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02/10/04 (B266) Radio-Trottoir : le déplacement de Guelleh à Cuba aurait-il véritablement un objectif médical.

Curieux ce voyage officiel
de Guelleh à Cuba !

Même l’AFP, toujours
bien informée, n’a aucune idée du programme de Guelleh. Cela
ne s’était jamais vu dans le passé !

De nombreuses rumeurs
courent et en particulier, celle-ci qui nous est adressée par un lecteur
généralement bien informé, et que nous publions, sans
n’avoir pu la vérifier (attention : nous n’en sommes qu’au stade des hypothèses et ce n’est pas une certitude
!)
:

« Les informations
qui me parviennent sur le voyage d’IOG à Cuba sont les suivantes:

Il subira une operation cardiaque réalisée par les Médecins
personnels de Fidel Castro, afin que les informations ne sortent pas de la
salle d’opération.

Le secret est le souci
premier de tous les dictatateurs. Aussi, depuis le départ d’IOG, sa
famille et les barons de la tribu se réunissent selon la hiérarchie
en vigueur. Par secteur géographique et par classe sociale, dans un
premier temps, les délégués se rencontreront très
prochainement au grand complet. »

02/10/04 (B266) Suggestion d’un lecteur : … Et si on ignorait Guelleh et sa bande ethiopienne au pouvoir !

Chers djiboutiens, Guelleh
et son équipe écoutent les cris (souffrances) des djiboutiens
mais ils ne les entendent pas.

Je vous conseille tous
de poursuivre vos études aussi loin que vous le pouvez et ensuite,
si cela est possible, de rentrer au pays et d’ouvrir vos propres « business »
/ commerces.

Parce qu’en se soumettant
(en travaillant pour eux) pour les mafieux au pouvoir, vous les aider à
s’attribuer une valeur qu’ils ne méritent pas du tout.

Cessons de parler et passons
aux actes maintenant : éducation et travail libre et indépendant.
Beaucoup de Canadiens d’origine djiboutienne, après avoir étudié
au Canada, sont rentrés à Djibouti : ils y ont lancé
avec succès, dans de nombreux cas, leur commerce ou leur business.

Le nombre de ceux-là
est en constante augmentation. Guelleh est très préoccupé
par cette nouvelle stratégie des jeunes Djiboutiens, qui ont fait des
études brillantes à l’étranger. D’autant plus qu’ils
réussissent sans ne jamais rien lui demander et il n’a pas beaucoup
de prises sur eux, puisqu’ils ne luis ont redevables de rien.

Guelleh, qui n’est pas
totalement idiot, a bien compris qu’il va être rattrapé prochainement
par son « passé-noir ».

Alors Djiboutiens .. éducation
et travail indépendant.
jusqu’à que Guelleh quitte le POUVOIR.

__________________________
Note de l’ARDHD
Attention, quand même ! Nous publions ce conseil adressé par
un lecteur, mais il faut bien évaluer auparavant, le niveau possible
de liberté et d’autonomie, à Djibouti pour développer
un business, sans prendre le risque d’être dans l’obligation de s’associer
avec un proche de la famille ou du régime, dès que les affaires
commencent à être bénéficiaires …
Ce risque existe et il n’est pas négligeable.

01/10/04 (B266) Confirmation de la manifestation du 6 Octobre à 13 heures au lieu de 14 heures devant le siège de la Commission européenne à Bruxelles. Appel à toute l’opposition.

 

Ensemble dénonçons
la dictature d’Ismaël Omar Guelleh.

Le parti
du MRD (Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement),
l’une des principales formations de l’opposition djiboutienne, vient de prendre
via sa représentation en Belgique l’initiative de faire une manifestation

mercredi
6 octobre 2004 à 13 heures
devant le siège des institutions européennes au
170 RUE DE LA LOI à Bruxelles

Le but de
la manifestation consistera à dénoncer la dictature, le non
respect des droits de l’homme ainsi que les hold-up électoraux qui
se répètent depuis 1977 dans la République de Djibouti.

Cette manifestation de
la part du comité du M.RD en Belgique constitue une opportunité
très importante tant elle nous permettra de prendre à témoin
les communautés internationale, belge et européenne et d’attirer
leur attention sur les souffrances qui prévale actuellement dans notre
pays. Certes l’initiative de tenir cette manifestation est venue du comité
du MRD en Belgique, elle mérite d’être saluée car elle
est pour le moins louable, mais il faut savoir que le combat pour l’instauration
de la démocratie à Djibouti n’est pas que du ressort du MRD.
Il concerne tout le monde (militants et sympathisants du MRD et du FRUD, exilés
djiboutiens, tous autres démocrates).

Cette lutte ne devrait
laisser personne indifférente. C’est pour cela, en simple démocrate
djiboutien, que je m’associe à cette noble action et que je profite
de l’occasion pour lancer un vibrant appel à tous les démocrates
pour venir nombreux afin de dénoncer ensemble pendant 90 minutes ce
régime autocrate qui a pris en otage le destin de tout un peuple. Le
peuple djiboutien vous en saura gré.

Ne ratons pas ce rendez-vous
citoyen.

NB : la manifestation débutera à
13heures et non à 14heures comme ce fut indiqué dans mon premier
appel sur le site de l’ARDHD.

01/10/04 (B266) Voyage de Guelleh à Cuba et évolution de l’affaire Borrel / Revue de presse : dépêches AFP depuis quelques jours.

1
– Juge Borrel : La justice confirme l’assassinat, risque de tensions avec
Djibouti

2
– Affaire Borrel: le procureur de Djibouti ne s’est pas présenté
au juge français

3
– Voyage officiel de Guelleh à Cuba. Aucune information sur son programme
(?)

4
– Deux magistrats français entendus en marge de l’affaire du juge Borrel

________________________________________________

1 –
Juge Borrel : La justice confirme l’assassinat, risque de tensions avec Djibouti

PARIS, 30 sept (AFP) – La justice française vient de confirmer la piste
de l’assassinat du juge français Bernard Borrel à Djibouti,
ce qui risque de détériorer les relations de ce pays avec Paris
qui y entretient une importante base militaire au débouché de
la Mer Rouge.

La juge d’instruction
chargée de l’enquête, Sophie Clément, a demandé
aux ministères de l’Intérieur et de la Défense de lui
communiquer tout document susceptible de faire avancer son enquête sur
la mort du juge en 1995, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier.

En préambule de
ces missives, la juge écrit que « les expertises techniques et
médico-légales réalisées dans le cadre de l’instruction
concluent à l’assassinat de Bernard Borrel ».

La juge demande aussi
que le président de la commission consultative du secret de la défense
nationale (CCSDN), Pierre Lelong, enquête et collecte l’ensemble
des documents relatifs à la mort du juge et demande « qu’il se
livre à toutes investigations préalables utiles à la
recherche des documents relatifs à la disparition du juge Borrel et
à l’éventuel rôle des autorités djiboutiennes (
…)
dans celle-ci ».

La juge corrobore ainsi
ce que la veuve de Bernard Borrel dit depuis des années dans son combat
solitaire: son mari ne s’est pas suicidé en s’aspergant d’essence,
malgré une première thèse officielle, mais il a été
assassiné sur une route déserte, à 80 km de la capitale
djiboutienne, où son corps calciné a été retrouvé.

Selon elle, il enquêtait
sur des affaires dans lesquelles était impliqué l’actuel président
Ismaël Omar Guelleh, alors chef de cabinet de son oncle et chef d’Etat,
Hassan Gouled Aptidon.

Ces affaires auraient
pu concerner des trafics d’armes mais aussi l’attentat du Café de Paris,
à Djibouti, en 1990 qui avait tué un Français et fait
11 blessés.

De nouvelles expertises
en 2004, puis une note des services secrets français ont orienté
l’enquête vers l’assassinat et le pouvoir djiboutien.

« Le
président djiboutien est dans l’oeil du cyclone », a déclaré
jeudi à l’AFP, l’avocat d’Elisabeth Borrel, Olivier Morice.

« Le travail du juge
d’intruction est très important : il prouve que l’assassinat du juge
Borrel est incontestable, et son regard s’oriente vers les autorités
djiboutiennes », a-t-il ajouté.

Le président djiboutien
a non seulement toujours nié, mais, après la publication de
la note des services secrets dans la presse française, il a réagi
violemment en accusant la France de déstabilisation.

Cette réaction
a profondément gêné Paris, dans la mesure où la
France entretient une importante base militaire à Djibouti, abritant
2.700 hommes, face à la péninsule arabique. Elle y est de plus
en plus concurrencée par les Américains depuis les attentats
du 11 septembre 2001.

Le prix du loyer de cette
position géostratégique a d’ailleurs été considérablement
revu à la hausse par Djibouti en juillet 2004. Il est passé
de 18 millions à 30 millions d’Euros, sans compter les aides à
l’armée djiboutienne et les aides économiques bilatérales.

Cette position inconfortable
de Paris, pris entre le travail de justice et ses intérêts diplomatiques,
a entraîné les Affaires étrangères à réaffirmer
l’immunité diplomatique du président djiboutien, à l’occasion
de sa venue en août aux cérémonies du débarquement
de Provence. Elisabeth Borrel avait demandé qu’il soit entendu par
la justice.

Jeudi, le Quai d’Orsay
se refusait à commenter « une affaire judiciaire en cours ».

« Nous sommes en présence
d’une affaire d’Etat », a estimé Me Morice. « Il va falloir
que l’Etat français choisisse son camp: soit reconnaître la vérité
sur l’assassinat d’un de ses juges, soit le refuser pour des raisons diplomatiques »,
a-t-il ajouté.

Enfin, le procureur de
la République de Djibouti, Djama Souleiman Ali, convoqué jeudi
par la juge française pour répondre d’une subornation de témoins,
ne s’est pas présenté devant elle.
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2 – Affaire Borrel: le procureur de Djibouti ne s’est pas
présenté au juge français

VERSAILLES (France), 30 sept (AFP) – Le procureur de la République
de Djibouti Djama Souleiman n’a pas répondu jeudi à la convocation
d’une juge française enquêtant sur une éventuelle subornation
de témoins dans l’affaire du décès du juge français
Bernard Borrel à Djibouti en 1995, a constaté l’AFP.

Convoqué à
14h00 (12H00 GMT) par une juge de Versailles, près de Paris, M. Souleiman
devait être entendu comme témoin assisté par la juge d’instruction
Pascale Belin, en charge d’une information judiciaire ouverte à la
suite d’un dépôt de plainte pour subornation de témoins.

Cette plainte avait été
déposée en novembre 2002 par Elisabeth Borrel, veuve du juge
Borrel dont le corps avait été découvert le 19 octobre
1995 à 80 kilomètres de Djibouti, aspergé d’essence et
à moitié brûlé.

Mme Borrel suspecte le
magistrat djiboutien d’avoir fait obstruction à l’enquête menée
en France sur les circonstances du décès de son mari.

Le bâtonnier
de Djibouti, Me Alain Martinet, est également convoqué vendredi
au palais de justice de Versailles. Me Martinet est l’avocat du directeur
des services djiboutiens de la sécurité nationale, Hassan Said,
et du chef de la gendarmerie, Mahdi Ahmed Cheikh, dont les noms ont été
cités dans le cadre du dossier de subornation de témoins.

La justice française
privilégie désormais la piste de l’assassinat, qui aurait été
commandité par le pouvoir djiboutien, dans la mort du juge Bernard
Borrel.
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3 –
Voyage officiel de Guelleh à Cuba. Aucune information sur son programme
(?)

DJIBOUTI, 27 sept (AFP)
– Le chef de l’Etat djiboutien Ismaël Omar Guelleh entamera mercredi
une visite officielle de deux jours à Cuba à l’invitation du
président Fidel Castro, a annoncé lundi le service de presse
de la présidence djiboutienne.

Il s’agira du premier
voyage officiel d’un président djiboutien à Cuba depuis l’indépendance
du petit pays de la Corne de l’Afrique, en 1977.

M. Guelleh se rendra à
La Havane à l’issue de sa participation aux travaux de la session de
l’Assemblée générale des Nations unies à New York.
Aucune précision n’a été donnée
sur son programme à Cuba.

Les relations de coopération
entre Djibouti et Cuba sont très récentes. Des bourses d’études
ont été notamment récemment offertes à des étudiants
djiboutiens pour aller étudier à Cuba.

Avant son départ
pour La Havane, M. Guelleh doit s’entretenir lundi et mardi à Washington
avec des membres du Congrès américain, selon la présidence
djiboutienne.

Dans le cadre de la lutte
anti-terroriste, les Etats-Unis ont déployé à Djibouti
depuis début 2002 une force d’intervention rapide de quelque 1.500
hommes.

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4 – Deux magistrats français entendus en marge de
l’affaire du juge Borrel

VERSAILLES (France), 24
sept (AFP) – Deux magistrats français ayant enquêté sur
le décès de leur collègue Bernard Borrel, survenu à
Djibouti en 1995, ont récemment été entendus par une
juge d’instruction de Versailles (région parisienne) en charge d’une
plainte pour subornation de témoins liée à cette affaire,
a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Marie-Paul Moracchini
et Roger Le Loir ont enquêté pendant deux ans sur la mort de
Bernard Borrel, dont le cadavre à demi carbonisé avait été
découvert le 19 octobre 1995 par l’armée française à
80 km de Djibouti-ville.

Les magistrats s’étaient
rendus en mars 1999 à Djibouti, avec des policiers français,
puis y étaient retournés en mars 2000 avant d’être dessaisis
du dossier en juin 2000 par la Cour d’appel de Paris.

La juge d’instruction
de Versailles Pascale Belin les a entendus en début de semaine.

Cette magistrate est en
charge d’une information judiciaire ouverte après le dépôt
d’une plainte pour subornation de témoins, effectué par la veuve
du juge, Elisabeth Borrel, en novembre 2002.

La juge Belin a convoqué,
pour le 30 septembre, Djama Souleiman, procureur de Djibouti, qui devrait
être entendu au titre de témoin assisté, Mme Borrel suspectant
le magistrat djiboutien d’avoir tenté de faire obstruction à
l’enquête menée en France sur les circonstances du décès
de son mari.