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10/08/04 (B259) Guelleh humilié ? (Lecteur)

Le président
de Djibouti humilié ?

De nombreux djiboutiens acceptent de faire la queue devant l’Ambassade de
France à Djibouti pour obtenir le précieux visa d’entrée
dans la Communauté européenne et ils se soumettent à
une forme de un racket organisé, compte tenu du montant qui est demandé
à chaque candidat.

L’harmonisation de la
Justice européenne interdit-elle, automatiquement, à IOG
de se rendre dans les 25 pays européens, au risque d’être entendu
par la Justice ?

Cela semblerait être
le cas, à moins qu’il ne demande, au préalable et avant chaque
voyage, à bénéficier de l’immunité. Même
s’il on peut imaginer que l’Ambassadeur ne l’obligera pas à faire la
queue réservée aux citoyens ordinaires, il s’agirait quand même,
d’une forme d’humiliation exceptionnelle. (Si l’information est confirmée
..)

N’oublions pas la règle
d’or en politique extérieur : les amis de mes ennemis sont mes ennemis.

Guelleh va-t-il être
contraint d’élargir le cercle de ses amis ou ses ennemis… peut-il
encore contraindre la France à augmenter sa contribution ou lui imposer
la présence des G. I (U.S.A.) dans son pré carré.

Il fallait s’y attendre
: la France, puissance moyenne, a encore les moyens d’humilier le petit dictateur.

Ses amis et en particulier
les Chefs d’Etat africains doivent jubiler de joie !

Ce sont les journalistes
de l’Adi et de La Nation qui vont avoir à faire preuve d’un maximum
d’imagination et de prouesses intellectuelles, pour nous faire avaler que
les  »relations franco-djiboutiennes sont au beau fixe » et que Guelleh n’a
jamais été aussi serein et tranquille.

09/08/04 (B259) Scoop : une mine d’or à Djibouti ! (ARDHD)

Décidément
et contrairement à des idées reçues, Djibouti ne manque
pas de ressources naturelles pour enrichir Guelleh et sa bande. Citons, en
vrac, le Trèsor public, les impôts votés et les dimes
exceptionnelles à la charge des commerçants, les pourcentages
sur toutes les affaires et constructions réalisées dans le pays,
les aides internationales, le FMI, la goétermie (en développement
probable), le khat et les trafics en tout genre …

Et voilà que selon
des informations très sérieuses, qui vienennt de nous être
communiquées, une terre riche en minerai aurifère aurait été
localisée, par une société étrangère qui
bénéficie d’un contrat de concession.

Aux dernières nouvelles,
cette terre contiendrait une proportion d’or à la tonne qui serait
dix fois supérieure au seuil de rentabilité.

Nous ne savons pas le
pourcentage qui sera prélevé par Guelleh, mais la société
qui détient la concession d’exploitation, devra être très
prudente, pour conserver son magot, qui doit être convoitée en
haut lieu. Et l’on sait que les contrats de concession et les actes de propriété
ne valent rien à Djibouti, dès lors que les rapaces au pouvoir
et leurs conjoints ont décidé de se les approprier.

09/08/04 (B259) Une femme s’exprime dans La Nation. Elle est notaire installée dans son Cabinet. Elle a suivi Guelleh en Thaïlande et est devenue Consul honoraire de ce pays. Elle oublie un seul point : c’est elle qui a participé à l’extorsion du faux témoignage qu’Iftin avait été contraint de signer sous la menace, pour dénoncer le témoignage d’Aloumekani dans l’affaire Borrel.

__________________________
Note de l’ARDHD

Le témoignage d’Aloumekani devant la Justice française avait
beaucoup embarassé le régime djiboutien, bien que soutenu fortement
par la France et par des juges à sa disposition (Les Juges Le Loire
et Morrachini (*)). Le témoignage d’Aloumekani aurait du orienter
la Justice française vers le meurtre ou l’assassinat. Il n’en avait
rien été à l’époque (**).

Pour contrer ce témoignage
à charge contre les responsables du régime, Guelleh avait été
contraint de faire allumer un contre-feu. Il l’avait trouvé en la personne
d’Iftin, ex chef de la Garde présidentielle, dont la famille (épouse
et enfants) furent directement menacés. Sous la force et la contrainte,
Iftin avait du signer à l’époque un faux témoignage,
en présence d’Hassan Saïd, de Me Martinet et sous la haute autorité
de Mme Korane Ahmed Aouled ….

Dès son arrivée
à Bruxelles, après une chasse à l’homme rocambolesque
dans les rues d’Addis Abeba, où le Commandant Zakaria avait perdu le
peu de prestige et d’honneur qui pouvaient encore lui rester, Iftin s’était
immédiatement rétracté, libre cette fois et devant la
Justice française.

Mme Korane Ahmed Aouled
s’affirme comme une pionnière. Nous la croyons volontiers, d’autant
plus qu’un jour, elle pourrait être la première femme impliquée
dans la première affaire de subornation de témoin à Djibouti.
Une grande première en effet à son actif, si cela arrivait.
Les autorités thaïlandaises seront certainement enchantées
de mieux connaître les actes de Mme Koran et la façon un peu
spéciale /personnelle pour les préparer et les faire signer
… dès lors qu’il y a urgence aboslue pour sauver Guelleh et ses proches,
d’une mise en cause pénale, toujours possible..

On peut lui faire confiance
dans ces conditions. Rappelons une phrase célèbre de François
Mitterand. Pour le Droit, j’ai Me Badinter et pour le Tordu, j’ai Me Dumas.
Guelleh trouvera certainement une plaisanterie identique …

(*) Les deux juges,
fait rarissime dans l’histoire judiciaire française, avait été
démis du dossier, par le Ministère, sur requête de la
défense, pour leur manque d’impartialité et certainement d’autres
raisons …

(**) En dépit
des témoignages, les autorités françaises s’étaient
obstinées à faire croire à un suicide du Juge Borrel.
L’autoposie, pratiquée par des médecins indépendants,
a confirmé qu’il s’agissait bien d’un assassinat. Pour quelles raisons
la France a-t-elle voulu sauver Guelleh et son équipe d’une mise en
cause judiciaire ?
L’Ambassade de France à Djibouti se fera certainement un plaisir de
répondre à celles et à ceux qui lui poseront la question

___________________________________ Extrait de La Nation

Promotion de la Femme
 » A Djibouti, nous sommes à l’ère des pionnières
« 

Mme Korane Ahmed Aouled
est une jeune femme à la tête d’un cabinet de notaire ayant pignon
sur rue au sein de la capitale. Elle a aussi la particularité d’être
la première djiboutienne à devenir Consul honoraire général
d’un pays tiers, en l’occurrence la Thaïlande. Elle revient très
brièvement sur l’initiative du Président Guelleh ayant su donner
à ses consœurs la place qu’elles méritent à Djibouti
et nous livre ci-dessous ses impressions à propos de la visite officielle
du Chef de l’Etat en Thaïlande.

“La Nation”
: Après avoir été la première femme djiboutienne
à se lancer dans l’activité juridique dans le secteur privé,
vous voilà la première djiboutienne nommée Consul honoraire
général d’un pays tiers?

Me Koran : A Djibouti
nous sommes à l’ère des pionnières et ce grâce
à l’initiative du Président de la République M. Ismaïl
Omar Guelleh qui a su donner à la femme la place qu’elle mérite.
(*)

Homme ou femme, l’essentiel
est de comprendre que nous vivons dans un pays où les opportunités
sont nombreuses, et nous devons prendre conscience que c’est à nous
de participer au développement économique et social de notre
pays.

C’est un grand honneur
pour moi de représenter le royaume de la Thaïlande. Nous avons
beaucoup à apprendre des pays asiatiques et je mettrai toute mon énergie,
avec l’aide de Dieu, pour développer le partenariat entre nos deux
pays.

Quelles sont vos impressions
sur la visite officielle du Chef de l’Etat en Thaïlande ?

L’accueil en Thaïlande
a été très chaleureux, d’autant qu’il s’agissait de la
première visite officielle d’un Chef d’Etat africain en Thaïlande.
Deux accords de coopération ont été finalisés
entre nos deux pays. Par ailleurs, une rencontre avec des entrepreneurs thaïlandais
a été l’occasion d’exposer les opportunités d’investissements
existantes à Djibouti.

(*) Paulette ne
manquera certainement pas de confirmer ces affirmations flagorneuses !

09/08/04 (B259) A vos marques ! La Fontaine est toujours d’actualité à Djibouti (Humour par un lecteur)

Rien ne sert de courir,
il faut partir à point.

Entre anciens et futurs
Ministres à Djibouti, cette fable de La Fontaine prend toute sa place
dans les différentes courses auxquelles nous assistons.

A l’annonce des élections
de 2005, des départs anticipés sont à prévoir.
Les passages de relais s’effectuent en coulisse : certains Ministres, à
bout de souffle, se font bousculer, car ils ne pourront pas tenir la distance.
Mais les relayeurs, aux dents aiguisés, sont déjà sur
la ligne de départ.

Dans les starting-blocks,
prêt à bondir, la technique du croc-en-jambe permet de se placer
à la corde pour parcourir plus vite les couloirs du Palais d’Haramous.
Certains accumulent les entraînements, d’autres travaillent la vitesse
pour battre des records de performance.

A vos marques..Prét…partez
! Pas très à l’aise dans ses basses quêtes en promotion,
les chaussures Moumin Bahdon manquent d’adhérance. Elles ne collent
pas au terrain.

Aden Robleh, une nouvelle
fois, n’a pas pu trouver la bonne paire de pompes. Ses pieds sont-ils douloureux
après sa récente mise à pied. Pourra-t-il se relever
et parcourir la distance sans un dopage sérieux et équilibré
?

Dans la voiture balai,
le Marquis Hassan Saîd, Elmi Bouh, Miquil, Fathi et Zakaria font de
la figuration. Trop engraissés, incapables d’assumer, ces serviteurs
hier distancés par les anciens, aujourd’hui, se font rejoindre et dépasser
dans les étapes contre la montre, par des plus jeunes. Ils seront inévitablement
contraints à l’abandon.

Moussa Chehem tient (une
fois de plus) la lanterne rouge : à la ramasse dans les cols, bloqués
sur les freins dans les descentes. Tricheur naturel, il sait que son salut
passe par les itinéraires Bis et les raccourcis illégaux.

Bien que déclaré
positif au dernier contrôle de dopage, mais évitant de le faire
savoir, le dit ‘Létha-rgique » conduit sa course
par bonds successifs, intercalés avec de longues périodes de
repos absolu. Ses chevilles ne cessent d’enfler. Il commence à souffrir
affreusement et cela le ralentit terriblement.

Noël se sucre sur
notre dos avec deux nouveaux porteurs d’eau qui viennent tout droit de la
fameuse usurpation domicile.

Sur le podium et d’or
et déjà d’argent comptant, on remarque les efforts méritoires
de Kadra, qui compte télécommander IOG à distance, pour
remporter personnellement la course, par personne interposée et avec
un minimum de fatigue.

La médaille d’or
reviendra a celui ou celle qui sera capable d’augmenter sa capacité
de séduction. Pour ne pas aller trop vite en besogne… parions
que ce sera le Roi … ou plutôt la Reine… qui ne manque pas, non
plus, de potentialités financières pour arroser l’électeur
indécis.

09/08/04 (B259) Cessez d’attaquer nos dirigeants sur le plan de leur personne, mais réservez vos critiques aux actes et aux décisions qu’ils prennent. (Lecteur)

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Note de l’ARDHD.
Il semble que ce lecteur, qui a souhaité s’exprimer dans nos colonnes,
n’émet aucune idée hostile à la dictature ni à
l’asservissement du peuple djiboutien par le régime de Guelleh, dont
il semble s’accomoder. Cela étant dit, nous lui ouvrons nos colonnes,
car les lecteurs sauront faire la part des choses.
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J’aimerais vous faire
part de mon grand étonnement face aux comportements de certains Djiboutiens
qui se réclament de l’opposition. Je constate de plus en plus que leur
façon de s’exprimer constitue une insulte pour tout Djiboutien
qui se respecte.

Il est clair que ces gens
là n’ont rien compris à la politique djiboutienne. Pire ils
s’illustrent par leur ignorance totale au sujet de l’histoire nationale. En
les lisant nous découvrons que ces pseudo-opposants ignorent complètement
les sacrifices et les efforts qu’ont déployés des fiers Djiboutiens
pour arracher le pays du joug colonial.

Pour eux, être
opposant se résume à une critique démentielle et sans
fondement à l’égard des hommes au pouvoir. Être opposant
pour eux c’est dire n’importe quoi et n’importe comment sur les dirigeants.
Au lieu par exemple de critiquer le président et son gouvernement sur
les actes ces pseudo opposants s’acharnent sur la personnalité en inventant
des énormités qui disent long sur leur capacité intellectuelle.
Pire, ces derniers temps, dans cette tribune qui leur offre à s’exprimer,
nous lisons des choses qui ne contribuent en rien au développement
de notre pays. Au contraire les idées néfastes à caractères
tribales et très primitives constituent une insulte majeure pour les
Djiboutiens et surtout ceux et celles qui ont osé à se manifester
les jours sombres du colonialisme. En tant qu’ancien membre de notre légendaire
ex-LPAI, je ne peux accepter les néfastes acrobaties intellectuelles
qui font feu de tout bois pour ternir l’image de notre pays et de ses dirigeants.

Je me demande d’ailleurs
pourquoi ces pseudo opposants ne présentent pas au public djiboutien
leur programme pour proposer une alternative à la politique actuelle.
La vérité ce qu’ils ils ne peuvent pas parce que tout simplement
ils n’en ont pas. C’est la raison pour laquelle ils se contentent de passer
leur temps à afficher ici et là des écrits (!) dignes
de leur rang, des tracts préparés souvent à la hâte
dans des cafés Internet de bruxelles. Récemment, nous constatons
qu’ils s’acharnent sur des simples fonctionnaires qui sont au service
de l’Etat et qui méritent notre respect qu’ils soient dans les ambassades
ou dans le pays.

Je connais certains de
ces fonctionnaires comme Mohamed Ali Haroun (Ourouba) et Moussa Ali, deux
fonctionnaires connus pour leur modestie et leur patriotisme. Insulter Haroun
en attaquant personnellement et pour des affaires qui relèvent de Dieu
me rappelle les mécréants (Abou Lahab et cie) qui critiquaient
le Prophète (Que la Paix soit sur Lui et sa famille) pour ne pas avoir
eu de garçon. Ça, c’est vraiment aller trop loin et constitue
même un blasphème de la part des gens qui se disent musulmans.

Que les insensés
se taisent, disait un illustre philosophe…

Heureusement la caravane
passe devant une opposition à court d’idées et qui ne fait
qu’aboyer.

9
août 2004
A. H.

09/08/04 (B259) La Santé à Djibouti ? Une affaire devenue uniquement commerciale ! Je lance un appel à la communauté internationale pour qu’elle intervienne d’urgence et qu’on cesse de faire payer les consultations à l’hôpital et d’y revendre les médicaments donnés par les organisations humanitaires. (Lecteur)

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Note de l’ARDHD
Nous publions ‘texto’ cette contribution d’un lecteur. Nous tenons à
rappeler que l’ARDHD n’adhère pas automatiquement aux positions de
ses lecteurs. En ce cas précis, l’équipe de l’ARDHD se refuse
à faire un amalgame et à jeter l’anathème contre le corps
médical. En effet celui-ci, dans sa grande majorité, accomplit
son devoir avec toute la conscience professionnelle souhaitable. Nombreux,
parmi nous, sont ceux qui ont eu affaire à la médecine, pour
surmonter victorieusement la maladie.

Il est possible que certains
cas isolés (qui devront être vérifiés), comme ceux
qui ont provoqué la réaction de notre lecteur, soient proprement
scandaleux et qu’ils méritent d’être dénoncés,
simplement parce qu’ils portent atteinte à l’image du corps médical
tout entier.
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Au point de vue de la
Santé à Djibouti.

J’ai envie de condamner
tous les médecins de l’Hôpital Paul Ford situé Boulevard
de Gaulle en face de l’Hôpital militaire Français Bouffard.

J’y ai été
témoin « d’un crime contre la Santé : j’ai constaté
de mes propres yeux, ce qui se passe au sein de cet Hôpital.

Les médecins qui
exercent dans cet Hôpital du centre de Djibouti-Ville (le seul hôpital
pulmonaire du pays) sont dénués, semble-t-il, dans certains
cas, de scrupule. Leur objectif pourrait parfois être d’encaisser une
somme de 3000 FD mais pas de soigner le malade et d’alléger ses souffrances,
en visite à l’hôpital.

Ces 3000 FD, ce sont
les honoraires d’une visite privée ou de l’accès au traitement.
Pour moi et je donne un avis qui n’engage que moi, ces médecins ne
sont pas des descendants d’Hippocrate mais dans certaines circonstances, ils
se comportent comme des commerçants, plus soucieux de vendre leur soupe
que de guérir leurs Clients.

Leur comportement médical
est parfois indigne. Oubliant l’humanité, la pitié, ces médecins
ne considèrent leurs patients que comme des clients. Une fois les 3.000
FD payés, ils s’occuperont enfin de lui, à minima, bien souvent.

La preuve : elle est simple
! Ces ‘bons’ médecins qui traitent les malades de l’hôpital ‘par-dessus’
la jambe ont ouvert des cliniques privées. Là, ils travaillent
pour leur compte et (oh, miracle !) ils se soucient un peu plus des patients
et ils leur accordent un peu de l’attention, du temps et de la compassion
attendus.

Mais à l’hôpital,
voilà comme se passe la visite : le malade arrive de bonne heure, le
matin, pour la consultation. On lui remet un numéro entre 0 et l’infini.
Chaque médecin veut gagner un maximum et surtout se faire, à
bon compte, une nouvelle clientèle. Il veille à avoir son quota
de patients pour la matinée.

Lorsque son tour est arrivé,
le patient pénètre dans la salle pour être examiné
par le médecin. Il lui signale ses maux : je tousse, j’ai de la
fièvre, je respire mal,
Docteur.

Le Docteur abrège
rapidement. Il n’ausculte pas et il se limite à donner un nouveau rendez-vous
au patient, en prenant bien soin de lui donner l’adresse de sa clinique privée.

« J’aimerais bien
vous examiner dans l’après-midi, mais j’ai trop de malades et je ne
peux pas tout faire »
. Bien que très choqué par ce comportement,
le malheureux n’a d’autre choix que d’accepter la proposition et surtout le
montant fixé par la secrétaire qui rappelle d’un air sévère
qu’il doit absolument se munir de 3000 FD pour la visite « n’oubliez
surtout pas! »
.

Mais le patient n’a pas
toujours les moyens de réunir cette somme. Il commencera à frapper
à toutes les portes, pour expliquer son cas aux amis, aux relations
et/ou aux voisins. Avec la crise que nous vivons actuellement et l’appauvrissement
généralisé de la Population, la dramatique chute de notre
pouvoir d’achat, chacun ne pourra pas lui donner plus qu’il ne possède
!

Combien de temps, mettra
notre malheureux à réunir la somme ?

Quand le malade qui a
finalement réussit à réunir les 3.000 FD exigés,
il se présente à la Clinique. Le Docteur lui demande alors d’expliquer
les raisons de son retard : il lui explique qu’il a pris un très gros
risque pour sa santé et même parfois pour sa vie … Que peux
répondre le patient ? « Docteur, mais il a fallu du temps pour
réunir la somme que vous me demandiez, parce que je ne la possédais
pas ! »

Avant d’intervenir, le
médecin lui demande de payer ne serait-ce au pour vérifier qu’il
a bien apporté les 3.000 FD. Le paiement effectué, le médecin
l’examine enfin et il lui remet une ordonnance pour pratiquer des radios ou
des examens complémentaires (salive, sang, etc..), dès le lendemain.

C’est pour cela que j’ose
employer le terme qui peut paraître exagéré de criminalité.
En agissant ainsi, ces médecins mettent des barrières à
la Santé. N’oublions pas qu’ils ont tous le statut de fonctionnaire
de cadre A. Rien que pour leur présence à l’hôpital (quelques
heures par jour), ils perçoivent un salaire mensuelle de 400.000 FD,
sans compter les indemnités diverses : un logement de fonction estimé
entre 80.000 et 100.000 FD. En échange, il devrait assurer les consultations
et les soins à l’hôpital ! Mais non, cela ne leurs suffit pas
et ils travaillent en réalité dans les cliniques privées.

Que pensez vous des pratiques
de ces médecins de l’Hôpital Paul Ford ?

L’hôpital est subventionné
par l’Union Européenne et par les USA. Ils sont payés pour effectuer
des actes médicaux, qu’ils ne pratiquent effectivement pas. Bien au
contraire, ils utilisent leur poste pour se constituer une clientèle
privée, souvent au détriment de la Santé des malheureux
qui sont venus les consulter en toute confiance.

Et que dire des médicaments
qui sont donnés par l’OMS, pour assurer les traitements gratuits au
sein de l’hôpital ? Sachez, braves gens, qu’il vaut mieux avoir les
moyens de se les acheter, car les infirmiers ne vous les donneront pas ! « Où
tu peux payer, où tu peux crever ! « .
Ce pourrait être
la devise de certains personnels hospitaliers.

Un bref rappel :

Cet hôpital avait
été créé à l’époque coloniale pour
soigner les pauvres. A l’époque, on y distribuait gratuitement le lait
vitaminé. Aujourd’hui, bien que l’approvisionnement soit assuré
par des dons internationaux, le lait vitaminé est payant.

Djibouti est devenu un
énorme chaos. Je lance un appel au monde entier et particulièrement
aux Organisations Internationales de Santé, pour qu’elles interviennent
de toute urgence. Il faut prendre les mesures nécessaires, pour que
l’aide parvienne aux destinataires finaux, aux pauvres qui en ont réellement
besoin et qui n’ont pas les moyens de se faire soigner de façon privée.

Dans notre pays, comme
partout, il y a des gens pauvres et malades. Les laisserons nous mourir dans
ce petit coin de l’Afrique de l’est ? Pour l’amour du ciel, faites quelque
chose pour sauver ces peuples vulnérables à toutes les maladies,
du fait d’une hygiène et d’une alimentation déplorables.

Les larmes me viennent
aux yeux en écrivant ce texte et je n’arrive pas à me retenir.

A Djibouti, rien que la
tuberculose fait des ravages. Et pourtant sur place, il y a tous les matériels
nécessaires. Ils sont à l’Hôpital Paul Ford : laboratoire
d’analyse, radiographie, lits d’hospitalisation. En dépit cela, pas
moyen d’y accomplir des traitements efficaces. La Santé est devenue
une affaire commerciale privée.

Le Ministre de la Santé,
le Docteur Kamil, ferme les yeux sur ses pratiques répréhensibles
(à mon avis). Il a bien trop peur de perdre son maroquin.

C’est à lui que
je m’adresse, maintenant. Juste un mot à vous dire :  » Un jour,
mettez-vous à la place d’une personne malade qui cherche un comprimé.
Le comprimé est derrière l’infirmier (ou le médecin),
juste dans le tiroir du haut et il le sait. Ce comprimé lui a été
donné gratuitement pour sauver des vies humaines et en particulier
la vôtre. Et pourtant le médecin (ou l’infirmier) refuse de vous
le donner. Il exige un paiement que vous n’avez pas …. » Vous comprendrez,
Monsieur le Ministre, ce que l’on peut ressentir à cet instant.

Mais cela ne vous touchera
certainement pas, car je ne suis pas certain que vous ayez le moindre sens
moral. Vous qui ne pensez qu’a votre poste de Ministre ! Peut-être un
jour, serez-vous confronté aux dures réalités que subissent
les citoyens asservis et appauvris. N’oubliez quand même que le tout
Puissant Miséricordieux vous observe, vous Docteur Kamil et vos médecins
et il vous jugera, comme il jugera la dictature de Guelleh et tous les sbires
qui ont participé à la prévarication généralisée.

08/08/04 (B259) Affaire Borrel : les avocats de Mme Borrel ont demandé l’audition de Guelleh par la Justice française. (AFP et Djibnet)

_____________________________
Note de l’ARDHD
L’affaire commence à faire grand bruit. Après l’Est Républicain,
la nouvelle est reprise par l’AFP et par Djibnet, entre autres.

Peut-on dire que l’étau se resserre autour de Guelleh ? Il est encore
trop tôt pour apporter des affirmations, mais il est certain que la
position de Guelleh devient de plus en plus inconfortable. De plus comme il
doit venir en France, il va être placé à la merci du bon
ou du mauvais vouloir du Gouvernement français … qui pourrait choisir
d’invoquer l’immunité présidentielle ou non.

Certes le Gouvernement
français l’a toujours protégé abusivement depuis des
années, mais il se pourrait bien que cette protection prenne fin un
jour. Les fantaisies de Guelleh dans le domaine des relations internationales
(en particulier l’installation d’une base US à Djibouti, qui déplairait
à la France), les soupçons qui pèsent sur divers trafics
qui seraient organisés à partir de Djibouti (cf le GED, trafic
d’enfants, trafic d’armes, etc…), pourraient contraindre les autorités
françaises à prendre des mesures efficaces et l’affaire Borrel
pourrait être le déclencheur.

Mais attention, Guelleh
est malin. Pour tenter de se protéger et de gagner encore un peu de
temps, il n’hésitera pas à lâcher ses plus proches collaborateurs,
en tant que fusibles (Hassan Saïd par exemple ou Madhi Cheik Moussa),
si le vent tournait mal pour lui. Mais il y a fort à parier, que cela
ne le protégera qu’un temps…

__________________________________
Extrait de l’AFP
Président djiboutien – (AFP 06/08/2004)

PARIS, 6 août
(AFP) – Les avocats de la veuve du juge Bernard Borrel, décédé
en 1995 dans des conditions suspectes à Djibouti, ont demandé
à un juge enquêtant sur une éventuelle subornation de
témoin en marge de cette affaire d’entendre le président djiboutien,
a-t-on appris de source proche du dossier.

Le président Ismaël
Omar Guelleh est attendu en France à la fin de la semaine prochaine,
puisqu’il est invité aux cérémonies commémorant
le débarquement en Provence le 15 août.

Les avocats, Olivier Morice
et Laurent de Caunes, sollicitent également l’audition de Hassan Saïd,
chef des services secrets djiboutiens, a-t-on appris de même source.

Les avocats souhaitent
également que ce dernier soit confronté avec Ali Iftin, un ancien
officier djiboutien aujourd’hui réfugié à Bruxelles,
qui affirme que M. Saïd l’a obligé à mentir dans l’enquête
sur la mort du juge Borrel.

Après les révélations
de M. Iftin sur son mensonge, les avocats de Mme Borrel avaient déposé
une plainte qui avait conduit à une information judiciaire pour subornation
de témoin confiée au juge Pascale Belin.

Le nouveau témoignage
de M. Iftin, recueilli en décembre 2002, et de nouvelles expertises
médico-légales, ont relancé l’affaire Borrel ces derniers
mois.

La thèse du suicide
du juge Borrel avait d’abord été retenue par les autorités
françaises.

Un seul témoignage,
celui d’un ancien officier de la garde présidentielle, Mohamed Saleh
Alhoumekani, opposant politique au régime actuel, aurait pu orienter
la justice dans le sens d’un assassinat.

Il affirmait qu’au lendemain
de la mort du juge, cinq hommes étaient allés à la rencontre
de M. Guelleh, qui dirigeait à l’époque le cabinet du chef de
l’Etat. L’un d’eux lui aurait dit : « Le juge fouineur est mort, il n’y
a plus de traces ».

Mais Ali Iftin, alors
supérieur hiérarchique du témoin, avait discrédité
ces déclarations, avant son récent aveu.

Interrogé par l’AFP,
Me Morice a expliqué que sa cliente avait trouvé « choquant
que la France puisse accueillir M. Guelleh alors que de nombreuses ombres
pèsent sur les plus hautes autorités de l’Etat djiboutien au
sujet de l’assassinat du juge Borrel ».

La dépouille calcinée
du juge Borrel, alors conseiller du ministre djiboutien de la Justice, a été
retrouvée le 19 octobre 1995 à 80 km de Djibouti.

__________________________________________
Extrait de Djibnet

La veuve du juge Borrel demande l’audition du président djiboutien
06 août 2004

Les avocats de la veuve
du juge Borrel, décédé en 1995 dans des conditions suspectes
à Djibouti, ont demandé à un juge enquêtant sur
une éventuelle subornation de témoin en marge de cette affaire
d’entendre le président djiboutien. Le président Ismaël
Omar Guelleh doit se rendre en France à la fin de la semaine puisqu’il
est invité aux cérémonies commémorant le Débarquement
en Provence le 15 août.

Les avocats de Mme Borrel,
Olivier Morice et Laurent de Caunes, sollicitent également l’audition
de Hassan Saïd, chef des services secrets djiboutiens. Les avocats souhaitent
également que ce dernier soit confronté à Ali Iftin,
un ancien officier djiboutien aujourd’hui réfugié à Bruxelles,
qui affirme que Saïd l’a obligé à mentir dans l’enquête
sur la mort du juge Borrel.

Après les révélations
d’Iftin sur son mensonge, les avocats de Mme Borrel avaient déposé
une plainte à Versailles qui avait conduit à une information
judiciaire pour subornation de témoin confiée au juge Pascale
Belin. Le nouveau témoignage d’Iftin, recueilli en décembre
2002, et de nouvelles expertises médico-légales ont relancé
l’affaire Borrel ces derniers mois.

07/08/04 (B259) L’Est Républicain : une affaire possible de subornation de témoin à Djibouti, aurait motivé la demande d’audition de Guelleh devant la Justice française.

(Extrait de l’Est républicain
du 7/08/04 – Rubrique 24 heures)

Djibouti : les avocats de la veuve du Juge Borrel, décédé
en 1995 dans des conditions suspectes à Djibouti, ont demandé
à un Juge enquêtant sur une éventuelle subornation de
témoin en marge de cette affaire d’entendre le Président Djiboutien,
Ismaël Omar Guelleh, qui doit se rendre en France, à la fin de
la semaine.

Le Juge Borrel, alors
conseiller du Ministre djiboutien de la Justice, avait été retrouvé
calciné. La thèse du suicide avait été retenue
par les Autorités françaises. Un seul témoignage, celui
d’un ancien Officier de la Garde présidentielle, opposant politique
au régime actuel, aurait pu orienter la Justice dans le sens d’un meurtre
ou d’un assassinat.