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26/09/2013 (Brève 254) Confirmation, c’est bien une intervention du Corbeau repenti et de Grandes oreilles qui a bloqué la libération d’Alhoumékani qui était programmée pour mardi dernier

Nous savons maintenant qu’Aref, l’avocat félon, Djama Souleiman, le procureur abusif et probablement Maki qui résident à l’hôtel Saba de Sanaa, en tant, dit-on que délégation somalienne (Allez savoir pourquoi ?), accourus en début de semaine à Sanaa, ont rendu visite au Ministre de l’Intérieur et au Procureur yéménites pour les convaincre de ne pas exécuter l’ordre de libération conditionnelle de Mohamed Alhoumékani, ordre qui porte pourtant la signature du Président yéménite …

Et ils ont obtenu gain de cause, puisque la libération a bien était ajournée. Combien ont-ils payé ? Cela restera certainement un secret d’Etat bien gardé. Mais avec très peu de chance de nous tromper, on peut probablement affirmer qu’ils ne sont pas venus les mains vides. Et l’on découvre dans l’affaire Guéant, qu’Aref est devenu un expert dans le versement de très grosses sommes en liquide … Pour quelles raison aurait-il dérogé à ses compétences troubles ?

En tout cas, leur implication et leur complicité dans une tentative d’enlèvement d’un citoyen blego-yéménite ne fait plus de doute pour personne. C’est du pénal ! Plus spécialement pour Aref, cela sera à ajouter à la longue liste de ses turpitudes, depuis l’histoire de la Farine au tribunal de Djibouti en 1999.

Sera-t-il bientôt convoqué par la justice française ? Après tout, il a un passeport français et la justice française serait légitime à lui demander de se présenter et s’il refuse d’obéir, de l’envoyer quérir par tout moyen, y compris la force publique.

08/07/04 (B254) Et si Guelleh s’inspirait des règles et des pratiques canadiennes, ne serait-ce qu’en matière de transparence financière et comptable, pour remettre de l’ordre. (Lecteur)

Au Canada.
Normallement dans une démocracie et dans un pays qui est pour la transparence
et la clarté, le gouvernement en place essayer le plus que possible
à améliorer la situation économique en mettant sur pied
des lois tres strictes accompagnées par des personnes compétents
et sérieux. Voyant l’exemple du canada :

Thomas Allen, c.r.,
président du Conseil de surveillance de la normalisation comptable
(CSNC), annonce la nomination de Sheila Fraser, FCA, vérificatrice
générale du Canada (vérificatrice indépendante),
à titre de présidente du Conseil sur la comptabilité
dans le secteur public (CCSP) pour l’exercice ouvert le 1er avril 2004.
La vérificatrice générale du Canada est au service du
Parlement, qui contribue au bien-être des Canadiens et dont la qualité
et l’importance des travaux sont reconnues dans tous les milieux.

Pour être efficace
et crédible, il est primordial que le Bureau du vérificateur
général soit objectif. À cette fin, le Parlement a pris
plusieurs mesures pour s’assurer que le vérificateur général
demeure indépendant du gouvernement.

À titre de haut
fonctionnaire du Parlement, le vérificateur général est
nommé pour une période de dix ans. Il présente ses rapports
directement à la Chambre des communes, par l’entremise du président
de la Chambre.

Le vérificateur
général est libre de recruter son personnel et d’établir
les conditions d’emploi de celui-ci et il a le droit de demander au gouvernement
toute information dont il a besoin pour s’acquitter de sa tâche.

A Djibouti.
Le poste du responsible de la Chambre des Cours de Comptes et de Discipline
Budgétaire est un poste de famille pour n’est pas dire "poste"
politique.

Ismael Omar Guelleh a
nommé M. Mohamed Mahamoud Hassan (cousin maternel de Guelleh), (qualifié
d’incompétent par certains observateurs) proposé par de proches
de Guelleh.

Alors, comment voulez-vous
que M. Mohamed Mahamoud fasse le contrôle de la gestion des deniers
publics et de la bonne gouvernance. Par exemple, la France vient de doubler
sa contribution pour Djibouti (30 million d’euro) mais en même temps
le chomage augmente, la santé va mal, la corruption est chose courante,
des fonctionnaires (amis de Guelleh) détournent de sommes collosale,
bref ca va tres tres mal le "deniers publics"

– Ottawa voit dans la
nomination de M. Mohamed Mahamoud Hassan, un conflit d’interêt, flagrant
et évident.
– Ottawa demande la démission immédiate de ce monsieur.

Monsieur, le Président
vous pouvez le faire, car c’est dans l’interêt général
de tous les djiboutiens.

Un
djiboutien d’ottawa.

08/07/04 (B254) Et si Moussa Ali Meiguague n’était pas aussi respectable qu’on a bien voulu l’écrire (Djiboutiens réfugiés de Bruxelles)

Nous sommes quelque peu
interloqués par les propos que vous tenez à l’adresse de votre
« cousin » moussa Ali Meiguague.

Le fait que vous vous
soyez offusques pour la seule et unique raison qu’il est né Gadaboursi
nous laissent pantois.

Si demain un Issa se trouvait
dans une situation identique, n’incomberait-il qu’aux Issas de réagir
? et si c’est un Arabe ? Un Afar ? Ou un Issak etc. Se prévaloir de
ce genre d’arguments pour prendre le parti d’une personne et cela à
l’aune exclusif de sa tribu, indépendamment des faits et des ses agissements,
constitue à faire exactement ce que le régime escompte : exacerber
les haines et les jalousies intertribales !!!

Pour tout vous dire, une
autre version de l’affaire circule : moussa Ali Meiguague aurait effectivement
été enfermé dans l’Ambassade et Aicha H. serait revenue,
en compagnie de son mari, pour lui ouvrir la porte. Mais, une fois sorti de
l’Ambassade moussa Ali Meiguague aurait agressé verbalement Aicha H.
devant le mari qui se serait immédiatement interposé. Summum
de la « respectabilité », il aurait crache sur A.H, ce
qui aurait déclenché le combat de boxe improvisé en pleine
rue avec comme invité surprise, le « 3ème homme »
qui tenait compagnie à MAM et qui aurait gratifié les passants
de ces talents personnels de boxeur.

A certaines de vos questions
nous nous permettrons d’en rajouter quelques-unes :

– Comment MAM, le Premier
conseiller zélé, spécialisé en désinformation
et en délation de réfugiés, dont le rôle était
de semer la zizanie dans la communauté djiboutienne en Belgique et
en Hollande, se retrouve-t-il promu au rang de « diplomate respectable
» à la virginité immaculée ?

– Si votre soutien se
porte sur la personne de MAM parce qu’il est né Gadabourci, pourquoi
Aicha H. ne bénéficie-t-elle pas du même élan de
solidarité ?

Ne l’est-elle qu’à
moitié ? ou est ce parce que son mari est Issa ?

– Qui est donc ce mystérieux
DBNI (Diplomate boxeur non identifié) qui tenait compagnie à
notre Premier conseiller à 19h ?

Ceci étant et au
delà de l’anecdote salace, nous trouvons déplorable que de jeunes
djiboutiens fassent le jeu du régime en s’engouffrant tout de go dans
les manoeuvres orchestrées par le pouvoir et cherchent à habiller
un conseiller trop zélé du manteau de la respectabilité
qui n’est pas vraiment taillé à sa mesure.

Notre but ultime est de
changer de régime, sachons ne pas nous détourner de cet objectif
et comme beaucoup, nous laisser emporter par des réactions irréfléchies
et au final dommageables pour tous. Et en tout état de cause si Moussa
Ali Meiguague se décidait à quitter le navire, nous nous ferons
le plaisir d’instruire son dossier auprès de l’office des réfugiés
avec comme bande sonore chantante, le grésillement de sa voix sur les
ondes de « somaliweyn » répétant inlassablement
: c’est des faux réfugiés, c’est des faux réfugiés,
c’est des faux réfugies.

Signés
: des Djiboutiens de Belgique ayant contribué à enrichir
l’album photo du diplomate, photographe à ses heures perdues !!

08/07/04 (B254) La France caresse Guelleh dans le sens du poil et propose d’officialiser le sponsoring de la dictature en échange d’une sécurisation de sa présence (Selon une dépêche AFP)

Le ministre français
de la Défense, Michèle Alliot-Marie et les autorités
djiboutiennes ont entériné jeudi la convention qui régit
la présence française à Djibouti, a-t-on appris auprès
du ministre.

"La présence
française est ancienne et solide. Elle a été confortée
par la convention que nous avons passée l’année dernière
et je crois qu’elle est aussi souhaitée par les Djiboutiens",
a déclaré Mme Alliot-Marie à la presse à l’issue
de rencontres avec le Premier ministre Dileita Mohamed Dileita, puis le ministre
de la Défense Ougouré Kiflé Ahmed.

La France et Djibouti
ont signé en août 2003 une convention fixant à 30 millions
d’euros le prix du loyer pour l’utilisation des infrastructures militaires
dont dispose la France sur place. Cette contribution remplace l’ensemble des
taxes imposées jusque là aux Forces Françaises à
Djibouti (FFDJ). Selon les autorités militaires françaises,
les sommes injectées par la présence française à
Djibouti varient entre 150 et 170 millions d’euros par an.

Outre la convention, la
France verse notamment dix millions d’euros pour un hôpital militaire
et la consommation de ses unités sur place avoisine 40 millions d’euros.
Djibouti est pour la France sa première base en Afrique, avec 2.850
hommes. Elle constitue également l’axe central de la présence
française dans le Golfe, l’Océan indien et la Corne de l’Afrique.
Mme Alliot-Marie doit rencontrer vendredi le président djiboutien Ismaïl
Omar Guelleh.

Extrait AFP

08/07/04 (B254) L’affaire Moussa Ali Meiguague aurait été tranchée en faveur de S.E. Moussa Chehem, qui aurait réussi à le faire muter ! (Lecteur)

L’affaire Moussa Ali
Meiguague, Premier Conseiller de l’Ambassade à Bruxelles serait déjà
réglée par la dictature.

Cette affaire a defrayé
la chronique durant toute la semaine qui vient de s’achever.

Des sources très
fiables, viennent de nous apprendre que le diplomate va être rappelé
à Djibouti et qu’il sera muté.

Le locataire du 204 avenue
Roosvelt à Bruxelles, le metteur en scène de cette sinistre
comédie, Moussa Chehem, vient de terminer, avec brio, son court métrage
de la semaine en obtenant le départ du Premier Conseiller de la Chancellerie.
Il doit être fier de lui en ce moment …

Ce que nous craignons
désormais c’est que la contestable femme de ménage et son mari
(soupçonné par certains de déliquances) puissent régner
en maître dans cette maison.

La question que nous devrions
nous poser est de savoir comment Ali Moussa, la victime, réagira-t-il
à cette décision, qui est généralement considérée
comme une sanction dans l’Administration ?

Adulte et
vacciné, c’est à lui et à lui seul, de decider de son
sort et de la suite qu’il compte donner.

Un
proche de la victime.

08/07/04 (B254) Une association s’est constituée pour soutenir la recherche de la vérité dans les affaires d’assassinat de coopérants et pour tenter de démontrer les implications et les complicités. Ses informations sont disponibles sur son site.

Ce communiqué
est aussi disponible à l’adresse : http://assassinatsdecooperants.ouvaton.org/rubrique.php3?id_rubrique=20.

COMMUNIQUE
DE PRESSE

De 1993 à 1994,
en Guinée Equatoriale, au rythme d’un tous les six mois, quatre coopérants
français MM. Mationni, Sotier, Branger et Desgranges ont été
sauvagement assassinés…

En 1995, le juge Bernard
Borrel est assassiné à Djibouti….

En 1997, Madame Elizabeth
Borrel, la veuve du magistrat Bernard Borrel crée une association (1)
pour venir en aide aux familles qui ont perdu un proche, assassiné
à l’étranger.

Avec l’aide de journalistes
courageux (2), secondés par leurs rédactions pugnaces, des membres
de la société civile (3), et certaines associations (4), les
familles ont réussi non sans mal après avoir saisi la justice,
à entreprendre des recherches pour comprendre les dessous de tous ces
assassinats, et ce afin que les assassins et les commanditaires soient poursuivis
et que justice soit enfin rendue aux disparus et à leurs proches….

En 2004, un site internet
dédié à ces coopérants assassinés voit
le jour…

Le site www.assassinatsdecooperants.info
a été créé par la fille du seul coopérant
français rescapé de la série de meurtres qui s’est produite
en Guinée Equatoriale.

L’objectif de ce site
est triple :
– Rendre hommage à tous les coopérants assassinés
et perpétuer leur mémoire ;

– Retracer toute l’histoire qui entoure ces assassinats, et la rendre compréhensible
au plus grand nombre ;

– Démontrer tous les liens qui existent entre les cinq assassinats
de coopérants français cités plus haut et ceux des personnalités
politiques suivantes : le Premier Ministre suédois Olof Palme, le diplomate
norvégien Ole Dørum, la représentante de l’ANC à
Paris, Madame Dulcie September, le président des Comores Ahmed Abdellah
et pour finir l’un des plus grands opposants du président Omar Bongo,
l’ancien leader du PGP : M. Joseph Rendjambe.

Toutes ces démonstrations
se font avec pour arrière plan :
– des affaires d’Etat : Mistral, Elf, le trafic d’armes vers l’Angola
(Angolagate), Matra, le génocide du Rwanda, etc… ;

– l’affaire Patrice Alègre
et l’affaire des disparues de l’Yonne ;

– l’intervention de différents
acteurs « françafricains » tels les présidents Omar
Bongo et Abdoulaye Wade, le ministre Cheick Tidiane Sy (5), MM. Charles Pasqua,
Jean-Yves Ollivier, Michel Roussin, Bob Denard, Richard Rouget, Dominique
Malacrino, Jean-Paul Guerrier, Jean-Christophe Mitterrand, Mamadi et Mori
Diané (6), etc.…

– le concours de magistrats
: Mme Marie-Paule Morrachinni, MM. Roger Le Loire, Jean-Paul Valat, Jean-Louis
Voirain, Marc Bourragué, Jean Wolf, Yves Colleu et Jean-Pierre Dintilhac
;

– les autopsies de médecins-légistes
tel le Professeur Dominique Leconte…

Merci et à bientôt.

Mariama
Keïta,
Paris
le 5 juillet 2004.

(1) :
Aasviefa, 4, rue Victor-Déqué, 31500 Toulouse. Tél. :
05 61 33 73 16.

(2) : Melles Anne Crignon, Sylvie Véran, Elsa Vigoureux, (Le Nouvel
Observateur), Mme A. Bouilhet (Le Figaro), Mme Elizabeth Le Blay, MM. Jean
Chatain (L’Humanité), B. Cadet (Liberté Hebdo), Mehdi Ba, Denis
Robert, Nicolas Bernard et Michel Despratx (Capa), Pascal Jalabert (la Dépêche
du Midi).

(3) : Les amis de Madame Dulcie September, Me De Félice, Me Irène
Terrel, Me Antoine Comte.

(4) : Survie, Le Syndicat de la Magistrature, l’Union Syndicale des Magistrats,
l’Association Professionnelle des Magistrats.

(5) : Dans le cadre du procès qu’il intente à M. Almamy Mamadou
Wane, à propos de son dernier ouvrage « Le Sénégal
entre deux naufrages ? Le Joola et l’alternance », l’Harmattan 2004.

(6) : Lire l’ouvrage d’Emmanuel Dungia « Mobutu et l’argent du Zaïre »,
l’Harmattan 1993….

A
partir du 17/07/2004, un mémorandum détaillant la complicité
des frères Diané, dans certains assassinats, sera mis en ligne
sur le site www.assassinatsdecooperants.info.

08/07/04 (B254) Une position managériale à Djibouti Telecom peut être inversement proportionnel à l’expérience et aux aptitudes personnelles. La promotion de l’inexpérience fait rage.

Tous les clients de Djibouti
Telecom ne connaissait qu’un seul responsable commercial, Mr. Ahmed Maowlid,
qui est en poste depuis plus de 30 années.

Et pourtant … dernièrement, les clients viennent d’apprendre, avec
surprise, qu’il existait, bel et bien, un directeur commercial ! Un certain
Gouled Boulhan, qui figure sur l’organigramme et qui pourrait-être un
neveu de l’ancien Président Hassan Gouled.

A peu prés invisible et probablement incompétent (en tout cas
la question se pose …), il se cacherait le plus souvent dans son bureau.
Est-il même incable de répondre à une question sur la
situation d’un client ? Probablement pas, car il va vite transférer
la demande sur Ahmed Maowlid, qui est le Directeur commercial de fait de Djibouti
Telecom.

Au moment où l’on évoque une nouvelle Convention collective
pour Djibouti Telecom, il serait peut-être raisonnable que la nouvelle
équipe dirigeante mette de l’ordre et qu’elle réalise une situation
injuste qui ne perdure que depuis trop lontemps. Ahmed Maowlid assume pleinement
les responsabilités de Directeur Commercial de DjibTel : il devrait
aussi en avoir le titre et les avantages.

Ahmed Maowlid a-t-il vraiment besoin des conseils d’un jeune étudiant
non expérimenté qui a été nommé Directeur,
avant même d’avoir achevé sa période d’essai. Promotion
fulgurante mais fort curieuse. Comment a-t-on pu le juger apte à diriger
en si peu de temps ? L’appartenance familiale domine souvent les évaluations
individuelles ….

Tous les clients de Djibouti Telecom attendent que justice soit rendue et
qu’il y ait enfin la publication d’un organigramme où chacun soit positionné
en fonction des responsabilités qu’il a véritablement la capacité
d’assumer.

Nous avons que l’injuste règne dans toute l’Administration djiboutienne
: est-ce une raison pour se taire.

07/07/04 (B254) Attention à ne pas se tromper d’adversaire et à ne pas tomber dans les pièges tendus par Ismaël Omar Guelleh. Alerte à tous les opposants. (ARDHD)

Les élections approchent.
IOG est minoritaire dans le pays. Sa côte de popularité avoisine
les plus bas niveaux jamais enregistrés. Il faut dire qu’il y a des
raisons.

Qui peut saluer le travail
de destruction nationale ? Seuls ceux qui en profitent et qui ont besoin que
le système perdure …! Il n’y en a pas tant que cela.

Donc Guelleh sait qu’il
perdra son fauteuil si les élections ne sont pas truquées au
maximum.

Alors que fait-il ? Il
applique la vieille recette qui a bien marché jusqu’à maintenant.
A savoir la montée du tribalisme et l’exaspération des ethnies,
qu’il va chercher à dresser les unes contre les autres. C’est bête,
c’est éculé, mais il semble que cela fonctionne toujours.

Nous recevons de plus
en plus fréquemment des contributions qui ont une connotation tribale.
Cela nous inquiète vivement et nous lançons une alerte à
tous les Djiboutiens de l’opposition.

Ne tombez surtout pas
dans le piège tendu par Guelleh. L’affaire de l’Ambassade de Bruxelles
pourrait servir d’exemple. Est-ce l’une des actions concoctées par
les supporters du régime pour attiser la haine tribale ? C’est bien
possible, d’autant plus qu’elle suscite effectivement un réveil des
orgueils tribaux et une envie d’en découdre.

Justifiées ou non
justifiées, ces prises de position sont extrêmement dangereuses,
car elles font oublier l’adversaire de tous, à savoir Guelleh. Guelleh
est fragilisé aujourd’hui : les actions des opposants au Canada et
en Belgique minent son régime et son image de marque. Il se décrédibilise
sur la scène internationale et il finira par perdre ses soutiens, d’autant
plus que des affaires pénales devraient commencer à sortir dans
les prochains mois.

Ne cédez pas à
la tentation tribale. Quelques soient les provocations, il faut savoir qu’elles
sont organisées par le pouvoir pour essayer de survivre. Il faut que
les Djiboutiens s’unissent autour d’un objectif commun. Obtenir le départ
de Guelleh et de sa bande mafieuse. Ensuite, il sera temps de faire état
de ses différences, mais pas avant.

Pour y parvenir, il faut
désigner un candidat susceptible de mobiliser l’ensemble des opposants
à Guelleh. Le choix sera difficile, surtout s’il doit être fait
sur fond de haine tribale. Dans un premier temps, l’idéal serait une
personnalité incontestable (si possible, non politique), sans casseroles
et capable de rassembler tous les Djiboutiens autour d’un espoir et d’un programme
de court terme : celui d’une période de transition pour remettre le
pays, l’économie, les institutions et la justice en marche. Rétablir
l’État de Droit et l’Ordre économique.

Ensuite cette personnalité
devrait avoir la sagesse de prendre du recul, pour laisser les politiques
exprimer leurs différences, leurs programmes, dans la sérénité.
Les électeurs ayant retrouvé le droit de choisir celui qui correspond
le mieux à leurs attentes, dans des élections libres.

Un rêve ! Peut-être
! Mais le tribalisme et la montée de la haine inter ethnique que nous
constatons produirait un effet garanti : le renforcement de Guelleh par la division de l’opposition. Alors il faut éviter
à tout prix l’agacement des tribus et se concentrer sur l’objectif
prioritaire : le départ de Guelleh.