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04/10/2013 (Brève 266) Confirmation partielle des rumeurs dont nous nous étions fait l’écho hier. (Nous attendons quand même une confirmation officielle avant de considérer ces informations comme étant totalement fiables)

Une nouvelle source djiboutienne confirmerait les rumeurs publiées hier (restons encore prudents malgré tout !) : à la suite de leur échec cuisant pour récupérer Mohamed Alhoumékani, pieds et poings liés, afin de le ramener à Guelleh, Djama Souleiman - retour au ruisseau Grandes oreilles, le Procureur abusif aurait été remplacé sur le champs par M Afkada, un faucon au service du régime dictatorial et le Procureur Maki serait déjà rétrogradé. Personne n’a pu encore nous dire, si le Corbeau repenti, Aref Mohamed, avait perdu ses dernière plumes.

Ces sanctions seraient exemplaires et traduiraient bien l’état de colère extrême qui agite Bobard 1er, le Chef du Clan des prédateurs de la République de Djibouti. Il n’est pas inutile de rappeler que si le Chef est aussi furieux, c’est bien parce qu’il espérait obtenir l’extradition d’Alhoumékani pour lui extorquer un reniement de son témoignage
et s’auto-blanchir par la même occasion des soupçons dans une quelconque implication dans l’assassinat du Juge Borrel en octobre 1995.

Mais voilà, il semble, sauf rebondissement spectaculaire de dernière minute, que Guelleh ait perdu cette partie, car les Yéménites, en dépit des divergences remarquées au sein du Conseil, refusent définitivement l’extradition. Il y a de moins en moins de risque qu’ils changent d’avis maintenant.

Tout le monde sait que Guielleh déteste perdre la face, ce qui semble lui arriver de plus en plus souvent …. ! Et pour le moment, c’est une sacrée défaite qu’il subit dans la bataille qu’il a engagée contre Alhoumékani, de son propre chef, sans en mesurer les risques … pour lui-même.

A cette heure Guelleh serait sur le départ pour effectuer son pélérinage à La Mecque, en espérant certainement (et secrètement ?) que Dieu lui pardonne ses crimes. S’il ne se décide pas à changer et à réparer tout le mal qu’il a fait, les observateurs estiment qu’il a peu de chance d’être écouté là-haut. Restons humbles, car il ne nous appartient pas de nous substituer à la parole divine …

03/10/2013 (Brève 265) Le grand quotidien AL Wasat du Yémen fait état de notre lettre ouverte au Président du Yémen et de l’appel de la communauté yéménite en Europe. (En arabe)

Lien avec l’article du journal, édition de mercredi 2/10
:http://www.shibamnews.com/newsdetails.php?nid=14355#ixzz2ggIfO0vb

01/10/04 (B266) A lire cette semaine dans LOI

DJIBOUTI -Le spectre
du Café de Paris

La mort dans
des conditions jamais élucidées du juge Bernard Borrel à
Djibouti en 1995 n’a pas fini d’empoisonner les relations de ce pays avec
la justice française. (…). [Total : 325 Mots].

30/09/04 (B265) Radio-Trottoir : le neveu de Guelleh, Bouh Idriss Omar Guelleh est-il venu en mission spéciale à Paris ? (lecteur)


On nous informe que Bouh Idriss Omar Guelleh, neveu du Président dictateur
auto-proclamé, aurait fait un petit tout à Paris … Outre ses
liens familiaux avec IOG, ce jeune homme est très actif dans toutes
sortes de commerce que les Djiboutiens ont bien identifiés. Certains
ne seraient pas trés recommandables, dit-on ?

Bref, parmi ses occupations
à Paris, il aurait pu avoir été chargé de remonter
l’enthousiast très faiblissant de la communauté djiboutienne
en France et en Belgique à l’égard de Guelleh … et cela en
vue des Présidentielles de 2005.

Certains nous ont affirmé
qu’il était aussi envoyé dans le cadre de l’Affaire Borrel,
pour tenter (lui aussi, c’est un défilé en ce moment) de ramener
les témoins particulièrement génants en ce moment à
la raison … de Guelleh … !

Nous ne saurions apporter
le moindre crédit à cette thèse, car le régime
a déjà sur le dos deux ou trois affaires très graves de (tentative et de)
subornation de témoins, qui ne font qu’accréditer la thèse
défendue par Mme Borrel.

30/09/04 (B265) Attention, la manifestation du 6 Octobre devant la Commission de l’UE à Bruxelles sera organisée à 13 h et non 14 h comme cela avait été annoncé à la demande des organisateurs. (Lecteur)

Je tiens à vous
informer que la manifestation du 6 Octobre devant la Commission de l’U.E débutera
à 13 heures et non pas à 14 heures
comme je l’avais indiqué
dans mon courrier précédent, qui a été publié
par votre site ARDHD le 27/09/2004.

Je demande aux militants
(es), aux sympathisants (es) de l’opposition et aux amis de la démocratie
de m’excuser pour cette rectification d’horaire.

30/09/04 (B265) Comme nous l’avions imaginé, Grandes oreilles ne se serait pas rendu à la convocation de la Justice française … En application des accords franco-djiboutiens, les Gendarmes vont-ils venir le cueillir chez lui ?

 

Selon les propos
de Me Spizner, relatés par le Journal Le Monde, Djama Souleiman,
Procureur Chef de la Dictature, ne se serait pas rendu à la convocation
de la Justice française.

Il aurait tout simplement
oublié de le faire, car l’invitation était mal rédigée
à son avis et il avait mal noté le rendez-vous.(*)

Selon des avis autorisés,
la juge devrait le faire chercher par la Force, pour qu’il se présente
: du sport en perspective !!!

(*) Nous attendons
la confirmation de sa venue ou de son absence.

30/09/04 (B265) Il ne faut pas avoir peur de mourir pour assurer notre liberté. Sinon le choix est simple, mourir dans l’hôpital de Djibouti ou mourir de misère. Qu’est ce que cela change ? (Lecteur)

Très souvent je
lis le site de l’ARDHD et je trouve des idés intéressantes qui
peuvent être échangées sur le pays.

Constat : l’opposition
est endeuillée ; le dictateur a aujourd’hui le champs libre et le soutien
de la France et des USA.

En dépit de cela,
nous pouvons vaincre le dictateur et le licencier. Souvenez-vous de Bokossa,
de Moboutu ou de Siyad Barreh, ils tous ont été vaincus par
le peuple malgré le soutien des occidentaux affairistes.

Le pays est totalement
ruiné aujourd’hui par la mafia du président, dont la majorité
des acteurs ont été importés d’Ethiopie. Les djiboutiens
qui ont choisi de rester au pays sont en permanence, humiliés, terrorisés
et volés.

Ceux de l’exterieur doivent
aboslument et sans délai, se mobiliser et faire parler de Djibouti
pour mettre au grand jour tous les crimes qui sont commis contre le peuple
djiboutien.

Guelleh a donné
l’EED à son cousin, l’Armée à un proche. En résumé
tous les postes-clés sont entre les mains de ses proches. Siyad Barreh
en son temps avait fait de même.

Le discours de Guelleh
à l’ONU est une escroquerie intellectuelle. Il a dit exactement le
contraire de ce qu’il applique dans notre pays. La mal gouvernance, la torture
et le raket sont institués en moyen quotidien d’action du régime.

Il n’y a plus de justice
à Djibouti (Si vous n’êtes pas un parent proche ou un ami du
juge, d’un procureu ou du pouvoir en place, vous serez condamnés et/ou
spollié)

La sécurité
alimentaire, la santé, la qualité de l’enseignement public :
tout cela est oublié et n’a plus que des bonnes paroles pour tenter
de câcher le désastre.

Ou vous choisissez pour
survivre de vous prostituer avec le dictatuer et/ou avec sa femme ou vous
crevez dans la misère.

Pour éliminer ce
dictateur, il faut d’abord mettre un fin définitif au tribalisme et
aimer notre pays. Les deux points sont liés. Si Guelleh a réussi
là où les Français avaient echoués, c’est parce
qu’il a appliqué la vieille règle : ‘Diviser pour régner’
et il nous a monté les uns contre les autres : tribus, clans, régions.

Il s’est entouré
de jeunes diplômes qui ne sont en réalité que des arrivistes,
mal intentioonés qui ne travaillent que pour leur intérêt
personnel.

Le kat et l’ignorance
l’on bien aidé dans son chantier machiavélique : détruire
le pays pour en tirer le maximum de profit..

Ne faudrait-il pas le
combattre dès aujourd’hui, au vue de ce bilan tragique ?

Demain, il sera trop tard,
comme en Irak ou en Somalie. L’union de tous les Djiboutiens et le rejet du
tribalisme sont des notions de bas pour gagner la bataille qui doit s’engager.

Ce que Guelleh nous prépare
depasse l’exclavage : c’est la misére et l’exploitation our tous. Les
revenus diminuent et les chargent augmentent.

Le jour venu, le fourbe
compte bein utiliser, au maximun, la misère du peuple et la division
pour tenter de se faire élire. Des manifestations doivent être
organisées avant les élections et se dérouler partout
: à Djibouti-ville, dans les chefs lieu et dans les capitales occidentales
pour réclamer des élections libres et démocratiques.

Seules, ces manifestations
populaires pourraient nous sauver de l’impasse et de l’effondrement irréversible.
Il ne faut pas avoir peur de mourir de cette façon. Sinon ce sera dans
l’hôpital sous équipé ou dans la misère la plus
noire.

2005 doit être l’année
de l’espoir, de l’action et du changement. Chaque Djiboutien doit être
aussi motivé que l’étaient nos parents avant l’indépendance,
car c’est notre destin et l’avenir de nos enfants qui sont en jeux.

30/09/04 (B265) La thèse du suicide du juge Borrel balayée par l’instruction – (LE MONDE sous la signature de Gérard Davet)(Info envoyé par un lecteur)

Cette fois , la juge d’instruction
Sophie Clément ne s’embarrasse guère de précautions diplomatiques.
Dans un courrier adressé le 17 septembre à Michèle Alliot-Marie,
ministre de la défense, elle réclame à nouveau, dans
le cadre de l’affaire Borrel, la saisine de la commission consultative du
secret de la défense nationale.

Pour la première fois, elle exprime son point de vue sur la mort de
Bernard Borrel, le juge français retrouvé mort le 19 octobre
1995 à Djibouti, au pied d’une falaise, aspergé d’essence et
à moitié brûlé. « Les expertises techniques
et médico-légales réalisées dans le cadre de l’instruction
concluent à l’assassinat de Bernard Borrel », a-t-elle indiqué
dans sa lettre. Balayée la thèse du suicide, qui prévaut
toujours à Djibouti depuis le tout début de l’affaire.

La juge Sophie Clément
met également directement en cause l’actuel président de la
République de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, qui était,
en 1995, le chef de cabinet du président Hassan Gouled Aptidon.

Elle explique ainsi que Bernard Borrel, lorsqu’il était en poste à
Djibouti, avait entretenu des relations avec le juge français Roger
Le Loire, chargé à l’époque d’enquêter sur l’attentat
du Café de Paris, commis en 1990. « Il a été retrouvé
dans les documents de M. Borrel copie d’une commission rogatoire internationale
délivrée par M. Le Loire et annotée de la main de Bernard
Borrel (…)

Or, les policiers en charge
de l’enquête sur le Café de Paris ont mis au jour l’hypothèse
d’une manipulation de l’enquête par les services spéciaux djiboutiens
dirigés par Ismaël Omar Guelleh. » La juge fait donc un
lien direct entre l’assassinat de Bernard Borrel et l’attentat du Café
de Paris. Selon elle, le juge Borrel aurait ainsi pu être tué
parce qu’il s’intéressait ! de trop près à des dossiers
compromettants pour les autorités djiboutiennes.
Dans son courrier,
la magistrate rappelle par ailleurs que plusieurs témoins sont venus,
lors de l’instruction, mettre en cause directement M. Guelleh.

NOTE SANS EN-TÊTE

Elle explique en outre
qu’un document de la DGSE, déclassifié, daté du 21 janvier
2000, faisait état des déclarations de deux témoins djiboutiens
ayant révélé « que le clan de l’actuel président
de la République de Djibouti aurait commandité l’assassinat
du juge Borrel ». Mais une autre note, dont l’origine demeure inconnue,
figure aussi dans le dossier d’instruction. Dépourvue du moindre en-tête,
elle rappelle les « affaires dans lesquelles M. Guelleh est impliqué ».
Et se conclut ainsi : « Septembre 1990 : Ismaël Omar Guelleh pourrait
être le commanditaire de l’attentat du Café de Paris. Le dossier
présenté par les autorités locales sur cet attentat serait
en fait une manoeuvre d’intoxication. »

La juge Clément
avait jusqu’à présent du mal à établir l’authenticité
de cette note. Elle ne proviendrait pas de la DGSE, dont les rapports sont
toujours sourcés. Mais le 7 septembre, un témoignage est venu
éclairer la magistrate. André Minana, commissaire divisionnaire,
en poste à Djibouti en 1995 au sein du service technique de coopération
internationale (STIP), a reconnu cette note. « Ces notes ne m’étonnent
pas, a-t-il déclaré à la juge. J’en ai d’ailleurs eu
connaissance. A les voir, je pense que ce sont des notes militaires. Nous
nous échangions ce genre de fiches de renseignements entre services. »

Ces déclarations
ont donc conduit la magistrate à réclamer une deuxième
fois la levée du secret-défense sur des  » documents relatifs
à la disparition du juge Borrel et à l’éventuel rôle
des autorités djiboutiennes ». Elle a saisi d’une même demande
le ministère de l’intérieur. « C’est la première
fois qu’est évoquée de manière aussi directe la participation
de l’entourage d’Ismaël Omar Guelleh dans la disparition du juge Borrel,
a déclaré Me Olivier Morice, le conseil, avec Me Laurent de
Caunes, de la famille Borrel. Tous les documents militaires n’ont pas été
déclassifiés. L’enjeu est désormais politique L’Etat
français va-t-il tenter d’étouffer la recherche de la vérité
? »

Djama Souleiman, le procureur
de la République de Djibouti, était convoqué, le 1er
octobre, au tribunal de Versailles, dans le cadre d’un dossier de subornation
de témoins, lié à l’affaire Borrel. « Il n’y déférera
pas, a indiqué au Monde Me Francis Szpiner, l’avocat de Djibouti. La
convocation ne lui a pas été adressée dans les formes.
Quant à mettre en cause M. Guelleh dans l’attentat du Café de
Paris, c’est grotesque et scandaleux. »

Gérard Davet

. ARTICLE PARU DANS
L’EDITION DU 01.10.04