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19/09/2012 (Brève 025) APPEL URGENT d’ASF (Avocats sans frontières) pour demander la libération de Houssein Ahmed Farah, journaliste emprisonné à Djibouti.

Arrêté le 8 août 2012, le Réseau Avocats Sans Frontières s’inquiète de la situation du journaliste Houssein Ahmed Farah à Djibouti.

Resumé des faits et chronologie

Arrêté le 8 août 2012, à Djibouti, le journaliste et défenseur des droits de l’Homme est en détention pour « faux et usage de faux » ainsi que « participation à un mouvement insurrectionnel ».

Saisi du dossier, le Réseau Avocats Sans Frontières demande la libération immédiate d’Houssein Ahmed Farah.

Chronologie:

9 février 2011 au 23 juin 2011 Inculpé et placé sous mandat de dépôt par la juge Lamisse Mohamed Saïd pour faux et usage de faux et participation à un mouvement insurrectionnel

8 août 2012 Arrestation à Djibouti-ville vers 11h par les colonels Abdoulkader Ibrahim Gona et Abdillahi Hassan Boulaleh. Il passe 72h en détention au commissariat central de Djibouti.

11 août 2012 Il est présenté à la juge d’instruction Lamisse Mohamed Saïd et transféré à la prison centrale de Gabode.
Il n’a à aucun moment droit à la présence de son avocat ni droit à l’attention d’un médecin depuis son arrestation.

14 août 2012 Demande de remise en liberté provoisre formulée par son avocat Maître Foulieh.

16 août 2012 Demande refusée par ordonnance au motif de « mettre fin au trouble exceptionnel et persistant à l’ordre public ».
Il fait appel de cette décision par l’intermédiaire de son avocat.

26 août 2012 L’appel est examiné par la Chambre d’accusation, en l’absence de M. Farah.
L’appel est mis en délibéré et la date du verdict est retardée au dimanche 9 septembre.

11 septembre 2012 L’appel est refusé par la Cour d’Appel de Djibouti

19 septembre 2012 convocation par la juge d’instruction pour interrogatoire au fond reporté à une date ultérieure.

__________________________________ Appel

Le Réseau Avocats Sans Frontières demande la libération immédiate du journaliste Houssein Ahmed Farah à Djibouti

Journaliste et reporter pour la radio d’opposition émettant depuis l’Europe « La Voix de Djibouti », Houssein Ahmed Farah, a été arrêté le 8 août 2012 à Djibouti.

Défenseur des droits de l’Homme et membre du parti d’opposition « Mouvement pour le Renouveau Démocratique» (MRD), Houssein Ahmed Farah a participé, en 2011, aux manifestations contre le régime suite à l’élection présidentielle dont Ismaïl Omar Guelleh, président sortant, a été déclaré vainqueur. Arrêté le 9 février 2011 et placé sous mandat de dépôt jusqu’au 23 juin 2011 pour « faux et usage de faux » ainsi que pour « participation à un mouvement insurrectionnel », les motifs de sa dernière arrestation le 8 août 2012 sont les mêmes qu’en 2011.

A ce jour, toutes ses demandes de libération provisoire ont été refusées sans motif et l’audience prévue à ce sujet devant la chambre correctionnelle ce 19 septembre 2012 a été reporté sine die à la dernière minute.

Houssein Ahmed Farah, diabétique, est sans accès à un médecin pour ses soins.

Le Réseau Avocats Sans Frontières*:

– Rappelle aux autorités djiboutiennes l’engagement de l’Etat aux différents instruments juridiques internationaux notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966 qui, en ses articles 9, 14 et 19, prévoit le respect de la liberté d’expression, le principe de la présomption d’innocence et le droit à un procès équitable ; ainsi que l’article 75 de la Constitution de Djibouti qui dispose que « Nul ne peut être arbitrairement détenu ».

* Les associations Avocats Sans Frontières au Brésil, Cameroun, Colombie, Congo, France, Guinée, Italie, Mali, Mauritanie, Pays-Bas, Pérou, République Démocratique du Congo, Sénégal, Suède, Suisse, et Togo

– Exige des autorités djiboutiennes la libération immédiate et sans conditions d’Houssein
Ahmed Farah

– Appelle les associations de défense des droits de l’Homme à apporter leur soutien à Houssein Ahmed Farah et à rappeler aux autorités djiboutiennes le respect des textes nationaux et internationaux.

– Appelle la communauté des Etats et les organisations internationales à intervenir auprès des autorités djiboutiennes pour le respect de la liberté d’expression.et le respect des droits de la défense.


Contacts :
Le Président de la République de Djibouti
Monsieur ISMAÏL OMAR GUELLEH
Email : sggpr@intnet.dj

Ministère de La Justice et des Affaires Penitentiaire Chargé des Droits de L’Homme
M. Ali Farah Assoweh
Contact via le site : http://www.justice.gouv.dj/contacter.php
Tel : (253) 351506 / Fax : (253) 355420

10/03/2000 – DEGRADATION DES RELATIONS ENTRE GUELLEH ET LE CHEF DE LA GENDARMERIE : LE Colonel MAHDI

On raconte que M. GUELLEH aurait insulté et même giflé le Chef de la Gendarmerie M. MAHDI à plusieurs reprises.

Véritablement M. GUELLEH n’a de cesse de s’en prendre à tout le monde : les opposants, les personnalités, l’ancien Président de la République, son Chef de la Gendarmerie.

Ou va-t-il s’arrêter ? Il est vrai qu’il doit gérer des crises sous tous les fronts … Mais la haine, la vengeance, la férocité sont-elles, pour lui, des réponses satisfaisantes à terme ?

10/03/2000 – La réponse à notre question posée à l’Ambassade de France ne nous est toujours pas parvenue

L’Ambassade de France à Djibouti n’a toujours pas répondu à notre questions concernant les propos qui avaient été attribués à S.E. l’Ambassadeur de France par Ali ABDI et qui avaient été repris dans LA NATION du 31 janvier.

Ces propos, s’ils étaient confirmés, mettaient en cause directement un député français, président de l’Amicale parlementaire franco-djiboutienne: Me Arnaud MONTEBOURG, plus les autres (?).

Il nous semble utile de connaître la position officielle de l’Ambassade et les mesures qui ont été prises à la suite de la parution : démenti ou confirmation ?

Il est vrai que les diplomates prennent du temps pour préparer leurs réponses et il ne nous appartient pas de les presser. Nous nous contentrons d’attendre et de suivre cette question régulièrement, jusqu’à connaître la réponse officielle.

10/03/2000 – Retour des juges lundi matin à Paris

Nous apprenons que les juges LE LOIRE et MORACCHINI ainsi que le procureur adjoint devraient rentrer à Paris lundi 13 mars, par le vol AIR FRANCE, après leur séjour de dix jours à Djibouti où ils séjournaient au Messe des officiers.

Ils devraient rapporter tous les procès-verbaux de leurs auditions dans le cadre de la commission rogatoire et nous pouvons prédire que les avocats de Mme BORREL vont en demander la copie aussiôt.

Vont-ils aussi lancer un mandat contre M. Guelleh qui a refusé de répondre à leur convocation arguant du principe de souveraineté ? Bien évidemment cela nous surprendrait, mais il semble qu’ils seraient fondés à le faire.

08/03/2000 – Du Rififi au Palais: suite de la saga « pseudo-familiale » .

On nous a rapporté une conversation qui aurait eu lieu entre Hassan Gouled Aptidon et Isamël Omar Guelleh. Le ton serait monté et l’ancien dictateur aurait affirmé qu’il était désormais, lui aussi, dans l’opposition ?

Nous avions déjà évoqué les querelles de Palais entre l’ancien et le nouveau Président ainsi que les brimades qui auraient été décidé par M. Guelleh à l’encontre de son prédécesseur et de ses proches.

08/03/2000 – LDDH: APPEL EN FAVEUR DE LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES. INQUIETUDES AU SUJET DE LA CONDAMNATION DE M. ABDOULFATAH

Nous publions partiellement un communiqué de l’ARDHD
(reçu de façon incomplète en raison de difficultés de transmission)

(…)

Il est à rappeler que le 22 juin 1999, soit un jour après la décision du juge d’instruction, une décision à caractère politico-judiciaire, M Abdoulfatah a été mis en détention provisoire et incarcéré illico-presto à la sinistre prison de Gabode.

Maître Martinet, dans sa plaidoirie, avait si justement fait remarquer que le Procureur dans son réquisitoire ainsi que les arguments qui ont été avancés par le Représentant de l’Etat n’explique nullement :

Le changement du chef d’accusation, qui consistait au préalable en un « Détournement des deniers publics » et s’était subitement transformé en « Abus de confiance ».

Qu’en tout état de cause, les faits reprochés par le Procureur et par le Représentant de l’Etat n’ont aucune base juridique pénale.

Un mois après la signature de l’Accord Cadre du 7 février 2000 à Paris, et la volonté de Paix exprimèe de part de t’autres, la LDDH lance un appel pressant pour que tous les prisonniers politiques retrouvent rapidement leur foyer, et que toutes les dispositions en faveur des négociations soient mise en application sans condition

Jean-Paul NOEL ABDI

08/03/2000 – Le service de Coopération et d’Action Culturelle nous écrit à propos de notre nouvelle brève sur les ordinateurs offerts par la France, parue dans le numéro 23.

Monsieur le Directeur,

Suite à l’article intitulé « Bruits et rumeurs. Le juge Patrick FIEVET aurait offert quinze ordinateurs, sans appel à la concurrence » publié dans votre édition du 26 février 2000, je souhaiterais vous apporter les précisions suivantes :

Le Service de coopération de l’Ambassade de France a procédé en décembre dernier à l’acquisition de treize ordinateurs avec le reliquat des crédits disponibles de la dernière convention FAC d’appui à la Justice djiboutienne.

Un appel à la concurrence a eu lieu et des factures pro forma ont été produites par quatre fournisseurs différents. Le marché a été attribué par le Service de coopération à la société la mieux disante, en termes de qualité de matériel et de maintenance, conformément aux règles en vigueur.

Les ordinateurs ont été remis au ministère de la Justice et affectés sur décision du Ministre au sein des différentes juridictions.

Les liens d’amitié entre la société attributaire et un magistrat du Parquet, à les supposer vrais, étaient ignorés et n’ont eu aucune incidence sur ce marché, qui s’est déroulé dans la plus totale transparence.

Cet article mettant gravement en cause, sur la base de « bruits et rumeurs », la réputation et l’honorabilité de M. Patrick FIEVET, conseiller technique du Ministre de la Justice, je vous serais reconnaissant de bien vouloir assurer la publication de ce droit de réponse dans votre prochaine édition.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, en l’assurance de ma considération distinguée.

O.C.

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Note de l’ARDHD ;

Nous prenons acte de la réponse des autorités françaises et des précisions qui nous sont apportées.

Nous nous réjouissons d’apprendre que les Autorités françaises consultent LA LIBERTE.

06/03/2000 – Le cas Pinochet donnerait des idées à certains députés français : bruits de couloir à l’Assemblée nationale française.

L’affaire Pinochet a laissé des traces. Il se murmurerait même dans les couloirs de l’Assemblée qu’Ismaël Omar GUELLEH pourrait connaître un jour le même sort …. On évoquerait même la possible levée de son immunité…

(A suivre)