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26/02/2000 – DJIBOUTI / SOMALIE: Une conférence mal engagée …. (Extrait L.O.I., n°893 – 26/02/2000 )

Malgré le soutien apporté, le 23 février, par le conseil de sécurité des Nations unies au plan de paix sur la Somalie élaboré par le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh, les préparatifs de la conférence de réconciliation prévue à Djibouti, fin avril, se heurtent à de solides blocages.

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Du coup, cela engendre l’opposition des chefs de guerre de Mogadiscio et remet en selle certaines personnalités somaliennes de second plan. Ainsi, un ancien colonel de L’Armée somalienne, Farah Waiss Doualeh, se prétendant mandaté par Djibouti, a rencontré à Mogadiscio, la semaine passée, d’autres ex-militaires somaliens pour les convaincre d’envoyer une délégation à ladite conférence.

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Mais, dès son départ d’Hargeisa, les députés du Somaliland ont adopté, le 19 février, une résolution prévenant leurs concitoyens que toute participation à la conférence de Djibouti serait considérée comme un « acte de trahison ». De son côté, le président du Puntland, Abdullahi Yussuf Ahmed, a critiqué le plan de paix djiboutien parce qu’il ne reconnaît pas la division de la Somalie en régions autonomes.

25/02/2000 – Affaire BORREL: par l’intermédiaire de LA NATION, le Gouvernement djiboutien reconnaît que le juge BORREL a été assassiné …..

En lisant votre précédant numéro de LA LIBERTÉ, je découvre que le journal LA NATION reconnaît officiellement et pour la première fois (à ma connaissance) que la mort du juge BORREL est un meurtre. … et je reprends le texte que vous avez publié :

Aujourd’hui à ce stade de la situation dans l’évolution de cette affaire qu’elle a volontairement déclenché, la France couvre pour raison d’État, les vrais coupables dans l’assassinat de M. BORREL qui continuent d’occuper en toute impunité de très hautes fonctions au sein de la Françafrique.

Tous ceux qui connaissent Djibouti savent que le Journal LA NATION est l’organe officiel du Gouvernement et qu’aucun article ne pourrait y être publié, sans le consentement des plus hauts responsables politiques …

Je laisse à vos lecteurs et aux journalistes qui travaillent sur ce dossier le soin de poursuivre leurs investigations, mais ce point me paraît tellement important, que j’ai cru bon de vous écrire pour le souligner.

M.C.
Paris

25/02/2000 – Dans un communiqué la LDDH s’inquiète des nombreuses violations des D.H. commises par le régime dictatorial. Ils soulèvent des interrogations graves sur la suite des accords de Paix qui avaient soulevé une vague d’enthousiasme ..

LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS
Le Président : Noël Abdi Jean-Paul
Siège : Quartier V, boulevard de Gaulle n° 66
B.P. : 74 Djibouti, République de Djibouti
Bureau Tel : 253 357 804
Domicile Tel/Fax : 253 358 007

Djibouti 24 février 2000,

Communiqué de presse N° 11/LDDH/2000.

L’exultation populaire et l’espoir qui ont suivi la signature de l’Accord Cadre entérinant de surcroît la cessation des hostilités entre le Gouvernement et le FRUD risque de s’estomper face encore à la multiplication des mesures de restrictions, notamment contre les populations civiles à Tadjourah, où l’Armée Gouvernementale procède sciemment ces derniers temps au maintien des barrages à la sortie de la ville.

Ces mesures coercitives visent essentiellement la libre circulation des biens et des personnes où les individus sont soumis parfois à des pratiques d’asservissements comme le couvre-feu et la pose d’empreintes ainsi que les obstructions aux Droits d’Aller et Venir dans son propre terroir.

Ce spectre de désolation générale, loin d’atténuer les souffrances quotidiennes de nos concitoyens laisse entrevoir l’émergence des difficultés subsidiaires pour une population déjà traumatisée par les affres de la guerre civile.

Par ailleurs, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), suit attentivement l’évolution de la situation au Sud du pays où de plus en plus des cas impaludés sont répertoriés et toujours sans assistance médicale décente.

La LDDH s’élève vigoureusement contre ces abus inqualifiables et insupportables qui deviennent quotidiens contre nos populations civiles dans ce contexte de Paix relative et demande incessamment une aide d’urgence tant nationale, qu’internationale.

Noël Abdi Jean-Paul

25/02/2000 – DJIBOUTI : AHMED DINI NE RENTRERA PAS TOUT DE SUITE A DJIBOUTI (Extrait L.O.I., n°893 – 26/02/2000)

Le président du Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie (FRUD, ex-rébellion Afar) qui a récemment signé à Paris un accord de réconciliation avec le gouvernement de Djibouti, ne rentrera pas tout de suite dans son pays. Auparavant, Ahmed Dini devait s’envoler le 24 février pour le Yémen où il a de la famille. Il prévoit de revenir à Paris le 4 mars avant d’envisager son retour à Djibouti.

La lettre de l’Océan Indien : Vous pouvez créer vos propres alertes :
http://www.africaintelligence.fr