journal La Nation et de l’ADI qui ont confirmé combien ils
pouvaient être bien plus préoccupées à tenter de
manipuler maladroitement les consciences locales et à salir la mémoire
du défunt ainsi que l’honneur de sa famille qu’à admettre
– ne serait-ce qu’un seul instant – la véracité
des faits et des témoignages présentés à la Justice
française.

C’est ainsi que ceux
qui prétendent faire du journalisme objectif et d’information
à Djibouti – de par leur dépendance totale par rapport
au pouvoir politique en place – se sont essayés dans des écrits
insipides à des manœuvres de délation et falsificatrices
des vérités.

Rien ne fut épargné
à une femme – Mme Elisabeth Bernard Borrel – dont la seule ambition
a toujours été qu’on lui dise la vérité –
et seulement que cela – sur les conditions exactes du décès
de son époux.

A cela s’ajoute toutes
les allégations gratuites – par trop faciles car sans fondement d’aucune
sorte – manipulées de Djibouti affirmant que derrière l’Affaire
Borrel pourraient se cacher un ou des partis se situant à gauche voire
à l’extrême gauche de l’éventail politique français.

Nous n’en sommes
plus à une hérésie près dans les affirmations
de cette presse et du Procureur Djama lorsque l’on sait que d’une
part il existe des liens très étroits entre des personnalités
politiques de la supposée opposition djiboutienne et les partis de
gauche français.

Mais il s’avère
que ces personnalités – bien qu’étant dépositaires
de documents et de preuves – n’ont jamais témoigné
dans cette affaire auprès de la justice française ou s’ils
l’ont fait – notamment pour l’un d’entre eux, vieil escroc
en diplomatie – ils se sont parjurés et n’ont en rien contribué
à faire avancer ce dossier.

Ceux et celles qui soutiennent
Mme Elisabeth Borrel et sa famille n’ont comme seule ambition que de
faire établir la Vérité par la Justice sur toutes les
raisons et les conditions du décès de son époux, quitte
à saisir l’opinion comme ils et elles le font.

Si l’Affaire de l’assassinat
prémédité du Juge Bernard Borrel ne débouchait
pas sur l’émergence de la Vérité, ce serait alors
la Justice française qui serait doublement assassinée.
Elle serait doublement assassinée car tout fut fait dans un premier
temps dans ce dossier – malgré des évidences manifestes
– pour tenter de faire accréditer la thèse du suicide.

Cette thèse du
suicide a été rendue impossible avec la parution récente
d’un rapport réalisé suite à une nouvelle autopsie
ordonnée par la Juge Mme Clément.

Dans ce rapport, trois
experts médico-légaux de renom estiment « que l’hypothèse
de l’intervention d’un ou plusieurs tiers à l’origine du décès
de Monsieur Bernard Borrel se trouve renforcée » et confirme
les conclusions d’un rapport datant d’octobre 2002, qui spécifiait
que « l’hypothèse d’une mort par auto-agression à l’origine
du décès est peu plausible ».

Dans le rapport des experts
– qui vient de paraître – il est précisé que trois
points permettent de soutenir la thèse de l’assassinat.

Reste à savoir
si toutes les investigations vont être menées sur l’identification
des auteurs de cet assassinat prémédité.

Si ces investigations
restaient en l’état, ce serait alors d’un second Assassinat
dont la Justice serait victime dans cette affaire.

06/12/03 (B224) On nous signale que DAF est rentré à Djibouti.

Plusieurs lecteurs nous
signalent que DAF, dont le discours avait été très mesuré
en Europe, est rentré librement à Djibouti.

DAF avait, semble-t-il,
mené des entretiens avec certains opposants présents à
Bruxelles et à Paris. Il avait toujours refusé de s’exprimer
sur les conditions de son procès dont il semblait avoir accepté
implicitement le déroulement et la sanction, faute de les dénoncer.

Mais il reste condamné
à une amende importante, qu’il n’aurait pas encore été
réglée.

Le sursis de paiement est fréquent à Djibouti, mais il condamne
les débiteurs sinon à un engagement de façade dans la
majorité, au moins à une neutralité et à se taire
: Aden Robleh, Ali Aref, Moumin Bahdon, par exemple, auraient subi les mêmes
pressions.

En rentrant à Djibouti,
DAF sera-t-il contraint au silence ou se fera-t-il embastiller de nouveau.

Son retour à Djibouti,
en toute liberté, pourra-t-il avoir des conséquences fâcheuses
sur l’aboutissement de la demande d’asile qui a été déposée
par sa famille auprès des autorités belges : en effet, la famille
de DAF pourrait être considérée comme n’étant pas
soumise à des persécutions de la part du régime.

 

05/12/03 (B224) Interpol lance un mandat d’arrêt contre Taylor Nigeria (Dépêche lue sur Afrika.com)

Interpol a annoncé
jeudi avoir émis une « notice rouge » contre Charles Taylor,
ce qui autorise les pays membres de l’organisation internationale à
arrêter l’ancien Président du Liberia. Charles Taylor a été
inculpé pour crimes de guerre par le Tribunal des Nations unies pour
la Sierra Leone. Il a accepté de démissionner en août
dernier et vit depuis au Nigeria, qui a refusé le mandat d’arrêt
international.

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Note de l’ARDHD

Les dictateurs déchus
sont de moins en moins à l’abri de la Justice internationale … Même
nantis de millions, ils risquent maintenant d’être arrêtés
et éventuellement extradés pour être livrés aux
Juges.

Pas de chance pour certains ! La situation pourrait devenir plus difficile dans l’avenir, s’ils n’ont plus de refuge !