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13/09/2013 (Brève 234) Le Vif (Belgique) Une vingtaine de manifestants à Bruxelles exigent la libération de M. Alhoumekani (Avec Belga)

(Belga) Une vingtaine de personnes ont manifesté jeudi après-midi devant l’ambassade du Yémen à Bruxelles, afin d’exiger la libération de Mohamed Saleh Alhoumekani. Ce Belgo-yéménite est actuellement détenu dans son pays d’origine. Il est un témoin clé dans le dossier de l’assassinat du juge français Bernard Borrel, en 1995 à Djibouti. Il a été arrêté le 24 août dernier à Sanaa.

Une vingtaine de manifestants à Bruxelles exigent la libération de M. Alhoumekani

« L’arrestation de Mohamed Saleh Alhoumekani en août dernier à Sanaa est un traquenard destiné à le livrer au régime djiboutien, pour calomnie envers le chef d’Etat. Le Yémen n’extrade toutefois pas ses ressortissants et il était question que les autorités yéménites libèrent M. Alhoumekani aujourd’hui car le dossier est vide de charges », explique l’avocat Mischaël Modrikamen, conseil de la famille de M. Alhoumekani. « J’ai écrit au ministre des Affaires Etrangères Didier Reynders, afin qu’il accorde la protection diplomatique à M. Alhoumekani, qui est un ressortissant belge.

Je n’ai obtenu aucune réponse et constate l’inertie des autorités belges », a-t-il ajouté. Mohamed Saleh Alhoumekani, qui est réfugié politique en Belgique depuis une dizaine d’années, est un témoin clé dans le dossier de l’assassinat du juge français Borrel, en 1995 à Djibouti. A l’époque, Djibouti avait conclu à un suicide, mais l’enquête française avait privilégié la thèse de l’assassinat. Des témoignages, dont celui de M. Alhoumekani, qui fut officier dans la garde républicaine de Djibouti, mettent directement en cause le président Ismaël Omar Guelleh et son entourage. (Belga)

20/02/04 (B234) À paraître aux Éditions des Arènes le 25 mars 1994, le livre de Patrick de Saint Exupéry : La France au Rwanda (Information Survie)

Patrick
de Saint-Exupéry

La
France au Rwanda
(Titre
et texte de 4e de couverture indicatifs)

Je
vais vous rabaisser au rang d’homme. Ou vous élever, c’est selon. Je vais
attraper votre main et nous allons partir… quelque part, là-bas, il
y a longtemps. En Afrique.

Depuis
cinquante ans, la France se bat pour conserver son empire. La décolonisation
ne fut pas une rupture, juste une étape. Avec le temps, nos dirigeants
privilégièrent l’ombre à la lumière, perfectionnant
certaines techniques forgées durant les guerres coloniales : les opérations
secrètes, la diplomatie parallèle et l’enseignement de la "
guerre révolutionnaire ", cette doctrine militaire de manipulation
des foules…

Au
Rwanda, notre politique fut une réussite. Techniquement – je veux dire
si l’on se débarrasse de ces concepts encombrants que sont le bien et le
mal, l’humain et l’inhumain, l’acceptable et l’inadmissible -, nous fûmes
au sommet. La mystification est une figure de la guerre. Nous la pratiquâmes
avec maestria. À l’abri des regards, mais avec une maîtrise qui glace
le sang.

Des
soldats français ont formé, sur ordre, les tueurs du troisième
génocide du XXe siècle. Nous leur avons donné une doctrine,
des armes, un blanc-seing ; nous les avons soutenus, protégés et,
le jour venu, exfiltrés.

C’est
cette histoire que je vais vous raconter. Je l’ai découverte malgré
moi, sur les collines rwandaises. Il faisait chaud, c’était l’été.
Il faisait beau, c’était magnifique. C’était le temps du génocide.


Patrick de Saint-Exupéry est journaliste au Figaro, lauréat
du prix Albert Londres, du prix Bayeux des correspondants de guerre et du prix
Mumm. Il fut témoin du génocide tutsi et déposa devant le
Tribunal pénal international d’Arusha.

20/02/04 (B234) Appel à pétition et à témoignage sur les crimes commis au Rwanda.

Vous
pouvez signer la pétition en ligne de la Commission d’Enquête Citoyennesur
l’implication française dans le génocide au Rwanda.

Si
certains parmi vous ont été témoins de cette implication,
leurstémoignages sont vivement attendus. Une équipe est actuellement
à l’oeuvre pour enregistrer des témoignages au Rwanda. C’est le
moment de vous signaler si vous êtes prêts à vous faire enregistrer.

Pour
tous les autres, vous connaissez peut être des témoins, ou êtes
vous-même témoins, de cette implication française. Votre concours
est sollicité pour réunir le maximum de témoignages les plus
pertinents possibles. Nous vous rappelons à ce sujet l' »appel à
témoin » et la pétition à signer à l’adresse ::http://www.enquete-citoyenne-rwanda.org/

Des
enregistrements de témoignages et des témoignages écrits
peuvent êtrecommuniqués, si vous ne pouvez absolument pas vous
déplacer devant lacommission du 22 au 26 mars 2004 à Paris.

Sincèrement

20/02/04 (B234) Merci à toutes celles et à tous ceux qui nous ont déjà adressé des messages de soutien et d’encouragement dans le cadre de l’Affaire Zakaria.

Dès
la publication du communiqué de presse de l’ARDHD, concernant la mise en
examen de son Président, de nombreux amis, internautes, associations et correspondants
nous ont adressés des messages de soutien, d’amitié et d’encouragement.

Le
communiqué à déjà été repris sur plusieurs
sites.

Nous remercions
tous ceux qui en ont la possibilité; de nous adresser des informations,
afin que nous puissions enrichir notre dossier de défense et élargir
le débat à toutes les violations des Droits de l’Homme qui sont
commises à Djibouti.

19/02/04 (B234) COMMUNIQUE DE PRESSE DE L’ARDHD

COMMUNIQUE
DE PRESSE (19 février 2004)

Jean-Loup Schaal,
Président de l’ARDHD a été mis en examen dans le cadre
de trois plaintes en diffamation et injures publiques par voie de presse déposées
devant la Justice française par le Général Ibrahim Zakaria,
Chef d’Etat-Major de l’Armée Nationale Djiboutienne (AND). Ces plaintes
ont un lien avec la position prise par l’ARDHD pour dénoncer la condamnation
du journaliste Daher Ahmed Farah et l’interdiction de parution du dernier
journal d’opposition à Djibouti " Le Renouveau ".

Lundi 16 février
2004, Jean-Loup SCHAAL, a été mis en examen par une juge d’instruction
française, en qualité de président de l’ARDHD qui gère
le site Internet http://www.ardhd.org, dans le cadre de plaintes en diffamation
déposées par le Général Ibrahim Zakaria suite
à certains articles qui auraient été publiés sur
le site.

L’objectif de l’ARDHD
aujourd’hui n’est ni de commenter la décision de la juge d’instruction
ni d’argumenter sur le fond du dossier. La Justice française décidera
de la suite qu’elle entend donner, soit par un non-lieu, soit par le renvoi
devant le Tribunal correctionnel de Paris .

Dans cette deuxième
hypothèse, l’ARDHD appellerait toutes les Associations de Défense
des Droits de l’Homme à se mobiliser pour témoigner de l’état
d’asservissement du Peuple djiboutien et de toutes les violences qui ont été
et qui sont commises par le régime dictatorial d’Ismaël Omar Guelleh
: massacres, viols, exécutions sommaires, torture. Certaines sources
évoqueraient aussi l’utilisation de gaz contre les populations du Nord
et les résistants du FRUD, ainsi qu’une participation active du Gouvernement
dans le transfert de matières nucléaires à destination
de l’Iraq.

18/02/04 (B234) ARIKO, dans une lette ouverte, répond à Ahmed Djama.

 

Lettre
ouverte à M. Ahmed Djama

de
la part d’Ariko

Je viens de lire ce que
vous aviez écrit dans l’article que vous signé.

Je tiens à vous
rapeler que je ne suis membre d’aucun parti politique. Je ne suis ni membre
du MRD ni du GED et j’aimerais que vous sachiez que la citation de ma personne
dans votre article est une injustice.

Si je fus absent, c’est
parce que j’ai du assurer le rapatriement de ma femme et de mon enfant qui
étaient à Hargeisa, dès que les services anglais de l’immigration
m’ont donné leur feu vert.

Personne n’est avec moi.
De quelle ombre voulez-vous parler ? Simplement, j’ai conseillé aux
dirigeants du GED de s’exprimer sur la BBC, mais en aucun cas, je ne les ai
ni critiqués ni encore moins ridiculisés.

Inutile de vous rappeler
que ma tête est mise à prix à Djibouti. Surtout depuis
que l’ARDHD a diffusé la photo que je lui avais adressée.

J’en profite au passage
pour remercier Jean-Loup Schaal qui m’a beaucoup aidé, comme il le
fait pour de nombreux autres, pour faciliter la diffusion de nos idées.

M. Djama, vous n’êtes
pas le seul, car beaucoup de personnes m’ont envoyé des emails pour
que je leur dise qui je suis, pour savoir si j’ai travaillé pour ce
croto d’IOG.

J’ai fait publier cette
photo : lorsqu’elle a été prise, j’étais affecté
à la Brigade d’Arta. La photo date de 2002, mais La Nation l’a utilisé
en 2003.

Je ne suis pas non plus
avec Iftin. Certains pensent que je travaille pour le régime.

Si c’était vrai,
comme vous le sous-entendez, j’aurais certainement évité de
m’afficher publiquement et je serai resté câché derrière
un anonymat ou une fausse identité prudente. On me dit que la femme
de DAF, Anissa Barkhat Soubagleh pensait que j’étais à la solde
du régime aux fins de dénoncer Iftin.

Madame, sachez respectueusement,
que je ne travaille pour le compte de personne et que je ne fais que dénoncer
les abus de ce régime à l’instar de ce que fait votre époux
DAF.

Cher Ahmed Djama vous
m’accusez de jouer aux délateurs. Ce qualificatif est très utilisé
au Quebec avec la SQ. Je voulais vous dire que ce sont les services de l’immigration
à Londres qui m’ont contacté, mais je n’ai pas encore choisi.

Je n’accuse personne et
pour vous dire la vérité, je me rendrai en Belgique pour vous
la dire en face. Je confirme mes propos et je les reprécise : pour
moi, le GED devrait être plus connu, non seulement des internautes mais
aussi des Djiboutiens qui n’on pas accès à Internet.

J’ai donc recommadé
à ses dirigeants de s’exprimer sur les ondes de la BBC, et je l’ai
informé du fait que de nombreux agents du pouvoir pullulent en Belgique
comme en Angleterre. Un point c’est tout et personne ne pourrait imaginer
qu’en disant cela, je suis manupulé par quiconque. Alors, Cher Ami,
ne vous trompez pas de cible et réfléchissez avant de dire ou
d’écrire des choses sur le compte de quelqu’un qui se bat pour le Peuple.

La prochaine fois, je
vous serais reconnaissant de vérifier vos informations pour ne sombrer
dans le ridicule.Je ne suis pas encore venu en Belgique et vous affirmez de
façon péremptoire que j’achèterai mon Khat au bar. Félicitations
pour ce talent d’imagination … ou alors ce manque de physionisme.

Le Khat, on le trouve,
si on en a besoin, chez un commercant de Londres. En revanche, si vous faites
allusion aux deux Officiers du GED, le Commandant Iftin et le Lieutenant alhoumekani,
je vous laisse l’entière responsabilité de vos allégations
que je partage pas personnellement. Ils sauront se défendre, tels que
je les connais.

Par ailleurs, il n’est
pas inutile de préciser que je n’ai jamais écrit que DAF était
l’homme de la situation. Ne confondez pas avec Ahmed Dini qui a affirmé
que DAF était le petit AMIR de l’oppostion à Djibouti.

Ne vous fatiguez pas Ahamed
Farah. Réfléchissez, analysez bien et remuez sept fois la langue
dans votre bouche avant de lancer un autre poulet comme celui-ci et d’insulter
un homme libre, opposant et combattant

Sergent-Chef
Hassan Moussa dit Ariko

 

18/02/04 (B234) Le gangstérisme d’Etat a plusieurs formes et certaines de ces formes sont malheureusement réelles en République de Djibouti ; pays au peuple fondamentalement pacifique. (LDDH)

 

Le Président
LE
DERNIER COUP D’ETAT ELECTORAL
EST ENCORE SUIVI
PAR UN GANGSTERISME D’ETAT
IMPOSÉ À L’ENCONTRE
DE L’UNION POUR L’ALTERNANCE DÉMOCRATIQUE
( UAD )

Le gangstérisme
d’Etat a plusieurs formes et certaines de ces formes sont malheureusement
réelles en République de Djibouti ; pays au peuple fondamentalement
pacifique.


Les faits :

Rappelant que le 10 janvier
2003, lors des élections législatives, les différents
Partis de l’Opposition Djiboutienne avaient déposé une liste
unique de candidats sous la coordination de l’Union pour l’Alternance Démocratique
(UAD).
Rappelant que la caution exigée pour les 65 candidats de l’UAD fut
déposée au Trésor Public par un versement de trente deux
millions cinq cent mille francs Djibouti (32.500.000 FD).
Rappelant que le résultat des élections législatives,
malgré le Coup d’Etat Electoral dans les régions du Nord et
de l’Ouest de la République de Djibouti, s’est soldé, dans l’ensemble,
avec le score de près de 45% pour l’UAD.
Rappelant que cette caution devrait être remboursée à
l’UAD dès la proclamation officielle.

Convaincus que les Partis
Politiques de l’Opposition ont effectué et ont démontré,
dans la légalité, leur Volonté et leur Droit au remboursement
de cette caution.

Constatant qu’aucun Texte
juridique, aucune Jurisprudence, encore moins un semblant de comparaisons
ne peut permettre au Trésor National de disposer soit pour le compte
du Budget de l’Etat, soit encore moins, peut-être, pour une tierce partie
cette caution.

Par définition
: la caution est normalement remboursable.

Il est bon de rappeler
que, la Loi Organique de 1992 relative aux élections fait un tout tant
pour les Parlementaires que pour le Président de la République
et que dans le contexte actuel, les Législateurs ont encore affirmé
l’obligation du remboursement de la caution dans le cadre de la Loi sur la
Régionalisation.

Affirmant que l’esprit
de la législation de notre pays est constant, même s’il existe
d’autres incompréhensions prises par un Haut Décideur de l’Administration,
ses décisions restent, de fait, illégales avec les risques d’être
probablement teintées par des colorations purement politiques et ses
dangers de confrontations.

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) est sidérée par le refus arbitraire
du Trésorier Payeur National ; elle lance un Appel au Chef du Gouvernement
d’accorder une attention très particulière à cette affaire
de caution encore non remboursée par le Trésor National ;

La LDDH demande aux membres du Conseil Constitutionnel ainsi qu’à son
Président de se saisir de cette affaire de  » refus de rembourser
la caution à l’UAD « , et ce conformément à l’article
75 de la Constitution Nationale ;

La LDDH demande au Ministre
de la Justice d’accorder ses violons avec le Chef de l’Etat pour que rapidement
le Conseil du Contentieux Administratif mis sous embargo depuis 1996 soit
opérationnel et surtout totalement indépendant sans fragilisation
aucune.

M.
NOEL ABDI Jean-Paul

17/02/04 (B234) A lire sur la lettre de RAP 21, un article sur le musèlement de la presse en Ethiopie.

– Ethiopie : les autorités
baîllonnent une association de la presse libre

 

Le gouvernement éthiopien
essaie une fois de plus de réduire au silence la presse indépendante
du pays.

En novembre 2003, l’Association
éthiopienne de la presse libre (EFJA), a été forcé
d’interrompre ses activités au motif qu’elle n’avait pas soumis de
rapports d’audit depuis 2000. Un mois plus tard, quatre membres du conseil
de l’EFJA, y compris son Président Kifle Mulat, étaient suspendus
pour la même raison. Dans une lettre adressée à l’EFJA,
le gouvernement a menacé l’association d’engager contre elle une action
disciplinaire si les membres suspendus du conseil participaient à ses
activités.

Le 18 janvier 2004, le
Ministre éthiopien de la Justice a nommé un « nouveau Bureau
exécutif » pour l’EFJA. Cette action semble être le moyen
choisi pour essayer de réduire au silence l’EFJA, le premier représentant
des médias indépendants en Ethiopie.

Dans une déclaration
conjointe, des organisations internationales de défense de la liberté
de la presse ont violemment condamné la suspension de l’EFJA, en disant
: “ Le gouvernement éthiopien cherche à modifier la composition
d’un des seuls organes pouvant légitimement se prétendre le
seul représentant des médias indépendants du pays. En
outre, nous pensons que ces actions sont menées non seulement pour
que les médias indépendants ne puissent plus faire entendre
leur voix en Ethiopie, mais aussi pour empêcher toute critique interne
de la nouvelle loi répressive sur la presse qui est à l’étude
et qui devrait bientôt être adoptée par les autorités
législatives du pays.”

L’EFJA a sévèrement
critiqué la nouvelle loi sur la presse, qui prévoit l’emprisonnement
de journalistes qui commettent des erreurs de reportage, autorise le gouvernement
à confisquer les journaux étrangers qui entrent dans le pays,
et accorde aux autorités 30 jours pour répondre aux questions
des journalistes.

Ajoutez votre voix aux
protestations contre les récents événements survenus
en Ethiopie en envoyant une lettre de protestation aux autorités éthiopiennes.
Signez la lettre de protestation que vous trouverez à l’adresse suivante
: http://www.rap21.org

Pour lire la lettre conjointe
complète adressée par les 14 organisations membres de l’IFEX,
allez sur :http://www.ifex.org/en/content/view/full/56463/