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10/09/2013 (Brève 228) A quel jeu joue le Procureur yéménite en charge du dossier d’Alhoumékani ? A un jeu qui peut lui rapporter un gros paquet ?

Oui la question est bien posée !
A quel jeu joue le procureur yéménite en charge du dossier d’Alhoumékani. Chaque semaine, il repousse sa décision au dimanche suivant, puis le dimanche, il se donne jusqu’au lundi pour réfléchir. Et le lundi, plus rien. Et cela depuis trois semaines.


Alors nous sommes en droit de se demander à quoi il joue. Il sait que le maintien en détention de Mohamed Alhoumékani est parfaitement illégal, puisqu’il n’est pas sous le coup d’une inculpation étayée par des preuves. Il n’a commis aucun délit au Yémen (pas plus qu’ailleurs !).

Compte-tenu du délai, ce n’est pas de la garde à vue. Compte-tenu du fait qu’il n’y a aucune inculpation, ce n’est pas de la prison à titre préventif.

Alors : c’est de l’incarcération arbitraire : le fait du prince, la lettre de cachet ??? La loi punit les auteurs d’enlèvement et de séquestration : ce procureur pourrait-il être accusé de séquestration ? A notre avis, la réponse est positive.

Mais il faut chercher ses motivations. A priori, elles ne viennent pas du Yémen. Donc elles ne peuvent venir que de Djibouti
: volonté diplomatique de faire plaisir au voisin ? c’est possible, mais si c’était le cas, Mohamed Alhoumékani aurait déjà été mis dans l’avion djiboutien, direction Gabode.

Alors, le procureur est-il en train de négocier avec les sbires de Guelleh, le montant de la prime qu’il recevra, faisant monter les enchères et attendant de pouvoir compter les billets en petites coupures usagées ? C’est une possibilité, que nous ne pouvons pas confirmer, car le doute est permis.

Mais ce qui est certain, c’est qu’en maintenant arbitrairement Mohamed Alhoumékani, derrière les barreaux, ce Procureur abusif donne à Djibouti tout le temps nécessaire pour fabriquer et peaufiner des preuves sur mesure d’actes délictueux imaginés et concoctés
sur place par le SDS.

Combien va-t-il encaisser en cas de succès ? Pour cette trahison et cette infamie, qu’il semble prêt à accomplir, lorsqu’il sentira que la mobilisation internationale faiblit. Mais elle ne faiblira pas, contrairement à ses calculs … Qu’il le sache !

08/01/04 (B228) La LDDH, sous la plume de son Président Jean-Paul Noël ABDI, nous adresse un message et la copie de son Interview publiée sur le Magazine « Réalité » et dans lequel, il confirme qu’il a été nommé Vice-Président de l’UIDH pour l’Afrique de l’Est en remplacement de Me AREF.

Tout d’abord, je transmets
à l’ARDHD tous mes sincères remerciements pour ses actions positives
en faveur de la recherche de la vérité, ses actions positives
de trait d’union, qui m’a permis à participer au Congrès de
l’UIHD.

Je vous serais reconnaissant
de publier à l’attention de vos lecteurs cet interview qui est paru
aujourd’hui dans le journal " Réalité " et dans lequel
je trace notre volonté à faire progresser les Droits de l’Homme
en République de Djibouti.

_____________________________________________
Interview de M. JEAN-PAUL ABDI NOEL
Président de la Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme.


Une récente actualité continentale, tenant aux conclusions du
Congrès de l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme au cours duquel
notre pays a été distingué, ainsi qu’une prochaine échéance
électorale, nous amènent à poser quelques questions au
Président de la LDDH, M. Jean-Paul ABDI NOEL. De sa participation aux
travaux de ce Congrès aux perspectives d’avenir de son organisation,
en passant par son appréciation de la CENI, le Président de
cette association de défense des Droits de l’Homme nous livre ses réflexions.
Sans excès ni concession.


M. le Président, vous rentrez du IIIème Congrès de
l’Union Internationale des Droits de l’Homme (UIDH) qui vient de se tenir
du 15 au 19 décembre à Ouagadougou au Burkina-Faso. Pouvez-vous
nous parler de l’objectif de cette réunion ?

Tout d’abord, permettez
moi de vous remercier pour vos soutiens constants et appréciables en
accordant très souvent une attention particulière aux défenseurs
des Droits de l’Homme et de nous aider à mieux médiatiser le
combat réel que nous devons tous mener pour la protection, la promotion
des Droits de l’Homme et pour un Etat de Droits effectif dans notre pays.
Nous considérons et encourageons toute l’équipe de votre Journal
" Réalité " de continuer à être les avant-gardistes
du combat pour la Démocratie et pour la Bonne Gouvernance.

Que l’année 2004
soit pour notre peuple une année d’un combat réel afin de mettre
fin à la politique de l’impunité, aux abus de pouvoir insupportables,
aux détournements des Deniers publics et des Biens sociaux, à
la mise en place très rapidement de différentes structures fiables
et transparentes sur tous les processus électoraux, avec la participation
active et directe de tous les Partis politiques, qui sont prioritaires et
sont les premiers essentiellement concernés.

Comme vous le savez, le
IIIème Congrès suivi d’un Forum de l’Union Interafricaine des
Droits de l’Homme (UIDH) s’est déroulé à Ouagadougou
(Burkina Faso) du 15 au 19 décembre 2003. Un certain nombre de Résolutions
et de Recommandations ont été adoptées par les participants.

Les membres du nouveau
Bureau de l’UIDH ont été élus, et j’ai eu l’honneur d’avoir
été élu comme Vice-Président chargé de
la Corne de l’Afrique. Cet honneur, que nous partageons, doit nous encourager
dans notre combat et nous devons tous ensembles avec toutes les Organisations
des Droits de l’Homme de la Corne de l’Afrique et toutes les forces vives
des nos pays voisins nous engager à unifier et à harmoniser
toutes nos actions en faveur de l’intégration régionale des
différents Instruments des Droits fondamentaux et de faire progresser
les Libertés des Citoyens et des Peuples, ainsi que la libre circulation
des Biens et des Personnes au sein de la Corne de l’Afrique.

L’objectif principal est
celui du Congrès, mais le Forum qui a suivi ce Congrès était
très fructueux, tant dans les approches que dans la proposition qui
a été retenue.
En effet, le Congrès portait sur la stratégie à adopter
pour une protection des droits des personnes vivant avec le VIH/SIDA, tandis
que le Forum situait :

Comment sortir d’une économie
d’endettement pour financer un développement durable et socialement
juste ?

La Mondialisation : Quelle
Alternative ?

L’environnement, ses contours
aujourd’hui en Afrique : Quelle stratégie adopter pour un développement
durable ?

Bien que le régime
djiboutien lui accorde très peu d’importance, la LDDH a été
consacrée lors de cette conférence puisque vous avez été
élu Vice-Président de l’UIDH en charge de l’Afrique de l’Est.
Ceci nous honore et nous aimerions savoir si notre région a toujours
été représentée à ce niveau et pourquoi
des bilans n’ont-ils pas été dressés sur cette partie
du continent africain et particulièrement pour Djibouti ?

Votre question est tout
à fait judicieuse. En effet, Maître Aref Mohamed Aref, en tant
que membre de l’Association des Droits de l’Homme et des Libertés,
avait été élu à ce poste qui pour la première
fois avait mis en relief la sous-région de la Corne de l’Afrique. Cette
nouvelle particularité a permis aux défenseurs des Droits de
l’Homme de l’UIDH de mieux s’investir à défendre Maître
Aref et d’exiger sa libération inconditionnelle de la sinistre prison
de Gabode et sa réintégration d’office au barreau du Tribunal
de Djibouti.

Je profite de cette occasion
pour témoigner au Président de l’UIDH M. Halidou Ouédraogo,
au Professeur Kapet, au Docteur Sow et à tous les membres de l’UIDH,
pour leur combat légitime qu’ils avaient mené en faveur de mon
compatriote Maître Aref, victime des sévices d’un pouvoir foncièrement
dictatorial.

En ce qui concerne le
deuxième volet de votre question, je peux vous affirmer qu’aucun rapport
sur la situation des Droits de l’Homme à Djibouti, encore moins sur
la Corne de l’Afrique ne figure dans le rapport des activités des différentes
régions, ni dans le rapport moral de l’UIDH lors du IIIème Congrès.
Ce qui suppose peut-être que Maître Aref n’aurait pas eu le temps
matériel pour transmettre officiellement son rapport.

Ce congrès d’Ouagadougou
s’est tenu en même temps que la visite à Djibouti d’une délégation
des Nations Unis chargée des Droits de l’Homme. Quel bilan la LDDH
tire-t-elle de la mission de ces deux experts ?

Avant de parler du bilan
de cette visite, je tiens à préciser que les membres du comité
ad-hoc s’étaient réunis pour planifier l’organisation de cette
visite, c’est ainsi qu’un plan de contact a été établi.
La priorité a été donné au contact officiel. Seules
quelques associations devraient rencontrer les deux experts du Haut Commissariat
des Nations Unies pour les Droits de l’Homme au siège de l’Union Nationale
des Femmes Djiboutiennes -UNFD.

L’ancien parlementaire
actuellement Président de la LDDH que je suis a, au nom de son organisation,
refusé de rencontrer les représentants des Droits de l’Homme
à cet endroit. Car, tout en faisant remarquer que lors des dernières
élections législatives, l’UNFD avait, d’une manière officielle
et médiatique, soutenu les candidats de la liste de l’UMP, il était
donc de mon devoir de considérer l’UNFD comme partie prenante, alors
elle n’est pas représentative de la femme djiboutienne dans sa totalité.
Par conséquent, j’ai proposé deux solutions à savoir
: soit les deux experts soient reçus dans les locaux de la LDDH, soit
les membres du comité rencontrent la délégation dans
leur hôtel. Un membre du comité ad-hoc des Droits de l’Homme
de Djibouti dont je ne veux pas citer ici son nom a essayé de justifier
cette décision pour une rencontre au siège de l’UNFD pour des
raisons financières, cette association des femmes mettant gratuitement
ses locaux à la disposition des experts.

Dans cette affaire,
une question se pose : pourquoi, la salle de réunion du PNUD, officiellement
représentant du Haut Commissariat des Droits de l’Homme des Nations
Unies, n’a-t-elle pas été retenue ?

A mon départ, j’ai
chargé officiellement M. Souleiman Ahmed Mohamed par un courrier au
Ministre de la Justice afin que celui-ci rencontre et de remettre le rapport
de la LDDH sur les Droits de l’Homme en République de Djibouti aux
deux experts.

Malheureusement, malgré
les sollicitations de M.Souleiman, la délégation du Haut- Commissariat
des Nations Unies n’a pas estimé nécessaire de nous rencontrer.

Concernant l’objectif
et le bilan de cette mission, ils nous sont totalement inconnus.
Toutefois, lors de mon séjour à Paris, j’ai saisi la Fédération
des Internationale Droits de l’Homme – FIDH en lui demandant de bien vouloir
s’informer sur les résultats de cette mission que je considère
comme une entrave aux travaux des Droits de l’Homme en République de
Djibouti. Chose inouïe car la LDDH, qui avait toujours eu de bonnes relations
avec le Haut – Commissariat, notamment pendant la détention arbitraire
des policiers de la FNP, a été négligée cette
fois-ci.

Vos propositions de
recommandation faites lors de ce congrès portent sur la transparence
de la prochaine élection de 2005. Pouvez-vous être un peu plus
précis ?

Nous avons dénoncé
lors des dernières élections législatives la manière
brutale dont celles-ci se sont tenues dans notre pays en particulier dans
les districts de l’Intérieur.

Nous n’avons pas manqué
de dénoncer le Coup d’Etat électoral plus particulièrement
fort dans le district de Tadjourah. Ces raisons m’ont conduit, lors de cette
réunion de l’UIDH à soumettre une recommandation qui puisse
mobiliser les défenseurs des Droits de l’Homme de notre continent pour
une participation active, en tant qu’observateurs, aux prochaines élections
présidentielles de notre pays. Je n’ai pas manqué de souligner
que le rôle des observateurs, régionaux et internationaux, ne
devait pas se limiter au seul jour du scrutin, mais qu’il faut de leur part
une participation effective et totale couvrant toute la période des
processus électoraux.

Permettez-moi une fois
encore d’encourager à travers votre journal tous les Partis politiques
du pays, auxquels je suggère qu’il ne faut pas attendre une décision
gouvernementale inévitablement tardive pour lancer un appel à
touts les Observateurs et Presses des pays amis et des organisations internationales
pour un suivi au moins dix mois avant le jour du scrutin du processus électoral.
J’entend par là le contrôle et la révision des listes
électorales jusqu’au dépouillement et déclaration des
résultats.

La révision des
listes électorales et la propagande de l’équipe gouvernementale
sur les ondes de la Radio Télévision de Djibouti ( RTD ) financée
par les deniers publics et les biens sociaux sont, par exemple, deux points
importants. Enfin, je dirais simplement que la transparence électorale
passe par la transparence des demandes officielles des Partis politiques auprès
des pays amis et des organisations internationales, concernant l’envoi d’Observateurs
et de Journalistes. Mon souhait est d’encourager tous les Partis politiques
pour que soient entamées dés maintenant les démarches.
Car pour avoir des Observateurs sérieux, il faut permettre à
ces pays et organisations de se préparer à temps pour ces missions.

Vous avez pris part
aux travaux de la Commission Electorale Nationale Indépendante, mise
en place par le régime pour superviser les élections du 10 janvier
2003. Quelles leçons en tirez-vous aujourd’hui ?

La Commission Electorale
Nationale Indépendante – CENI – m’a appris beaucoup de choses.

J’ai appris que :

la CENI manquait de transparence
;
la CENI, par la Loi même qui l’a créée impose le silence
le plus total à tous ses membres ;
la CENI, par les textes qui l’ont créée, est composée
essentiellement de représentants du gouvernement alors que ceux des
Partis politiques se trouvent dans une situation de minorité. On peut
en conséquence s’interroger sur la fiabilité d’un organisme
électoral dont la grande majorité des membres est constituée
de fonctionnaires connus pour leur fidélité au pouvoir en place.

Vous avez été
Rapporteur de la CENI. Pouvez-vous nous fournir une copie du rapport final,
que vous avez rédigé, relatif aux conditions de déroulement
des législatives du 10 janvier 2003 ?

Il n’y a jamais eu de
rapport final officiel. Aucun texte n’a été adopté dans
ce sens par l’Assemblée Nationale. Le rapport final a tout simplement
été soumis au Président de la République avec
" un chèque en blanc " de la Commission Electorale Nationale
Indépendante.

Quelles sont les perspectives
organisationnelles de la LDDH pour la nouvelle année ? Quelles améliorations
attendez-vous relativement au renforcement des droits civiques et à
la promotion des droits de l’Homme ?

Sur le plan organisationnel
la LDDH navigue à vue avec beaucoup de prudence, en fait mon organisation
s’apparente à un Iceberg avec une importante partie immergée.
Même si apparemment il nous est permis de réaliser certaines
de nos activités, il nous paraît prudent de protéger nos
adhérents contre une politique sournoise et foncièrement dictatoriale
du régime qui nous oblige à rester vigilants.

Nous devons dans un proche
avenir penser à augmenter le nombre de nos adhérents en raison
de l’inexistence de toute subvention en notre faveur. Nous avons par ailleurs
décider de participer dans le cadre de la formation à sensibiliser
nos populations ( sur l’ensemble du pays ) sur le processus électoraux
dans l’intérêt supérieur de notre Nation, sur la nécessité
de l’application de l’Accord de paix du 12 mai 2001, surtout en ce qui concerne
la Décentralisation.

Propos
recueillis par Mahdi Ibrahim A. God

Journal
" Réalité " n° 78 pages 4 et 5 du mercredi 7 janvier
2004

07/01/04 (B228) Les correspondants de Radio-Trottoir poursuivent leur enquête et ils nous proposent leurs visions …

L’information de la semaine
dernière se confirme : les députés sont bien accusés
de viol par une rumeur qui court en ville. Et certainement à tort !

Mais avant, je vais vous raconter une petite anecdote. Dans nos us et coutumes
et suivant les règles de notre religion, un homme peut épouser
jusqu’à quatre femmes. L’un de nos ancêtres avait quatre épouses.
Il découvrit que leurs jalousie réciproque se développait.
Il comprit qu’il devenait intervenir.

Alors, il les a réuni
puis il leur a demandé de se tourner. Il leur dit alors qu’il ne toucherait
que celle qu’il préférait aux autres. Mais il était malin
! En fait il effleura le dos de chacune. Rassurées (chacune des quatre
était certaine désormais d’être la préférée),
elles se retirèrent en silence et il n’y eut plus de problème
de jalousie.

Eh bien, c’est pareil avec IOG, ses Ministres et ses Députés.
IOG avait compris que Johar devenait vieux et qu’il avait détourné
de l’argent.

Les jeunes députés (AIO-AHA) originaires du pays, quant à
eux, ont le peuple derrière eux et ils ont une crédibilité
suffisante pour pouvoir apaiser la révolte des mécontents locaux.

C’est pourquoi IOG demanda
à ces jeunes Députés de se rendre à Ali-Sabieh,
pour régler la situation avant son déplacement dans ce district
(prévu initialement le 16 janvier puis reporté fin janvier début
février pour que les choses aient le temps de se calmer).

Les jeunes loups sont partis et ils ont commencé à mobiliser
les militants de circonstance. Il faut reconnaître que les Issas et
surtout le clan Mamassan tient l’essentiel du pouvoir. Pour tenter d’asseoir
leur crédibilité, tous les Issas d’importation, comme le Ministre
de l’Éducation, celui des Finances et IOG lui-même, cherchent
un district d’accueil où ils pourraient se fabriquer des racines ….
L’intervention de ces Députés ne pouvaient que contrarier leurs
projets …

Johar, Abdi de l’Éducation et Yacin des Finances se sont réunis
pour décider des mesures à prendre afin de régler le
compte de ces jeunes députés et de leur casser leur réputation.
Pour ce faire, ils ont contacté le Représentant du Gouvernement
d’Ali-Sabieh et ils lui ont demandé de faire le nécessaire pour
les piéger. Le Chef du district a sélectionné "un
zozo" du nom de Kadar (policier de son état), qui a été
invité à rencontrer les Ministres en question. Il a appliqué
leurs instructions au pied de la lettre, moyennant un défraiement pour
sa peine …

Il n’est de secret pour
personne que la rumeur circule plus facilement lorsqu’elle part des Ministres
pour descendre vers le Peuple. En une nuit, ils ont fait passer l’information
à toutes les autorités du pays.

Les deux députés,
certainement innocents, ont été déposé plainte
auprès du Procureur, qui leur a dit que l’affaire étant grave,
il devait attendre le retour du Big Boss (IOG était en voyage en Europe),
avant de prendre des décisions.

IOG de retour au Pays,
le Procureur s’est mis à éviter systématiquement les
Députés concernés et au contraire il a soutenu les trois
Ministres. S’il classe l’affaire sans suite, cela voudra dire que les Députés
ont été sacrifiés au profit des Ministres. (CQFD)

Que voulez-vous, c’est
naturel dans une dictature ! Et ces Ministres sont aussi Députés,
mais ne le répétez pas ….

La moralité de
cet événement c’est qu’à Djibouti, pour IOG, la politique
est une grande comédie de façade.

05/01/04 (B228) Un lecteur nous offre un conte pour enfant. Cette semaine, le premier épisode : AU ROYAUME DU POUNT.

Nous sommes au mois de
juin 1899 alors que des milliers de Pountiens vivent des heures difficiles
et mouvementées ; en signe de désarroi, les baronnes et les
princesses pleurent. Des centaines de sujets interpellent les barons et les
ducs en signe de protestation.

Qui peut bien provoquer
autant d’émotion dans le cœur des Pountiens, peuple d’ordinaire
si paisible ?

C’est Ibrahim Ogade Gabayo
qui, s’est rendu coupable d’un crime impardonnable, même aux yeux de
sa propre mère. L’homme, auquel Ogade Gabayo devait son titre de Prince
issarien, sa fortune et ses succès vient d’être destitué
et enfermé dans un chalet sur le mont Artus ou vivent les ancêtres
devenus fou et aliénés.

Le premier Roi Gouloud
Atilah, Père de la Nation pountienne n’est plus ! Tel est le verdict
de ce jour historique de juin 1899. Ce n’est pas la mise à mort d’un
grand Roi mais celle d’un mythe adoré par sa cour et par ses sujets.

Depuis la création
de leur pays, les Pountiens jouissaient de la liberté enfin retrouvée
avec délices et ferveur, et ils voyaient leur avenir, sans ombre, sous
la tutelle de leur célèbre Roi, Roi parmi les Roi.

Or on avait appris ce
jour-là que le Roi, tant aimé, avait abdiqué.

Comment en était-on
arrivé à cette triste fin de règne ?

Ibrahim Ogade Gaya était
né vers 1837 a Dir-Da sur les terres de l’Empereur Abys Ali-Sela, le
Roi des Amariens, descendant direct du Roi Salomon et de la Reine de Sabah.
Ses lointains ancêtres Darodiens vivaient dans le village de Kilkila,
le long du fleuve Jubba.

Au cours des siécles
ses ancêtres avaient construit une fortune en pratiquant l’élevage
des chameaux royaux. Pour l’honorer, l’Iguss issarien lui décerna un
titre officiel et c’est ainsi que leur nom Gaya devient Gabayo citoyens issariens,
éleveurs officiels des chameaux royaux.

Le jeune Ibrahim eût
une enfance difficile, sans cesse tiraillé et éduqué
par des missionnaires.

Il manifesta très
vite, un goût affrimé pour les soirées mondaines, en particulier
chez son oncle le Duc Yousouf surnommé le Duc Bourgois. Après
avoir terminé ses études, il partit séjourner à
Burime chez une tante, la Comtesse Amida du royaume de Gadabérion.
C’est là qu’il apprit les règles du commerce de chameaux, des
rudiments de langues étrangères et l’art de la négociation.

De retour chez son Oncle
à la Cour, lors d’une fête donnée à l’occasion
de l’Anniversaire de la Duchesse Magané, épouse du Duc Yousouf,
il rencontra le vicaire Hassin Sid et surtout son père spirituel le
grand Duc Gouloud Atilah.

Le grand Duc Gouloud Atilah
l’emmena visiter ses terres et très rapidement, il en fit son régisseur.
Grâce à cette promotion, il était désormais admis
à la table des Seigneurs qui passaient leur temps à écumer
le Royaume issarien.

De retour d’une campagne
de pillage, les seigneurs lui offrirent un château, des terres et de
bons pâturages pour qu’il puisse élever dignement les chameaux
royaux.

Confortablement installé
dans son nouveau Château, Ibrahim disposait de tout le temps nécessaire
pour se consacrer au soin de ces bêtes ; rusé, il savait offrir
quelques chameaux à l’Empereur Zion Ba qui régnait dans le Nord
sur plusieurs Royaumes (Abgallions, Darodiens, Majertians, etc.)

Il essaya bien d’être
reçu à la Cour de l’Empereur Ali Séla, mais l’opposition
des Amarions et des Tigiens lui en barra définitivement l’accès.

Comment a commencé
la carrière du grand Duc Gouloud Atilah ?

Eh bien, selon la légende,
c’est en falsifiant un testament qu’il a réussi à dépouiller
le Duc Chideh de l’héritage qui lui revenait normalement .S’inspirant
du Reer issarien, il avait réussi a fédérer plusieurs
Ducs, Comtes, Barons, Iguss et grands Prélats afin de chasser des terres
du Pount, les fantassins kromanions .

Avec ses méthodes
autoritaires, il était indiscutablement l’homme de la situation. Le
duc Gouloud Atilah avait plusieurs facettes, du talent, un sens aigu de l’observation
et une grande capacité de déduction qui lui permettait de surprendre,
à son plus grand bonheur, nombreux de ses interlocuteurs, qui étaient
souvent médusés.

Il avait une ressemblance
certaine avec l’empereur Zion Ba, un visage sec, une haute taille, une belle
allure. A l’image de Zion Ba, il effectuait de longs séjours dans la
brousse pour nouer des accords avec les Sultans du Royaume Afan, Ali le Sultan
afan était Vice-Roi du Pount en vertu des accords passés avec
les fantassins Kromanions.

Le grand Duc Gouloud Atilah
réussi là où l’occupant officiel avait échoué.

Toujours accompagné
d’un cortége de courtisans admiratifs et dévoués qui
racontait tous ses succés, Ibrahim Ogadé Gabayo, en tant que
Régisseur royal et parlant plusieurs dialectes, était devenu
un homme d’action capable tout à la fois d’assister le grand Duc et
de le conseiller. Le fait qu’il soit un homme de terrain représentait
un atout incomparable au yeux du grand Duc.

C’est en 1877, que le
grand Duc Gouloud Atilah fut courroné Roi du Pount. En son Royaume
vivaient des Issariens, des Afanians , des Gadabérions, des Issakariens,
des Abyssins, des Sabéens et les fantassins Kromanions . Tous furent
contraints de prêter allégeance au nouveau Roi Gouloud Atilah
. La cour s’installa immédiatement dans le nouveau Palais royal.

Parmi la noblesse, une
souche particulière formait la noblesse d’épée. Ses membres
étaient issus des plus grandes familles nobles, tous d’origine issariens,
mais d’une souche particulière : les Mamuses. Issus de cette souche,
on comptait à l’époque, un Prince ,8 Ducs , 20 comtes et 2 Barons,
plus une dizaine de grands Prélats. En règle générale,
ces nobles d’épées dépensaient plus qu’ils ne gagnaient
mais ils étaient assurés de l’intervention du roi en leur faveur,
pour couvrir leurs dettes personnelles.

Nota : Ceci est un
conte pour enfant. Toute ressemblance avec des personnages vivants ou ayant
existés ne pourrait être que le fruit du Hasard. Vous trouverez
la suite dans les aventures du Prince Ibrahim Ogade Gabayo, à paraître
prochainement.

04/01/04 (B228) Invitation à une soirée autour du Burkina Faso le 10 janvier 2004 à Paris.

à l’initiative
de :
AFRIQUE XX1 Revue des alternatives africaines
COFANZO Collectif de France Affaire Norbert Zongo
CNT Confédération Nationale du Travail Spectacle


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NORBERT ZONGO DE L’ASSASSINAT
D’UN JOURNALISTE À LA RÉSISTANCE D’UN PEUPLE.

SAMEDI 10 JANVIER 2004,

Au 33, rue des Vignoles,

Paris 20è,
M° Avron ou Buzenval

17 h – Bori Bana, film
documentaire de Gidéon Vink, 2002, 52′.
l’assassinat du journaliste burkinabé Norbert Zongo.

18 h 30 – Tile Wili, film
documentaire de A. D. Ouedraogo, 2003, 120′. Les mouvements de résistance
populaire au Burkina Faso depuis l’assassinat de Norbert Zongo.

21h – Intervention-débat
avec le Cofanzo (Collectif de France Affaire Norbert Zongo) et la revue Afrique
XXI. Extrait du Numéro 0 (été 2003) d’Afrique XX1. "Fondateur
et Directeur de publication du journal L’Indépendant du Burkina Faso,
Norbert Zongo assumait également la responsabilité de Président
de la Société des Editeurs de Presse Privée (S.E.P.)
et a été, à ce titre, membre fondateur du Centre National
de Presse (C.N.P.). Convaincu qu’il ne pouvait y avoir de démocratie
sans liberté de la presse, Norbert Zongo en avait fait son credo et
son cheval de bataille.

A travers son journal
L’Indépendant, il se révéla un défenseur inlassable
de la liberté de la presse en faisant sienne la maxime : "La liberté
d’informer, le droit de penser". Il fut assassiné le 13 décembre
1998.

Dès l’annonce de
la nouvelle, des manifestations populaires éclatèrent d’abord
spontanément dans toutes les principales villes du Burkina, puis de
façon organisée, pour gagner l’ensemble du pays. Des syndicats,
des associations, des ONG de défense des Droits de l’Homme, des partis
politiques de l’opposition, etc., se réunirent dans un collectif dénommé
Collectif des Organisations Démocratiques de Masse et des Partis Politiques.

C’est ainsi que sous la
pression populaire, le pouvoir burkinabé, après maintes tergiversations,
finit par accepter le principe de la mise en place d’une Commission d’Enquête
Indépendante associant des personnalités issues d’organisations
nationales et internationales.

Cette commission, après
quatre mois de travail intense, établit clairement que les assassins
de Norbert Zongo et de ses trois compagnons d’infortune étaient des
éléments de la garde présidentielle de Blaise Compaoré.
Elle permit également de démontrer l’implication de dignitaires
et de proches du pouvoir dans ce quadruple meurtre. Le dossier fut donc confié
à la justice burkinabé. Depuis la publication du rapport de
la Commission d’Enquête Indépendante, et malgré la clarté
des conclusions, les coupables n’ont toujours pas été condamnés.
Mais la lutte contre l’impunité continue"

AFRIQUE XX1 Revue
des alternatives africaines

c/o CNT, 33 rue
des Vignoles, 75020 Paris
Tél. : 01 43 72 09 54 E-mail : afrique21@altern.org

COFANZO C/O MBDHP-Section
France

1 allée de Champagnole 78310 Maurepas
tél: 01 30 69 76 85 ou 02 99 68 59 11 E-mail : cofanzo@aol.com

Confédération
Nationale du Travail Spectacle RP (CCS)

E-Mail : spectacle.rp@cnt-f.org
http://cnt-f.org/comm.rp

04/01/04 (B228) BYE BYE de notre célébre artiste Djiboutien:Mr.Abdi-Nour Allaleh en tournée au Canada. (Info lecteur)

Une soirée spécialement
organisée par le populaire Restaurant de la ville d’Ottawa ‘ARHOTABA’.

Tout le monde était
au grand rendez-vous en ce vendredi 2 janvier, petits et grands attendaient
impatiemment dans le restaurant assis ou machant du Khat.

Dès l’apparaition du célébre chanteur en compagnie du
chanteur populaire à Ottawa Mr. Omar Osman Farid ‘Indhayareh’, tout
le monde s’est levé pour les accueillir par des applaudissements nourris.
Au programme de la soirée, le chanteur qui a "chanté"
mais aussi une interview sur sa carrière artistique.

Une fois entré
dans le restaurant, Abdi-Nour Allaleh a ouvert la soirée avec une nouvelle
chanson écrite et composée à Ottawa spécialement
pour ses admirateurs canadiens et pour ses fans issus du pays : ‘Est-ce que
mes fans du Canada se portent bien ?’. Le célébre chanteur a
remercié chaleureusement la direction d’Arhotaba, son personnel et
tous ses fans d’ici et d’ailleurs.

Ce fut une soirée
exceptionnelle et bien organisée. Comme au bon vieux temps ‘brouter
jusqu’ à l’aube’ sans oublier bien évidemment la modernité
: Un direct à partir du ‘Paltalk’ réalisé par nos techiniciens
en informatique à l’intention de toutes les personnes qui n’avaient
pas pu assister ou qui résident à l’extérieur.

Ce fut vraiment une soirée
mémorable, ont dit la plupart des personnes présentes. Le célébre
chanteur quittera le Canada à destination du Royaume-Uni, le 13 janvier,
et tout le monde lui dit BYE BYE BBBBBBBBBBBBYE BYE et à la prochaine
rencontre insh’ allah……..

03/01/04 (B228) A lire cette semaine sur LOI

LA LETTRE DE
L’OCEAN INDIEN – 03/01/2004

OCEAN INDIEN – Périple du ministre chinois des affaires étrangères
Le ministre chinois des affaires étrangères, Li Zhaoxing, devrait
effectuer une tournée dans plusieurs pays d’Afrique, la semaine prochaine.
Il doit se rendre d’abord au Soudan, puis aux Comores, ensuite à Djibouti
et enfin en Ouganda. (…). [Total : 229 Mots].

03/01/04 (B228) DJIBOUTI AU PAYS DES CHEIKS MUSULMANS – Invitation au voyage pour touriste aventurier, avide de beauté. (Proposé par un lecteur)

Une interrogation, entourée
de mystères, se développe autour des Cheiks musulmans, Issa,
Issak .

Venaient-ils du Yémen,
d’Arabie ou plus probablement de Turquie ? Et leur descendance, en ligne directe,
avec le prophète Mahomet, la foi dont ils font preuve ? Très
tôt, les Djiboutiens, bénéficiant d’un climat plus chaud,
comparé à celui, plus rude, de l’Éthiopie voisine, produisaient
de l’encens issu de l’élevage. Les ports d’Obock ou de Tadjourah composaient
le grand Sultanat.

A partir du XVI siècle,
les aventuriers et les explorateurs se lancèrent à la découverte,
souvent très difficile du Royaume des Nomades. Les récits et
les informations qu’ils rapportèrent aiguisaient l’appétit des
puissances coloniales. Les recherches archéologiques se limitèrent
aux Somaliens vivant dans la région de Harar en Ethiopie. Mais, bien
des secrets de l’histoire de la région dorment encore sous terre.

Pour beaucoup, les Djiboutiens
restent un peuple méconnu, tribaliste, armé jusqu’aux dents
et la joue boursouflée par le qat : tout cela contribuant à
inquiéter plus d’un touriste. Mais les grands lacs, la flore local,
les îles de Mucha et de Mascali, le goubet et l’île du Diable
et la ville de Djibouti avec sa mosaïque de populations ont conservé
tout leur attrait. Quand on entreprend une promenade sur les terres des Nomades,
même le moins imaginatif des visiteurs ne peut imaginer qu’il est plongé
dans l’Afrique profonde. S’agit-il seulement d’une impression quand on aperçoit
deux hommes en apparat de guerriers, qui suivent leurs troupeaux ?

Comme faisaient leurs
ancêtres pasteurs ? Le temps s’est arrêté a cet endroit,
où la civilisation n’a pas eu d’impact sur leur mode de vie. Certains,
cependant, apprécieront surtout la beauté des paysages « lunaires ».
Et c’est avec fascination qu’ils contempleront les montagnes d’Arta, les oueds
verdoyants de la forêt du Day qui serpentent dans les replis des montagnes
jusqu’en Éthiopie. Les grandes étendues désertiques,
ainsi que les terres fertiles d’Ali Sabieh et de Dikhil qui jouent encore
de nos jours un rôle important dans les conflits armés financés
par les Politiques.

Les djiboutiens sont majoritairement
musulmans, attachés aux coutumes, mais peu enclins au fondamentalisme
religieux. Ce pays, qui essaye de s’ouvrir au monde, est encore loin d’offrir
des circuits touristiques luxueux et reposants. Toutefois, la beauté
insolente des paysages et les traditions d’hospitalité de ses fiers
habitants conviendraient plus aux touristes aventureux comme le fut Raimbault
à son époque. Ils compenseront largement des conditions de voyage
souvent spartiates.