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26/02/00 (LIB 23) Aide italienne : LA NATION s’est-elle engagée un peu vite ?

La NATION a publié récemment un article « glorificateur » pour annoncer une aide du Gouvernement italien à hauteur de 35 MM de FF. Dans sa réponse à une question qui lui a été posée, le Gouvernement italien semble indiquer qu’aucune somme n’aurait été débloquée en faveur de Djibouti et qu’il faudrait, dans le meilleur des cas, attendre un ordre d’exécution ce qui prendrait un certain temps … De toutes les façons, à ce jour, il semblerait qu’aucun montant n’ait encore été défini ….

26/02/00 (LIB 23) DJIBOUTI/SOMALIE : Une conférence mal engagée

Extrait de la LETTRE DE L’OCÉAN INDIEN n°893 – 26/02/2000)

Malgré le soutien apporté, le 23 février, par le conseil de sécurité des Nations unies au plan de paix sur la Somalie élaboré par le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh, les préparatifs de la conférence de réconciliation prévue à Djibouti, fin avril, se heurtent à de solides blocages.

(…)

Du coup, cela engendre l’opposition des chefs de guerre de Mogadiscio et remet en selle certaines personnalités somaliennes de second plan. Ainsi, un ancien colonel de L’Armée somalienne, Farah Waiss Doualeh, se prétendant mandaté par Djibouti, a rencontré à Mogadiscio, la semaine passée, d’autres ex-militaires somaliens pour les convaincre d’envoyer une délégation à ladite conférence.

(…)

Mais, dès son départ d’Hargeisa, les députés du Somaliland ont adopté, le 19 février, une résolution prévenant leurs concitoyens que toute participation à la conférence de Djibouti serait considérée comme un « acte de trahison ». De son côté, le président du Puntland, Abdullahi Yussuf Ahmed, a critiqué le plan de paix djiboutien parce qu’il ne reconnaît pas la division de la Somalie en régions autonomes.

26/02/00 (LIB 23) Le juge FIEVET aurait offert quinze ordinateurs, sans appel à la concurrence!

Le juge FIEVET, dont l’activité juridique n’est pas toujours convaincante, aurait fait livrer une quinzaine d’ordinateurs « dernier cri » par un ami de son « ami » le procureur, sans la moindre possibilité de concurrence entre les commerçants de la place (de Djibouti) et aux frais des contribuables français « bi-hebdomadairement vilipendés » … dans La Nation.

24/02/00 (LIB 23) LDDH : Communiqué de presse N°11/LDDH/2000.


Le Président : Noël Abdi Jean-Paul
Siège : Quartier V, boulevard de Gaulle n° 66
B.P. : 74 Djibouti, République de Djibouti
Bureau Tel : 253 357 804
Domicile Tel/Fax : 253 358 007

 

Djibouti 24 février
2000,

Communiqué
de presse N° 11/LDDH/2000.

L’exultation
populaire et l’espoir qui ont suivi la signature de l’Accord Cadre
entérinant de surcroît la cessation des hostilités entre le Gouvernement
et le FRUD risque de s’estomper face encore à la multiplication des
mesures de restrictions, notamment contre les populations civiles
à Tadjourah, où l’Armée Gouvernementale procède sciemment ces derniers
temps au maintien des barrages à la sortie de la ville.

Ces
mesures coercitives visent essentiellement la libre circulation des
biens et des personnes où les individus sont soumis parfois à des
pratiques d’asservissements comme le couvre-feu et la pose d’empreintes
ainsi que les obstructions aux Droits d’Aller et Venir dans son propre
terroir.

Ce
spectre de désolation générale, loin d’atténuer les souffrances quotidiennes
de nos concitoyens laisse entrevoir l’émergence des difficultés subsidiaires
pour une population déjà traumatisée par les affres de la guerre civile.

Par
ailleurs, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), suit attentivement
l’évolution de la situation au Sud du pays où de plus en plus des
cas impaludés sont répertoriés et toujours sans assistance médicale
décente.

La
LDDH s’élève vigoureusement contre ces abus inqualifiables et insupportables
qui deviennent quotidiens contre nos populations civiles dans ce contexte
de Paix relative et demande incessamment une aide d’urgence tant nationale,
qu’internationale.

_______________Note
de l’ARDHD :
dans ce communiqué N° 11, la LDDH fait état
de nombreuses violations des D.H. qui continuent à être
commises dans le Nord. La signature des accords de Paix à
Paris le 7 février avaient soulevé un grand enthousiasme
non seulement à Djibouti, mais aussi dans la communauté
internationale. Ces nouvelles exactions produisent l’effet inverse
et posent des questions fondamentales
sur la véritable volonté du/des signataire(s) de l’accord.

02/03/00 (LIB 23) Affaire Borrel: deux juges d’instruction et un procureur-adjoint se rendent à Djibouti

PARIS (AP) — Les deux
juges d’instruction parisiens qui enquêtent sur le décès
d’un magistrat français à Djibouti doivent se rendre vendredi
dans ce pays pour y interroger plusieurs personnes, a-t-on appris jeudi
de sources judiciaires.

Les juges d’instruction
Marie-Paule Moracchini et Roger Le Loire, accompagnés par le
procureur-adjoint de la République de Paris, Jean-Claude Dauvel,
resteront une dizaine de jours à Djibouti. Ils doivent vérifier
les déclarations faites en janvier par un ancien officier de
la garde présidentielle de Djibouti, aujourd’hui réfugié
en Belgique, qui affirme que Bernard Borrel, détaché comme
conseiller au ministère djiboutien de la Justice, a été
assassiné, indique-t-on de mêmes sources.

Le corps de Bernard
Borrel a été retrouvé carbonisé le 19 octobre
1995. L’enquête confiée à la brigade criminelle
a conclu à la thèse du suicide alors que la veuve du magistrat
est persuadée que son mari a été victime d’un assassinat.

Mohammed Saleh
Alhoumekani, entendu le 31 janvier par les deux magistrats instructeurs,
a accusé l’actuel président djiboutien Ismaël Omar
Guelleh, ainsi qu’un terroriste libanais et un restaurateur corse, d’être
les commanditaires de l’assassinat du magistrat français.

Selon les avocats
de Mme Borrel, Me Olivier Morice et Laurent de Caunes, le juge d’instruction
Marie-Paule Moracchini, aurait invité ce témoin à
revenir sur ses déclarations lors de son audition. Les deux avocats
ont tenté, sans succès, de faire dessaisir les juges d’instruction.

Le Syndicat de
la magistrature (SM), partie civile dans ce dossier, n’a toujours pas
déposé devant la Cour de cassation la requête en
suspicion légitime qu’il voulait formuler début février
contre les deux magistrats. Le SM pourrait saisir la chambre d’accusation
afin qu’elle instruise le dossier, explique-t-on au syndicat.

(Source
Yahoo)

 

Note
de l’ARDHD :
Nous avions publié cette information dès le 22 février.
D’après nos informations, les juges et le procureur agiraient
dans le cadre d’une commission rogatoire. Ils ont pour objectif d’interroger
un certain nombre de témoins dont M. Guelleh en personne.

La
question est de savoir si M. Guelleh acceptera de répondre à
l’invitation des juges … et quelle pourrait être l’attitude
de la justice et de la France s’il refusait…

26/02/00 (LIB 23) OUA – Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples Une mission auprès d’Ismaël Omar GUELLEH dirigée par Maître Jamel REZAG BARA

nous apprenons que la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (OUA – UAO)
a délégué Maître Jamel REZAG BARA, avocat à Alger et membre de la Commission, qui effectue actuellement une mission à Djibouti. Nous ne connaissons pas les termes de la mission, mais elle est certainement en relation directe avec les inquiétudes exprimées par l’OUA sur la situation des Droits de l’Homme sur le territoire.

La mission s’achèvera vendredi 3 mars à Djibouti. Nous espérons avoir connaissance ensuite du rapport qui sera rédigé par Me Jamel Rezag Bara.

02/03/00 (LIB 23) DEUX PROCESSUS DE PAIX EN DANGER ?

Depuis
quelques semaines, nous avons assisté à plusieurs représentations
médiatiques, à l’instigation de M. Guelleh, autour du
thème de la Paix : la Paix en Somalie et la Paix à Djibouti.

M.
Guelleh, qui avait certainement besoin de détourner l’attention
de l’opinion internationale sur des affaires qui pourraient le concerner
de près, de très près .. a initié deux processus
de Paix .

Qui
pourrait lui reprocher d’oeuvrer pour la Paix ?
Personne … et de nombreusesinstitutions internationales lui ont apporté
leur appui et leur soutien.

Malheureusement
le bilan, aujourd’hui, est décevant :

  • le processus
    en Somalie ne rencontre pas l’adhésion des différentes
    parties et il pourrait se conclure sur un échec.
  • l’accord avec
    le Frud n’est suivi d’aucune mesure concrète ni dans le domaine
    de la démocratie ni sur le plan des Droits de l’Homme. La déception
    fait progressivement place à l’enthousiasme des premiers jours
    : le blocus dans le Nord n’a pas été levé, ….,
    nous n’enregistrons aucune avancée dans les faits (libertés
    individuelles, liberté de la presse, etc.. le seul point positif
    est la libération de 29 prisonniers politiques et la condamnation/libération
    de 10 autres.

La Paix est exigente
: c’est une démarche difficile qui impose une « bonne dose »
de sincérité. Il faut la conduire sérieusement
et avec conviction, sinon les tentatives sont vouées à
l’échec. Utiliser la Paix pour des considérations personnelles
peut se révéler dangereux : elle peut se retourner contre
la fourberie !

Si M. Guelleh
avait besoin de calmer une urgence politique / judiciaire, était-il
pour autant animé par une volonté sincère de faire
la Paix et de développer le climat politique, social et judiciaire
nécessaire ? La réponse à cette question pourrait
expliquer les échecs prévisibles qu’il devrait alors assumer.

Nous serons rapidement
fixés … sur l’avenir de ces deux processus de Paix !

En dépit
de nos doutes, nous voulons toujours y croire, car la cause des Droits
de l’Homme n’a rien à gagner dans un échec de ces processus
de Paix. C’est la raison pour laquelle nous demandons une nouvelle fois
au Gouvernement djiboutien de prendre les mesures nécessaires
pour rassurer l’opinion en montrant qu’il y a une évolution véritable
du régime :

  • arrêt
    définitif de toutes les violations des Droits de l’Homme : torture,
    arrestations arbitraires, en particulier dans le Nord à l’encontre
    des populations civiles,
  • restauration
    des libertés fondamentales : liberté de voyager librement
    à l’intérieur et à l’extérieur, liberté
    de s’exprimer, liberté de la Presse,


  • libération
    de tous les prisonniers politiques et vote d’une amnistie générale
    pour tous afin de mettre un terme aux instructions menées contre
    eux dans des conditions plus que critiquables,
  • rétablissement
    d’un système juridique équitable avec des juges et des
    avocats libres et indépendants,
    cessation des harcèlements policiers à l’encontre des
    personnalités de l’opposition et des responsables des Associations
    de Défense des D.H.
    ,
  • (a suivre)

26/02/00 (LIB 23) Plan de paix mort-né de Guelleh pour la Somalie.

Le régime alimentaire et policier de Guelleh compte organiser une
pseudo-conférence de paix somalienne dans l’espoir d’obtenir une aide
financière internationale des nations unies et d’étouffer les aspirations du
peuple djiboutien.

Le policier Guelleh est convaincu que les bailleurs de fonds n’hésiteront
pas à débourser des sommes considérables pour une prétendue cause
humanitaire.

Apparemment peu soucieux de ce qui se passe à Djibouti, Guelleh se fait
« médiateur » en proposant des solutions abruptes (isolement, blocus contre la
Somalie) tout en sachant pertinemment que les différentes tribus somalies
n’ont aucune sympathie pour lui.

Par ailleurs, les chefs coutumiers somaliens ont fermement condamné les
gesticulations du seigneur de guerre Guelleh.

Ce « plan de paix » commence à exacerber les rivalités tribales djiboutiennes
(Issas/non Issas somalis) parce que le régime tribaliste de Guelleh est
reconnu dans la Corne de l’Afrique comme l’ancien allié du feu Syad Barré.

A mes yeux, l’objectif inavoué de l’incendiaire Guelleh consiste à réunir
les conditions d’une guerre civile au Sud du pays.

Ce scénario plausible a déjà été pris en considération par d’une part, le
gouvernement du Somaliland (concentration de L’Armée somalilandaise à
Loyada) et, d’autre part par l’état-major des forces françaises de Djibouti
(activation du plan de regroupement des français en trois zones : cité de
l’aviation, Boulaos et Héron).

Les observateurs de la scène politique somalienne notent que le premier tour
de la guerre tribale somalienne s’est déroulé à Hargueysa, le deuxième tour
à Mogadiscio et la finale risque de se produire à Djibouti-ville.

M.A.
Montréal,

Canada