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25/07/04 (B257) Moussa Ali, l’un des protagonistes du dernier match de Boxe, organisé devant l’Ambassade de Djibouti à Bruxelles est-il un enfant de choeur (Un lecteur attentif)

Question que je
me pose :

Qui sont donc les hagiographes
improvisés de l’ambassade de Djibouti à Bruxelles ?

On peut légitimement
se poser la question à la vue du dernier article publié sur
votre site. Les propos de certains  » lecteurs » regorgent de détails
en tout genre, du nombre de conseillers, en passant par le nombre de chauffeurs,
de secrétaires ou encore de précisions « grivoises »
sur les parcours des uns et des autres.

Qui sont donc ces  »
lecteurs  » au manichéisme surfait qui nous abreuvent de détails
croustillants (un peu trop croquant à mon goût) ?

Une (mal) honnêteté
et un sens tout particulier de l’ (des) honneur semble (télé)
guider les polissonneries de ces derniers.

A ce tableau hollywoodien,
il est nécessaire de rajouter quelques bémols : mme Tayibo Elmi,
si je ne m’abuse, a été poursuivie et écrouée
à Djibouti pour des malversations dont elle s’était rendue coupable
à l’ambassade de Djibouti à Paris en compagnie de Djama l’ancien
ambassadeur aujourd’hui réfugié au Canada, Mr Houmed Abdallah,
quant à lui vient d’être rappeler à Djibouti non pas depuis
Bruxelles mais depuis Paris et enfin n’est ce pas sur vos pages que la fuite
rocambolesque de Mohamed Elmi, l’agent double démasqué, nous
a été contée.

Tout cela pour souligner
que ces mystifications  » orientées  » s’écroule devant
la réalité des faits.

Ceci étant, je
m’interroge sur les sources de ce  » lecteur  » si bien informé
(un peu trop même) : Moussa Ali ou son proche entourage auraient ils
décidé, très opportunément, de faire de l’ARDHD,
la tribune de leurs querelles à l’ambassade.

Quel en est le but inavoué
?

Pour ma part, il ne fait
aucun doute que la paternité de cet article incombe directement au
diplomate. Personne n’est dupe, Monsieur le premier Conseiller, cracher dans
la soupe pour vous draper d’une cape de chasteté pour, au final prendre
la fuite, ne changera rien aux faits et à vos antécédents
;

Que les masques tombent
! A quand le prochain épisode de la manipulation.

Peut être, devriez
vous l’intituler :  » Je suis Moussa Ali, je suis un enfant de choeur
 » (et je bats les femmes…?)

Un
lecteur attentif

25/07/04 (B257) Un lecteur nous a adressé le texte de sa réponse à Mohamed Qayaad, que nous publions partiellement.

________________________________
Note de l’ARDHD et réserves.
Toujours au nom de la liberté d’expression, nous publions certains
passages de la contribution qui nous a été adressée,
mais nous avons retiré tous les appels au tribalisme …. Il est
extrêmement rare que nous ayons à agir ainsi, mais nous ne pouvons
pas accepter de publier des appels à l’intolérance.

Nous tenons à
préciser que l’équipe de l’ARDHD exprime les plus grandes réserves
face à ce texte, qu’elle n’approuve pas, même dans sa version
allégée.

____________________________________________________________
Réponse au lecteur nommé Mohamed Qayaad

Permettez-moi de vous
dire une chose, cher lecteur,

Je suis un Issa, Djiboutien
de souche, (…) et je suis fier de l’être !

Mon point de vue sur les
auteurs de l’article intitulé (Criquets et Dal-oleh) m’impose de m’exprimer
et je les soutiens fort et avec une grande fierté.

Revenons sur votre point
de vue. Vous n’arrivez pas à comprendre la signification des mots racisme
et tribalisme.

Le racisme existe dans
les Pays occidentaux, mais sur notre territoire des Afars et des Issas (Djibouti)
on constate le tribalisme et je trouve ça normal. Alors faites d’abord
la différence entre les deux mots.

C’est dommage qu’un homme
comme vous défende les Ousbayanes et les lâches Issas Abgales
qui protègent des profiteurs comme IOG et qui oublie que la liberté
d’expression est nécessaire dans un pays véritablement démocratique
et pluraliste.

(…)

Alors cher Qayaad , je
ne vous connais pas personnellement mais je vous conseille d’éviter
de vous mêler des opinions des Issas (…) et de leur point de vue.

26/07/04 (B257) Il est temps d’arrêter les manoeuvres de destruction et d’affaiblissement concerté de notre République (Lecteur)

En fonction de mes connaissances,
j’aimerais dire un mot aux Djiboutiennes et aux Djiboutiens qui n’ont aucune
responsable, pour la plupart d’entre eux, à la situation et au contexte
que nous vivons (subissons) tous.

Méfiez-vous des
hommes politiques (de carrière) qui tenteraient de nous faire croire
qu’ils sont devenus honnêtes aujourd`hui.

Prenons à titre
d’exemple, l`homme qui a détruit l’Administration de notre jeune République.
Il était Directeur du Cabinet de la Présidence sous l`autorité
du Président Hassan Gouled. Est-il utile de vous donner son nom ? Ismaël
Guedid Harred.

Sous sa responsabilité,
le Pays a été dévoyé par des mercenaire bien connus,
puisqu’ils sont actuellement à la tête du régime et qu’ils
continuent à sévir.

Il y a en d’autres ! Prenons
Luck Aden, ancien Directeur du Trésor et ancien Gouverneur de la Banque
de Djibouti, ou M. Toma ancien Directeur des Finances.

Guedid apprécie
particulièrement ces deux hommes parce qu’ils lui ont permis de cacher
aux Djiboutiens l’importance des détournements de fonds publics.

Pour les placer aux commandes,
il avait d’abord été contraint d’éloigner les Afar et
les Issas. Ces deux personnes d’origine Issack ont profité ensuite
de lui et ils ont noyauté l`Administration en embauchant des proches
et des obligés dans les secteurs des Finances et de la Banque centrale
de Djibouti .

Aujourd`hui, Djibouti
traverse un crise majeure, qui est la conséquence, en partie de l’effondrement
de nos Finances publiques. Ces deux hommes en portent une lourde responsabilité.

Pour quelles raisons,
aucun Issa ou aucun Afar de souche djiboutienne n`a-t-il jamais eu accès
au Gouvernorat de la Banque de Djibouti ?

Qui pourrait me donner
la réponse ?

Cela est-il suffisant
pour montrer qu’on a éloigné les géneurs potentiels pour
mieux voler les Biens de l`Etat ?

La malchance c’est que
les autorités n`ont absolument pas compris que les criquets pelerins
avaient l’intention de construire la Somaliland sur le dos (financier) de
l’Etat djiboutien !

Une source importante
vient de se dévoiler : il s’agit de la Banque de Djibouti qui vient
d’annoncer qu’elle participerait au financement du projet de (re)contruction
de la Somaliland. Et l’actuel Directeur de la Banque centrale précise
qu’il donnera la priorité à ceux issus de la Somaliland. Est-ce
bien cela que tous les Issacks espèrent : que Djibouti connaisse un
véritable naufrage économique pour leur laisser le champ libre
?

Savent-ils que même
s’ils parviennent à accomplir leurs rêves, Dieu les jugera ?

Il est quand même
déplorable de constater que l’on abuse le Peuple gentil et accueillant
est celui de notre jeune République. Les prédateurs abusent
et profitent de notre générosité et de notre hopitalité.
Ces ingras sont en train de pédaler dans le vide car ils oublient que
nous sommes une République reconnue qui siège a l`ONU.

Il y a une autre secret
qui vient d’être dévoilé avec le don d’un groupe électrique
(cadeau d’un pays donateur) à la Somaliland. La généreuse
donatrice est Mme Kadra, la femme du dictateur IOG.

Citoyennes et Citoyens,
je dis que le temps est venu de nous battre pour l’avenir de notre pays. Nous
ne devons plus nous voiler la face devant les réalites et nous devons
avoir le courage d’affronter les difficultés pour sauver notre pays.
Réveillez-vous, Chers concitoyens.

Sinon notre pays est condamné
à disparaître.

Bien que l’on souffre
cruellement d’un manque d’électricité à Djibouti, où
les coupures de courant sont très fréquentes, les prédateurs
n’ont pas hésité à donner un groupe élecrogène,
qui nous fera défaut, à un pays voisin qui n’a d’autres ambitions
que de nous écraser.

Nous devons dire non et
non à IOG, à sa clique et à sa volonté de destruire
les fondements de notre Etat. Il faut intervenir pour arrêter le chantage
et l’asservissement..

26/07/04 (B257) Le GED semble (sous la signature de Baragoita Houmed Abdallah) apporter des éléments, sinon de preuve, au moins de commencement de preuve très convaincaint sur les relations très particulières de Guelleh avec le régime hébreu d’Ariel Sharon et sur le double jeu qu’il pourrait jouer au monde arabe.

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Note de l’ARDHD
A plusieurs reprises, nous avions fait état des relations particulières
de Guelleh avec l’Etat hébreu. Ce fut au travers d’échanges
de militaires et de fonctionnaires, envoyés en formation, puis de l’installation
de système israéliens de surveillance sur le territoire djiboutien.

Il ne nous appartient
pas d’émettre des opinions sur l’opportunité de ces relations.
Mais il nous semble étonnant (et suicidaire ?) de constater que Guelleh s’amuse à jouer un double
jeu dans cette situation, car la situation entre le monde arabe et l’état
hébreu ne semble pas être très détendue (c’est
le moins que nous puissions dire).

Les Etats arabes, grands
donateurs, vont-ils finir par se fâcher contre Guelleh ? C’est la réponse
que nous pourrions attendre dans un avenir proche.

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(…) Mascarade dans
le dossier de  » Marché public  » concernant la Sécurité
du Port Autonome International de Djibouti (PAID).


A priori la procédure de lancement de ce Marché Public international
semblait correspondre aux  » normes  » réglementaires d’Appel
d’Offres, avec publicité dans la presse … délai de dépôt
de dossiers …, ouverture des plis…. etc…


Autour de ce projet, ce qui fait office de journal d’information La Nation
comme l’ADI nous firent là encore une belle démonstration de
 » langue de bois  » et de travestissement de toutes les vérités.


Curieux par nature et m’inspirant de confidences entre amis, j’ai tenté
de mieux comprendre ce projet mais quelle ne fut ma surprise de découvrir
– par hasard.. – copie d’un dossier complet et très détaillé
d’accords antérieurs comportant les propositions du groupe Israélien
HANCAL – IMI dont l’actionnaire principal n’est autre que la famille d’ARIEL
SHARON…. (Voir articles et documents ).

Accords passés
par HANCAL/IMI et confirmés d’avec ISMAÏL OMAR GUELLEH en personne.

Son mensonge comme la
mascarade de ce dossier de  » Marché public  » tel qui nous
fut présenté dans la presse locale étaient évidents
car on s’apercevait alors que dans ce document classifié  » Secret
Confidentiel « , que dès l’année 2000, IOG et ARIEL SHARON
avaient scellé lesdits accords quant à la société
attributaire du marché public de sécurité – de pose de
caméras de surveillance très performante et d’antennes relais
– sur le Port Autonome International de Djibouti.

Assurés à
tort que ce document classifié resterait  » Secret Confidentiel
 » au niveau de l’Etat djiboutien, la société israélienne
HANCAL/IMI alla très loin dans ses descriptifs de matériels
de surveillance proposés confirmant ainsi que leur destination allait
bien plus loin qu’une simple surveillance dite de Sécurité du
Port Autonome International de Djibouti.

Pourquoi le groupe israélien
HANCAL/IMI a-t-il proposé dans son projet la mise en place d’un système
– très performant et global – de transmission d’informations par satellites
(sans indication tarifaire..) pour une surveillance locale car limitée
au PAID ?.

De là à
penser que la mise sous surveillance du Port dépasserait de très
loin les seules  » compétences djiboutiennes  » il n’y a qu’un
pas à franchir ; pas que nous franchirons aisément pour réaffirmer
que des  » Accords Secrets » (qui ne le sont plus car nous les avons
mis au grand jour) ont été passés entre ARIEL SHARON
et ISMAÏL OMAR GUELLEH.

Sous quelles conditions
et pour quels intérêts partagés ?. (…)

Lien avec l’article :
http://www.gouv-exil.org/3_actualite/actu1_317.htm

25/07/04 (B257) Comme ce sont les périodes de vacances, nous avons besoin d’un délai supplémentaire pour assurer toutes les parutions (ARDHD)

Nous prions tous les lecteurs
et surtout tous les auteurs de nous excuser, s’ils constatent une légère
augmentation de nos délais de mise en ligne.

En temps normal, nous
assurons une publication sous 4 à 10 heures suivant les cas. Une partie
de l’équipe étant en vacances, nous avons besoin parfois de
24 à 36 heures en ce moment spécifique.

Mais que personne ne s’inquiète,
une équipe veille depuis le début de Juillet et elle assure
la mise en ligne de toutes les contributions.

24/07/04 (B257) Ambassade de Djibouti à Bruxelles :  » le bras de fer  » se poursuit entre l’Ambassadeur et le Premier Conseiller. (Lecteur)

Mohamed MOUSSA CHEHEM,
ancien Ministre des Gouvernements Gouled, actuel Ambassadeur de la République
de Djibouti auprès du Royaume de Belgique et de l’Union Europeenne
est très connu par ses compatriotes, non pas pour sa charité,
mais pour ses  » mauvaises ondes « .

Cet administrateur en
fin de carrière, aux compétences contestées pourtant,
ne passe pas un jour, sans s’en prendre à un ou deux, ou même
trois de ses collaborateurs. Son attitude, qui est caractérisée
par un mépris plutôt gratuit à l’égard de son entourage
professionnel, ne laisse pas tous nos compatriotes indifférents. Les
Djiboutienns, connus généralement pour leur loyauté,
et leur sens de l’amitié, ne sacrifient surtout pas leur dignité
et leur fièrté ! ! Même pour des raisons professionnelles.
Ils préferèrent se faire  » jeter du boulot « , que
de se soumettre en particulier à certains indivudus comme Kinta Kinté,
qui tentent quotidiennement, d’abuser des pouvoirs qui leurs sont conférés.

Depuis son installation
à Bruxelles ? Monsieur l’Ambassadeur a chassé plus de 5 diplomates,
issus de toutes les composantes nationales, qui étaient en poste en
Belgique. Il commence son premier geste de grand Satan, par Monsieur Yacin
Dini (Afar), Premier Conseiller de l’Ambassade, qui a débuté
sa carrière dans la diplomatie naissante de la jeune République
de Djibouti en 1978, suivià peine quelques mois plus tard, par Madame
Tayibo Elmi ( Issa ), Conseillère Financier, qui fut renvoyée
à Djibouti. Il enchaine aussitôt, avec Monsieur Houmed Abdallah
Bourhan (Afar), Conseiller Financier, succésseur de Madame T. Elmi.

Il n’a pas fini ses opérations
de purge : il continu avec la mise à l’écart de Monsieur Houssein
Guirreh (Issa), à qui il a interdit de mettre les pieds dans les locaux
de la Mission Diplomatique. Il enchaîne sa furie destructrice de carrière
en décembre 2003, avec l’éviction injustifiée de Mohamed
Eelmi (Issa), fondée sur des prétextes aussi invraissemblables
les uns que les autres. Ce dernier, jeune dynamique et brillant, est contraint
à l’exil.

Cette fois, il tente de
faire couller Monsieur Moussa Ali (Gadaboursi), Premier Conseiller de notre
Ambassade en Belgique. Envisagerait-il de le faire remplacer par sa  »
femme de ménage préférée » ? En tous les cas,
les deux hommes attendent, les résultats de l’arbitrage de leurs patrons
communs depuis Djibouti. Ces derniers trainent les pieds pour séparer
les deux protagonistes. Comme quoi, cet individu n’éprouve aucun sentiment
à l’égard de qui que ce soit. J’éspère que tous
les exemples cités ci-dessus, suffiront pour convaicre ce lecteur,
qui prétendait que Mohamed Moussa Chehem, avait fait de l’Ambassade
de Djibouti en Belgique, la  » propriété  » des Afars.

Par ailleurs, le fonctionnnement
de la représentation diplomatique de Djibouti est sérieusement
compromis par le comportement du patron des lieux. Au total, ils ne sont plusq
que quatres diplomates (Ambassadeur compris), trois secrétaires, trois
chauffeurs et une femme de ménage. Parmi toutes ces personnes, qui
constituent son équipe de travail, il ne fait confiance qu’à
une seule : il ne collabore directement qu’avec la femme de ménage.
Il ne se confie qu’à elle, même pas à sa secrétaire
particulière qui est d’origine étrangère.

Alors, nous sommes contraints
de nous poser des questions quant au fonctionnement même de la Chancellerie
diplomatique de Djibouti dans ce pays.

Monsieur l’Ambassadeur
voudrait-il recruter des diplomates de nationalité étrangère
sur place, puisqu’il ne parvient pas à travailler avec ses compatriotes
?

S’il est tenté
par l’expérience, et si ça pouvait marcher, il trouverait de
la main d’oeuvre à bon marché, dans le quartier de Matungué,
Bruxelles.

24/07/04 (B257) Devrait-on mettre des limites à la liberté de parole et de penser ?

Il ne faut pas [que le
peuple] sente la vérité de l’usurpation: elle a été
introduite autrefois sans raison, elle est devenue raisonable ; il faut la
faire regarder comme authentique, éternelle, et en cacher le commencement
si on ne veut qu’elle ne prenne bientôt fin. Pascal, Pensées.

L’heure n’est plus à la résignation ou aux règlements
de comptes. Les Djiboutiennes et les Djiboutiens doivent se mobiliser pour
faire barrage à ces écrits xénophobes.

Certes, il est vrai comme
l’avait mentionné un de vos lecteurs (B256), leurs motivations nous
échappent, leur inconscient joue un grand rôle dans leurs écrits,
mais ils préfèrent l’ignorer pour avoir l’illusion d’être
maître de leur comportement.

En fait, leur vrai liberté
consistera à connaître leurs désirs et leurs peurs inconscients.

Ils cesseront d’être obscurs et pourront être maîtrisés.
J’en doute fort.

A mon humble avis, rien
que sur le plan psycho-linguistique, il s’avère qu’ils souffrent d’une
instabilité chronique mentale.

La liberté de parole
constitue un traît essentiel de la démocratie, et il serait très
instructif de faire une distinction entre le monde des valeurs, des idées
et celui des techniques mises en oeuvre pour les partager, pour en convaincre
autrui sans être grossier et vulgaire.

Disposer d’une opinion
n’engage que soi. Elle est sacrée, on devrait donc, en théorie
comme en pratique, pouvoir tout dire. Tout dire, oui, mais pas n’importe comment
et encore moins des insultes gratuites voire un style agressif, diffamatoire
incitant ouvertement à la haine raciale.

Il serait indispensable
de ne pas autoriser, dans l’ARDHD, certains discours, non pas tant en fonction
de leur contenu, que de leur caractère contraignant pour ceux qui les
reçoivent.

L’ARDHD s’honorerait mais
aussi se protègerait, d’établir des normes à ce sujet.
N’est-ce pas dans l’apprentissage de l’échange de la parole que nous
apprenons à être citoyen ?

Ces écrits – tels
 » les Dallols » « les criquets » – démontrent sans
l’ombre d’un doute que les responsables ne sont autre que cette faune d’agents
secrets djiboutiens et/ou les propagandistes ioguistes, spécialistes
de la désinformation, de la déstabilisation, d’experts en attentats,
en raids de toutes sortes et en coups montés.

Dans leur conception de
voir les choses triomphe une illusion véridique substituant au monde
réel un univers de fiction dans lequel les éléments paranoiaques
jouent un rôle essentiel.

Ainsi vont pouvoir être
identifiées des catégories entières « d’ennemis objectifs »,
les a-ethnistes sournoise menace à leur « nation ethnisée »,
les comploteurs et saboteurs somalilandais, acharnés à détruire
les acquis de la République djiboutienne ou plutôt de la bande
mafieuse, autant de représentations mythologiques qui permettent d’expliquer
tous les insuccès et de susciter ces nécessaires frayeurs qui
fait de leur délinquant terroriste(IOG)un protecteur indispensable.

Bref, le virtuel devient
leur norme et le réel le signe du luxe.

Mais sur le fond, il convient
de se demander si toutes ces facettes ne sont pas des moyens de contrôler
les esprits, de les contraindre à ne pas penser de manière libre,
informée et autonome.

Faire ici une différence
entre les djiboutiennes/djiboutiens, reviendrait à tomber dans l’un
des pièges destinés à distraire de l’essentiel en divisant
pour régner.

Ces écrits racistes
et xénophobes peuvent servir à détourner du vrai problème,
celui de la misère -économique, sociale et intellectuelle -,
de la pénurie.

On ramène la condition
d' »exclu », et de « pauvreté » à des questions
de différences ethniques, qui n’auraient rien à voir avec la
loi de la dictature ioguiste. Alors que ce sont ces opprimés djiboutiens,
comme toujours et depuis toujours, qui sont exclus.

En masse.

Pourquoi se scandaliser
au prétexte qu’elles déstructurent, en vérité,
des vies entières, des familles, et annulent toute sagesse politique
ou économique ? Faudrait-il dénoncer aussi tous ces termes hypocrites,
scélérats ? Oui, mais de nos jours, cette dictature ioguiste
représente un facteur négatif, hors de prix, inutilisable, nuisible
au profit ! Néfaste.

L’avènement de
l’internet bouleverse donc l’équilibre socio-culturel, les citoyens
sont désormais libres et ne sont plus, à l’égard du pouvoir
dictatorial ioguiste, en position d’esclaves, car ce pouvoir ce sont eux qui
l’exercent.

En démocratie,
la parole est reine et fraie la voie des honneurs publics à ceux qui
acquièrent la maîtrise. Dans quel but ?

L’objectif n’étant
pas de tromper pour le plaisir de tromper mais de libérer l’homme de
tout ce qui peut faire entrave à sa liberté. C’est l’homme qui
fait sens et donne sens au réel.

Ces personnes n’ont plus
à se cacher derrière une réthorique idéologique
attisant une violence.

Il me semble qu’à
chaque occasion, cette clique minoritaire nous montre leur mentalité
tribale.

Cependant, il serait très
bénéfique de les censurer au risque de détroner la fameuse
radio milles collines. Car nous nous trouvons face à des véritables
« friches étatiques » ou tout est permis une aubaine pour les
« médias tueurs » ex « La Nation » Radio milles collines
etc. . .

Il me semble utopique
et illusoire de prétendre à atteindre une liberté d’expression
absolue car toute liberté doit être soumise à un cadre
contraignant et démocratique.

Ne dit-on pas que « la
liberté de l’individu s’arrête là où commence celle
des autres ».
Il est du devoir moral et éthique que L’ARDHD se positionne et n’accepte
pas que ce genre d’articles soit publié sous prétexte de la
faiblesse de la liberté d’expression.

Que fait alors ? Laisser
les choses telles quelles sont ? Je ne le pense pas.

Le réveil d’anciennes
rancoeurs ethniques, le sentiment d’injustice et la volonté revencharde
constituent des facteurs d’instabilité et d’insécurité
majeurs.

L’oubli, le pardon et
l’abandon du sentiment impératif de vengeance nécessiteront
des années de patience et d’efforts concertés.

N’est-il pas temps d’arrêter
de conditionner l’opinion publique en l’orientant vers des objectifs destinés
à entretenir l’idée des non-issas, éternelle victime.

Comment en sommes-nous
venus à ces amnésies, à cette mémoire laconique,
à cet oubli du présent ? Qu’est-il arrivé pour qu’aujourd’hui
sévissent une telle impuissance des uns, une telle domination des autres
? un tel acquiescement de tous à l’une comme à l’autre ? un
tel hiatus ?

Comment de tels discours
n’engendrent-ils pas la tentation de se replier sur soi-même ?

Comment les convaincre
qu’il s’agit là d’un dernier effort républicain ? D’un dernier
espoir pour la société qui les brime, oui, pour elle aussi ?
Pour elle, surtout !

Comment leur faire entendre
qu’elle est, comme eux, prise dans les mailles d’un filet, dans des histoires
fictives, truquées, qui lui, masquent son Histoire ?

L’interrogation réflexive
sur ces auteurs de ces écrits évoque parfois celle de ces malades
psychasthéniques dont parlera Pierre Janet dans « l’automatisme
psychologique « (1889), malades qui, à force de se demander cent
fois s’ils ont bien refermé la porte derrière eux et de vérifier
dans leur calepin l’adresse à laquelle ils doivent se rendre, finissent
par oublier le but de leur sortie et par ne plus sortir du tout.

Il serait à ranger
ces individus du côté des incapables, des impuissants, voire
des râtés de l’existence et de la société.

Mohamed
Qayaad

24/07/04 (B257) Guelleh est-il conscient de la tragédie qui se profile à l’image de la destinée tragique de la Somalie. Saura-t-il surmonter les influences néfastes, en particulier, celles de sa Belle-famille ? (Lecteur)

Permettez-moi de dire
quelques mots au sujet de la Conférence des Hommes d’affaires somaliens
que vient de clore M. Guelleh.

Voilà plus d’une
décennie que la Somalie est plongée dans l’anarchie. Il serait
peut-être grand temps que le pouvoir djiboutien médite sur les
raisons profondes de la faillitte de ce pays frère.

Il faudrait certainement
rappeler à Guelleh et à ses courtisans qu’il ne sert a rien
de verser des larmes de crocodiles en présence des souffrances de nos
frères de Somalie. Ce dernier pays a implosé des suites d’une
dictature qui a accaparé l’Etat et ses ressources au profit d’un clan
sinon d’une tribu.

Djibouti présente
avec la Somalie de Siad Barreh bien des similitudes. Comme la Somalie de Siad
Barreh, Djibouti est dirigé d’une main de fer par un Dictateur.

Siad Barreh et le Chef
de l’Etat djiboutien ont des origines communes (éthiopiennes) et ils
n’ont pas hesité à s’appuyer sur l’armée, modelée
pour être totalement dévouée, un gouvernement et une administration
noyautée par des elements issus de ce grand pays frere qu’est l’Ethiopie.

Comme en Somalie, Djibouti
n’a point échappé à leur méthode … Ils ont fait
appel, dans les moments difficiles, au clan des Ethiopiens. Il n’est pas étonnant
de constater que la Garde présidentielle à Djibouti est essentiellement
composée d’éléments allogènes.

Comme hier en Somalie,
sous la férule de Siad Barreh, les postes de responsabilité
sont octroyés sur des criteres autres que la compétence. Deux
exemples permettent d’illustrer cette affirmation :

– le poste de Directeur
de Cabinet du Président de la République ou celui de Gouverneur
de la Banque Centrale.

Comme hier en Somalie,
sous la férule de Siad Barreh, la belle famille du Chef de l’Etat fait
la pluie et le beau temps. Gare à l’imprudent qui ose se mettre en
travers de leur chemin.

Et que dire de l’intelligentsia
national.

Celle-ci se subdivise
en deux parties : ceux qui sont allés à la soupe et ceux qui
se morfondent dans un exil intérieur ou extérieur dans l’attente
de jours meilleurs. Ceci étant dit, la situation décrite ci-dessus,
est la réalite. Tous les observateurs de la scène politique
djiboutienne s’accordent pour reconnaître les similitudes avec la Somalie
des années 1986 a 1988.

Il est grand temps que
Guelleh sorte de son cocon doré et qu’il endosse sa tenue de Capitaine
pour empêcher le navire Djibouti de couler. Le sort du navire Somali
qui fit naufrage en 1990 (pour les raisons que l’on sait) devrait l’inspirer
ou mieux l’inciter à se méfier des démons qui sont la
haine de l’autre, le clanisme et l’influence grandissant de la belle-famille.

Pour échapper à
la tragédie qui s’annonce, Guelleh devrait restaurer le mérite
personnel, la démocratie et l’honnêteté. Est-ce trop lui
demander ?