Articles

16/03/04 (B238) Informations présentées par la LDDH lors du congrés de la FIDH.

 

INFORMATION
DE LA LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS
SUR LA REPRESSION PERMANENTE
CONTRE LES TRAVAILLEURS
ET LES SYNDICATS
DE LA REPUBLIQUE DE DJIBOUTI
CONGRES DE LA FIDH DU 1er AU 6 MARS 2004.

Note liminaire

Le problème le plus fondamental et qui, inéluctablement, conduit
la République de Djibouti vers la faillite est franchement le problème
des Travailleurs et des Syndicats, problème purement créé
par le Gouvernement et qui continue encore à s’entêter face aux
Travailleurs du monde entier.

En effet, la rupture de dialogue entre le gouvernement et les syndicats est
d’actualité.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a tenté de sensibiliser
l’opinion nationale par des publications dénonçant l’intransigeance
gouvernementale ;

La LDDH a aussi informé les différents représentants
officiels des pays tiers ainsi que les organisations internationales à
chaque fois que l’occasion se présentait.

Il faut reconnaître qu’aucune évolution positive ne semble se
dessiner.

Le président de la République a rencontré en privé
le président de l’UDT, l’été dernier. Des promesses verbales
ont été données, jusqu’aujourd’hui, aucun résultat
tangible n’est visible.

SUR LES REPRESSIONS PERMANENTES ET CONSTANTES CONTRE LES TRAVAILLEURS ET
SYNDICATS DJIBOUTIENS ET SUR L EXPLOITATION DES TRAVAILLEURS ETRANGERS.

Rappelant que la quasi totalité des dirigeants syndicaux des deux Centrales
UDT et UGTD ainsi que les Organisations des Enseignants du Second et du Primaire
SYNESED et SEP ont été licenciés pour leurs activités
syndicales en 1995 et 1997,

Rappelant que la plupart d’entre eux ont connu des répressions policières
sans précédent, des arrestations répétées
et des emprisonnements arbitraires uniquement pour leurs activités
syndicales,

Constatant encore que les responsables actuellement en activités sont
persécutés dans leur travail, au niveau de leur profession et
certains d’entre eux demeurent sans salaires.

Constatant que le 8 juillet 2002 un accord tripartide est signé entre
le représentant du Gouvernement M Djibril Omar Houffaneh – Directeur
du Ministère du Travail et des Relations avec les partenaires sociaux,
le représentant de l’OIT M. Ndaya Momar et trois représentants
syndicaux.

Cet Accord stipule que le Gouvernement accepte de réintégrés
collectivement les syndicalistes licenciés. A ce jour encore aucune
mesure en ce sens n’a été entreprise, et tous les Accords avec
le BIT demeurent aux points morts.

Déplorant que cette attitude négative du Gouvernement constitue
une grave entrave aux activités et aux actions des forces syndicales
qui sont les principaux partenaires sociaux-économiques et source de
développement de la culture sociale, les premières forces concernées
par la prévision, la protection, et les négociations dans l’intérêt
des évolutions sociaux-économiques des Travailleurs et subsidiairement
des Retraités.

Très préoccupée de la situation inadmissible d’exploitation
des Travailleurs démunis de toutes pièces d’identité
et surtout sans aucun document d’assurance et de prestations sociales.

Soulignant les actions positives de certaines ONG caritatives en faveur des
enfants de la rue, mais reste préoccupée de la précarité
de leur situation et les risques réels d’exploitation sur tous les
plans.

Souhaits
La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains – LDDH – demande aux membres du Congrès de la FIDH
de condamner le Gouvernement de la République de Djibouti

– pour les violations constantes des Conventions internationales notamment
celles de l’OIT

– pour le refus répété d’appliquer les différents
accords signés avec le BIT entre autres celui de procéder à
la réintégration professionnelle, avec les droits pertinents,
de tous les syndicalistes sanctionnés durant et pour leurs activités
et leurs actions syndicales.


M. NOEL ABDI Jean-Paul

16/03/04 (B238) La LDDH : quatre dossiers thématiques à télécharger en PDF.

 

Rapport
du 1er janvier 2003 au 15 février 2004
Trois thèmes.

Vous pouvez télécharger
les trois thèmes et le rapport(au format PDF)

1
– Immigrés

2
– Journaliste, syndicats, justice

3
– Le processus électoral

4
– Rapport moral du 1er janvier 2003 au 15 février 2004

16/03/04 (B238) LDDH : rapport moral 2003 – février 2004

Rapport
moral
de janvier 2003 à février 2004

Télécharger le rapport moral en mode PDF

Ce rapport moral a pour
objectif principal de mettre en relief les obstacles que rencontre la LDDH
face à la non compréhension ou plutôt au manque de volonté
politique de l’équipe au Pouvoir, du refus de mettre fin à la
politique sournoise et foncièrement dictatoriale.

Dans un pays où
son peuple observe, jusqu’aujourd’hui, la politique de la PATIENCE tout en
évitant une nouvelle guerre civile, il est vraiment choquant et déplorable
de constater encore la continuité des applications d’une politique
gouvernementale source de conflits internes.

Il est bon de rappeler que la guerre civile de 1991à 2000 avait ravagé
les régions du Nord et de l’Ouest de la République et à
travers les destructions, les différents blocus et exécutions
extrajudiciaires,  » avait saigné à blanc  » nos populations
civiles et détruit pratiquement toutes ses ressources et infrastructures.

On a l’impression que nos Hauts Décideurs ne tiennent pas du tout compte
des leçons de l’Histoire.

Ce rapport ne s’est actuellement focalisé que sur certains points que
l’on peut considérer comme prioritaires, à savoir :
– Le dossier des réfugiés et/ou immigrés en situations
dite  » irrégulières « .
– Le dossier sur les répressions à l’encontre des journalistes,
des syndicats et des hommes politiques, complété par un aperçu
sur la Justice djiboutienne.
– Le dossier sur les processus électoraux

Sur deux points saillants

Le problème des
Réfugiés et/ou Immigrés est un dossier très sensible,
qui suit très souvent les méandres d’une politique gouvernementale,
qui sont malheureusement difficiles à suivre car non basés sur
une politique objective, mais encore fréquemment à très
courts termes pour ne pas dire pratiquement du jour au jour.

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) a dés le début suivi les rafles intolérables
avec l’ancien Ministre de l’Intérieur M. MIGUIL, (ancien patron de
l’ONARS, équivalent djiboutien du HCR), ce dernier s’était vanté
à travers les mass média d’avoir d’une seule vague fait rapatrier
cinq mille personnes en situations irrégulières.
Actuellement les rafles et les expulsions ont nettement baissé de tension.

La LDDH remercie la FIDH
du soutien actif qu’elle lui accorde dans ce domaine précis et elle
soutien l’Appel du Président du Somaliland en faveur des rapatriés
volontaires et non assistés en provenance de Djibouti et de l’Ethiopie
vers notre voisin du Sud.
LDDH ne peut que se féliciter de l’assistance active de la FIDH et
de tous les Défenseurs des Droits de l’Homme en faveur de la réintégration
des rapatriés (réfugiés et/ou immigrés) dans cette
partie de l’Afrique.

Le problème le
plus fondamental et qui, inéluctablement, conduit la République
de Djibouti vers la faillite est franchement le problème des Travailleurs
et des Syndicats, problème purement créé par le Gouvernement
et qui continue encore à s’entêter face aux Travailleurs du monde
entier.

En effet, la rupture de dialogue entre le gouvernement et les syndicats est
d’actualité. La LDDH a tenté de sensibiliser l’opinion nationale
par des publications dénonçant l’intransigeance gouvernementale.
La Ligue a aussi informé les différents représentants
officiels des pays tiers ainsi que les organisations internationales à
chaque fois que l’occasion se présentait.

Il faut reconnaître qu’aucune évolution positive ne semble se
dessiner. Le président de la République a rencontré en
privé le président de l’UDT, l’été dernier. Des
promesses verbales ont été données, jusqu’aujourd’hui,
aucun résultat tangible n’est visible.

C’est sur ces deux points
très délicats qu’il serait souhaitable d’accorder la priorité
des priorités.

M.
NOEL ABDI Jean Paul

Rapport
du 19 Mars 2003
sur les activité
et les perspectives pour l’année 2003 de la
Ligue Djiboutienne de Droits Humains.(LDDH)


I – Aperçu des activités.

Depuis janvier 2003, nous
avons directement assisté les prisonniers de la FNP qui avaient bénéficié
d’un Non-Lieu le 6/08/2001, auprès du ministère de la Justice
et du Parquet du Tribunal de Djibouti.

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains ( LDDH ) se félicite du dernier jugement qui a procédé
à la relaxe de deux officiers: le Colonel God et le Commandant Fathi,
jugement prononcé pour une fois dans un climat serein, sans interférence
flagrante du politique.

La Fédération
Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) a régulièrement
suivi les différents procès et elle nous a aidé à
entreprendre des actions auprès du Haut Commissariat des Droits de
l’Homme dans le cadre des Détentions Arbitraires.

La LDDH continue ses pressions
et envisage de soumettre à la FIDH des possibles propositions pour
déclencher une Révision du Procès, pour les sept autres
policiers de la FNP arbitrairement condamnés, après un procès
inique à double vitesse et toujours injustement incarcérés
dans le sinistre prison de Gabode .

La possibilité
d’une Amnistie est aussi envisageable ; mais une volonté politique
doit suivre, ou plus exactement doit s’instaurer au plus haut niveau.
Volonté politique pour mettre fin à l’actuelle politique foncièrement
dictatoriale.

Sur le plan de la protection
des Droits de l’Homme, la LDDH rencontre des difficultés majeures,
à savoir : les victimes ou les familles des victimes n’engagent aucune
procédure judiciaire en majorité pour les raisons suivantes:

elles considèrent
que la Justice djiboutienne n’est pas du tout et loin d’être indépendante,
donc elles ne voient pas  » l’utilité » de déposer une
plainte qui risque de se retourner contre elles.

elles ne connaissent pas
la procédure à suivre et les avocats sont chers à Djibouti,
d’autant plus que la majorité des victimes des exactions faites par
des responsables de l’Administration, de la Police, des Forces de Sécurité,
de la Police Politique, etc. sont issues des populations les plus défavorisées,
ces dernières ne bénéficient d’aucune assistance judiciaire
au cas ou l’Etat ou un Décideur de l’Etat est mis en cause.

D’une manière globale,
les exactions sont apparemment stoppées ou sont en nettes diminutions
depuis la signature des Accords de Paix du 12 mai 2001.

Toutefois, les exactions
de masse à l’égard des réfugies et/ou immigrés
de la capitale sévissent toujours.

Les refoulements de ces
étrangers souvent fragilisés sont opérés presque
quotidiennement, de façon sommaire, après quelques jours de
passage dans le Centre de tri de Nagad (Ecole de Police),et ceci, sans aucun
jugement du Tribunal de Djibouti, jugement en principe obligatoire avant toutes
les expulsions hors du Territoire nationale,

Perspectives

Durant cette année
2003, la LDDH va accorder une attention prioritaire et soutenue à ces
dernières violations intolérables et dangereuses.

Dans une prochaine Note
d’Information, et après quelques compléments d’informations,
la LDDH ne manquera pas, d’une manière générale, à
se prononcer sur les regrettables affrontements du 6 Mars 2003 à Arhiba
et de l’inadmissible laxisme des différentes Forces de Sécurité.

Ces affrontements, probablement
entretenus, perdurent encore avec tous les effets traumatisants à l’encontre
des populations frères Oromos qui vivent sur notre Territoire National.

II – Sur l’obtention
du récépissé du ministère de l’Intérieur.

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains ( LDDH ) a été officialisée le 9 mai
1999 auprès du ministère de l’Intérieur par dépôt
de la lettre de Déclaration, du Procès-Verbal de création,
et des Statuts de la LDDH.

La procédure à
suivre doit être, en principe, conforme à la Loi française
de 1901 relative à la création ou à la constitution des
Associations.

En effet, aucune autre
disposition locale ou djiboutienne n’existe pour la création ou la
constitution des Associations, seule la Loi de 1901 est en vigueur.

L’article 5 de la Loi
de 1901 est très précise sur le délai de cinq jours pour
la délivrance par l’Administration du Récépissé.

Après moult humiliations
sur les responsables de la LDDH ; le Président de la LDDH a introduit
deux plaintes contre l ‘ancien ministre de l ‘Intérieur Abdallah Abdillahi
Miguil ; l’une pour Abus de Pouvoir auprès du Conseil du Contentieux
Administratif – qui d’ailleurs ne fonctionne plus depuis 1996 – et l’autre
en Pénal pour Obstruction aux Travaux des Défenseurs des Droits
de l’Homme

Ce n’est que le 26 décembre
2001, sur intervention du Ministre de l’Intérieur, M. Abdoulkader Doualeh,
que le Président de la LDDH a pu obtenir le « récépissé ».

Ce récépissé
devrait être publié dans le Journal Officiel le plus rapidement
possible, en général dans le délai d’un mois, dés
la réception du « récépissé » établi
par le Ministère de l’Intérieur.

Ce récépissé
a été immédiatement transmis à la direction de
publication des JO.

Le Directeur de Publication
du Journal Officiel, qui n’est autre que le Secrétaire Général
du Gouvernement, M. Mohamed Hassan n’a pas voulu publier le « récépissé »
de la LDDH dans le JO.

Toutefois, après
une lettre en recommandée avec accusée de réception,
après avoir informé l’Observatoire des Droits de l’Homme, le
récépissé a été enfin publié le
31 décembre 2002 et le JO mise en vente qu’en février 2003.

Malgré cette longue
obstruction, la LDDH n’a jamais hésité à dénoncer
les violations flagrantes en matière des Droits de l’Homme, en particulier
en matière Electorale, bien avant et après les élections
législatives du 15 janvier 2003.

Pratiquement quatre ans
après, la LDDH a le plaisir d’annoncer la reconnaissance officielle
par l’Administration du Secrétaire Général du Gouvernement
(sise au Palais de la présidence de la République) avec la publication
dans le JO de « l’existence officielle » de la LDDH, Défenseur
des Droits de l’Homme .

Toutefois, la LDDH tient
à remercier le Ministre de l’Intérieur Monsieur Abdoulkader
Douale pour le respect dans l’application de la légalité en
faveur de la LDDH.

Les remerciements de la
LDDH sont adressés à Observatoire des Droits de l’ Homme et
à la FIDH.


III – Perspectives d’actions.

Pour l’année 2003,
la LDDH envisage d’entreprendre auprès des étudiants, normaliens,
lycéens et collégiens, certes d’abord par petits groupes, un
programme de formation de base sur la Justice djiboutienne et la Justice internationale
dans le cadre des relations de complémentarités entre ces Instruments
judiciaires.

Il va s’en dire que cette
formation des formateurs portera sur les Instruments nationaux est internationaux,
tels que la Constitution Djiboutienne, la Déclaration Universelle des
Droits de l’Homme, de tous les Instruments récemment ratifiés
par la République de Djibouti, notamment ceux de la Cour Pénale
Internationale.

La LDDH va aussi, dans
la mesure du possible, avec les Organisations nationales et internationales
et l’assistance de la Fédération Internationale des Droits de
l’Homme (FIDH), entreprendre des actions auprès de la Cour d’Appel
de Djibouti pour que les Abus de Pouvoir cessent en République de Djibouti
et que le Conseil du Contentieux Administratif puisse librement siéger
et statuer.

Que cette importante Juridiction
devienne enfin rapidement opérationnelle.

En effet, sans cette dernière
juridiction l’Etat de Droit en République de Djibouti est un leurre,
un grossier mensonge.

16/03/04 (B238) Mon père est mort parce que le système a refusé de lui donner les soins médicaux dont il avait besoin. Et pourtant les membres des familles des diginitaires de Guelleh sont soignés dans les meilleures conditions, avec notre argent. (Lecteur)

C’est la première
fois que je m’exprime sur votre site.

Et je le fais parce que
mon père est décèdé, il y a quelques mois uniquement
parce qu’il n’a pas reçu les soins médicaux dont il avait besoin.

Lorsque les médecins
nous ont informés, nous avons aussitôt demandé l’aide de
l’organisme public où il était employé depuis de nombreuses
années, pour qu’il accepte la prise en charge médicale. Ensuite
nous nous sommes adressés au Gouvernement.

IOG a pas réagi
ni Abdoulkader Kamil l’odieux directeur de l’ONED, contacté aussi à
cette occasion.

Ne voit-il pas que plus
tard, le fils d’Abdoulkader Kamil tombe malade. Mohamed, c’est son nom est
considéré par certains membres de son entourage comme ayant
des penchants mégalomanes.

Aussotôt l’ONED
a débloqué plus de 15 millions de FD pour qu’il soit soigné
aux frais de l’Etat et de la collectivité. Comme si son père,
avec tout ce qu’il a pris dans les caisses, n’avait pas les moyens d’en assurer
personnellement le financement !

Bien entendu, cette démarche
a reçu l’aval du Dictateur et de Paulette.

Aujourd’hui, je suis réfugié en France. Si je décide
de m’exprimer aujourd hui c’est parce que le mal me ronge. Quand je vois Paulette
et le fils d’Abdoulkader se faire soigner avec l’argent qui aurait pu sauver
la vie de mon père !

Merci et je soutiens votre lutte.

15/03/04 (B238) Alhoumekani et Iftin convoqués devant la Justice française en Mai 2004 … en qualité de témoin dans le cadre de la plainte qu’ils ont déposé pour tentative de subornation de témoins !

Nous apprenons que MM.
Alhoumekani et Iftin sont convoqués par la Justice française
en Mai 2004, en qualité de témoins dans le cadre de l’instruction
pénale concernant la plainte pour subornation de témoins qu’ils
ont déposée.

Certains imaginent que
le juge d’instruction pourrait procéder ensuite à la convocation
de MM. Hassan Saïd Khaireh (Chef de la SDS), Djama Souleiman (Procureur
de Djibouti) et Ali Mohamed Awas, dit Roublah (en particulier). Ce qui n’établierait
pas la cupabilité ni des uns ni des autres, puisque seul un Tribunal
(en France, comme dans les pays démocratiques) peut déterminer
des fautes et des responsabilités et prononcer des peines et des dédomagements.

15/03/04 (B238) Attentat à Madrid. (ARDHD)

Au nom de toute l’équipe
de l’ARDHD et de tous les défenseurs des Droits de l’Homme, nous adressons
aux victimes espagnoles, à leurs familles et au Peuple tout entier
nos condoléances les plus sincères et l’assurance de notre solidarité
sans faille face au terrorisme aveugle et à l’horreur qu’il nous inspire.

15/03/04 (B238) Retour sur un article de l’ARDHD et sur le rôle de la France, en période de fortes tensions à Djibouti.

Comme nous le craignons
depuis quelques temps, la tension monte à Djibouti, de façon
proportionnelle et inverse à la solidité du pouvoir, qui est
malmené et qui aurait perdu, disent certains témoins, au moins
le soutien d’une partie de l’Armée.

Est-ce pour ces raisons,
que l’on pourrait dire que Guelleh en est réduit à commanditer
des explosions pour détourner l’attention ? Rien ne peut permettre
de l’affirmer, bien que l’enchaînement des événements
rappelle des situations déjà vécues à Djibouti.

La question est de savoir
quelles seront les attitudes de la France et des US, en cas de débordements
dans le pays et de manifestations populaires contre ce régime qui les
maltraite depuis des années ?

Jusqu’à présent,
la France a défendu la dictature contre vents et marées, tant
sur le plan financier que diplomatique. Les USA, de leur côté,
ont profité de la situation stratégique, en échange de
laquelle, ils ont apporté de l’argent et des emplois. Mais il semble
que leurs positions soient plus réservées : par exemple, plusieurs
instances officielles n’hésitent pas à émettre des critiques
à l’égard du régime, comme « the Bureau of Democracy,
Human Rights, and Labor » ..

S’il y avait des manifestations
à Djibouti, la France et les USA ne devraient pas intervenir, puisqu’il
s’agirait de problèmes intérieurs. Certes dans des cas semblables,
il est toujours facile d’affirmer, avec ou sans preuve, que les évenements
intérieurs sont la conséquence de forces extérieures
… Donc ces pays pourraient avoir à choisir leur camp : celui du régime
dictatorial, de la corruption et de l’asservissement ou celui de l’espoir
dans la mise en place d’un nouvel ordre … (sans garantie)

Pour faire volte-face,
la France aurait alors besoin de jusitifier un virage à 180°.

Utiliserait-elle des affaires
comme le meurtre du Juge Borrel avec toutes les faits qui auraient pu avoir
été commis ensuite : faux témoignages, effacements de
preuves, subornation de témoins, …. ? Après avoir été
enterré pendant de longs mois, de longues années, il semble
que ces affaires soient relancées actuellement par la Justice française
… Est-ce un signe de mutation au sein des positions françaises ?

Nous serions bien incapables
de l’affirmer, car la Justice française est connue pour son indépendance.

15/03/04 (B238) Suite de la Campagne citoyenne pour le Rwanda, conduite par Survie et plusieurs associations. Pouvez-vous répondre aux questions ?

Questions
pour un million (de victimes oubliées)

Si pour vous
comme pour un célèbre président français un génocide
en Afrique c’est pas trop important, ne lisez pas ce qui suit et ne le faites
pas circuler.

Sinon, participez à cette chaîne d’information citoyenne en transférant
ce questionnaire à votre carnet d’adresse (par « copier-coller »
en précisant « complices de génocide? » en objet). Cela
ne sauvera pas de vies cette fois, mais à l’avenir, ça pourrait
s’avérer utile…

1/ Le Rwanda est un pays:
a/ du Moyen Orient
b/ d’Asie Mineure
c/ d’Amérique du Sud
d/ d’Afrique Centrale

2/ En quelle année les médias ont ils le plus parlé de
ce pays?

a/ en 1789
b/ en 1848
c/ en 1947
d/ en 1994

3/ Quel événement s’y est alors déroulé?
a/ la propagation du virus Ebola
b/ une grande sécheresse
c/ la Coupe d’Afrique des Nations
d/ un génocide

4/ A quels groupes de population associez-vous le Rwanda?
a/ serbes et croates
b/ chiites et sunnites
c/ wallons et flamands
d/ hutu et tutsi

5/ Selon vous, ces 2 groupes souvent présentés comme des
ethnies que tout oppose ont:

a/ une culture, une langue et une religion différentes
b/ la même langue, la même culture mais une religion différente
c/ la même culture, la même religion mais une langue différente
d/ la même culture, la même langue et la même religion

6/ Qui, en 1931, a imposé que les cartes d’identité des Rwandais
portent la mention « ethnie » ?
a/ le Mwami, roi traditionnel
b/ la Société des Nations
c/ Adolf Hitler
d/ le colonisateur belge

7/ Qui a armé et formé les futurs commandos et miliciens
génocidaires de 1990 à 1994 ?
a/ Des terroristes islamistes
b/ Des mercenaires serbes
c/ Des agents de la CIA
d/ Les forces spéciales françaises

8/ Où ont été accueillis les représentants
du gouvernement génocidaire rwandais le 27 avril 1994, en plein coeur
des massacres ?
a/ à la Cour Internationale de Justice de La Haye
b/ à Guantanamo
c/ sur l’Ile de Saint-Hélène
d/ A l’Elysée et à Matignon

9/ Sur un total de 8 millions d’habitants combien le génocide des
Tutsi et le massacre d’opposants Hutu a t-il fait de victimes?
a/ 10 000
b/ 50 000
c/ 200 000
d/ environ un million

10/ Quel homme public français a déclaré à
ce propos « dans ces pays là un génocide c’est pas trop
important »?
a/ Maurice Papon
b/ Le Général Aussaresses
c/ Jean-Marie Le Pen
d/ François Mitterrand

11/ Suite au déclenchement du génocide, les effectifs de
la mission d’intervention de l’ONU stationnés au Rwanda:
a/ sont passés de 2500 à 5000 casques bleus
b/ sont passés de 2500 à 10 000 casques bleus
c/ sont restés stables
d/ sont passés de 2500 à 270 casques bleus

12/ Quel est l’événement qui a arrêté le génocide,
au bout de trois mois?
a/ une campagne mondiale de protestation
b/ un discours du Pape
c/ une intervention armée de l’ONU
d/ la défaite du régime génocidaire par les troupes rebelles
du FPR (Front Patriotique Rwandais)

13/ A quoi a principalement servi l’opération Turquoise, lancée
par la France sous couvert d’humanitaire, à la fin du génocide?
a/ à arrêter le génocide
b/ à désarmer les miliciens
c/ à envoyer du riz aux victimes et rescapés
d/ à évacuer les auteurs du génocide menacés par
la progression du FPR

14/ Quel grand journal français a le mieux relayé la stratégie
de désinformation menée par les plus hautes sphères de
l’Etat français pendant et après ce génocide ?
a/ Les Echos
b/ L’Equipe
c/ Le Chasseur français
d/ Le Monde

Réponses:
Toutes les bonnes réponses sont à la lettre « d »

La France complice du génocide des Tutsi en 1994 au Rwanda
Le saviez vous? Informez vous

www.survie-france.org
www.enquete-citoyenne-rwanda.org