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12/08/04 (B259) De nombreuses voix, dont celle d’Arnaud Montebourg, député français, s’élèvent contre la venue de Guelleh en France et contre l’immunité qui lui a été spécialement accordée par le Gouvernement français, alors que sa comparution est demandée devant la Justice française, par les avocats de Mme Borrel. (AFP)

EXTRAIT (AFP 11/08/2004)

PARIS, 11 août
(AFP) – Le député socialiste français, Arnaud Montebourg,
a protesté mercredi contre le prochain déplacement en France
du président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, dont la comparution
est demandée par les avocats de la veuve du juge français Bernard
Borrel, mort dans des conditions suspectes à Djibouti en 1995.

Le président djiboutien
doit participer dimanche à Toulon (sud-est) à la cérémonie
de commémoration du débarquement allié en Provence.

Le 6 août, les avocats
de la veuve du juge Borrel, ont demandé à un juge enquêtant
sur une éventuelle subornation de témoin en marge de cette affaire
d’entendre le président Ismaël Omar Guelleh.

Lundi, le ministère
des Affaires étrangères a déclaré que le président
djiboutien bénéficiera « de l’immunité diplomatique »
lors de son prochain déplacement en France.

Dans un communiqué,
Arnaud Montebourg dénonce « la résistance manifeste du Parquet »
à soutenir la demande des avocats de Mme Borrel d’entendre le président
djiboutien.

Cette « résistance »
est « en contradiction avec l’exigence légitime de manifestation
de la vérité dans une affaire d’assassinat d’un ressortissant
français à l’étranger », a-t-il estimé.

12/08/04 (B259) Guelleh échappe (encore ?) à la Justice française ! Grâce à la bienveillance du Gouvernement français qui a décidé de lui épargner la comparution qui était demandée par les avocats de Mme Borrel.

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Note de l’ARDHD

Plusieurs articles et dépêches publiés (en particulier
AFP, Xinhuanet, ces derniers jours, font état du fait que la France
accordera l’immunité diplomatique à Guelleh. Si le Gouvernement
français a besoin de confirmer ce point … c’est que l’affaire n’était
pas gagnée et que Guelleh devrait normalement être conduit devant
le Juge français, à partir du moment où il met le pied
dans un pays de l’Europe des 25.

Bien sur, les Autorités
françaises nous disent qu’il a le droit, en sa qualité de Chef
d’Etat à bénéficier de cette immunité, mais elles
oublient de préciser, qu’elles avaient le droit de lui refuser l’entrée
en Europe, à partir du moment où il bafoue la Justice française.

La France va-t-elle
s’aligner sur le système djiboutien et empêcher les Juges d’effectuer
leur travail, pour leur imposer des décisions prises par le pouvoir
exécutif ….?

C’est une bien mauvaise
décision, à nos yeux, qui décrédibilsera, un peu
plus, les Institutions de la République française, déjà
malmenées par la Politique africaine de ces vingt dernières
années.

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Extrait de l’AFP

Le président
djiboutien bénéficiera de l’immunité diplomatique, selon
Paris

PARIS, 9 août (AFP)
– Le président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, dont la comparution
est demandée par les avocats de la veuve du juge français Borrel,
décédé dans des conditions suspectes à Djibouti
en 1995, benéficiera « de l’immunité diplomatique »
lors de son prochain déplacement en France, a déclaré
lundi le Quai d’Orsay.

« Tout chef d’Etat
étranger en visite en France bénéficie de l’immunité
diplomatique », a déclaré la porte-parole adjointe du Quai
d’Orsay, Cécile Pozzo di Borgo, lors d’un point de presse. « C’est
un principe fondamental du droit international ».

La dépouille calcinée
du juge Borrel, alors conseiller du ministre djiboutien de la Justice, a été
retrouvée le 19 octobre 1995 à 80 km de Djibouti.

Les avocats de la veuve
du juge Borrel, décédé en 1995 dans des conditions suspectes
à Djibouti, ont demandé à un juge enquêtant sur
une éventuelle subornation de témoin en marge de cette affaire
d’entendre le président djiboutien, selon une source proche du dossier.

Les avocats de Mme
Borrel sollicitent aussi l’audition de Hassan Saïd, chef des services
secrets djiboutiens, selon la même source.

Les avocats souhaitent
que ce dernier soit confronté à Ali Iftin, ancien officier djiboutien
réfugié à Bruxelles, qui affirme que Saïd l’a obligé
à mentir dans l’enquête sur la mort du juge Borrel.

Le nouveau témoignage
d’Iftin, recueilli en décembre 2002, et de nouvelles expertises médico-légales
ont relancé l’affaire Borrel ces derniers mois.

Mme Pozzo di Borgo a souligné
« la totale coopération dont font preuve dans cette affaire les
autorités et la justice djiboutiennes ».

La porte-parole adjointe
a rappelé que « le prochain déplacement en France du président
Guelleh à l’occasion des cérémonies des 14 et 15 août
vise à commémorer la mémoire des combattants, parmi lesquels
figurent de nombreux soldats de l’actuelle Djibouti, qui ont participé,
il y a soi xante ans, au débarquement en Provence et à la libération
de la France ».

Seize chefs d’Etats d’Afrique
participeront, le 15 août, à la cérémonie internationale
en mer présidée par le président français Jacques
Chirac.

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Extrait de Xinhuanet

Le président
djiboutien bénéficiera l’immunité diplomatique lors de
sa prochaine visite en France – (Xinhuanet 10/08/2004)

PARIS (XINHUANET) — Le
président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, benéficiera
de l’immunité diplomatique lors de son prochain déplacement
en France, a déclaré lundi le ministère français
des Affaires étrangères.

Tout chef d’Etat étranger
en visite en France bénéficie de l’immunité diplomatique,
c’est un principe fondamental du droit international, a déclaré
la porte-parole adjointe du ministère, Cécile Pozzo di Borgo,
lors d’un point de presse.

Elle a rappelé
que le prochain déplacement en France du président Guelleh,
dont la comparution est demandée par les avocats de la veuve du juge
français Borrel, à l’occasion des cérémonies des
14 et 15 août vise à commémorer la mémoire des
combattants, parm lesquels figurent de nombreux soldats de l’actuelle Djibouti,
qui ont participé, il y a soixante ans, au débarquement en Provence
et à la libération de la France.

Mme Pozzo di Borgo a souligné
la totale coopération dont font preuve dans cette affaire les autorités
et la justice djiboutiennes.

Les avocats de la veuve
du juge Borrel, décédé en 1995 dans des conditions suspectes
à Djibouti, ont demandé à un juge enquêtant sur
une éventuelle subornation de témoin en marge de cette affaire
d’entendre le président djiboutien, selon une source proche du dossier.

Seize chefs d’Etats d’
Afrique participeront, le 15 août, à la cérémonie
internationale en mer présidée par le président français
Jacques Chirac. Fin

12/08/04 (B259) Ne les confondez pas ! (Précisions d’un lecteur). Ces deux hommes ne sont pas des saints !!!!

a) L’un, Idriss Djama Guirreh
est considéré par de nombreuses personnes, comme le Commandant
 » malhonnête  » de la Police nationale : il serait actuellement
soupçonné de « la vente comme des petits pains » des
Passeports nationaux à des étrangers …

D’origine Issa Fourlaba
Doulaad, il est un proche du Directeur général de la Police
nationale et de l’actuel Ministre de l’Intérieur.

b) L’autre Idriss Djama
est le numero 3 de la SDS, la Police politique du Dictateur Guelleh, probablement
le Responsable du Service  » homo  » et le grand spécialiste
des coups dit  » tordus « .
D’origine Issa Mamassan, proche d’Hassan Saïd Khaireh, le sulfureux Chef
des Services spéciaux djiboutiens et de Yacin Elmi Bouh alias Warabeh
Korayeh, Ministre des Finances.
On le dit, infiltré dans le milieu artistique ! Actuellement, le tortionnaire
Idriss se ferait passer pour un metteur en scène. Il animerait un mabraze
(salon de khat) situé au quartier 6. Une façon de récolter
un maximum de renseignements pour le compte de Guelleh ?

Sa demande d’asile aurait
pour objectif de venir en aide à son collègue Ourouba considéré,
actuellement, comme incompétent par les services spéciaux.

Les Djiboutiens de Bruxelles
doivent dénoncer ce tortionnaire aux Autorités belges, car il
est capable de constituer des réseaux de malfaiteurs en vue de troubler
l’ordre public, voire la sécurité intérieure du Royaume
de Belgique.

Un petit conseil personnel
aux Djiboutiens de Bruxelles « suivez, pas à pas, l’évolution
de son dossier ». Depuis Djibouti, nous ne manquerons pas de vous communiquer
les numéros de notre Président- policier Ismail Omar Guelleh.

12/08/04 (B259) A lire sur l’ADI, une interview (fort enrichissante) d’un frère de Guelleh, parti de rien et devenu Chef du service Outillage et Ateliers du Port de Djibouti. (Article et commentaires d’un lecteur)

___________________________Commentaires
du lecteur
Saad Omar GUELLEH, est le frère d’IOG. N’ayant fait aucune étude,
il était planton pour la Société ‘REIS’, avant l’indépendance.
A partir de cette date et en dépit de son manque d’instruction, il
a connu une ascension peu commune et surtout imprévisible.

Nommé Adjoint
du Chef de Service aux ateliers du Port, puis Chef de Service et enfin nommé
en Conseil comme Directeur technique du Port, c’est lui qui à la haute
main, depuis 24 ans, sur tous les travaux ….

Il est certain que
les liens familiaux compensent et souvent surpassent les compétences
et les études à Djibouti. Pour peu qu’on sache, en plus, recevoir
et gérer des commissions de plus en plus importantes sur chaque chantier
et que l’on n’oublie pas de les partager équitablement avec le Patron
IOG …. ça peut durer longtemps …

__________________________ Extrait de l’ADI

11/08/2004 – Interview
du Chef de Service Outillage et Ateliers du Port de Djibouti.

Dans le cadre de l’acquisition de 4 nouveaux portiques mobiles RTG, le
Chef de Service Outillages et Atelier du Port de Djibouti, M.Saad Omar Guelleh,
qui a accordé un entretien à l’ADI, a réitéré
la nécessité de mener à bien les actions de développements
programmées dans le cadre de la modernisation des infrastructures portuaires.

Dans cet entretien, le
responsable a en premier rappelé que l’acquisition de ces nouveaux
portiques représente une partie d’une commande d’un important
lot de matériels passée par le Port de Djibouti dans le cadre
d’un projet de renforcement des capacités.

Une commande dont selon
lui, « le coût total serait estimé à 8.077.915 Dollars
US, comprenant outre ces quatre portiques, 10 remorques, 10 tracteurs, 1 multi-trailer,
élévateurs… etc ».

M.Saad Omar Guelleh n’a
pas manqué de rappeler que ce s actions de renforcements de capacités
ont pour but « d’offrir un service de qualité à nos
clients qui soit exécuté dans les meilleurs délais. »

« Pour cela a-t-il
poursuivi, le meilleur moyen c’est d’avoir un taux de panne à
zéro, à l’instar des autres grands ports de la région
tel que celui de Dubaï et de Salalah. »

Quant à l’état
du service technique et plus particulièrement son service de ressources
humaines vis-à-vis de à la nette augmentation du transbordement
et du ravitaillement des lignes maritimes internationales, le Chef de Service
Outillages et Ateliers du Port a affirmé que « même si
nous disposons d’un personnel qualifié et compétent, le
développement et renforcement du personnel par des formations reste
l’action prioritaire des autorités du port, car nos ressources
humaines représentent notre principale richesse ».

M.Saad Omar Guelleh n’a
pas manqué de nous informer que le Port était entrain «
de mettre en place un vaste programme de formation du personnel afin de le
rendre plus performant et capable de mener à bien sa mission car selon
lui, la technologie est un domaine qui évolue chaque fois et où
la formation est donc indispensable ».

Pour ce qui est des actions
et perspectives de développement que le port comptait mettre en œuvre
pour améliorer sa capacité et surtout avec la construction en
cours du futur port de Doraleh, le responsable a indiqué que les «
autorités comptent poursuivre leurs efforts tendant à améliorer
la capacité du port de Djibouti, notamment par l’acquisition de
matériels plus performants comme c’est le cas aujourd’hui
mais aussi en développant les capacités de notre personnel à
travers des formations et en ce qui concerne le futur port de Doraleh, je
pense qu’il serait trop tôt d’apporter une réponse
à cette question ».

12/08/04 (B259) A l’occasion des fêtes du 15 août à Toulon, un lecteur nous signale la situation discriminatoire des anciens combattants africains.

Comme l’ARDHD semble s’intéresser
à la bravoure et au courage de ces hommes qui se sont battus aux côtés
de l’Armée française, je pense que vous n’ignorez pas que ces
anciens combattant sont confrontés à une situation discriminatoire.

(Lisez l’article tiré
du site http://membres.lycos.fr/ecolekessel/Apresgm.htm).

Cordialement.

Situation actuelle des
Anciens Combattants

A) Ce que perçoivent les Anciens Combattants –
Les Tirailleurs Somalis Nous considérons la situation actuelle des
Anciens Combattants Somalis à partir de l’entretien avec Monsieur Askar
Farah. Ils touchent 700 Francs Français tous les six mois et considèrent
cela insuffisant.

– Autres participants
Messieurs Witti Houmed et Mohamed Kamomil, sont Afars. Ils sont respectivement
âgés de 60 et 65 ans. Le premier a fait la guerre d’Algérie
(2 ans), celle de Madagascar (1 an) avec un service de 15 ans et 6 mois. Le
second a aussi fait la guerre d’Algérie (2 ans) mais à ensuite
fait celle du Sahara (8 mois).Ils touchent tous deux 150 FF par trimestre.

Le premier souhaite une
revalorisation des retraites et des avantages pour la famille. Le second est
satisfait. Il a été suffisamment récompensés par
des médailles et des fêtes. Tous deux regrettent le temps de
la colonisation. Nous remercions Monsieur René Clémarron, ancien
tirailleur tunisien de nous avoir aidé à rencontrer ces gens.

B) Système
actuel des retraites
Depuis 1959, période de décolonisation massive, une loi
de « cristallisation » avait gelé les pensions et les retraites
des anciens combattants étrangers ou ayant renoncé à
la nationalité française. Pourtant, dans un arrêt du 30
novembre 2001, le conseil d’état impose aux autorités françaises
de revaloriser la pension d’un ancien sergent-chef sénégalais
engagés dans l’armée française de 1937 à 1959,
« à concurrence des montants dont il aurait bénéficié
s’il avait conservé sa nationalité française. »
Le problème posé est le suivant : Les anciens combattants étrangers
touchent une pension qu’ils considèrent comme injuste par rapport aux
anciens combattants français. Le fait d’être étranger
n’est pas devant la commission des droits de l’homme un argument légitime
à la non-égalité des pensions.

Mais, l’état français
risque un déficit budgétaire important : environ 1,83 milliards
d’euros. Le conseil d’état, en exigeant la revalorisation d’un ancien
combattant sénégalais pose également un autre problème.
Le niveau de vie des pays étrangers n’étant pas celui de la
France ; une pension égale à celle d’un français, est-ce
vraiment la justice ?

Le 5 janvier 2002 , la
question en était là.

Nous voudrions à
cet égard, poser la réflexion à partir de notre enquête
ici sur place : Il est évident que les anciens combattants interrogés
ont été courageux, bons soldats et totalement solidaire des
intérêts français. Nous n’osons tout de même pas
dire plus français que les français.

N’est-ce pas là
une raison suffisante pour accorder strictement les mêmes droits sur
le plan de la retraite qu’aux anciens combattants français qui ont
combattu avec eux.

Pourquoi chercher des
arguments bassement financiers alors qu’il s’agit ici d’une question de principe,
de dignité et de mémoire ?

Se souvenir est une bonne
chose, mais encore faut il que cela ait des conséquences concrètes
à la hauteur du pays de la Déclaration des droits de l’homme.

En conclusion, nous
voulons remercier ceux qui ont bien voulu se confier à nous par des
interviews avec simplicité, gentillesse et franchise.

12/08/04 (B259) Communiqué de SURVIE pour protester contre la venue des dictateurs – Chefs d’Etat africains, à l’occasion du 60ème anniversaire du débarquement en Provence.

Paris, le 11 août
2004

Toulon spécial
15 août : nos « amis » les dictateurs débarquent
!

60 ans après le
débarquement, la France est toujours libre. Les populations des anciennes
colonies françaises, elles, peinent encore à démonter
les rouages de la tutelle et s’interrogent sur leurs « alliés
».

Denis Sassou N’Guesso,
Zine Ben Ali, Gnassingbe Eyadema (*) …, c’est entouré d’une
belle brochette de dictateurs africains que Jacques Chirac s’apprête
à célébrer le 60ème anniversaire du débarquement
de Provence et la « liberté et [l’] honneur » retrouvés
par la France, dimanche 15 août à Toulon.

Cynisme ? Provocation
? Imperturbable « bonne conscience » hexagonale plutôt : l’amie
des dictateurs n’a pas d’état d’âme. Cette cérémonie
présentée comme « un symbole de fraternité et d’universalité
», est un affront fait par notre pays aux millions d’Africains
qui subissent encore son joug néo-colonial et celui des tyrans qui
comptent parmi ses proches.

Il est certes temps que
la France reconnaisse devant l’Histoire combien les troupes coloniales,
et leurs compatriotes restés au pays (qui ont fourni une part considérable
de « l’effort de guerre ») ont payé un lourd tribut
à la libération de l’Europe. C’était déjà
le cas en 14-18 : les tirailleurs étaient sacrifiés par milliers,
tandis que l’économie coloniale approvisionnait une métropole
exsangue, condamnant les populations « indigènes » (selon
la terminologie de l’époque) à produire toujours plus pour
le salut de l’Empire .

Pourtant, le sens donné
aujourd’hui par le Président français au sacrifice de ces
soldats et de leurs parents –une prétendue fidélité
sans faille au drapeau tricolore– occulte la soif de liberté et
d’indépendance qui animait alors les colonies françaises,
confrontées à l’affaiblissement et à l’humiliation
de leur puissance tutélaire. Si celles-ci se sont bien battues pour
la liberté de la lointaine Europe – elles n’avaient pas vraiment
le choix – elles l’ont aussi fait pour leur propre libération,
dans l’espoir que les puissances coloniales sachent s’en souvenir.

Le combat pour l’émancipation
des colonies Françaises d’Afrique a été long et
meurtrier. Il a mené à une indépendance aussitôt
confisquée, au début des années 60, par le Général
De Gaulle (dont le porte-avion destiné à accueillir la cérémonie
de dimanche porte le nom) en connivence avec ses « protégés »
africains.

Depuis lors, les fantassins
du néocolonialisme n’ont cessé de débarquer en nombre
sur le continent noir avec leur contingent d’hommes d’affaires louches,
de multinationales prédatrices, de barbouzes, de conseillers occultes
en campagnes électorales… toujours en harmonie avec ces hommes
politiques africains[1] adoubés ou installés à la tête
d’Etats clients dont le seul secteur économique organisé
est resté celui du détournement de la rente.

Aujourd’hui ce sont
bien ces despotes, bourreaux de leur peuple, que Jacques Chirac a choisi d’honorer,
en lieu et place des africains, combattants de la liberté, auxquels
la France doit tant.[2]

Il est pénible
en ces circonstances de ne pouvoir compter sur la plus haute autorité
de l’Etat pour faire honneur à la République Française,
à ses principes, à son devoir de mémoire et de reconnaissance
pour ceux qui les ont défendus. Nous en avons l’habitude. Nous ne nous
y résoudrons jamais.

(*) La liste est
longue mais Guelleh n’est pas oublié par SURVIE …. !

En mai dernier, Survie
a lancé une nouvelle campagne contre le soutien de la France aux dictateurs
africains (documents et calendrier des événements disponibles
sur le site de l’association)

11/08/04 (B259) La France persiste et signe ! Par la voix de son Ambassadeur qui a publié un communiqué, repris bien évidemment par l’ADI, elle apporte encore son soutien abusif à Guelleh.

_______________________________
Note de l’ARDHD.

On ne pourra pas reprocher aux autorités françaises, leur manque
de continuité. L’Ambassadeur change, mais le soutien abusif à
Guelleh persiste.

En cherchant à
minimiser à tout prix, les responsabilités possibles des autorités
djiboutiennes, dans le meurtre d’un magistrat français, en dépit
des actions judiciaires en cours, qui pourraient conclure à une responsabilités
directes de ces mêmes autorités, la France ne montre pas le chemin
de la Justice et de la Démocratie … Pourrait-elle accepter que l’un
de ses fonctionnaires, magistrat de surcroît puisse avoir été
assassiné dans un pays ami, dont elle finance largement le budget,
sans réagir. Un jour certains pourront se demander si quelques dirigeants
français n’avaient pas intérêt à ce que le Juge
français disparaisse ??

Les enquêtes en
cours du Juge dérangeaient-elles, aussi, certains fonctionnaires français
?

On sent dans le communiqué,
que notre Ambassadeur de France est un peu embarrassé et qu’il agit
sur instruction.

Pour changer de sujet,
il évoque longuement et à juste titre, la participation des
soldats maghrébins et africains à la libération du territoire.
Ils méritent l’hommage qui leur sera rendu le 15 août.

Cela suffit-il à
justifier la présence sur notre territoire d’un responsable qui pourrait
être mis en cause un jour par notre Justice dans une affaire pénale
?

Guelleh n’a pas débarqué
en Provence ! Il n’est pas non plus ni représentatif ni le représentant
de ces soldats courageux qui sont venus participer à la libération
de notre territoire, au péril de leur vie : ni lui, ni ses ancêtre
n’ont participé aux combats et pour cause : sa famille est éthiopienne.
Bien au contraire, ce qu’oublie (volontairement ?) de signaler l’Ambassadeur
de France, c’est le fait Guelleh appartient à la mouvance qui a combattu
la France et non à celle qui l’a défendue.

Cela
fait trois bonnes raisons pour s’offenser de la présence en France
de Guelleh et en particulier le 15 août sur les plages de Provence :

– Guelleh pourrait être mis en cause dans le meurtre d’un Magistrat
français,

– Ni lui, ni sa famille ne se sont jamais battus pour la France et il ne représente
pas non plus, les soldats djiboutiens qui ont payé un lourd tribu à
la libération de notre Patrie,

– Bien au contraire, il appartient aux mouvements qui ont combattu la France.

Alors, Monsieur l’Ambassadeur,
langue de bois, message diplomatique ou dernier soutien avant la chute annoncée
de Guelleh ?

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Extrait de l’ADI

09/08/2004 – Déclaration
de l’Ambassadeur de France à Djibouti suite aux récentes
déclarations des avocats de la veuve du juge Borrel

L’Ambassadeur
de France à Djibouti, M.Philippe Selz a, ce soir, à la suite
des récentes déclarations des avocats de la veuve du juge Borrel,
décédé à Djibouti en 1995, fait une déclaration
dont voici son contenu.

M.Philippe Selz a souhaité
rappelé en premier lieu, qu’ « une information judiciaire,
relative au décès de M.Bernard Borrel, actuellement en cours
auprès du Tribunal de Grande instance de Paris, suite à la plainte
déposée Madame Borrel ».

Le diplomate a dit
que « la France n’avait pas coutume de commenter les affaires dont
la justice est saisie avant de souligner la totale coopération dont
ont fait preuve, dans cette affaire, les autorités et la justice djiboutienne,
notamment dans le cadre de commissions rogatoires internationales ».

L’Ambassadeur
français n’a pas manqué de rappeler de surcroît «
la déclaration conjointe du 20 avril dernier des deux portes-paroles
des ministères français de la Défense et des Affaires
Étrangère».

Selon lui, «
cette déclaration indiquait que rien, dans les documents versés
au dossier d’instruction par les autorités françaises,
ne permettait de conclure à la mise en cause des autorités djiboutiennes,
contrairement aux affirmations avancées par certains organe de presse.
Et cette déclaration concluait que « toute autre déclaration
n’est pas conforme à la réalité » a-t-il dit.

M.Philippe Selz a par
ailleurs ajouté que « le 60ème anniversaire du débarquement
de Provence va être célébré, le 15 août prochain
à Toulon, dans le midi de la France et à ce titre, selon le
diplomate, il s’agit de célébrer le souvenir, la mémoire,
du 15 août 1944 lorsque le 2ème Corps Français, commandé
par le Général de Lattre de Tassigny, débarquait sur
les côtes de Provence, près de Toulon. Cette armée était
commandée principalement de troupes issues des territoires français
d’Afrique. »

M.Philippe Selz a expliqué
que « cette commémoration vise donc à rendre l’hommage
le plus éclatant, le plus vibrant, aux combattants venus d’Afrique
sub-saharienne et du Magrheb qui débarquaient, par dizaines de milliers,
sur les plages de France et d’ajouter qu’il s’agit de leur
marquer notre gratitude, car ils ont participé, ou donné leur
vie, pour la libération de la France et de l’Europe du joug du
nazisme ».

Le responsable qui
a poursuivi sa déclaration a affirmé que « ce 60ème
anniversaire est donc l’occasion de leur dire, ainsi qu’à
leurs pays d’origine, que la France n’oubliera jamais leur sacrifice
et il s’agit de leur rendre un hommage à la hauteur de leur engagement
et de leur courage ».

« A ce débarquement
de la liberté et de la fraternité, Djibouti et les soldats djiboutiens,
ont beaucoup participé a-t-il affirmé avant d’ajouter que
la France est donc heureuse d’avoir invité à cette cérémonie
de nombreux Chefs d’États d’Afrique dont, bien entendu, le
Président Ismaïl Omar Guelleh ».

Enfin l’Ambassadeur
français à Djibouti s’est dit « surpris d’entendre,
récemment, sur une radio, que les autorités françaises
seraient embarrassées d’avoir invité le Président
de la République de Djibouti à ces cérémonies
».

« C’est
évidemment l’inverse selon le responsable qui déclaré
que les autorités françaises sont heureuses d’avoir invité
les plus hautes autorités des pays africains amis, dont bien entendu
la République de Djibouti, dont les soldats ont encore une fois versé
leur sang, avec nous, pour la liberté ».

11/08/04 (B259) Le Capitaine Idriss Djama, cité par de nombreux témoins, comme l’un des responsables de la torture à Djibouti, serait présent actuellement à Bruxelles où il serait sur le point de constituer un dossier de demande d’asile, en qualité de réfugiés somaliens ? Manque pas de culot ! On aura tout vu !

Nous ne pouvons qu’espérer
que les Autorités belges en charge de l’étude des dossiers de
demande d’asile ne se feront pas abuser (A cette occasion, nous saluons une
nouvelle fois, la compétence des fonctionnaires belges et la qualité
de leur travail, dans un contexte extrêmement difficile, où il
faut départager en permanence le faux du vrai !)

Il faut donc souhaiter
qu’elles rejettent au plus vite, la demande du Capitaine Idriss Djama, cité
par de nombreux témoins, comme l’un des responsables de la Torture
à Djibouti. Selon nos dernières informations, il était
l’un des responsables de la SDS.

En Février 2002,
son nom avait été ajouté officiellement à la liste
des responsables de la torture que nous mettons régulièrement
à jour et qui est diffusée sur notre site.

Il ne peut en aucun cas,
se prévaloir de la situation de réfugié somalien, puisqu’il
était l’un des responsables de la Police politique du régime
dictatorial de Guelleh et qu’il a participé, selon des témoins,
à la torture de ses concitoyens.