Articles

07/10/2013 (Brève 271) ALERTE ROUGE : Statut quo à Sanaa. Contre toutes les règles de droit et en dépit de l’engagement du Président de libérer Mohamed Aloumékani, ce dernier est toujours séquestré illégalement dans la prison centrale de Sanaa.

Qu’attentent donc les autorités yéménites responsables de la séquestration illégale de Mohamed Alhoumékani, en laissant « pourrir » ainsi la situation
?

Cel fait six semaines que Mohamed Alhoumékani est séquestré dans la prison centrale de Sanaa, sans aucune inculpation pour un délit qu’il aurait pu avoir commis au Yémen, donc la mesure est totalement illégale au regard du droit.

Les motivations de Guelleh sont claires
On sait que c’est Guelleh qui avait demandé l’extradition de Mohamed Alhoumékani et qui a provoqué son arrestation à l’aéroport le 24 août à sa descente d’avion. Les motivations de Guelleh ont le mérite d’être claires. Plus il s’acharne sur Alhoumékani, plus il montre qu’il a besoin de le récupérer ! Et pour quelles raisons voudrait-il le récupérer à Djibouti, si ce n’est pour obtenir le reniement du témoignage (par tous moyens) qui le met en cause dans l’assassinat du Juge Borrel….

Plus Guelleh met de moyens pour récupérer Alhoumékani, plus il prouve son implication dans l’assassinat.

Mais pour quelles raisons, les autorités yéménites maintiennent-elles Alhoumékani dans la prison de Sanaa ? C’est une demie mesure entre la libération inconditionnelle et l’extradition : les yéménites se réservent ainsi les deux possibilités : le relâcher ou le livrer à Guelleh pieds et poings liés.

Il est évident que Guelleh dispose de moyens de pression efficaces :

  • d’abord sur les commerces et agences financières yéménites installées à Djibouti, qui pourraient connaître de sérieux ennuis si Alhoumékani était relâché à Sanaa. On sait que sous la férule du sanguinaire Guelleh, Djibouti n’est pas un état de droit et que différentes administrations (fisc, police, gendarmerie) peuvent, sur un simple ordre du Palais de l’Escale, rendre la vie impossible aux commerçants ou responsables d’agences bancaires ou financières : contrôles fiscaux, taxation d’office, interdiction d’exercer, fermeture administrative, arrestation, séquestration de tous les avoirs, et d’autres encore …!
  • ensuite sur les autorités judiciaires et politiques au Yémen, en promettant de verser « une rançon » conséquente à ceux qui l’auront aider à récupérer Alhoumékani et à le pousser dans un avion en route pour Djibouti.

Certes la mobilisation en Europe d’abord dans les média et sur les réseaux sociaux et aussi dans la rue, a fait prendre conscience aux Yéménites, du fait que des regards vigilants et très critiques étaient braqués sur cette affaire et qu’ils devaient être très prudents dans leurs décisions et dans leur communication. Peut-on supposer, même s’ils s’en défendent officiellement, que les diplomaties françaises et belges aient fait part de leur « préoccupation » dans ce dossier, comme l’on dit dans le jargon spécifique des ambassades …

Mais le temps passe et rien ne se produit : la routine est très dangereuse.
Le Yémen, en maintenant Alhoumékani en détention, joue-t-il la montre, en espérant que les observateurs se lassent et qu’ils pourront ensuite « vendre » discrètement Alhoumékani à Guelleh, en échange de la rançon convenue …

C’est à craindre, d’autant plus qu’en l’absence d’une intervention diplomatique (officielle et médiatisée cette fois) de la Belgique et/ou de la France, le Yémen a tout son temps. Les européens ont pris acte et ont accepté « de facto » la séquestration arbitraire et illégale et sa durée sans n’émettre aucune protestation officielle. Donc rien ne contraint les responsables yéménites à prendre des décisions rapides.

L’avenir est inquiétant. C’est le moment de tous les dangers.
Même protégé par sa tribu, (qui est puissante dans le pays et qui n’a pas caché dans la presse, qu’elle se réservait d’obtenir la libération de Mohamed par tous les moyens, puisqu’elle avait le droit pour elle), Mohamed pourrait perdre la vie dans la prison de Sanaa, qui n’est pas réputée comme un lieu calme et tranquille ou bien il pourrait être transféré vers le tarmac de l’aéroport où l’attendrait un vol direct pour Djibouti.

Il est donc important de poursuivre la mobilisation par tous les moyens. Demain, mardi, il y aura la conférence de presse du député belge, puis il faudra poursuivre les manifestations devant les Ambassade du Yémen et il faudra alerter les média dans la mesure du possible et interpeller pour ceux qui le peuvent, les autorités de leurs pays de résidence.

La guerre n’est pas gagnée. Maintenant l’adversaire est au pied du mur : c’est à ce moment là que Guelleh devient le plus féroce : il a horreur de perdre la face et en plus il tient par dessus tout à se dédouaner « officiellement » d’une accusation précise dans l’assassinat du Juge Borrel, même s’il n’obtenait qu’un « reniement de comédie » au prix, ensuite, du meurtre programmé
de celui qui a révélé la Vérité et par là-même sa responsabilité pénale personnelle..

10/11/04 (B271) Chronique judiciaire : bientôt une confrontation entre Me Martinet et Ali Iftin, ancien Chef de la Garde présidentielle, dans le Cabinet du juge d’instruction au Palais de Justice de Nanterre. (ARDHD)

Nous apprenons que la
Juge d’instruction en charge de l’affaire de subornation de témoins
pourrait convoquer très rapidement (si ce n’est pas déjà
fait) Me Alain Martinet et Ali Iftin, pour les confronter.


Sur cette photo prise dans un grand hôtel de Bruxelles, on distingue une conversation entre Dajma Souleiman et Alhoumekani, qu’il essaye de suborner, comme le prouve sans discussion possible, l’enregistrement son qui a été fait à la même occasion. SON + IMAGE = PRESOMPTION LOURDE !

On se souvient qu’Ali
Iftin, après une course poursuite meurtrière dans les rues d’Addis
Abeba où il a réussi à échapper à la vindicte sauvage du
petit officier Zakaria(*) (ridiculisé à l’occasion). Seule son habitude des coups durs lui avait permis de sauver sa vie et il avait
finalement pu rejoindre la Belgique (sans passer par la France !!).

(Le consulat de France
toujours prêt à aider les gens dans la détresse et en danger, plus souvent et malheureusement dans le discours et les grandes déclarations que dans les faits au quotidien, avait
refusé de lui accorder un visa. Voulait-on plaire au dictateur ?

Finalement, ce sont les Belges, au coeur plus
large et animés à la fois d’une grande générosité et d’un sens de la responsabilité, qui lui avait accordé la précieuse autorisation d’entrer sur le territoire
européen. Sans eux, il y a fort à craindre que Guelleh aurait fini par « lui faire la peau » à Addis Abeba … )

Sa première préocupation,
aussitôt en sécurité, avait été de démentir
le témoignage qu’il avait été contraint de faire à
Djibouti, pour sauver sa famille des pires menaces et il avait précisé
que plusieurs personnes avaient participé à ce harcèlement
et à ce chantage inhumain : un français, avocat sur place, Me
Alain Martinet, Hassan Saïd, Chef de la SDS et une femme notaire (devenue
depuis Consul de Thaïlande à Djibouti).

Son faux-témoignage
obtenu à Djibouti par le chantage, avait beaucoup servi les premiers
juges d’instruction (Le Loire et Moracchini) aujourd’hui démis
du dossier par ordre du Ministère (fait rarissime). Grâce
à lui, ils avaient pensé pouvoir compenser l’effet désastreux
des déclarations de Mohamed Alhoumekani, révélant une
conversation qu’il avait entendue au Palais Présidentiel (On se souviendra
toujours de la question attribuée à Guelleh et qui pourrait rester célèbre « Le petit juge
fouineur est-il mort ?
« ).

Me Alain Martinet,
avocat français soupçonné d’avoir participé
à une affaire de subornation de témoins, avec utilisation
de la force et des menaces.


Le rescapé d’Addis Abeba.
Ali Iftin, ancien Colonel, Chef de la Garde présidentielle, aujourd’hui
Général à titre provisoire, nommé par le GED. C’est la victime des menaces
et du chantage sur ses enfants à Djibouti, puis en Belgique (tentative
de knidnaping en pleine ville par des sbires armés par Djibouti).


Djama Souleiman, surnommé familièrement ‘Grandes oreilles’ ou ‘Le Procureur
abusif » a refusé de se rendre chez la Juge d’instruction, pour s’expliquer
sur les tentatives de subornation de témoins à l’encontre de l’ancien
officier Alhoumekani (témoin clef dans l’affaire Borrel). Et pourtant
il avait trouvé le temps nécessaire pour venir spécialement à Bruxelles
afin de mesurer son pouvoir de « séduction ». Malheureusement, pour lui,
l’officier avait tout enregistré à son insu(son, image et vidéo) et
il a remis ses preuves au juge français, ce qui a fait mauvaise impression
de la part d’un Procureur …
Pour se consoler, Souleiman pourra toujours l’attaquer sur ses droits
à l’image.

Pour tenter de discréditer Alhoumekani, le Procureur abusif a organisé
un procès bidon à Djibouti où il l’a condamné (d’avance ?) … pour propagation
de fausses nouvelles (Bien sur !). C’est Hassan Saïd qui témoigne à
cet instant à la barre, mais ‘Coucou’ Me Martinet, toujours lui, n’est
jamais loin, juste derrière, au deuxième plan.

(RTD)


Alain Romani, français d’origine corse est soupçonné
d’avoir participé à la réunion « qui n’a jamais
eu lieu », mais qui a été confirmée par Hassan
Saïd. Sans qu’il n’y ait de jeu de mots, il a toujours affirmé qu’il était à
la Réunion (l’ile !) ce jour là et qu’il venait très peu
souvent à Djibouti. Ce n’est que hasard, qu’il était bien là,
au procès qui accusait Alhoumekani de diffusion de fausses informations
pour témoigner à la barre contre lui. Il est vrai qu’il n’a certainement pas très envie d’être impliqué dans l’affaire criminelle « Borrel » et qu’il doit être prêt à consentir quelques sacrifices pour le service de Guelleh. (RTD)

Bien que niant officiellement
la tenue de cette réunion, les autorités djiboutiennes
avaient été bien embarrassées, lorsque Canal +
a diffusé un reportage dans lequel Hassan Saïd confirmait
distinctement le contraire et qu’il montrait l’endroit précis
où étaient assis les acteurs ce jour-là (y
compris ceux que l’on appelle désormais les hommes de main de Guelleh ?
Un français d’origine corse : Alain Romani, le colonel
Madhi Cheik, et quelques prisonniers qui auraient du être dans
leur cellule de Gabode .. mais qui curieusement, n’y étaient pas !
C’est une autre spécialité de Guelleh, qui consiste à emprisoner certains individus pour leur donner un alibi et à les faire sortir en exigeant qu’ils commettent des coups de main un peu spéciaux pour ne pas dire « tordus ».)

Donc la confrontation
entre Me Martinet et Ali Iftin dans le bureau d’un juge d’instruction
français risque d’être enrichissante et intéressante.
Ali Iftin racontera certainement dans le détail les menaces qui
auraient pu avoir été exercées par un avocat français
Me Martinet et le Chef des Services politico-secrets djiboutiens Hassan
Saïd. Il parlera certainement du chantage contre ses enfants et
de la façon dont des agents de Guelleh opérant illégalement
en territoire étranger, ont de nouveau tenté de les kidnaper
en Belgique, il y a quelques mois …

Cette affaire de
subornation de témoins intervient en marge de l’affaire Borrel, mais
elle en fait partie, puisque les témoignages d’Ali Iftin et de Mohamed
Alhoumekani concernent directement l’affaire principale.

La juge d’instruction
avait aussi convoqué le Procureur abusif Djama Souleiman et Hassan Saïd,
mais il semble que leurs emplois du temps respectifs ne leur ait pas
laissé pas la possibilité de se déplacer pour venir lui rendre visite.
On comprend que des hommes aussi importants n’aient pas même quelques
minutes à accorder à une Juge française pour la saluer, alors qu’elle
les en priait aimablement … Mais la juge pourrait bien renouveler
son invitation en y mettant cette fois les formes et en lui associant
la force publique. (à suivre)

On peut s’attendre
aussi à une nouvelle convocation d’Alhoumekani dans le cadre, cette
fois, d’une confrontation avec Souleiman Djama,
qui se décidera
peut-être (mais rien n’est sur) à prendre sur son temps personnel
pour rencontrer son Cher Ami et faire la connaissance de la Juge …
qu’il ne connaît pas encore.

Dans ce contexte de non-droit, qui est désormais la forme de gouvernement
privilégiée de Guelleh
, on peut espérer que la Justice française
se donnera les moyens à la fois juridiques, policiers et diplomatiques
pour se faire respecter, pour rechercher la vérité et traduire tous
les coupables devant un tribunal pénal, quelles que soient leur position
: il s’agit bien du meurtre d’un juge français en exercice.

L’immunité ne pourra pas servir indéfiniment de prétexte à la protection
de pratiques criminelles, considérées même comme maffieuses par certains
observateurs.

(*) Cet officier du
nom de Zakaria, ancien spécialiste des actions psychologiques (= TORTURE), qui s’est rendu célèbre en rentrant, « les oreilles basses »
et « au pas de course », à Djibouti après son exploit râté contre
Ali Iftin dans les rues d’Addis Abeba, n’a rien à voir, à notre connaissance,
avec son homomyme le Général Zakaria, qui poursuit l’ARDHD par ailleurs pour
diffamation. L’histoire ne dit pas s’il avait retiré ses souliers pour rentrer plus vite afin de se câcher (sous le bureau de Guelleh ?), pourchassé par la Police éthiopienne qui n’avait apprécié que très moyennement sa tentative « d’action » meurtrière à Addis Abeba.

10/11/04 (B271) Les petites souris ont parfois un magnétophone et de bonnes antennes : elles nous font parvenir la transcription d’une discussion (totalement imaginées) entre deux généraux hauts placés d’un pays imaginaire. (Lecteur)

le 1er Général
:
Salut, mon vieux, merci d’avoir répondu à ma convocation aussi
vite. J’avais besoin de mettre les choses au point avec toi. Mais je te rappelle
que je suis ton supérieur, même si nous sommes complices dans
bien des domaines, tu pourrais me saluer mieux que cela.

le 2ème Général
:
Excuse-moi, tu as certainement raison, mais je n’ai jamais été
habitué à te saluer lorsque nous étions dans un cadre
privé, comme ton bureau. A l’extérieur, cela était différent
et tu le sais bien.

1er :
Assied-toi. C’est sérieux.

Je t’ai convoqué,
car je voudrais faire le point sur des affaires graves qui me dérangent
beaucoup et j’ai des doutes sur ta fidélité et sur ton engagement
à mon égard. Je suis ton supérieur dans la hiérarchie
et ayant été ami avec toi, je sais que je peux te parler franchement.
Répond-moi clairement et sans te tortiller comme tu le fais en ce moment.
As-tu déclenché la guerre contre moi ? C’est simple. Je ne veux
qu’un mot OUI ou NON.

2ème :
Mais tu es fou. Mon vieux. Pour quelles raisons est-ce que j’aurais lancé
la bataille contre toi ? On se connait depuis des années, on travaille
(hum, enfin le peu qu’on peut accomplir dans une semaine normale, qui n’est
pas bien harassant) ensemble depuis longtemps. On se connait. On a des intérêts
financiers communs. Pourquoi est ce que j’aurai déclenché des
hostilités contre toi ?

1er :
Cesse ton baratin de camelot. Tu répond par OUI ou par NON à
ma question. Sinon je te fais mettre aux arrêts et je te prive à
vie de tes petits plaisirs personnels.

2ème :
Je ne vois vraiment pas où tu veux en venir ? Tu veux la guerre, alors
tu l’auras !

1er :
C’est bien, j’en étais sur, tu reconnais. Je comprend maintenant ce
qui se passe depuis plusieurs semaines. Toutes ces informations qui sont publiées
sur Internet contre moi : l’état de ma fortune, mon patrimoine immobilier,
mes voitures, ma mosquée et curieusement jamais rien sur toi. C’est
vrai que financièrement tu pèses un peu moins lourd que moi,
mais à peine : il y a suffisament pour dire des choses sur ta fortune,
pas très clairement acquise. C’était donc toi, la taupe qui
me dénonce en essayant de provoquer ma chute ?

2ème :
Mais non, pas du tout. Je n’ai rien fait contre toi ….

1er :
C’est peut-être vrai, mais au minimum tu as laissé faire. Car
j’ai trouvé la preuve que ces indiscrétions et ces photos qui
me dénoncent comme un corrompu, viennent de ton service. On a tous
les codes et les dates d’envoi. Et c’est un subordonné proche de toi,
très proche même.

2ème :
De qui parles-tu ?

1er :
A toi de l’identifier. J’y suis bien arrivé … Maintenant je te signale
que puisque tu as ouvert les hostilités entre nous, car tu ne pouvais
pas l’ignorer, tu vas recevoir la monnaie de ta pièce au centuple.
Ne t’étonne pas si des informations paraissent sur toi dans les prochains
jours, ca va te faire très mal …

2ème :
Mais il n’y a rien à dire sur moi. Tu perds ton temps sur ce domaine.

1er :
C’est bien ce que tu crois. Souviens-toi, ces gens assassinés et le
charnier dans lequel tu les fais enterrer rapidement : combien ? 200 ? 300
? Eh bien, on a localisé le terrain et on va le faire fouiller. Ca
t’en bouche un coin ? Non ? Tes petites soirées entre amies, eh bien
on a quelques vidéos qui vont te rappeler des bons souvenirs, mais
ça pourrait mettre ton épouse mal à l’aise, alors par
respect pour elle, on va attendre quelques jours .. En revanche, tu as dirigé
des actions meurtrières là-haut sur la partie boisée
de notre pays : il y a des témoins. On va les aider à porter
plainte contre toi. Et puis pour le reste, ce sera des surprises, une chaque
semaine, pour que tu aies le temps de bien assimiler ce qui t’arrive. Dans deux mois, t’es à genou, je te le certifie et tu demanderas pardon.

2ème :
C’est complètement fou ! Je ne comprend toujours pas ce qui te prend. Tu sembles fatigué.

1er :
Pas du tout. Fou de rage contre toi, serait un terme plus adapté.

2ème :
Alors arrête tes idées calomnieuses à mon endroit et frappe-moi.
Un bon coup, si cela peut te faire du bien. Vise plutôt le derrière,
car je suis plus habitué à recevoir des coups de ce côté-là et je me suis endurci.
N’hésite pas, soulage-toi un bon coup.

________________________________________________
La bande d’enregistrement était malheureusement terminée et
nous n’avons pas la suite de cette conversation imaginaire, mais la petite
souris était toujours là et elle nous a raconté que les
deux généraux s’étaient étripés comme de vrais
soldats savent le faire avec la cruauté et la vulgarité en usage
dans les Etats-majors des pays imaginaires.

Ils se seraient quittés absolument fâchés et déterminés
à se nuire jusqu’à leur dernier soupir. A compter de ce jour funeste pour eux, mais heureux pour
eux, tous les militaires qui étaient placés sous leurs ordres
et qui ne les respectaient plus depuis des années, purent travailler
de nouveau, sans obstacle et en utilisant à bon escient les budgets
militaires qui n’étaient plus détournés..

09/11/04 (B271) Après douze heures d’interruption pour maintenance, le site de Petitiononline est de nouveau accesible à 19h00 (Heure de Paris)

Nous prions tous ceux
qui ont essayé de déposer une pétition aujourd’hui de
bien vouloir nous excuser pour cette interruption de service indépendante
de notre volonté. Le site de Petitiononline est de nouveau opérationnel
et nous remercions tous ceux qui soutiennent le combat que nous menons de
signer la pétition et s’ils l’ont déjà fait, de diffuser
l’information autour eux. A l’avance un grand merci.

09/11/04 (B271) Question : puisque l’on parle de violations des Droits de l’Homme à Djibouti, de quoi s’agit-il exactement ? Des cas documentés avec les photos sont disponibles sur le site.

L’ARDHD, fondée
en 1992, a accumulé une grande quantité de documents et d’archives
qu’elle conserve avec soin. Depuis février 1999, tous les documents
et les articles ont été mis sur le site, qu’elle gère
avec une équipe strictement bénévole. Mais il est bien
entendu que cette documentation est loin d’être exhaustive et que nous
avons été dans l’incapacité de faire un bilan exact et
complet de toutes les victimes des deux dictateurs : Gouled puis Guelleh.

En matière de violation
des Droits de l’Homme, on trouvera sur le site, pour ne prendre que quelques
exemples :

– un
document terrifiant sur la torture, avec le récit détaillé
de plusieurs victimes et des estimations (+ de 300 personnes -au minimum
– ont été torturées sauvagement en 90 / 91). Lien
avec le document et les photos

– le
massacre atroce, en pleine ville (18 décembre 1991), dans le quartier
d’Arriba de 40 civils innocents (femmes et enfants) qui avaient été
rassemblés brutalement (par des hommes aux ordres de Guelleh) sur
la place centrale et lâchement assassinés. Lien
avec le document et les photos

– un
document sur les exactions dans le Nord, le viol et l’assasinat par le
feu, d’une femme innocente, commis par une certaine catégorie de
militaires de l’époque. Lien
avec le document

– la destruction
systèmatique d’écoles et de centre de soins. Lien
avec le document


l’assassinat d’un juge français en exercice (Bernard Borrel) et
la mise en cause par la juge française de plusieurs personnes parmi
les dirigeants au plus niveau du système dictatorial. (De nombreux
documents sont consultables sur le site)


des tentatives de subornation de témoins et des tentatives d’assassinat de
témoins génants en pleine ville de Bruxelles. (De nombreux documents sont
consultables sur le site dont celui-ci – lien avec l’article
 
le dépôt par notre association devant le Procureur du Tribunal
de Paris, en association avec une victime, le 4 mars 1999, d’une plainte
pour Crimes contre l’humanité à l’encontre de MM Gouled
et Aptidon. Lien avec l’article

Hélas, la liste
est longue et nous ne devrions pas nous arrêter à ces exemples.
Notre site est tristement, rempli de documents concernant de nombreux autres
cas de violations des Droits de l’homme par le régime djiboutien.

Face à ce désastre
humanitaire, personne ne peut rester insensible et c’est la raison même
de notre combat depuis plus de douze ans et de notre appel à soutenir
notre action et à témoigner au cours du procès que nous
intente le Général Zakaria.

Nous profitons de
l’occasion pour remercier le Bâtonnier Roger-Vincent Calatayud qui a
accepté de défendre l’Association et son Président

Nous nous sentons responsable
de la conservation et de la publication de toutes les archives, qui seront
restituées officiellement au Peuple djiboutien, le jour où il
sera enfin libéré des hommes de main qui ont accaparé
par la terreur, toutes ses richesses et ses libertés.

Pour apporter votre soutien
à notre action, merci de signer la pétition : http://www.petitiononline.com/ardhd04/petition.html

09/11/04 (B271) Une opération de maintenance temporaire sur le serveur Petitionline, prive actuellement les lecteurs de la possibilité d’enregistrer notre pétition. Elle devrait s’achever bientôt.

Depuis ce matin (7h00
env. CET), le serveur Petitionline effectue une opération de maintenance
et ne peut enregistrer temporairement de nouvelles pétitions. Nous
en sommes désolés, car cela ne nous avait pas été
annoncé.

Nous vous demandons d’avoir
un peu de patience et de recommencer dans quelques heures. Merci d’informer
vos contacts de cette géne passagère en leur demandant de ne
pas se démobiliser pour autant. C’est une opération normale
sur un serveur informatique qui est réalisée de nuit, mais à
l’heure des USA et elle n’a rien à voir avec une censure quelconque,
ce que craignaient certains lecteurs qui nous ont appelé pour nous
faire part de cet incident momentané.

08/11/04 (B271) Cent signatures de la pétition en vingt-quatre heures ! (ARDHD)

La pétition proposée
par l’ARDHD a atteint le chiffre de 100 signatures en vingt-quatre heures.
Ce mouvement initié dimanche 7 novembre devrait se poursuivre et s’amplifier
dans les prochains jours, grâce à l’effet multiplicateur et au
relais de nombreuses associations qui nous apportent leur soutien et leur engagement.

Nous renouvelons nos remerciements
à toutes celles et à tous ceux qui ont voulu marquer leur engagement
pour le rétablissement de la Justice et des Libertés publiques
dans ce pays ruiné par des années de régime corrompu.

08/11/04 (B271) Et si … ? Et si … ? L’affaire Zakaria permettait de rassembler l’ensemble des opposants djiboutiens sincères dans un combat ? (Jean-Loup Schaal)

L’ampleur médiatique
et la mobilisation incroyables autour de l’ARDHD pourraient-elles servir,
non pas seulement à la dénonciation sur la scène internationale
de tous les crimes commis par les deux équipes dirigeantes qui se sont
succédées à Djibouti depuis l’indépendance, mais
aussi à rassembler tous les opposants sincères, derrière
un même symbole, un même objectif ?

Surmontant les petites
divergences qui les séparent, on pourrait imaginer que tous les opposants
sincères qui se sont déjà engagés personnellement
(*), en signant la pétition, à soutenir l’ARDHD dans son combat,
puissent s’accorder aussi, entre eux sur un objectif simple et unique : celui
de licencier le dictateur pour rétablir la démocratie, les libertés
publiques et la justice dans un pays totalement ruiné par plus de vingt
ans de dictature et de corruption, sans aucune trève ni interruption.

Sous l’oeil bienveillant
de la France (qui affirme préserver ses intérêts supérieurs)
le pays s’est enfoncé lentement dans la misère et pis encore
dans la terreur. Il est de notre devoir aujourd’hui de poursuivre sans faiblesse
notre action de dénonciation des violations des droits de l’homme qui
sont commises chaque jour à Djibouti : viols, torture, exécutions
sommaires et extra-judiciaires, empoisonnements, destructions de cheptels
et de points d’eau, spoliation et anéantissement de villages et de
structures collectives et sociales.

Une occasion unique s’offre
à chacun d’entre nous. De remporter la victoire sur la dictature en
contribuant modestement à la réunion de toutes les forces de
l’opposition pour provoquer le dernier effort nécessaire qui mettra
un terme au régime chancelant, contesté et sous le coup de graves
accusations criminelles.

Si cela se produit, comme
nous l’espérons, les plaintes en diffamation du Général
Zakaria auront été indirectement utiles à la cause du
Peuple et des victimes de viols, de tortures et de répressions arbitraires
et sauvages, puisqu’elles auront provoqué une prise de conscience internationale
et nationale et (pourquoi pas ?) provoqué dans l’avenir la chute d’un
régime au bout du rouleau qui n’a plus d’autres moyens d’existence
que le soutien international qu’il reçoit encore de façon parcimonieuse
et non celui du Peuple qui lui est parfaitement hostile dans sa grande majorité.

Jean-Loup
Schaal

(*) Cf la liste
nominative des signataires de la pétition que nous avons lancée.

http://www.petitiononline.com/ardhd04/petition.html