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26/09/2013 (Brève 252) Le dossier du « Corbeau repenti » commence à mériter le détour. Trois articles de presse parus depuis 2011 où son nom est cité dans des affaires troubles avec son beau-frère.

1°) Le Point du 25/09/2013
Le Point.fr – Publié le 25/09/13 à 13h00

EXCLUSIF. Affaire des tableaux : les nouveaux mensonges de Claude Guéant

Les 500 000 euros arrivés de l’étranger sur le compte de l’ex-ministre en 2008 proviennent d’un avocat djiboutien bien connu dans le milieu des affaires.

L’ancien ministre Claude Guéant est impliqué dans plusieurs affaires sensibles. AFP

Par Mélanie Delattre et Christophe Labbé

Lors d’une perquisition menée le 27 février dernier, les enquêteurs ont découvert que Claude Guéant avait reçu 500 000 euros sur son compte, une somme expliquant qu’il ait pu payer comptant un appartement de 90 mètres carrés dans le 16e arrondissement de Paris en 2008. Depuis, l’ancien secrétaire général de l’Élysée avait toujours maintenu la même version rocambolesque : le demi-million d’euros mis au jour par la PJ serait issu du coup de foudre d’un avocat malaisien pour deux marines du peintre flamand van Eertvelt que possédait Guéant.

Le Point.fr est en mesure de révéler que l’ex-bras droit de Sarkozy a menti et que les 500 000 euros ont en réalité été payés par un avocat de Djibouti, dont le nom n’est pas inconnu dans le petit monde des grands contrats… On croiserait ainsi cet homme discret dans certaines opérations aux côtés de l’insaisissable homme d’affaires Alexandre Djouhri, un ami de Claude Guéant, très actif en Libye, notamment au cours du précédent quinquennat.

Affaires sensibles

Un coup dur pour l’ancien ministre de l’Intérieur, déjà au coeur de plusieurs affaires sensibles. Claude Guéant est actuellement visé par une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris au sujet de primes en liquide dont il a affirmé qu’il les avait perçues entre 2002 et 2004 lorsqu’il était directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy. L’ancien secrétaire général est également accroché dans le cadre de l’arbitrage contesté entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais, ce qui devrait conduire à son audition par la brigade financière dans les semaines qui viennent…

L’identité du véritable acheteur et toute l’enquête sur le mystère des tableaux flamands de Guéant à retrouver dans Le Point n° 2141, en kiosque jeudi.

2°) Charlie Hebdo du 17 mai 2013
Guéant des marchands d’armes aux marchands d’art17 May 2013

Les juges qui cherchent les traces d’un financement libyen de Sarkozy pourraient enquêter sur la vente par EADS d’avions à Kadhafi. On se souvient des SMS de Guéant exigeant qu’une commission soit versée à un intermédiaire…

Alors comme ça le super-préfet barbouzard, comme Charlie surnommait Claude Guéant en septembre 2011, se piquait aussi d’art ? Il possédait des tableaux d’un maître du xviie siècle, et nous n’en savions rien. Celui qui aimait passer ses fins de semaine chez Bachar el-Assad, Kadhafi ou Bongo, émissaire de Sarkozy ou de lui-même, on ne sait trop, se voyait aussi en marchand d’art entre deux rendez-vous avec le marchand d’armes Takieddine.

Ce dernier, après avoir offert ses services aux balladuriens de 1994 à 1995 dans les ventes de sous-marins et de frégates, avait repris du service auprès de Sarkozy. Les deux perquisitions menées fin février par des juges et des services de police différents chez Guéant, à son domicile du 15e arrondissement de Paris, et à son cabinet avenue George-V, ont permis d’ouvrir la boîte de Pandore sur les revenus surprenants de l’ancien bras droit de Sarko. Si la première perquise, menée dans l’affaire Tapie, n’a rien donné sur ce point précis, c’est la seconde, dans le cadre cette fois-ci du financement présumé de Sarkozy par la Libye, qui a permis de découvrir dans les relevés bancaires du sieur Guéant les 500 000 euros visiblement reçus d’un compte en Malaisie et des traces de paiements faits en liquide.

S’il a immédiatement évoqué des « primes » — non déclarées ! — touchées quand il était au ministère de l’Intérieur, il n’a pas moufté sur l’émetteur du virement bizarre. Évoquant dans Le Canard une somme reçue d’un « confrère avocat » qui lui aurait acheté deux peintures, Guéant n’en dit pas plus.

Pourquoi ne pas rendre publique l’identité de cet avocat amateur de marines flamandes du xviie siècle ? « Je donnerai toutes les explications au juge », dit-il à Charlie. Il faudra qu’il explique aussi pourquoi, lors de la vente de quelques dizaines d’Airbus et de missiles Milan au régime de Kadhafi, il fit pression sur la direction d’EADS pour que l’un de ses nouveaux copains bénéficie d’une juteuse commission, quelque 13 millions d’euros, via une société amie appartenant à un groupe saoudien.

Ce beau montage a été raconté par Pierre Péan dans son livre La République des mallettes, mais oublié depuis. Le héros de ce bouquin, l’intermédiaire Alexandre Djouhri, devenu soudainement l’homme à tout faire de la Sarkozie après avoir été celui de la Chiraquie, devait percevoir la somme en échange de on ne sait trop quels services. Guéant avait nié l’épisode.

Pourtant ses SMS virulents adressés aux patrons d’EADS ne sont sûrement pas passés à l’as. Peut-être qu’ils réapparaîtront si les juges le demandent… Quant à l’argent, impossible de savoir s’il a finalement été versé. « Séduit », comme il l’a confié un jour à la presse, par cet homme d’affaires insolite au croisement des réseaux en tout genre, Guéant ne jurait plus que par Djouhri. Ce dernier, curieusement, est un grand copain d’un avocat djiboutien aux confins des affaires, Mohamed Aref, qui représente à Djibouti les intérêts de la Malaisie dans certains dossiers, aux côtés d’un autre proche de Djouhri, le financier Wahib Nacer, comme la presse locale l’a évoqué à plusieurs reprises. Cet avocat lié à Kuala Lumpur serait-il par hasard l’acheteur des fameux tableaux ? « Non », assure Guéant à Charlie, sans en dire plus. S’il le dit. Aux enquêteurs de faire la lumière… Tout le monde est étonné, mais il n’y a finalement rien d’étonnant que Guéant investisse dans les Marines…

Blanchiment mode d’emploi

Guéant l’a assuré à la télé, il ne sait absolument pas comment on blanchit. Eh bien voilà comment ça se passe. Toucher du fric en liquide pour des raisons parfois peu avouables — paiements non déclarés, commissions indues, corruption, trafic de drogue, etc. — et le réinjecter dans l’économie légale, c’est un casse-tête. Récemment, un type, Mourad Benhaddou, arrêté par la BAC au cours d’un banal contrôle de routine dans le 19e arrondissement de Paris, non loin de lieux de deal, trimbalait 400 000 euros en billets dans un sac.

En perquisitionnant l’appartement qu’il venait de quitter, les flics tombent sur 700 000 euros supplémentaires — soit en tout 1,1 million ! Le juge Philibeaux l’a mis en examen. Mais loin d’être un trafiquant de drogue, il ne serait, assure son avocat, Alain Guibère, qu’une fourmi d’un « réseau de compensation » chargé sur instruction de livrer du fric n’importe où et à n’importe qui. L’argent venait-il d’un trafic de stups ou pas ? Mystère. On le sait, le fric n’a pas d’odeur.

Par : Laurent Léger

3°) Nouvel Obs du 10/11/2011

EXCLUSIF. Karachi : Ziad Takieddine balance les réseaux chiraquiens

A nouveau entendu ce mercredi par la justice, l’homme d’affaires libanais a envoyé une longue lettre au juge Van Ruymbeke. « Le Nouvel Observateur » en publie les principaux extraits.

L’homme d’affaires libanais, Ziad Takieddine, soupçonné d’avoir joué les intermédiaires dans le financement occulte de la campagne d’Edouard Balladur, en 1995, est entendu ce mercredi par le juge Van Ruymbeke.

Dans une lettre de neuf pages adressée au magistrat chargé du volet financier de l’enquête sur l’attentat de Karachi, dont nous publions, en exclusivité, les extraits les plus importants, Ziad Takieddine fait des révélations explosives. Après son arrivée à l’Elysée, Jacques Chirac avait ordonné le blocage et la destruction de deux contrats de vente d’armes à l’Arabie saoudite, contrats qu’il soupçonnait d’avoir servi à alimenter les caisses noires balladuriennes.

Or, selon le financier libanais, une seconde équipe chiraquienne aurait pris le relais de ces contrats, pour alimenter, cette fois, un réseau lié au nouveau Président. « La destruction des deux contrats Estar et Rabor, à Genève, le 10 mars 1997, qui a suivi la transaction, a dû être confirmée officiellement par la France, directement ou au travers de la Sofresa (société d’Etat chargée des ventes d’armes à l’Arabie saoudite, ndlr) ». Or, poursuit Ziad Takieddine, cette mise au pilon des deux contrats douteux a eu « pour effet d’effacer toutes traces de deux contrats légaux, pour les substituer par des paiements à d’autres destinataires, sans l’accord du contractant, l’Arabie saoudite, sur la base de contrats fictifs, voire simplement sans contrat .

Ces nouveaux destinataires ont donc été introduits illégalement dans le cadre du contrat d’origine, Sawari II. (…) Il apparaît dans votre instruction que l’Arabie saoudite a continué à payer la Sofresa comme si les contrats détruits étaient toujours en vigueur. » Le magistrat, qui a requis un supplétif auprès de sa hiérarchie pour pouvoir enquêter sur ce « système bis » dénoncé par Ziad Takieddine, devrait lui demander de préciser l’identité des destinataires de ce second réseau.

Dans sa lettre, ce dernier précise que le circuit de versement de l’argent saoudien aurait pour plaque tournante le groupe saoudien Al Bughstan. « Ce groupe, accuse Takieddine, dispose en Suisse d’une structure gérée par Wahib Nacer, connu à Genève pour sa proximité avec l’homme d’affaires français, M. Alexandre Djouhri, qui résiderait dans la même commune (Chêne Bougerie). Les deux hommes paraissent avoir un lien commun avec l’avocat Mohammed Aref (financier du site d’information backchich.fr, ndlr), qui apparaît dans votre dossier. Au sein de cette structure se trouve la société Parinvest, basée à Tortola (paradis fiscal dans les Iles Vierges britanniques, ndlr) avec une domiciliation en Suisse, dont Monsieur Wahib Nacer est le gérant de fait. (…) Les virements effectués par Sofresa à Parinvest s’élèvent à 85 MF ( 85 millions de francs). »

Toujours selon l’accusateur, pour financer ce réseau politique français, qui impliquerait Alexandre Djouhri, ami intime de Dominique de Villepin, et aujourd’hui proche de Claude Guéant, « les premiers virements ont été effectués sur les comptes de la banque Al-Ahli commercial Bank BSC Manama Bahrain, n°00001-032-001 et n° 0001-721-610-001. Les virements suivants ont été effectués sur le compte Crédit Agricole Indosuez LImited (Bahamas), n° 1000-170 (géré par Michel de Robillard). »

L’autre destinataire des fonds saoudiens qui auraient transité par la Sofresa serait la société saoudienne ISSHAM, basée à Jeddah, qui aurait reçu plus de 1,3 milliard de francs « pour des destinataires à ce jour non clairement identifiés », poursuit Takieddine, qui ajoute : « Il me semble que ces transferts n’ont fait l’objet d’aucun contrat, en tout cas approuvé par le contractant, et que les montants concernés ont été directement payés par la Sofresa : l’abus de biens sociaux n’est-il pas là et les receleurs ne sont-ils pas dans les société destinataires ? »

L’audition de l’homme d’affaires libanais qui accuse, en clair, le clan chiraquien d’avoir fait main basse sur l’argent des commissions des contrats signés sous l’ère Balladur pourrait provoquer un cataclysme au sein de la droite française qui n’en finit pas de voir se rouvrir les cicatrices de la guerre des clans qui dure depuis vint ans. Le juge Van Ruymbeke pourrait bien s’intéresser aux sources qui ont alimenté Ziad Takieddine en informations aussi précises. Quel intérêt celui que le magistrat considère comme un des hommes clés de son dossier a-t-il à « balancer » des rivaux en affaires ?

Agit-il pour un commanditaire politique, en l’occurrence l’Elysée, pour que le dossier Karachi se perde dans un labyrinthe de vraies et de fausses pistes ? Le juge Van Ruymbeke sait qu’on va lui jeter des « leurres » et que les opérations de diversion, quelques mois avant l’élection présidentielle, ne font que commencer.

Serge Raffy – Le Nouvel Observateur

26/06/04 (B253) Un lecteur canadien tient à rendre hommage à l’épouse de DAF.

Note de l’ARDHD
C’était avec beaucoup de réserve et uniquement au nom de la liberté d’expression, que nous avions publié
le message d’un lecteur qui posait des questions au sujet de l’épouse
de DAF. Nous avions précisé que nous n’adhérions absolument pas à son point de
vue.

A la suite cette
publication, plusieurs lecteurs ont tenu à adresser à l’épouse de DAF, des messages de sympathie
et de soutien. Nous en publions quelques passages. A noter que nous avons
archivé (sans publication) les messages de ceux qui ont senti leur repousser les ailes
du tribalisme et qui aurait voulu profiter de cet épisode pour assurer
une tribune à leurs thèses, que nous critiquons.
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1 – Hommage à
Anissa Barkat Soubagleh (l’épouse de DAF).

Née en 1964 à Djibouti-ville en République de Djibouti,
Anissa Barkat Soubagleh (Gadaboursi) fait ses études primaires et secondaires
à Djibouti-ville, la capitale. En 1984, son baccalauréat en
poche, elle se rend en France pour continuer ses études (Licence en
Droit). Puis elle revient au pays et decide se marier avec cette jeune homme
jeune intellectuel et intelligent (Daher Ahmed Farah).

Elle occupe plusieurs
postes dans la fonction publique à Djibouti et par la suite se classe
premiere à un concours qu’elle a passé au Ministère des
Finances djiboutiens, nombre des candidats = 17 personnes.

Quelques temps après,
son mari, DAF, entre officiellement dans la politique (en 1992) à la
faveur de la timide ouverture démocratique instaurée par la
Constitution du 4 septembre 1992. Anissa appuya/support fermement son mari.

C’est le debut des problèmes
pour le couple. Pendant 1 an et demi, Anissa Barkat Soubagleh, la femme de
DAF, a subi un harcèlement moral horrible dans son Ministère
: insultes, injures, humiliations quotidiennes, et répétées,
toujours en public.

Il n’y a pas de mots pour
expliquer tout ce qu’elle a subir. Elle avait perdu 15 kg. On appelle ca « harcélement
morale ». Ce n’est pas fini : l’incompréhensible licenciement de
cette femme mariée travaillant au Ministère des Finances, d’une
courageuse épouse et mère d’enfants, et qui se bat au quotidien
pour l’harmonie et l’épanouissement de son foyer, de sa famille, même
si son mari se bat pour la transparence des Deniers Publics :

[…] Par Note de Service
du Directeur des Recettes et des Domaines M. Ibrahim Hamadou Hassan, Madame
ANISSA BARKHAD SOUBAGLEH a été
 » pour compter du 16 juin 2001, mise à l’écart du service
en attendant de statuer sur son cas de façon définitive  »

Par Décision 2001-0777/PR/MESN du 10 octobre 2001 du Secrétaire
Général du Gouvernement M. Mohamed Hassan Abdillahi a décidé
:  » Madame ANISSA BARKAT SOUBAGLEH est révoquée pour abandon
de poste …La présente décision qui prendra effet à
compter du 5/09/1999 « 

Une Décision qui
ne se réfère à aucune des Décisions prévues
par le Statut des Fonctionnaires, à aucun visa des textes qui réglementent
le Corps de l’Administration Générale de la République
de Djibouti […]

DAF et Anissa avec les
enfants quittent Djibouti pour se réfugier en Belgique.
La famille d’ANISSA BARKAT, vivait au Quartier 7 de Djibouti-ville. Son père
qui avait démenagé à Borama (Somaliland) vit maintenant
à Bruxelles (Belgique).

Anissa Barkat Soubagleh
est mère de quatre enfants et vit maintenant à Bruxelles avec
son mari .
Ottawa rend HOMMAGE à cette femme courageuse, simple, sérieuse,
honnête et sincère.

Ottawa
Ontario
Canada

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2 – Réactions
à propos d’un lecteur tribaliste

Permettez-moi de réagir face à ce lecteur dont vous avez publié
les ecrits d’un autre âge. Comment a-t-il même pu imaginer de
comparer l’épouse de DAF à la Kakyoo ?

Kabyoo est une dictatrice
! Tire-t-elle une fierté personnelle dans le fait d’appartenir à
sa tribu Issack ?

Répondant à
l’auteur, je peux l’assurer que les Gadabourcis n’ont pas besoin du soutien
de l’épouse du Président du MRDD. Ils sont avant tout des citoyens
à part entière comme tous les Djiboutiens et ils aspirent à
la liberté, à la justice équivalente pour tous et au
droit équitable de s’exprimer.

Les Gadabourcis ont leur histoire, mais ils sont républicains, comme
tous les Djiboutiens.

Simplement les réfugiés
Gadabourcis au Canada sont favorables à la candidature d’Omar Osman
Rabeh, figure de notre indépendance, à la Présidence
de la Rpublique et ils le font en toute démocratie, simplement pour
répondre à ce lecteur qui tente une campagne anticipée
en faveur d’Ismaël Guedi.

24/06/04 (B252) LDDH : Point sur l’arrestation du frère de DAF : Houssein Ahmed Farah.

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1 – Lettre à l’ARDHD

Cher Schaal,

A quelques jours de notre
fête, de la fête de notre Indépendance, à quelques
jours du jour de notre accession à notre souveraineté nationale
;

Permettez-moi, Cher Schaal, de vous témoigner tous nos remerciements
pour votre combat aux côtés du peuple de la République
de Djibouti.

C’est avec un peu de retard
que cette note parue 10 jours avant le 27 juin vous est transmise.

Je suis persuadé
que ce retard me sera pardonné, mais votre Appel, et votre soutien
réconfortant, dénonçant constamment la situation inadmissible
et intolérable qui persiste encore en République de Djibouti,
votre Appel et votre Soutien mettront un jour ou l’autre fin à l’impunité.

_________________________________2
Communiqué


Le Président

NOTE D’INFORMATION
DU 17 JUIN 2004

" Tant qu’il
y aura la politique de l’impunité " en République
de Djibouti, alors l’Indépendance totale de la Justice djiboutienne
restera toujours et encore hypothéquée au profit du gangstérisme
d’un Groupe de l’Etat.

 

Mais aujourd’hui le 17
juin 2004 suite à une Décision Judiciaire une lueur d’espoir
vient de paraître, une lueur de grand espoir émanant de la Présidente
de la Cour de Première Instance du Tribunal.

Cette Décision
de la Juge est plus que réconfortante, surtout en cette période
où le désespoir social est à son comble.

Il faut donc que cet espoir
puisse encourager tous nos Magistrats du Siège à uniquement
" juger en leur âme et conscience ". Que Dieu Tout-Puissant
les épaule !


I) Les faits.

Mardi 8 juin 2004, M.
HOUSSEIN AHMED FARAH est arrêté et mis en garde à vue
;

Samedi 12 juin 2004, il
est traduit devant le Parquet du Tribunal de Djibouti, et un mandat de dépôt
a été émis à son encontre pour les motifs suivants
: " mise en danger du cortège de la première Dame ",
suite paraît-il d’un refus de priorité ;

Cette mise en Détention
est sur le plan juridique légalement non motivée, et logiquement
elle doit et ne peut-être considérée que comme purement
Arbitraire, car à notre connaissance M. Houssein n’était pas
du tout menacé et qu’il n’allait pas du tout se sauver de Djibouti
pour une infraction routière

Le 17 juin 2004 la Présidente
de la Cour de Première Instance a déclaré dans son Jugement
que M. Houssein est déclaré non coupable, et décide sa
relaxe.

II ) Les Souhaits

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains ( LDDH ) se félicite de ce Jugement de la Juge de
Tribunal de Première Instance ;

La LDDH lance un Appel
pressant à la Communauté Nationale et Internationale d’œuvrer
et de faire pression sur le Chef de l’Etat pour que la Justice Djiboutienne
soit totalement indépendante en République de Djibouti ;

La LDDH lance un Appel
pressant à tous les Défenseurs des Droits de l’Homme et en particulier
la FIDH, Amnistie Internationale, l’UIDH, et Reporter Sans Frontière
de prendre tous leurs dispositions en vue d’envoyer des Commissions d’Enquêtes
et d’Informations sur les différents blocages en République
de Djibouti de différentes Juridictions, notamment le Conseil du Contentieux
Administratif et La Chambre des Comptes.

Sans Justice totalement
Indépendante l’explosion sociale est inéluctable avec tous ses
risques d’une nouvelle guerre civile.

M.
NOEL ABDI Jean-Paul


24/06/04 (B252) Radio trottoir : les associations et les lecteurs s’expriment. A consommer avec un maximum de précaution et de réserves !

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Note de l’ARDHD
Nous avons reçu plusieurs contributions de lecteurs et d’organisation
que nous publions au titre de la liberté d’expression. Bien entendu,
cela ne signifie aucunement que nous partageons les idées qui sont
publiées. Et nous rappelons qu’aucune de ces affrimations n’est confirmée
officiellement à l’heure actuelle
______________________________________________

1 – Communiqué
de l’ODO (Opposition Djiboutienne à Ottawa)

Abdillahi Magareh, un
informateur traditionnel de Guelleh, affirmerait que DAF et Mohamed Kadamy
aurait signé à Paris, un pacte de réconciliation avec
le dictateur IOG.

Selon cette rumeur non
vérifiée et aux termes de ce pacte, ils se seraient engagés
à participer à un gouvernement de coalition et à ne pas
être personnellement candidat lors de l’election presidentielle de 2005.

Nous les partisans de
MRD avec l’ensemble de l’opposition djiboutienne exilée à Ottawa,
nous serons tres vigilants vis à vis de ceux qui véhiculeraient
cette information non confirmée qui aurait pu avoir été
fabriqué par les espions du dictateur.

Nous demandons simplement
à DAF et à Mohamed Kadamy de nous préciser si ces informations
sont vraies ou si elles résultent d’une campagne d’intoxication imaginée
et développée par la Communication de la dictature..

Que la lutte continue……

____________________________________________________________

2 – Je suis un farouche
oppossant au régime d’ IOG, à son favoritisme tribal (le mamassanisme)
et aux activités liberticides de son épouse.

Et je pose simplement
une question. Imaginons que DAF puisse devenir le prochain Président
? Nous devons savoir aussi quel pourrait être le comportement de son
épouse. Sans imaginer qu’elle puisse avoir ne serait-ce que le centième
de la curauté de Kadra Haid à l’encontre des autres ethnies,
nous aimerions être rassurés sur son possible comportement à
ce moment là.

Certaines rumeurs circulent
à son sujet qui pourraient laisser supposer un certain favoritisme
ethnique. Comme ce ne sont que des rumeurs, il ne m’appartient pas de les
relater, mais simplement de demander des éclaircissement sur son caractère
et ses ambitions. Certains disent aussi que les Gadaboursis se frottent les
mains, car avec le soutien de la femme de DAF (élu!), ils imaginent
qu’ils pourraient percevoir les bénéfices de leur soutien.

J’admire l’action de DAF
et je soutiens son combat contre la dictature des mamassanes etd’ IOG (le
falasha), mais je n’envisage pas de voter pour lui.

Je privilégierai
si le choix m’est donné Ismaël Guedi Hared, parce que c’est un
notable d’origine Issa doublé d’un intellectuel patriote (vive l’UAD).
(…)

Che Guevara

__________________________________
Note de l’ARDHD
Nous laissons à ces lecteur l’entière responsabilité
de ses propos en particulier lorsqu’ils ont un sens triballiste ou désobligeant
à l’encontre de l’épouse de DAF (qui n’a pas choisi pour le
moment et à notre connaissance, d’avoir une vie publique). Nous ne
les partageons pas.

01/06/04 (B252) Commniqué d’un lecteur sous l’intitulé "Les Djiboutiens d’Ottawa"

La majorité des
Djiboutiens qui vivent au Canada sont à Ottawa. Parmi eux, on dénombre
de nombreux intellectuels appartenant aux differentes ethnies qui composent
la République (Afar, Gadaboursi, Issac, Darod, Issa, Arabe, …). Plus
de 85 % d’entre eux ont un point commun : ils détestent le régime
actuel et ils s’opposent à IOG qui Préside la République
de Djibouti.

Tous, nous savons que
Gouled et Ismael Omar Guelleh favorisent (et ont favorisé) leur propre
tribu (Celles des Mamassane) et qu’en échange, ils ont reçu
un soutien total et sans faille de ce clan (Qui pourrait dire, sans rire,
que Djibouti est un état mamassane ?). Ca c’est le présent,
car nous espérons tous que ce sera très rapidement du passé.

Cette stratégie
s’appuyant sur le tribalisme absolu, pratiquement élevé au niveau
de religion d’Etat, fut une très mauvaise stratégie et elle
se retourne contre eux aujourd’hui.

Je m’adresse d’abord à
celles et à ceux (en majorité d’origine FOURLABA) qui représentent
les intérêts de DAF et de son parti à Ottawa.

Ne commettez surtout pas
la même erreur que l’équipe d’IOG et ne soyez jamais les protecteurs
d’un seul clan au nom d’un tribalisme d’un autre âge. De toutes les
façons, nous sommes tous des intellectuels Djiboutiens non-fourlaba
d’Ottawa. Nous apprenons que DAF aurait confirmé par téléphone
et par email qu’il représentait les interêts de tous les Djiboutiens
qu’ils résident au pays ou qu’ils soient émigrés à
l’étranger.

Maintenant à ceux
qui se nomment "Opposition Djiboutiens à Ottawa", j’adresse
un signal. Si vous etes sérieux dans votre démarche, les intellectuels
djiboutiens sont prêt à organiser, avec vous, un grands meeting,
un rassemblement ou toute autre forme pour débattre des enjeux, de
la démocratie, des élections de 2005 et de la façon de
mettre un terme défintif au régime dictatorial.

Cela pourrait aussi être
l’occasion de faire connaitre à la communauté djiboutienne d’Ottawa,
DAF (Daher Ahmed Farah), ce jeune/intellectuel, courageux, le seul djiboutien
(pour l’instant) qui peut battre IOG et le faire déloger.

Car, c’est confirmé,
DAF va venir à Ottawa au mois d’août (c’est dans un 1 mois et
demi). Si à Ottawa, nous arrivons à nous réunir, on pourrait
apporter notre soutien à DAF pour qu’il ramène la Justice à
Djibouti.

Vive La République
de Djibouti
Vive Président Daher Ahmed Farah (DAF)
Bonne fête de 27 juin 2004.

Un
Djiboutien d’Ottawa

21/06/04 (B252) Alhoumekani et Iftin témoigneront-ils bientôt devant la justice française ?

D’après des sources
bien informées, Alhoumekain et Iftin devraient se présenter
très prochainement devant la Justice française pour témoigner.
Certains, mais sans que cela soit vérifié, évoque le
23 juin.

Nous allons essayer d’en
savoir plus et d’obtenir des précisions, à la fois sur la date
exacte, mais aussi sur l’affaire.

Est-ce dans le cadre de
la plainte qu’ils ont déposé pour Tentative de subornation de
témoins, à l’encontre de plusieurs personnalités djiboutiennes,
dont (toujours présent celui-là) le fameux Grandes Oreilles
…. ?

Est-ce plus directement
dans le cadre de l’instruction sur le meurtre du Juge Borrel ?

A suivre en tout cas,
car nous savions qu’il y a un mois environ, les deux hommes avaient refusé
de se rendre à une convocation de la Justice française, pour
témoigner.

Ce changement d’attitude
pourrait-il avoir une signification ? Il est bien difficile de le savoir,
mais certains pourraient ne pas hésiter à dire que les relations
(pour autant qu’il ait pu y en avoir ) entre le pouvoir et ses anciens militaires,
ne sont plus au beau fixe. Est-ce le signe de la rupture de négociation.
N’allons pas plus loin, car rien ne permet d’affirmer quoi que ce soit dans
ce domaine.

21/06/04 (B252) CANAL + / C’est confirmé : tous devant vos télés ce soir pour l’émission « Droit de suite ».

CANAL +

L’émission
« Droit de Suite », du lundi 21 juin 2004, abordera de nouveau
l’affaire Borrel.

Par des indiscrétions,
nous savons que les Journalistes de Canal + (et spécialement
Bernard Nicolas) vont diffuser des informations nouvelles (et déterminantes
?) sur cette curieuse affaire qui pourrait mettre en cause des personnalités
très proches de Guelleh, si ce n’est Guelleh lui-même.

Il pourrait s’agir
de documents détenus par un autre Ministère français
que celui de la Défense. On peut imaginer, sans que cela ne soit
une certitude, qu’il puisse s’agir du Ministère de la Coopération.
Mais Chut ! Attendons ce soir l’émission

.

Annonce sur le site
de Canal + :

Droit de suite, le
21 juin à 22H35, par l’équipe de 90 Minutes. L’affaire Johnny
Hallyday, l’enquête sur le mouvement Tabligh en France (un reporter
a été agressé pendant le tournage), la suite de l’affaire
de l’assassinat du juge Borrel à Djibouti et un retour sur « les
antidépresseurs pour enfants » ou encore sur « Fast food, une
fabrique à obèses.

Reste une inconnue : Guelleh
va-t-il faire couper le robinet à Djibouti et s’opposer à la
diffusion de l’émission sur le territoire ? Si Oui, son geste pourra-t-il
être considéré comme une sorte d’aveu ?

21/06/04 (B252) Communiqué de l’O.D.O. / Opposition Djiboutienne à Ottawa.

COMMUNIQUE

L’Opposition Djiboutienne
d’Ottawa lance un appel à tous les partis djiboutiens d’opposition
pour organiser une manifestation unitaire et pacifique dans le but de dénoncer
les dérives actuelles du régime dictatorial et mafieux d’IOG
et d’y mettre un terme.

Ces derniers temps, nous avons constaté qu’hormis la tourneé
d’information de DAF en Europe, il n’y avait aucune information concernant
les mouvements d’opposition djiboutiens et leurs activités.

Mais où sont donc
passés les opposants ?

Nous lançons aussi
une alerte à nos compatriotes afin qu’ils soient très vigilants
et qu’ils se méfient du chef des informateurs, un certain Abdillahi
Magareh qui est l’ami personnel d’IOG et qui vient d’arriver au Canada. C’est
l’un des principaux soutiens de la dictature.