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20/03/2000 – En dépit des assurances de l’Ambassade et d’un premier versement de rattrapage obtenu à la suite de la campagne médiatique organisée par les Etudiants Djiboutiens de France, la grogne persiste dans le milieu étudiant, qui exige le paiement de deux mois d’arriérés.

1 – Nous avons reçu ce jour un message de l’Ambassade de Djibouti qui nous informe que les bourses sont intégralement payées depuis 10 jours. Nous publierons intégralement le communiqué si son auteur nous en donne l’autorisation.

2 – Les étudiants djiboutiens interrogés sur ce fait nouveau nous ont confirmé :

qu’ils venaient juste de recevoir le paiement de janvier et le remboursement des frais d’inscription d’octobre, probablement à la suite de l’action médiatique que nous avons relayée sur notre journal,

qu’ils n’avaient toujours rien reçu au titre de février et de mars et qu’ils étaient très inquiets pour l’avenir, car ils sont persuadés que les sommes dûes ne seront pas réglées avant plusieurs semaines.

Copie de leur communiqué :

Nous sommes atterrés par les mensonges de M. Doualeh qui prêteraient a sourire si la chose dont nous parlons n’était pas grave. M Doualeh prétend que « la bourse des étudiants djiboutiens a été débloquée en temps et en heure par le gouvernement djiboutien » (*).

Ceci est complètement faux : au moment de notre pétition, les étudiants djiboutiens en France subissaient un retard de 3 mois.

Depuis le gouvernement a verse un mois de bourse plus les remboursements de frais d’inscription universitaires dont les élèves s’étaient acquittés en octobre dernier.

Donc il reste a payer les mois de février et mars 2000.

Les restaurants universitaires M Doualeh ne font pas crédit et si vous voulez M Doualeh prendre connaissance de l’exacte réalité, venez sur le terrain ….

Etudiants Djiboutiens de France.

(*) L’Ambassade admet ensuite dans son communiqué un retard effectif d’un mois.

20/03/2000 – M Samatar MIGUIL nous demande de rectifier : il n’est pas titulaire d’une bourse de l’Etat djiboutien et contrairement à ce qu’il laissait supposer depuis plusieurs semaines : il est citoyen Canadien.

Nous avons reçu un message de son avocat
nous demandant de publier le texte suivant :

« M. Samatar MIGUILL n’est pas titulaire d’aucune bourse djiboutienne, il ne fait pas parti d’une agence d’informations djiboutienne… Il est donc de son droit canadien de demander les rectifications nécessaires. »

Dont acte.

Note de l’ARDHD :
Bien volontiers nous acceptons de publier ce commentaire , mais il nous appartient de préciser :

1 – que M Samatar Miguil dans son message ci-dessus, prétendait qu’il était djiboutien « Nous sommes un groupe de Djiboutiens … » alors qu’il est citoyen canadien et qu’en principe, il pourrait ne plus bénéficier de la nationalité djiboutienne (Djibouti, à notre connaissance et sous réserve de vérification, n’acceptant pas la double nationalité).

2 – que nous n’avons jamais affirmé que M Samatar Miguil recevait une bourse de l’Etat djiboutien, mais simplement que nous le supposions « probablement titulaires réguliers de bourses ».

3 – que nous n’avons jamais écrit en ce qui le concerne qu’il faisait partie de l’agence djiboutienne d’information.

Ces précisions publiées, nous sommes certains que le citoyen Canadien évitera à l’avenir de se présenter comme un citoyen djiboutien et d’intervenir dans le débat es-qualité. Nous le félicitons d’avoir, à cette occasion, rétabli la Vérité !

Cette information permet de supposer que le groupe qui se fait appeler « Groupe pour le Rétablissement de la Vérité » est constitué, au moins en partie, de djiboutiens (certes) d’origine, mais qui ont pris une autre nationalité et qui, vivant, à l’étranger ne sont plus confrontés aux réalités de la vie quotidienne à Djibouti dont ils sont éloignés … (ce qui ne leur interdit pas de s’exprimer mais qui leur retire un certain crédit lorsqu’ils expriment des opinions censées être celles de la majorité des djiboutiens vivant à Djibouti).

20/03/2000 – Précision à un message que j’ai lu provenant d’un certain Samatar Abdallah Miguil.

Je prends ma plume pour apporter une précision à un message que j’ai lu provenant d’un certain Samatar Abdallah Miguil, qui se dit faire partie d’un regroupement quelconque qui oeuvre pour le rétablissement de la vérité.

J’ai l’impression que pour ces « rêveurs nostalgiques » le sens du mot Vérité est autre que la définition universelle.

De quelle vérité veulent-ils nous parler quand ils ont eux mêmes ( et en premier Samatar qui vit à Toronto, Canada en tant que réfugié ) fuient le régime de ce dictateur-président.
Ayez messieurs le courage d’affronter la réalité que vous vivez et arrêtez de vous jeter de la poudre aux yeux.

Chassez le naturel et il revient au galop disait quelqun.

Vous tentez d’amadouer Ismael O.G, mais n’oubliez que des tas d’autres se sont cassés les dents à ce jeu.

Alors un conseil messieurs réintégrez les rangs de la majorité djiboutiennes qui rêvent de voir un jour leur pays nettoyés des sangs sues pendant qu’il est temps.

Méditez l’exemple de la victoire de Me Wade au Sénégale, la persistence finit toujours par payer , qui a mis fin à plus de 20 ans de règne sans partage.

MJ

17/03/2000 – Affaire BORREL: Les juges et le procureur devraient confirmer la thèse du suicide

Selon toutes probabilités, les juges LE LOIRE et MORACCHINI devraient confirmer la thèse du suicide – obéissant aux instructions qu’ils pourraient avoir reçues ??? . Lors de la reconstitution, le juge Le Loire a réussi à trouver des explications à tout.

Selon LE FIGARO, il aurait réussi à démontrer comment le juge se serait suicidé en se déshabillant, en s’apergeant d’essence et en parcourant une certaine distance tout en étant déjà « embrasé » et en se donnant un coup « post mortem ». Avec ces magistrats, on a l’impression que la fiction devient réalité.

D’ici à ce qu’ils arrivent à expliquer que Me Montebourg est le coupable !

17/03/2000 – DJIBOUTI: L’enquête sur la mort mystérieuse du juge BORREL, (Extrait LE FIGARO ).

La justice française n’en démord pas : l’affaire Borrel n’est pas une affaire d’Etat. Ni même un assassinat. La mort suspecte de Bernard borrel, immolé par le feu, en septembre 1995, à Djibouti, ne serait qu’un « regrettable » suicide. Sans être encore officielle, cette conclusion est clairement distillée par les magistrats parisiens depuis le retour d’une mission à Djibouti, en début de semaine. « En l’état actuel du dossier, c’est la thèse du suicide qui est la plus vraissemblable. Nous avons tout vérifié. Beaucoup de portes sont désormais fermées », indiquait-on, hier, au Palais de Justice.

Accompagnés par le Procureur adjoint, Jean-Claude Dauvel, de plusieurs policiers et du docteur Dominique Lecompte, directrice de l’Institut médico-légal (IML), les juges Rogr Le Loire et Marie-Paule Moracchini ont procédé, sur place, à une vingtaine d’auditions censées vérifier la solidité du témoignage de Mohamed Saleh Aloumekani, cet ancien officier djiboutien qui prétend que le juege BORREL a été victime d’un assassinat fomenté par le Président Ismaïl Omar Guelleh.

A l’exception du chef de l’Etat, toutes les personnes mises en cause par l’ex-officier de la garde présidentielle ont été interrogées. « Ces auditions ont contredit les déclarations d’Aloumekani ». Tout comme les constatations matérielles faites sur place », ajoute-t-on de source judiciaire. Les enquêteurs se sont en effet rendus dans l’enceinte du Palais présidentiel où Alhoumekani situe son témoignage. D’après eux, il serait impossible, comme l’officier, de voir depuis les jardins entrer des véhicules. (*)

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(ARDHD : UN SUICIDE ACROBATIQUE ! (**) )
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D’autre part, la seconde reconstitution corrobore les conclusions du premier transport des jueges, en mars dernier. D’après le rapport d’enquête « il paraît techniquement possible qu’il se soit aspergé d’essence (…) qu’il descende ensuite au niveau où furent retrouvés sa montre, un briquet et une sandale calcinée ; qu’il se soit ensuite embrasé alors qu’il était assis sur les pierres en face de l’Ile du Diable ; et qu’il se soit déplacé jusqu’à l’arbuste ensanglanté pour ensuite aller s’encastrer dans les roches qui l’ont bloqué ».

Alors que ce scénario d’un homme en feu marchant sur la roche semblait incompatible avec l’absence de coupure relevée sur la plante des pieds de la victime, les enquêteurs estiment que « si l’on marche pieds nus, la plante des pieds n’est pas entaillée ». Une photo des pieds du Procureur prise après qu’il se soit lui-même livré à cet exercice a été jointe au dossier. De même pour réfuter la thèse de l’assassinat, c’est à dire du transport du corps après la mort, les juges assurent qu’il est « impossible » à cet endroit, de transporter un poids de plus de dix kilos « sans perdre l’équilibre ».(**)

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(ARDHD : TOUJOURS DE LA FAUTE DE Me MONTEBOURG !
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Hier après-midi, Me Olivier de Caunes a demandé au juge Moracchini un nouveau transport sur les lieux en présence, cette fois, de la partie civile. Il a également réclamé une nouvelle audition d’Alhoumekani, en Belgique. « Ce qui est curieux, s’étonne l’avocat, c’est que tous les procès-verbaux à charge pour Alhoumekani, mettent en cause le député Arnaud Montebourg, comme organisateur d’un complot contre l’Etat djiboutien. »

Les défenseurs de la veuve du magistrat souhaitent faire entendre d’autres témoins accréditant la thèse de l’assassinat. « Encore faudrait-il assurer leur sécurité », précise Me Morice.

Alexandrine Bouilhet LE FIGARO

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Notes de l’ARDHD :

(*) Les juges ont-ils demandé lors de l’audition d’Alhoumekani en Belgique de leur faire un dessin en leur précisant sa position au moment des faits ?
Ont-ils vérifié si le mur qui empêcherait de voir l’entrée des véhicules, n’a pas été construit après 1995 ?

Nous pensons que nos deux juges pourraient poser ces questions et qu’ils seraient surpris par les réponses. Mais ils ne le feront certainement pas, car ils donnent l’impression de vouloir classer l’affaire BORREL comme suicide et ils n’écouteraient et ne retiendraient que les témoignages allant dans ce sens, même si selon certaines rumeurs, les témoins interrogés avaient été « préparés » par la Police djiboutienne et qu’ils étaient toujours accompagnés d’un policier djiboutien pendant les auditions. (Même le juge Le Loire aurait émis des critiques à ce sujet, dit-on).

(**) La description des dernières minutes du juge BORREL est hallucinante. Nous n’avons pas connu le juge BORREL, mais il devait être remarquablement entrainé pour faire ce parcours invraisemblable avant de mourir et de se porter ensuite un coup « post mortem », tout cela sans respirer, puisqu’aucune trace de suie n’a été retrouvée dans les voies aériennes lors de l’autopsie (sans aucune aide : les juges se seraient assurés du fait que personne ne pourrait porter un poids de plus de dix kilos (?) sur le parcours, sans perdre l’équilibre).

(***) Nos deux ‘juges-limiers’ (RLL et MPM) ont omis de chercher une explication à la blessure « post mortem » constatée sur la dépouille du juge Borrel. Mais si la question leur était posée, nous pouvons être assurés qu’ils trouveraient une explication …. pour cela aussi !

(****) Les juges d’instruction confirmeraient la thèse officielle de M. Guelleh. Cette thèse est diffusée tous les jours sur Internet dans les communications de l’agence djiboutienne d’information. Rappelons qu’elle avait été attribuée dès le 31 janvier à l’Ambassadeur de France dans la Nation, qui ne l’a pas démenti à notre connaissance.
« Me Montebourg et les autres seraient derrière cela ». De là à imaginer qu’il y a collusion entre les autorités françaises et les autorités djiboutiennes : il n’y a qu’un pas … !

17/03/2000 – Les interviews (presque) imaginaires de LA LIBERTE: cette semaine Fares le Djiboutien.

Après la campagne de nouvelles diffusées sous le pseudonyme de Fares Le Djiboutien, tous les jours sur Internet, nous avons décidé d’interviewer l’auteur. Après quelques recherches nous avons identifié Ibrahim Ali Abdallah et nous avons fermé les yeux.

Dans notre rêve, nous le contactions, à Djibouti, à son bureau dans la nouvelle agence djiboutienne de communication créée récemment par Ismaël Omar Guelleh, pour prendre le contre-pied des informations diffusées par les médias français et européens dans l’affaire Borrel.

LL : M Ibrahim Ali

IAA : Oui, c’est moi

LL : Monsieur le Directeur, nous vous remercions de nous avoir accordé cet entretien que nous publierons dans notre journal LA LIBERTÉ.

IAA : Ne dites pas que je suis directeur. Je ne suis encore que sous-directeur, mais je travaille dur pour prendre la place du directeur et alors vous verrez tout ce dont je suis capable. Vous n’avez encore rien vu. Je ferais mieux que Goebbels pour la communication de notre vénéré Président.

LL : Nous en sommes convaincus. Pouvez-vous nous expliquer la raison pour laquelle vous tenez tant à vous faire passer pour un intellectuel vivant à l’étranger.

IAA : Faire croire que l’on vit à l’étranger ça augmente la crédibilité et j’applique le dicton : « Nul n’est prophète en son pays ». Mais c’est vrai, je vais souvent à Dire Dawa en Éthiopie, la région d’où est originaire mon bienfaiteur M. Guelleh. Je suis un vrai intellectuel, j’ai fait des études au Lycée et j’ai redoublé plusieurs classes, ce qui me permet d’en savoir plus que mes compatriotes qui ont filé tout droit vers le Bac en survolant les classes. J’ai pris mon temps pour bien assimiler. C’est un avantage, une force, non ?

LL : Vous avez rappelé récemment que vous aviez combattu pour la Démocratie et pour la Liberté et que vous êtes en contact avec de vraies associations de Défense des Droits de l’Homme. Pouvez-vous nous en parler ?

IAA : J’ai d’abord travaillé, mais ne le répétez pas, pour les services du renseignement et je prenais des risques pour leur fournir … (silence). Non je ne vous dirais rien là-dessus. En revanche, c’est vrai qu’avec Internet j’ai eu la possibilité de prendre contact avec des Associations pour la Défense du Nationalisme : des vraies associations qui privilégient la cohésion nationale et les citoyens, des Associations qui luttent contre l’influence des étrangers sur leur sol. J’ai beaucoup appris avec elles sur les méthodes et sur la communication. De temps en temps, je leur demande de corriger mes textes.

LL : Cela ne nous intéresse pas beaucoup ! Pour quelles raisons avez-vous concentré vos attaques sur les trois français que vous qualifiez de mercenaires ?

IAA : D’abord, on n’avait pas grand chose à dire pour défendre le grand chef. Il fallait donc détourner l’attention sur d’autres personnes (ça c’est une recette que j’ai appris dans les livres) et j’ai eu l’idée géniale de concentrer toute la communication sur eux.

En martelant sans arrêt le même message, on finit toujours par faire entrer le doute dans la tête des gens. Comme cela, ils oublient les condamnations arbitraires, le musellement de la presse d’opposition, les prisonniers de Gabode, l’affaire Borrel et l’impasse actuelle de la conférence pour la Paix en Somalie. Une preuve : eh bien l’Ambassadeur de France a repris mes thèses et il a attribué, en privé, la relance de l’affaire Borrel à Me Montebourg. Ca c’est un super coup dont je suis fier !

LL : Évidemment c’est une méthode. Mais n’a-t-elle pas une limite ?

IAA : Peut-être bien, mais je vous le rappelle, je n’ai pas d’autres arguments pour défendre le chef et je tiens à ma place. M. Guelleh est content et il me félicite souvent. J’espère qu’il va me donner bientôt la place de directeur et alors il verra jusqu’où peut aller ma fidélité.

LL : vous nous l’avez déjà dit. Pouvez-vous nous expliquer les raisons pour lesquelles vous avez comparé votre patron à Poutine luttant contre les populations civiles en Tchéchénie ?

IAA : Ca, il semble que c’était une connerie ! Je la regrette. Mais ce sont les Associations dont je vous parlais qui m’avaient conseillé de le faire… Je ferai plus attention à l’avenir.

LL : nous vous remercions d’avoir répondu à nos questions. Qu’allez-vous faire maintenant ? Quels sont projets ?

IAA : Multiplier les efforts. Mettre quatre messages – au lieu de deux – tous les jours sur Internet. Écrire aussi des messages pour mes trois copains, afin de multiplier l’information. Il faut émettre des messages, toujours plus. Et puis je dois obtenir que le directeur me donne la clef du bureau, afin que je puisse aussi envoyer des messages le jeudi après-midi et le vendredi pendant le week end. Vous comprenez, quand je n’ai pas accès à l’ordinateur du bureau, je ne peux pas servir notre maître.

LL : Bien sur. Que lisez-vous en ce moment ?

IAA : j’ai retrouvé mon Lagarde et Michard de 4ème et je le relis. Il y a tellement de choses à apprendre dans ce livre, qu’il est nécessaire de le lire plusieurs fois pour bien assimiler. J’y trouve sans cesse de nouvelles citations qui me servent pour compléter mes messages.

LL : Monsieur le futur directeur, nous vous remercions.

(Nous rappelons que cette interview est purement imaginaire et que toute ressemblance avec un personnage existant est fortuite)

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Fares le djiboutien est-il vraiment le personnage qu’il présente sur Internet ?

D’après nos sources, le fonctionnaire qui se fait appeler « FARES le Djiboutien » se nomme Ibrahim Ali Abdallah. Il ferait partie des proches de M. Ismaël Omar GUELLEH. Ce dernier lui aurait confié un poste de sous-direction dans la nouvelle agence djiboutienne de communication qui a été créée il y a quelques mois.

il ne serait plus étudiant et il ne vivrait pas à l’étranger contrairement à l’image « embellie » qu’il aimerait donner de sa personne. (On peut d’ailleurs se poser la question de savoir si le fait de vivre à l’étranger pour un djiboutien est porteur d’image et de crédit ? nous avons simplement constaté qu’il tenait beaucoup à le faire croire !)

Ni la qualité de ses messages, ni sa prose ne laisseraient supposer un seul instant qu’il puisse être un intellectuel. Mais il se plaît à le répéter si souvent et de notre côté, nous n’avons trouvé aucune raison valable pour lui faire de la peine en le contredisant !

Il exécute, même si c’est parfois avec une certaine maladresse, le travail pour lequel il serait rémunéré. Cela mériterait-il une critique ?

Son avenir semble désormais étroitement lié à celui de M. Guelleh. Il serait donc normal qu’il essaye par tous les moyens de replâtrer l’image tellement malmenée de son patron. La tâche serait rude pour lui et les risques à terme ne sont pas négligeables.

Il ne manque pour cela ni de courage, ni d’humour. En particulier, il ne craint pas d’affronter ses propres contradictions : rappelons qu’il compare M Guelleh à Poutine luttant contre les populations tchétchènes et qu’il parle en même d’action pour la Démocratie et pour les Droits de l’Homme. S’est-il rendu compte

A ceux qui s’étonnent de son silence, parfois. Il suffit de savoir que les bureaux sont fermés à Djibouti pendant le week end, du jeudi midi au samedi matin. Son niveau dans la hiérarchie ne l’autoriserait probablement pas encore à disposer des clefs du local. Il serait alors contraint d’attendre l’ouverture des bureaux pour accéder à l’ordinateur qui seraitt mis à sa disposition par l’administration djiboutienne. Ce pourrait être le cas pendant la fête du mouton.

Il a eu le mérite d’avoir contribué à développer la diffusion de notre site auprès d’un grand nombre de nouveaux lecteurs et nous lui en sommes reconnaissants. Enfin ses messages, avec leur construction simpliste et directe, nous font toujours sourire, ce qui n’est pas fréquent avec l’actualité djiboutienne.

16/03/2000 – Discours d’Aden ROBLEH, Président du PND, pour la fête du mouton

PARTI NATIONAL DEMOCRATIQUE
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LIBERTE – RESPONSABILITE – SOLIDARITE
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B.P : 10204
Tel : 34 21 94
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DJIBOUTI
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Discours de M. ADEN ROBLEH AWALEH,
Président du Parti National Démocratique (PND),
à l’occasion de la fête de l’AÏD AL ADHA (fête du mouton)

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Jeudi 16 Mars 2000
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Militantes, Militants,
Chers frères et sœurs,

Nous sommes réunis aujourd’hui pour honorer la grande fête de l’Aïd Al Adha. Prions Dieu d’exaucer nos vœux. Nos vœux les plus chers, pour nous autres membres du PND, c’est de voir notre pays vivre dans la concorde nationale et la paix. Il semble que dans ce but un accord ait été conclu entre le FRONT POUR LA RESTAURATION DE L’UNITE ET DE LA DEMOCRATIE (FRUD) et le pouvoir en place, accord intervenu, en France, le 7 février 2000. C’est un événement qui mérite d’être salué. Bien entendu nous nous en réjouissons. Il s’agit d’un acte de sagesse. La question qui se pose est de savoir si le pouvoir en place a signé cet accord avec toute la sincérité requise. L’avenir le dira. Notre souhait le plus cher est de voir l’application de cet accord aller à son terme.

La vérité est qu’aucun accord ne peut sortir notre pays de la situation catastrophique où il se trouve que si ledit accord repose sur le système démocratique. Pour nous les membres du PND il n’y a pas de salut pour la personne humaine en dehors de la démocratie. Tout accord qui ne prend pas en compte cette vérité est voué à l’échec.

Le PND est un parti très jaloux de sa liberté d’action. Aucune pression de quelque nature que ce soit n’a de prise sur lui. Notre parti a toujours brandi haut et fort ses convictions. Il est connu aussi par nos concitoyens comme un parti doté d’une grande capacité d’analyse. Il n’est pas inutile de rappeler ici les pertinences de ses analyses à propos d’un certain nombre d’événements.

1) à propos de l’accord dit d’ABA’A

Nous avions dit à l’époque que la partie qui avait signé cet accord avec le pouvoir en place avait le choix entre deux solutions : soit se fusionner avec le parti au pouvoir et dans ce cas l’accord n’était ni plus ni moins qu’un tremplin pour assouvir les basses ambitions de quelques transfuges du FRUD, soit elle créera un parti politique d’opposition qui veillera scrupuleusement sur l’application des termes de l’accord (qui n’était pas mauvais en soi), et dans cette hypothèse, avions-nous dit, la démocratie en sortira grandie. On sait aujourd’hui la triste fin qu’a connu l’accord d’ABA’A

2) à propos de la négociation avec AHMED DINI AHMED

Le PND est le premier parti à avoir proposé le dialogue avec AHMED DINI alors que le pouvoir en place considérait ce dernier comme un  » terroriste  » ou  » l’ennemi numéro un « . Nous avions dit qu’AHMED DINI représentait la direction légitime du FRUD. Nous avions demandé également la libération de tous les prisonniers politiques.

3) à propos du conflit Ethio-Erythréen

Nous avions condamné la rupture des relations diplomatiques avec l’Erythrée. Nous nous réjouissons que cette erreur soit corrigée. Nous pensons que notre pays doit observer une stricte neutralité dans les conflits régionaux tout en nouant avec les pays de la région des relations économiques et commerciales intenses.

4) à propos de la Somalie

Nous écrivions :
 » …Tout se passe comme si nous étions obligés de renier notre identité ethnique. Il est impensable que les médias d’Etat présentent les somaliens comme de simples voisins … Les djiboutiens ont une dette à honorer à l’égard de la République de Somalie. Il faut savoir que sans elle notre pays ne serait pas indépendant. Ils n’ont ménagé aucun effort pour que notre peuple recouvre sa dignité « . Fin de citation. Nous nous réjouissons que les médias d’Etat soient revenus à de meilleurs sentiments à l’endroit de nos frères de sang somaliens.

J’ai rappelé ici quelques unes de nos analyses mais vous savez que beaucoup de nos réflexions et analyses se sont révélées incontournables.

L’accord qui vient d’être signé ne produira les effets escomptés que si l’instauration de la démocratie est effective.

LES BASES DU SYSTEME DEMOCRATIQUE

Il y a la nécessité absolue pour notre pays de mettre en place des institutions fondées sur le système démocratique, seule voie susceptible de lui permettre d’atteindre la concorde nationale, la stabilité politique et sociale ainsi que le développement économique.

Le système démocratique implique, pour fonctionner, l’existence d’un certain nombre de principes fondamentaux, à savoir :

1) le multipartisme non limitatif sans lequel il ne peut y avoir de pluralisme des opinions ;
2) la mise sur pied d’un mécanisme garantissant des élections libres et honnêtes ;
3) la décentralisation qui est un moyen permettant aux citoyens de participer pleinement à la gestion des affaires publiques ;
4) la libre formation d’associations à caractère professionnel, social ou culturel ;
5) l’existence de médias libres et indépendants.
6) L’existence d’institutions judiciaires indépendantes

Ces principes ne doivent pas être assimilés à un simple discours comme c’est le cas actuellement. Ils doivent être acceptés par tous les partis politiques comme un serment.

La concrétisation de ces principes ne doivent pas être différée. Leur application immédiate permettra de décrisper la situation et créer une atmosphère politique saine qui sera non seulement appréciée à l’intérieur du pays mais aussi à l’extérieur. Il est primordial qu’un jeu démocratique s’instaure immédiatement après la signature de l’accord de fraternité qui vient d’être signé. Plus l’application de l’accord sera différée plus la dynamique de réconciliation risque d’être cassée.

Il faut donc :

1) mettre en place le multipartisme intégral (par le biais d’une modification de la constitution) ;

2) procéder à la mise sur pied du mécanisme électoral qui consiste à la création d’une Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), les pouvoirs de celle-ci étant :
a) de vérifier la liste électorale établie par le ministère de l’intérieur,
b) de distribuer les cartes électorales,
c) de nommer les présidents des bureaux de vote,
d) de superviser le déroulement des élections,
e) d’effectuer le décompte des résultats,
f) de proclamer les résultats.

3) élaborer et adopter un code électoral fondé sur des critères objectifs et précisant les règles du jeu électoral. Ce code électoral doit notamment permettre une représentation équitable des différents secteurs de l’opinion ;

4) procéder à l’organisation d’élections législatives anticipées ( en procédant à la dissolution de l’Assemblée Nationale par le biais d’une modification de la constitution) ainsi que des élections régionales et municipales.

5) signature par tous les partis politiques d’une  » charte politique d’honneur « les engageant à accepter les règles du jeu démocratique et de résoudre les
éventuels conflits politiques par le dialogue.

Je termine mon allocution par une note moins heureuse. Je vous informe que notre frère AMIR ADAWEH et ses compagnons ne sont toujours pas libérés pour l’Ethiopie. Nous ne comprenons pas pourquoi ces djiboutiens sont détenus dans des conditions effroyables et ce depuis neuf mois. Ils n’ont fait de mal à personne. L’Ethiopie avait pourtant déclaré se réjouir de l’accord de réconciliation intervenu à Paris entre le FRUD et le gouvernement djiboutien, accord qui a abouti à la libération de la grande majorité des détenus politiques djiboutiens. Ce qui est extraordinaire et incompréhensible c’est que le pouvoir en place à Djibouti ne puisse pas se préoccuper du sort de ces compatriotes. Je rappelle que les geôliers ethiopiens ont gravement blessé par balle et de sang froid notre frère AMIR.

ADEN ROBLEH AWALEH
Président du PND