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05/10/2013 (Brève 270) ALERTE ROUGE : Conférence de presse à propos de la détention d’Alhoumékani au Yémen, organisée par Ahmed El Khannouss, député belge et échevin de Molenbeek et Vincent Lurquin, le 8 octobre à 10h00 à Bruxelles.

Pour la libération du Belgo-Yéménite Mohamed Alhoumekani détenu au Yémen

Présenté comme le témoin-clé dans l’affaire du magistrat français Bernard Borrel, retrouvé mort en 1995 dans un ravin à Djibouti, Mohamed Saleh Alhoumekani, ancien officier de garde républicaine, avait, par ses déclarations en 1999, consolidé la thèse de l’assassinat. Cette affaire aurait, selon la veuve du magistrat, des relents politiques graves sachant que le juge enquêtait sur le président djiboutien, Ismael Omar Guelleh, et ses proches.

Avec le témoignage de Mohamed Saleh Alhoumekani, l’affaire a pris une nouvelle dimension internationale mettant en cause directement le président djiboutien dans l’assassinat. Condamné par contumace à Djibouti pour «dénonciations calomnieuses» et victime d’intimidations, Mohamed Saleh Alhoumekani a fui, avec ses proches, en Belgique en 2000 avant d’obtenir la nationalité belge.

Lors d’un voyage au Yémen, son pays d’origine, au mois d’août, Mohamed Saleh Alhoumekani est arrêté suite à une plainte du régime djiboutien. Depuis lors, il est détenu en prison à Sanaa et subirait des pressions pour qu’il revienne sur ses déclarations.   

A l’occasion d’un tournoi international de boxe au Yémen, le député bruxellois et échevin de Molenbeek, Ahmed El Khannouss, a rencontré Mohamed Saleh Alhoumekani et a entrepris des démarches, à la demande de la famille, auprès des plus hautes instances yéménites, dont le président Abd Rab Mansour Hadi, afin d’obtenir la libération du détenu. Celle-ci lui a d’ailleurs été promise.

Pourtant, malgré l’annonce récurrente de sa libération imminente, Mohamed Saleh Alhoumekani reste encore derrière les barreaux.

Accompagnés de l’épouse du détenu belgo-yéménite, les députés bruxellois Ahmed El Khannouss et Vincent Lurquin vous convient à un point presse sur cette affaire, ce mardi 8 octobre à 10h au BowlMaster, situé 45 rue Auguste Van Zande, à 1080 Bruxelles. Ils vous relateront leurs démarches et les coulisses de cette affaire dramatique pour la famille de Mohamed Saleh Alhoumekani qui vit dans l’angoisse.

Plus d’infos : Ahmed El Khannouss, tél : 0475/92.02.99 

04/11/04 (B270) Dans l’œil du cyclone : lu dans Nouvel Afrique-Asie sous la signature H.B. (Info lecteur)

Dans l’œil
du cyclone

(Nouvel Afrique-asie Novembre 2004)

La France est présente
à Djibouti avec trois mille soldats mais elle n’a plus le monopole
de la présence militaire depuis le 11 septembre, avec l’installation
de mille cinq cents soldats américains de la force d’intervention
rapide. Djibouti est devenu une pièce importante du dispositif américain
de lutte antiterroriste en Afrique de l’Est. Les Djiboutiens sont en
grande partie hostiles aux Américains à cause de l’invasion
de l’Irak, de leur soutien inconditionnel à Sharon et du couvre-feu
qu’ils instaurent sur les côtes du Nord, paralysant ainsi toute
l’activité de pêche. Le pouvoir en place à Djibouti
ne dispose d’aucun soutien dans la région, lâché
par son puissant voisin, l’Ethiopie.

Le gouvernement de Meles
Zenawi lui reproche entre autres sa politique interventionniste en Somalie,
son soutien aux opposants oromos en Ethiopie, son intervention armée
dans la partie afar de l’Ethiopie et son rapprochement avec l’Erythrée.

L’homme fort de Djibouti
est dans l’œil du cyclone de la justice française depuis
que la thèse de l’assassinat a été privilégiée
dans l’affaire du juge Borel – découvert calciné le
19 octobre 1995 au pied d’une falaise à 80 km de la capitale.
L’enquête met en cause l’actuel président Guelleh (chef
de cabinet à la présidence et responsable de la sécurité
à l’époque), qui avait accusé la France de vouloir
déstabiliser Djibouti. Le “bouclier” français de Guelleh
semble voler en éclats.

Dès le mois
d’août 2004, le président a demandé à ses
deux plus proches collaborateurs cités dans l’affaire Borel

– Hassan Said
(directeur de la sécurité nationale)
– Mahdi Ahmed Cheik (chef de la gendarmerie)

de ne plus se rendre en
France.

Le procureur de la
République de Djibouti, Djama Souleiman, a refusé de se rendre
à la convocation du juge Bellin au palais de justice de Versailles
le 30 septembre 2004, à titre de témoin assisté dans
le cadre de l’affaire Borel pour subornation de témoin.

Ces trois personnages
épinglés par la justice française constituent des pièces
maîtresses du système répressif de Guelleh.

Les 8 et 9 juin 2004,
une manifestation de taille à Arhiba, quartier important de la capitale,
a paralysé pendant deux jours une grande partie de la ville, dénonçant
le pouvoir corrompu et réclamant la justice et la démocratie.
Un facteur alimente cette désaffection de la population à l’égard
du pouvoir : le refus de la part de ce dernier de résorber les causes
qui avaient engendré la guerre civile.

Les loyers de la base
française ont été réévalués de 18
à 30 millions d’euros tandis que l’aide américaine
est estimée à 30 millions de dollars. Ces retombées économiques
de la présence militaire sont accaparées par le chef de l’Etat
et son entourage. A Djibouti, toute la question maintenant est de savoir si
l’opposition dans sa diversité sera capable de s’unir et
de présenter une alternative crédible.

H.
B.

04/11/04 (B270) La Nation : trois jours de deuil pour la mort ? N’est-ce pas exagéré, alors qu’il n’y a même pas eu une journée pour DINI …. (Lecteur)

Combien d’entre vous connaissez
un certain Al Cheikh Zayed Al Nahyan ? Faudrait faire un sondage dans les
différents quartiers et régions du pays. A mon avis peu de gens
savaient qui il était. Personnellement, j’ai entendu son nom pour la
première fois de ma vie, lorsque La Nation l’a publie.

Pourquoi je vous raconte tout cela ? Eh bien ! Figurez-vous que toute la Nation
djiboutienne doit être en deuil pendant trois jours pour son décès.
Oui ! Oui ! Je dis bien « en deuil pendant trois jours »
selon La Nation.

Pourquoi est-ce ridicule ?

Certes la mort d’un homme qu’il soit humble ou Prince est toujours un événement
triste et aucun être humain ne peut y être insensible. Ce que
je dénonce, c’est l’attitude de La Nation et par delà, celle
de Guelleh et de son régime, auquelle elle est soumise.

Imaginons de réaliser
un sondage similaire pour feu Ahmed Dini Ahmed. Y-a-t-il un seul Djiboutien
qui ne lui doive pas quelque chose, y compris notre Drapeau et notre République.
Si La Nation pense devoir imposer un deuil de trois jours pour la disparition
du Président des Emirats Arabes Unis, combien de mois aurait-elle du
imposer pour la disparition de Dini : trois mois, une année ?

Le ridicule n’a jamais tué les collaborateurs de La Nation. Quand on
sait que ce Pétro- monarque ignorait peut-être même l’existence
de Djibouti et que la rédaction de notre gazette-carpette propose trois
jours de deuil, alors qu’elle n’a rien suggéré pour la disparition
de deux de nos héros nationaux, il y a de quoi s’étonner et
s’indigner ?

04/11/04 (B270) LA VOIX AU CHAPITRE : par AÏNACHÉ Réactions et … défi

 

RÉACTIONS
ET… DEFI

Les remous et les réactions
provoqués par ma dernière contribution m’ont, à la fois,
réjoui et surpris.
Réjoui
par les élans et les engouements provoqués par la diaspora dans
son désir de participer aux prochaines élections.

Le débat créé
sur l’intérêt qu’il y a ou non de s’inscrire sur la liste électorale
et ensuite de voter ou pas, me rassure.
C’est
la raison pour laquelle, j’ai signalé le besoin de la diaspora, d’être
associé aux choix qui se dessinent sur l’avenir de son pays.

Parmi les réactions
que j’ai reçues, la grande majorité est désabusée
et ne croit à aucune possibilité de changement, compte tenu
de la situation politique actuelle. Certains enfin, se demandent même,
s’il y aura une élection présidentielle en avril 2005 ?

Ceci est un autre débat,
nous aurons le loisir de disserter, sur le bilan de ceux qui nous ont dirigés
et les intentions de nouveaux postulants. Après se posera la véritable
question : comment voter, pour qui voter, s’abstenir ou pas, etc..……

La priorité actuelle, me semble t-il, est d’être inscrit et donc
d’exister nominalement sur la liste électorale.

Pour ceux qui ont posé
des questions pratiques : – Tels que : Comment faire pour s’inscrire sur la
liste électorale à l’étranger ?

Deux solutions se présentent
: – Soit se rendre à la représentation de notre pays la plus
proche de son habitation, avec pièce d’identités et demander
d’être inscrit.
– Soit écrire pour se faire envoyer les documents nécessaires
à l’inscription.
– En tout état de cause avant le 31 décembre 2004.

Je ne doute pas un seul
instant que nos agents consulaires s’empresseront de faciliter les démarches,
afin de permettre à nos concitoyens de se conformer aux lois de la
République.

Ce débat est pour
moi très salutaire et j’aimerais qu’il se poursuive à l’intérieur
du pays et au sein de la diaspora. Il est bien connu, que c’est par le débat
que jaillit la lumière et non par une décision prise solitairement
et sans concentration.

INSTITUTIONS
VIRTUELLES

Par contre, ce qui m’a
le plus surpris, c’est l’absence de réponses, à mes interrogations
sur le non-remplacement d’un député décédé,
ni sur le cumul des  »fonctions » ou plutôt des titres (député
et ministre)

La surprise majeure est
le défi que m’a lancé une personnalité proche du pouvoir
très influente. Cette haute personnalité m’a mis au défi
de lui citer une seule institution mise en place par le gouvernement qui ne
fonctionne pas, comme je l’affirmais dans ma dernière contribution
!

J’ai suggéré
amicalement à cette haute personnalité (que par charité
je ne nommerais pas) de consulter le site Internet officiel de la République
de Djibouti ou à défaut de pouvoir le faire lui-même de
demander à un de ses collaborateurs en mesure de l’aider.

Comme je recommande à
tous ceux qui souhaitent compléter leurs informations, de se reporter
sur ce site pour parfaire leurs connaissances de nos institutions.

J’ai reproduis ce qu’on
peut lire sous la rubrique : INSTITUTIONS :
– Assemblée Nationale
– Conseil Constitutionnel
– Conseil Supérieur de la Magistrature
– Médiateur de la République
– Commission Nationale de la Communication

Bien sûr il y aurait
à dire sur les dysfonctionnements des Institutions existantes, mais
pour ne parler que de la dernière :

-Qui pourrait me signaler son existence et ceux qui oeuvrent à
son fonctionnement ?

Cette Commission Nationale
de la Communication est présentée comme suit sur le site :

 »La Commission Nationale
de la Communication est une autorité indépendante prévue
par la loi n°2/AN/92 2ème L du 15 septembre 1992 relative à
la liberté de la communication.

La liberté de communication est garantie par la Constitution et est
définie par l’article 3 de la loi susvisée: « La liberté
de communication est le droit, pour chacun de créer et d’utiliser librement
le média de son choix pour exprimer sa pensée en la communiquant
à autrui ou pour accéder à l’expression de la pensée
d’autrui.

Le citoyen a le droit
à une information complète et objective, et le droit de participer
à l’information par l’exercice des libertés fondamentales de
pensée, d’opinion et d’expression proclamée par la Constitution »

La Commission Nationale
de la Communication est chargée de veiller au respect du pluralisme
de l’information ».

Vous ne rêvez pas,
le pays et les citoyens dont parle ce texte sont la République de Djibouti
et les Djiboutiens.

J’espère que ce
petit rappel répond au défi de cette haute personnalité
qui a pêché par  » omission  »

Et dire que nous sommes
gouvernés par ceux-la même, qui ignorent les textes qu’ils ont
 » légiférés » ! Je profite de ce défi, pour le
moins hasardeux, pour donner mon avis sur l’utilité de cette commission
virtuelle.

Si cette Commission Nationale de la Communication existait vraiment au lieu
de rester à l’état embryonnaire, depuis le 15 septembre 1992,
nul ne peut douter que cela ait fait avancer la bonne gouvernance indispensable,
qui nous fait encore défaut aujourd’hui.

AÏNACHÉ

04/11/04 (B270) Ma réponse à un lecteur qui s’affirme être un opposant ulcéré. (Lecteur)

C’est ma réponse
à cet opposant ulcéré.

Je lui dis, Cher Monsieur,
à d’autre ! J’ai bien lu son texte dans lequel il prétend être
un membre de l’opposition et je l’incite à aller sur le terrain et
à témoigner de faits concrets. Comment peut-il oser dire qu’il
n’y avait qu’une vingtaine de personnes devant la Commission européenne
?

Je pense personnellement que ce Monsieur est envoyé par le régime,
surtout en cette période de campagne.

Est-il sourd et aveugle ? Aurait-il abusé de la bouteille ? En tout
cas, je lui conseille, une fois redevenu lucide, de consulter le site de l’ARDHD
ou celui du MRD pour découvrir le nombre d’opposants présents
lors de cette manifestation : il devra ajouter un coefficient multiplicateur
à la vingtaine ….

En revanche, on a pu constater sur le site de l’ARDHD (photos à l’appui)
que le nombre de ceux qui avaient accepté l’invitation récente
de l’Ambassade ne devait pas pas dépasser la vingtaine.

Cher Monsieur, je vous invite à venir compter le nombre des opposants
qui participeront le 18 décembre à la manifestation prévue
devant l’Ambassade de Djibouti. Vous serez étonné !

FRUD, FDP, MRD et pourquoi pas le GED (malgré les petites divergence
en termes d’axes politiques) seront tous présents pour dénoncer
et pour faire trembler, encore une fois, le régime du dictateur.

N’est ce pas une preuve que l’opposition travaille de façon synchronisée
et dans une parfaite cohérence ?

Cher Monsieur, qui que vous soyez, quels que soient les intérêts
que vous servez, n’essayez pas de tenter de diviser l’opposition. Peine perdue.

Contentez-vous de consommer
les quelques billets (dollars ou euros) que vos commettants devront vous remettre
pour vos efforts maladroits. Toute peine mérite salaire, dit-on !.

Un dernier conseil, pour asseoir une fausse crédibilité et surtout
pour obtenir la publication sur le site de l’ARDHD, ne faites pas semblant
d’attaquer le régime et de mimer l’opposition : il faudra trouver une
autre stratégie, car vous êtes découvert.

La créativité
existe à condition de faire travailler son cerveau, même s’il
est partiellement vide..

Vive l’opposition à l’étranger, car elle fait trembler le régime
et elle permet de médiatiser toutes ses dérives.

02/11/04 (B270) La chronique mondaine de l’Ambassade de Djibouti en Belgique : une lectrice nous donne ses impressions sur une nouvelle invitation.

___________________________
Note de l’ARDHD

La polémique au
sujet des réceptions de SE l’Ambassadeur de Djibouti à Bruxelles
bat son plein. Nous recevons sans cesse de nouveaux articles. Avant de mettre
un terme à la polémique sur ce sujet, nous publions un dernier
témoignage d’une lectrice qui aurait été invitée
à l’une de ces réceptions. Après nous mettons un point
final à ce sujet, nous réservant bien entendu d’aborder d’autres
thèmes qui pourraient concerner la Belgique et l’Ambassade de Djibouti.
_______________________________________________

C’est de la part d’une
femme qui voudrait s’exprimer.

Cher Monsieur,

Nous étions invitées hier le 1er novembre 2004 à l’Ambassade
de Djibouti qui se trouve à Bruxelles. Ils nous ont dit qu’on allait
prendre le foutour puis le dîner. C’est Aicha Afaria et Kola (la femme
de l’Ambassadeur) qui étaient en charge des invitations.

Après quelques discours nous avons pratiquement été obligée
de dire du bien du dictateur IOG.

Il faut nous comprendre, Cher Monsieur. Nous femmes résidentes en Belgique,
nous vivons dans la terreur que nos familles à Djibouti soient inquiétées.
Et chacun sait ce que veut dire « inquiété » avec la
police politique et la SDS.

Je vous assure, qu’ils nous ont pratiquement contrainte à prendre la
parole pour dire tout ce qu’ils voulaient entendre.

C’est du harcèlement.

Ensuite, ils nous ont distribué du Khat pour nous droguer. Ce n’est
pas croyable, mais c’est la vérité. Cet Ambassadeur a-t-il le
respect des femmes et sinon au minimum de la religion. On peut en douter sachant
qu’il nous a fourni de la drogue, alors que son usage est considéré
comme un stupéfiant en Europe et que nous, nous refusons d’en prendre,
considérant les dégâts que son abus engendre parmi la
population.

Nous disons simplement à S.E. que les femmes ont d’immenses attentes,
mais certainement pas celle de la drogue.

Voilà comment nous traitent nos compatriotes, proches du régime.

Dois-je dire Merci en
plus ?

Hawa.

02/11/04 (B270) Message d’un lecteur au sujet du licenciement des jeunes diplômés djiboutiens, au motif qu’ils auraient réclamé leurs arrières de salaire.

A tous les lecteurs de
l’ARDHD,

La politique au pays est de plus en plus mauvaise, le peuple est de plus en
plus pauvre. Je dénonce l’injustice commise par Hamoud, Ministre de
l’Education nationale. Originaire d’Ethiopie, ce monsieur n’a jamais connu
la démocratie et la justice et pire, il ne veut surtout pas en entendre
parler.

Récemment il vient
de prononcer le licenciement arbitraire de jeunes diplomés, qui avaient
été recrutés l’année dernière au motif
qu’ils auraient reclamé leurs arriérés de salaire.

Il faut savoir qu’ils
n’ont rien perçu depuis avril 2004 ! La réclamation n’est-elle
pas légitime ?

Pour les remplacer, le
Ministre a recruté des enseignants étranger à qui il
garantir des salaires supérieurs à ceux des nationaux : 236.000
FD pour les étrangers et 140.000 FD pour les nationaux.

Une nouvelle fois, le
régime d’IOG et de son Ministre ne donne-t-il pas la preuve à
toutes les Djiboutiennes et à tous les Djiboutiens qu’il n’aime ni
le pays ni le Peuple djiboutien.

Va-t-il oser se vanter
durant la campagne électorale d’avoir licencié tous les enseignants
nationaux ? Le peuple doit lui infliger la seule sanction qui est en son pouvoir
le moments venu et signifier à IOG et à son entourage leur licenciement
pour favoritisme envers les étrangers.

Ce Ministre, on pourrait
presque le qualifier de bourreau des enfants et des enseignants. Et en plus,
savez-vous qu’il s’enrichit sur les frais scolaires des familles pauvres ?

02/11/04 (B270) Quelle pitoyable hypocrisie ! (Un opposant de Bruxelles, ulcéré par le jeu suicidaire de l’opposition en Belgique)

Je suis particulièrement
ulcéré et révolté par le gouffre existant entre
le comportement virtuel vrombissant de nos opposants et l’inanité,
la discrétion et toute la réticence de leurs actions sur le
terrain.

Il est bien beau, Messieurs
« les opposants virtuels » de claironner haut et fort, au gré
des opportunités cybernétiques, tout le dégoût
et la révulsion que vous inspire le régime autocratique de Guelleh.

Mais, si je puis me permettre, tout cela reste du domaine du fantasme et de
la tartuferie, car vous ne daignez pas vous engager sur le terrain et pire,
vos actions effectives sont de perpétuelles génuflexions à
l’adresse du « génie de la corne ».

Je m’explique et pour
cela, je vais, encore une fois prendre l’exemple du cirque Bruxellois, capitale
de l’Europe et de l’opposition djiboutienne (comme beaucoup se plaisent à
le dire). Qu’on se le dise, l’ambassadeur en place n’ a pas été
nommé à Bruxelles par Guelleh pour ses beaux yeux ou pour son
sens aiguisé de la formule. Il ne s’agit pas d’un novice en politique
ou d’un ministre remercié auquel Guelleh a offert une retraite dorée!

On lui prêtait une
efficacité redoutable et une dextérité à toute
épreuve dans les taches qui lui étaient assignées. Et
bien nous voilà affranchis.

Le travail de sape engagé
et entretenu par l’ambassade et ses agents infiltrés dans la communauté
djiboutienne porte malheureusement ces fruits. Aujourd’hui, l’opposition est
éclatée et les diffèrents organes de l’opposition djiboutienne
à Bruxelles se regardent en chiens de faïence. Le GED torpille
toutes les actions du MRD qui s’empresse de lui rendre la politesse et toute
cela sous le regard satisfait de l’Ambassadeur.

Dernier exemple en date : cette absurde et abominable pagaille pour la manifestation
du 6 octobre 2004 pour laquelle le MRD de DAF avait lancé un appel
!

Au lieu de faire front
commun et de taire, le temps d’une manifestation, leurs divergences, les deux
camps s’en sont donnés à coeur joie pour amplifier le tohu-bohu
ambiant !

Résultat : pas
plus d’une vingtaine de manifestants présents ! Pathétique !

Et le pire n’est pas la,
très chers amis, non ! Le pire c’est que ceux qui vous appellent, qui
vous motivent, qui vous galvanisent, font faux bond le moment venu !

A dix minutes du début
de la manifestation, vous les appelez pour leur demander où ils sont.
Comme par hasard, vous tombez sur leur messagerie vocale ou bien, ils prétextent
des embouteillages pour expliquer leur retard … Au final on constate leur
absence à la Manif !

Mais où va-t-on
? Si aucun n’a le courage de ses opinions et si ceux, qui se définissent
comme des leaders de l’opposition, se contentent de vous pousser discrètement
pour accomplir ce dont ils n’ont visiblement pas le désir de réaliser
!

C’est à vous dégoûter
de tout!

Il y a quelques temps
à Bruxelles, personne n’osait ni clairement ni publiquement afficher
son soutien à Guelleh !

Aujourd’hui on ne se contente
pas de le dire mais on s’en enorgueillit ouvertement et mieux on se bouscule
devant les caméra pour apparaître en bonne place dans les cocktails-ftours
offerts par l’Ambassade (comme cela a été souligne dans le commentaire
d’un lecteur qui accompagnait les photos publiées à sa demande
sur le site de l’ARDHD) !

Tous les étages
et tous les bureaux de l’ambassade avaient été transformés
en salle à manger de fortune ! Comme prévu, la petite vidéo
réalisée par Moussa Chehem est passée au journal télévise
de la RTD. On y voit ce joli petit monde, s’affairant autour de lui et s’empressant
d’enfiler les Tee-shirts à l’effigie de Guelleh.

Ce ne sont pas une vingtaine
de personnes qu’on y voit, comme le prétend notre opposant virtuel
mystère, mais près de 90 personnes (hommes et femmes compris
aux divers étages de l’ambassade) prêtant allégeance à
Guelleh et comble de l’hypocrisie on y retrouve ceux qui nous avaient conseillé,
avec la force de leur conviction et de leur engagement, d’aller manifester
!

Cet opposant mystère
qui doit figurer à son avantage dans les vidéos tournées,
souriant à pleines dents et venant cracher dans la soupe à peine
sorti des locaux, nous raconte son escapade nocturne sur votre site !

Mais nous prend-il pour
des c***.

Je lui ferai d’ailleurs
remarquer que les photos qu’il tente de nous faire passer pour le résultat
des manoeuvres d’un James Bond en herbe, sont en fait publiées sur
un site qui encense Guelleh!

La preuve : http://www.somaliweyn.org/pages/news/Oct04/23Oct15.htm.

C’est le genre de choses
qui doit permettre à notre ganache de président de dormir sur
ces deux oreilles!

Avec toutes ces pratiques,
tous ces double-jeux, quelle image, quel message sommes-nous capable d’envoyer
à nos compatriotes restés au pays : opposants « alimentaires
» ? C’est certain !

Opposants d’opérette
uniquement capable d’aboyer sur le net.

La dichotomie flagrante
entre la véhémence des propos entretenus sur le net et le degré
de docilité de beaucoup gratifiant l’Ambassade de leur présence
à la moindre occasion me laisse pantois!

Combien y-a-t-il de schizophrènes.
Bon Dieu!

Très chers Compatriotes,
un sursaut de patriotisme et de courage est plus que nécessaire sinon
nous allons droit dans le mur ! Cessons de nous prévaloir d’actes imaginaires
et allons sur le terrain !

NB: Que les lecteurs
excusent la vivacité de certaines expressions, mais je suis bouleversé,
comme vous l’avez compris, par l’incurie de l’opposition, par son manque de
maturité et par l’hypocrisie ambiante !!

Un
opposant de Bruxelles ulcéré!