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15/09/2012 (Brève 024) Roger Picon continue à suivre l’actualité djiboutienne et à nous retracer les meilleurs moments avec ses caricatures. Une pensée particulièrement appréciée à la mémoire d’Ahmed Dini.

03/03/2000 – L’agence de communication de M. GUELLEH se prend les pieds dans le tapis… elle compare son Patron à Poutine luttant contre les tchétchènes !

Depuis plusieurs semaines, un fonctionnaire de l’agence de communication de Djibouti (qui insiste beaucoup pour se faire passer pour un étudiant, vivant en dehors de Djibouti) agissant au nom d’un Groupe baptisé pour la circonstance : « Pour le rétablissement de la Vérité » se répand en injures variées sur Internet contre notre Association, Me Montebourg et Me Calatayud.

Comme nous l’avions déjà écrit, nous n’avons aucune intention de lui répondre. L’information est libre en Europe et chacun doit pouvoir exprimer ses opinions et ses sensibilités …

Ce qui est nouveau et intéressant (et même drôle, pourrait-on dire si le sujet n’était pas aussi sérieux), c’est que ce fonctionnaire dans un excès de zèle, compare son Patron à Poutine luttant contre les tchétchènes. Pouvait-il choisir un meilleur exemple pour justifier notre action contre le régime dictatorial de Djibouti, opprimant et torturant les populations du Nord !

Depuis des années que nous luttons pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti, nous n’aurions jamais osé la comparaison entre les méthodes inqualifiables de Poutine et de L’Armée Russe en Tchéchènie avec celles de Guelleh.

Ironie du contexte : c’est l’un des propres collaborateurs de M. Guelleh, un fonctionnaire, qui franchit le pas et en plus au nom « du rétablissement de la vérité ».

Ci-dessous, un extrait du message reçu :

« PERSONNE AU MONDE N’A LE DROIT D’EMPÊCHER LE PRÉSIDENT GUELLEH DE DÉFENDRE L’UNITÉ ET L’INTÉGRITÉ DE DJIBOUTI TOUT COMME L’ONT FAIT LES PRÉSIDENTS LINCOLN, DE GAULLE ET POUTINE ENVERS LEURS PAYS RESPECTIFS.

Il est clair qu’aucun gouvernement au monde n’accepte le démantèlement de son pays par des groupes séparatistes terroristes et encore moins d’être annihilé par des mercenaires étrangers.

On peut noter des exemples de différentes méthodes utilisées dans différents pays, à des époques différentes.

a) Lors de la guerre de sécession aux Etats-Unis d’Amérique, le Président Lincoln a lutté farouche ment contre les 11 États séparatistes et a payé de sa vie pour l’Unité et l’Intégrité de son pays.

b) Durant le règne du général De Gaulle et jusqu’à aujourd’hui encore, la France est toujours fermée au projet des séparatistes Bretons, Basques, Corses et autres…

c) Poutine, président a.i. de la Russie, se bat encore contre les séparatistes Tchétchènes.

…. »

Ibrahim Ali Abdallah dit Farès Le Djiboutien
Porte-parole du Groupe pour le Rétablissement de la Vérité sur Djibouti.

M. Guelleh va-t-il féliciter ce fonctionnaire zélé, pour ses comparaisons pour le moins audacieuses … ou va-t-il lui décerner le bonnet d’âne et le mettre au coin pendant quelque temps ?

Il ne serait pas étonnant non plus que les Présidents Lincoln et de Gaulle se soient retournés dans leurs tombes en entendant que leurs actions étaient comparées à celles de Poutine !

02/03/2000 – Affaire Borrel: deux juges d’instruction et un procureur-adjoint se rendent à Djibouti (Yahoo)

PARIS (AFP) — Les deux juges d’instruction parisiens qui enquêtent sur le décès d’un magistrat français à Djibouti doivent se rendre vendredi dans ce pays pour y interroger plusieurs personnes, a-t-on appris jeudi de sources judiciaires.

Les juges d’instruction Marie-Paule Moracchini et Roger Le Loire, accompagnés par le procureur-adjoint de la République de Paris, Jean-Claude Dauvel, resteront une dizaine de jours à Djibouti. Ils doivent vérifier les déclarations faites en janvier par un ancien officier de la garde présidentielle de Djibouti, aujourd’hui réfugié en Belgique, qui affirme que Bernard Borrel, détaché comme conseiller au ministère djiboutien de la Justice, a été assassiné, indique-t-on de mêmes sources.

Le corps de Bernard Borrel a été retrouvé carbonisé le 19 octobre 1995. L’enquête confiée à la brigade criminelle a conclu à la thèse du suicide alors que la veuve du magistrat est persuadée que son mari a été victime d’un assassinat.

Mohammed Saleh Alhoumekani, entendu le 31 janvier par les deux magistrats instructeurs, a accusé l’actuel président djiboutien Ismaël Omar Guelleh, ainsi qu’un terroriste libanais et un restaurateur corse, d’être les commanditaires de l’assassinat du magistrat français.

Selon les avocats de Mme Borrel, Me Olivier Morice et Laurent de Caunes, le juge d’instruction Marie-Paule Moracchini, aurait invité ce témoin à revenir sur ses déclarations lors de son audition. Les deux avocats ont tenté, sans succès, de faire dessaisir les juges d’instruction.

Le Syndicat de la magistrature (SM), partie civile dans ce dossier, n’a toujours pas déposé devant la Cour de cassation la requête en suspicion légitime qu’il voulait formuler début février contre les deux magistrats. Le SM pourrait saisir la chambre d’accusation afin qu’elle instruise le dossier, explique-t-on au syndicat.

(Source Yahoo)

Note de l’ARDHD :
Nous avions publié cette information dès le 22 février. D’après nos informations, les juges et le procureur agiraient dans le cadre d’une commission rogatoire. Ils ont pour objectif d’interroger un certain nombre de témoins dont M. Guelleh en personne.

La question est de savoir si M. Guelleh acceptera de répondre à l’invitation des juges … et quelle pourrait être l’attitude de la justice et de la France s’il refusait…

02/03/2000 – DEUX PROCESSUS DE PAIX EN DANGER ?

Depuis quelques semaines, nous avons assisté à plusieurs représentations médiatiques, à l’instigation de M. Guelleh, autour du thème de la Paix : la Paix en Somalie et la Paix à Djibouti.

M. Guelleh, qui avait certainement besoin de détourner l’attention de l’opinion internationale sur des affaires qui pourraient le concerner de près, de très près .. a initié deux processus de Paix .

Qui pourrait lui reprocher d’oeuvrer pour la Paix ?
Personne … et de nombreusesinstitutions internationales lui ont apporté leur appui et leur soutien.

Malheureusement le bilan, aujourd’hui, est décevant :

le processus en Somalie ne rencontre pas l’adhésion des différentes parties et il pourrait se conclure sur un échec.

l’accord avec le Frud n’est suivi d’aucune mesure concrète ni dans le domaine de la démocratie ni sur le plan des Droits de l’Homme. La déception fait progressivement place à l’enthousiasme des premiers jours : le blocus dans le Nord n’a pas été levé, …., nous n’enregistrons aucune avancée dans les faits (libertés individuelles, liberté de la presse, etc.. le seul point positif est la libération de 29 prisonniers politiques et la condamnation/libération de 10 autres.

La Paix est exigente : c’est une démarche difficile qui impose une « bonne dose » de sincérité. Il faut la conduire sérieusement et avec conviction, sinon les tentatives sont vouées à l’échec. Utiliser la Paix pour des considérations personnelles peut se révéler dangereux : elle peut se retourner contre la fourberie !

Si M. Guelleh avait besoin de calmer une urgence politique / judiciaire, était-il pour autant animé par une volonté sincère de faire la Paix et de développer le climat politique, social et judiciaire nécessaire ? La réponse à cette question pourrait expliquer les échecs prévisibles qu’il devrait alors assumer.

Nous serons rapidement fixés … sur l’avenir de ces deux processus de Paix !

En dépit de nos doutes, nous voulons toujours y croire, car la cause des Droits de l’Homme n’a rien à gagner dans un échec de ces processus de Paix. C’est la raison pour laquelle nous demandons une nouvelle fois au Gouvernement djiboutien de prendre les mesures nécessaires pour rassurer l’opinion en montrant qu’il y a une évolution véritable du régime :

arrêt définitif de toutes les violations des Droits de l’Homme : torture, arrestations arbitraires, en particulier dans le Nord à l’encontre des populations civiles,

restauration des libertés fondamentales : liberté de voyager librement à l’intérieur et à l’extérieur, liberté de s’exprimer, liberté de la Presse,

libération de tous les prisonniers politiques et vote d’une amnistie générale pour tous afin de mettre un terme aux instructions menées contre eux dans des conditions plus que critiquables,

rétablissement d’un système juridique équitable avec des juges et des avocats libres et indépendants,
cessation des harcèlements policiers à l’encontre des personnalités de l’opposition et des responsables des Associations de Défense des D.H.,

(a suivre)

02/03/2000 – Esber Yagmurdereli ( TURQUIE ) Lauréat du Prix Ludovic-Trarieux 2000

Par délibération du 2 mars 2000, le jury du  » Prix International des droits de l’homme Ludovic-Trarieux  » a attribué le Prix 2000 à l’avocat, écrivain et militant des droits de l’homme turc Esber Yagmurdereli qui purge une peine de prison pour avoir prôné une solution pacifique au problème kurde.
Le Prix d’une valeur de 30 000 FF (4.573,47 €) est décerné tous les deux ans conjointement par l’Institut des Droits de l’Homme du Barreau du Bordeaux et par l’Union des Avocats Européens à un avocat, sans condition de nationalité ou d’appartenance à un Barreau, qui aura illustré par sa vie, son œuvre ou ses souffrances, la défense des Droits de l’Homme, des Droits de la
Défense, la suprématie de l’état de droit, la lutte contre les racismes et l’intolérance sous toutes leurs formes. Le prix dont le premier lauréat avait
été Nelson Mandela alors emprisonné, en 1985, avait pour précédent lauréat l’avocat chinois Zhou Guoqiang en 1998. Le Jury a en outre demandé aux autorité turques la libération immédiate de M. Yagmurdereli.

La biographie de Esber Yagmurdelereli peut être trouvée sur le site internet de l’IDHBB à l’adresse suivante :

www.idhbb.org.

29/02/2000 – SOS AFRICA fête ses dix ans. Jean-Michèle POUCHELLE, son Président, raconte sa vie au service des populations africaines et son INCARCÉRATION à DJIBOUTI . (Le journal d’Abbeville / Le Courrier Picard)

Jean-Michel Pouchelle apportant soin et réconfort aux malades dans le Nord de Djibouti avant son arrestation en 1994 « pour soutien à l’ennemi »

nous avons relevé plusieurs interviews de Jean-Michel Pouchelle dans la Presse du Nord de la France.

Journal d’Abbeville :

« ….Arrêté en août 1994 par deux policiers du pays dans un camion de l’UNICEF. Condamné à six, puis huit mois de prison, il est tout d’abord emprisonné dans la prison civile de Gabode, avant de rejoindre l’hôpital Peltier de Djibouti-Ville, suite à une nouvelle grève de la faim. Mais ce qui aura le plus marqué Jean-Michel Pouchelle, c’est la « farce » qui suivra : « On m’a transféré à Fleury-Merogis pour finir une peine que je ne méritais pas. 25 jours à Fleury-Merogis et mon honneur perdu… J’ai également une pensée pour le délégué djiboutien de l’Association, (Me AREF), interdit de quitter le territoire et d’exercer sa profession d’avocat »….

Courrier Picard :
« … Jean-Michel Pouchelle ne peut se résigner à rester impassible à ce qui se passe dans ce pays (Djibouti) soutenu par le gouvernement français, d’autant plus que le délégué djiboutien de SOS AFRICA, Mohamed AREF, avocat a été condamné par la dictature et jeté en prison… »

« … Après l’épisode de Djibouti, SOS AFRICA a continué son action, cette fois au Burkina Faso. Le Gouvernement Burkinabé a laissé l’ONG conduire son programme humanitaire, axé sur l’éducation et la santé… »

28/02/2000 – PROJET DE JOURNÉES D’ÉTUDE ET DE RÉFLEXION SUR L’INTÉGRATION AFRICAINE (par AREF MOHAMED AREF)

L’ensemble du continent africain traverse une période difficile dans son histoire et, peut-être, la plus délicate. En effet, à la suite de la déclaration de faillite du communisme en ex-URSS, le vent de liberté et de démocratie qui a soufflé sur les pays de l’Europe Orientale a aussi atteint l’Afrique.

Mais dans la plupart des états, les problèmes demeurent et tournent tous principalement autour de trois maux dont souffrent terriblement les Africains :

– le Nationalisme à base tribale, ethnique ou clanique ;

– l’absence totale de démocratie véritable ;

– le sous-développement économique.

Le tout vecteur d’une corruption effrénée et dévastatrice.

Sans entrer dans les détails, pour rechercher des solutions éventuelles, deux cadres sont généralement envisagés par les uns ou les autres mais une troisième approche semble plus appropriée et en tout cas mérite une sérieuse et profonde réflexion d’autant que les institutions de ce type doivent être pensées pour régir plusieurs générations et non répondre à des besoins conjoncturels.

1°/ La première voie est celle qui consiste à dire que puisque le mal le plus profond dont souffre l’Afrique est le nationalisme résultant du découpage colonial, il suffirait de refaire un tracé des frontières épousant l’occupation ethnique ou tribale des populations concernées, on ferait ainsi disparaître les rivalités tribales dans chaque pays ainsi créé.

Aussi séduisante qu’elle puisse paraître, cette solution ne paraît plus réalisable aujourd’hui car elle sera sans aucun doute, un peu à l’image de ce qui se passe en Yougoslavie, source de conflits après et sans fin, même entre deux ensembles ayant instauré respectivement un régime parfaitement démocratique.

2°/ La seconde position qui est apparemment la plus répandue consiste à dire que tout en gardant telles quelles les frontières héritées de la colonisation, il suffit d’introduire la démocratie dans les pays Africains.

Moins courte que la première, cette vue ne paraît pas plus réaliste car elle ne prend pas en compte et en profondeur les autres maux dont souffre la plupart des états du continent :

– Dans la plupart des pays, aucun système réellement efficace pour surmonter les sentiments tribaux, voire claniques si solidement ancrés par le découpage colonial puis les dictatures n’est possible raisonnablement ;

– sur le plan économique, l’échelle de chaque état est, en règle générale, trop réduite pour envisager un développement réel approprié et de type moderne et efficace pour faire face à la concurrence des autres grands ensembles du Monde et notamment U.S.A., C.E.E., et ASIE.

Bien au contraire et malheureusement, cette hypothèse risque à la fois de voir ressurgir les réflexes nationalistes à base ethnique ou tribale et de n’apporter aucune solution économique et, en définitive, de permettre à plus ou moins court terme la résurgence et par la suite, la pérennité de la situation actuelle qui fait injustement apparaître l’Africain comme un éternel assisté.

3°/ Une troisième approche consiste à s’interroger sur le fait de savoir si le temps n’est pas venu d’envisager la création d’une ou plusieurs fédérations Africaines regroupant sous une même bannière tous les états d’Afrique ou plusieurs d’entre eux au fur et à mesure qu’ils instaurent un état de droit démocratique à partir des frontières existant actuellement.

Tout en permettant les particularismes locaux dans divers domaines, une telle vue présente plusieurs avantages à des niveaux multiples et notamment :

– de substituer une nation Africaine aux nationalismes à base tribale ou ethnique ;

– de faire disparaître (au pire à terme) les conflits territoriaux ethniques dans la mesure où chaque Africain sera chez lui dans n’importe quel état de la fédération envisagée ;

– d’assurer, grâce à une Cour Suprême Fédérale un contrôle détribalisé des décisions judiciaires locales et faire ainsi prévaloir la primauté du droit ;

– d’arriver à un résultat similaire en matière législative et gouvernementale grâce à des institutions fédérales ;

– grâce aussi à la création de grandes voies de communication indispensables, de lever toutes les barrières économiques et facilités d’échanges interafricains, ce qui permettra la création d’un vaste et libre marché Africain, seul susceptible d’engendrer de grosses entreprises Africaines enfin capables d’affronter la concurrence de celle des états développés et de susciter un développement endogène ;

– de stimuler un marché du travail Africain par la possibilité pour un employeur de puiser légalement et sans contraintes dans une main d’œuvre qualifiée aussi nombreuse que diversifiée ;

– de réduire, voire supprimer de façon significative l’arsenal militaire impressionnant accumulé par les états Africains et d’utiliser les économies budgétaires qui en résulteront à des fins pacifiques et à l’insertion dans le développement économique et social des états concernés des soldats ainsi dégagés ;

– de restaurer la paix sur le continent qui y aspire ;

– de rationaliser enfin l’aide économique internationale et de l’appliquer à grande échelle à sa réelle destination ;

– de diminuer considérablement les dépenses de prestige qui pourront être mieux utilisées ;

– de faire accéder ce vieux continent au rang de puissance moderne ;

ETC…

Il n’est pas inutile d’ajouter qu’au fond de lui-même, chaque Africain ressent le sentiment profond d’appartenir à une communauté à l’échelle continentale.

Le continent Africain tout entier est actuellement totalement absent de l’élaboration des nouvelles stratégies politiques, industrielles et commerciales mondiales. S’ils ne réagissent pas très rapidement, les Africains seront très vite irrémédiablement sur la touche et deviendront à jamais les éternels assistés du Globe.

Il est bien évident qu’un tel projet ne peut-être mené que par les Africains eux-mêmes et appelle de leur part un engagement sans faille et déterminé.

Mais la réflexion qui le précède ainsi que sa réalisation ne peuvent être conduites à terme qu’avec le soutien absolument indispensable de tous ceux qui ont le souci sincère et désintéressé de sauver tout un continent d’une catastrophe apparemment inéluctable. Pourront aussi s’y joindre tous ceux qui se souviennent de l’engagement généreux et désintéressé de tous les Africains aux côtés des puissances alliés et notamment de la France en particulier lors de deux conflits mondiaux.

Une réflexion sur l’intégration Africaine si elle peut être encouragée et soutenue devra regrouper durant au moins une semaine des juristes et des économistes du continent Africain avec l’aide indispensable de toutes les bonnes volontés. Il en sortirait un document susceptible de servir de base à un vaste débat politique à l’échelle du continent Africain voire des Nations Unies.

Aref Mohamed Aref
Djibouti

28/02/2000 – REPRISE DES COMBATS À LA FRONTIÈRE ÉRYTHRÉO-ÉTHIOPIENNE. –(Extrait des Nouvelles d’ADDIS)

Extrait des Nouvelles d’ADDIS : www.lesnouvelles.org

Prémices de l’offensive éthiopienne annoncée ou pression médiatique internationale autour d’une escarmouche ? Les deux peut-être.

Dimanche 20. — À l’occasion des festivités du 25ème anniversaire du début du soulèvement armé du Front populaire de libération du Tigray (TPLF) contre Menguistu Haïlé Mariam, le Premier ministre éthiopien, Mélès Zénawi, menace d’user de « tous les moyens » pour « restaurer la souveraineté » et exige le retrait érythréen de « chaque pouce de territoire éthiopien ».

Mercredi 23. — Le porte-parole de la présidence érythréenne, Yemane Ghebremeskel, annonce « une attaque d’une brigade éthiopienne tôt ce matin » sur le front est (80 km du port érythréen d’Assab).

Jeudi 24. — La porte-parole du gouvernement éthiopien, Salomé Tadesse, accuse Asmara d’avoir provoqué ces « accrochages […] de faible intensité ».