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07/10/2013 (Brève 272) ALERTE ROUGE : Le fantôme du Juge Bernard Borrel assassiné à Djibouti en octobre 1995, plane toujours sur Haramous. (Uniquement pour celles ou ceux qui ne l’auraient pas encore lu, nous vous proposons une rediffusion d’un article « Panique à Soumarah » publié le 22 octobre 2004 puis le 25 juin 2006 dans la rubrique humour). L’actualité est-elle en train de rattraper la fiction ? (Toute ressemblance avec des personnalités djiboutiennes serait fortuite et involontaire)

Panique à Soumarah

Samedi, sortira sur le
grand écran, le nouveau film de fiction : « Panique à
Soumarah », du célèbre réalisateur Nassah Dias (*), dont
les mauvaises langues disent que lassé de torturer ses concitoyens, il s’attaque désormais aux cinéphiles du monde entier. Nous laisserons
à chacun le soin d’en juger.

Ce film raconte l’histoire
d’un Chef d’Etat dans un pays imaginaire, qui est confronté à
sa conscience. Tel Caïn, sa (mauvaise ?) conscience le suit partout et
hante ses jours et surtout ses nuits.

Le réalisateur
se veut être un homme très proche de ce Chef de l’Etat et il
nous raconte ce qu’il voit avec ses yeux et avec sa parfaite connaissance des dossiers secrets (et scabreux ?) de l’Etat.
On verra d’ailleurs que le suspens durera jusqu’à la fin. C’est au
tout dernier moment que l’on connaîtra le dénouement. Pendant
plus de 90 minutes les spectateurs voient se dérouler l’intrigue avec
les yeux de Nassah Dias ! Mais coup de théâtre final, le réalisateur va être
arrêté, pour le crime qu’il a commis autrefois, par des gendarmes dépêchés par un autre pays. C’est avec la plus grande angoisse que nous suivons cette scène jouée à la perfection. Les interprètes sont plus vrais que nature. On jurerait que les gendarmes sont des professionnels. Le spectateur
a vraiment l’impression que c’est lui qui va être arrêté
et emprisonné. Il ressent le frisson du futur condamné.

Revenons à l’intrigue
: tous les ingrédients sont là. Un Président dictateur
Helleug et son épouse Oyabag qui tire les ficelles par derrière
et qui semble détenir la plus grande partie du pouvoir. Le réalisateur
a-t-il forcé le trait, quand il la dépeint sous l’aspect d’une
femme méchante, acariatre, rancunière, très avide et à l’ambition
démesurée. A-t-il vraiment forcé le trait ? Où a-t-il trouvé son inspiration pour imaginer un tel personnage, aussi cruel et aussi machiavélique ?

Il faut admettre que la scéne de l’orphelinat est insoutenable : lorsqu’elle arrive en voiture pour sélectionner froidement les malheureux enfants qui seront jetés ensuite dans un avion à destination de Londres. Qui aurait pu imaginer un tel cynisme de la part d’une femme, mère de famille ? La question que l’on se pose, est de savoir s’il était nécessaire (pour expliquer la tyrannie exercée par les dirigeants) de montrer la violence inacceptable exercée sur des enfants : par exemple la séquence atroce de la sélection pour satisfaire les commandes reçues de l’étranger ?

Il y a aussi un traitre,
comme dans toutes les histoires bien ficelées. Il est joué
par le célèbre comédien, enfant du pays, Namielous.
Préféré d’Oyabag, artiste chevronné, spécialiste de l’équilibrisme,
charlatan à ses heures, il joue à merveille : on le croit, on approuve ses paroles mielleuses ! Il sait interpréter les deux faces du personnage qu’il double : totalement ‘carpette’ avec les plus forts que lui, et sadique à l’extrême avec les plus faibles.

La salle de projection,
emportée par son enthousiasme face à tant de duperie, de méchanceté, de mauvaise foi et de mesquinerie,
se mit spontanément à le siffler. Sa chute est relativement
brutale ensuite. Passé le point de non-retour dans le mensonge d’Etat, puis confondu par les faits, il s’écrase brutalement, comme une vieille loque.
On le voit plus tard, devenu craintif, ne sortir que la nuit et raser les murs. Dès les premières lueurs de l’aube il se réfugie
dans les égouts de la ville pour échapper frileusement à la Justice,
dont il fut pourtant un acteur particulièrement acharné, du temps de sa splendeur.

Le personnage principal,
on ne le voit jamais. Il est présent dans tous les esprits, il est
la cause de nombreuses réunions du Cabinet du Président, mais
il n’apparaît pas. Enfin pas tout à fait. Nassah Dias a choisi
de lui donner l’apparence d’un fantôme. Il est présent partout,
mais on ne le voit pas au début. Petit à petit, le spectateur
voit des formes se dessiner de plus en plus distinctement. Lerrob, c’est le
nom de ce personnage. Vers la fin, on découvrira comment (et pourquoi) de son vivant,
il a été tué par le réalisateur et ses complices, sur ordre direct du
Président. Rien de plus banal dans ce gouvernement aux moeurs dépravés
et aux multiples affaires louches, qui ne supporte pas d’être pris la main dans le sac.

Mais Lerrob, même mort, a la rancune tenace. Il veut se venger. Il n’a de cesse que les vivants découvrent les noms de ses assassins et
surtout de celui qui a donné l’ordre de la sauvage exécution. Pour atteindre son objectif, il a décidé de le désigner sans équivoque aux yeux des vivants et de la Justice, durant cette fameuse nuit, qui est le temps fort du film.

Certes, on pourrait reprocher au réalisateur
certaines longueurs : il y a des moments de grand silence et le film gagnerait
certainement à ce qu’ils soient coupés. L’action se déroule
sur plusieurs années, mais il sait habilement nous faire passer par
des phases de doute, par des phases de certitude, démenties rapidement
par une nouvelle information contradictoire ….

Nous avons moins aimé le personnage de Fera, le conseiller fraichement repenti, lorsqu’il sort sur le parvis et qu’il s’adresse au fantôme avec un porte-voix pour tenter vainement de le convaincre de repartir. L’acteur manque de force : il n’est pas convaincu, il joue « petit-bras » comme on dit dans le métier. Son interprétation ne restera pas gravée dans les mémoires. Heureusement, il ne s’agit que d’un rôle secondaire, mais c’est quand même une « erreur de casting ».

La grande
scène, c’est lorsque l’on découvre que le fantôme de Lerrob s’approche lentement de la capitale, qu’il survole ensuite la ville pour aller s’immobiliser au dessus du Palais
de Soumarah.

Là c’est vraiment
la panique à bord, le chaos, l’indécision et le sauve-qui-peut général au Palais de l’Elacse. Certains hauts fonctionnaires courent vers le port pour se jeter dans un boutre en partance pour le Yémen. D’autres, qui ont réussi à rassembler les certificats nécessaires, s’enfuient vers l’aéroport pour tenter de trouver un avion qui les emménera en Belgique ou au Canada, où ils déposeront une demande d’asile.

Le Président reste seul, terrorisé. Ses courtisans, jadis si nombreux ont disparu, son personnel s’est enfui : son épouse est en voyage. On le suit. En proie à la panique, il se réfugie lourdement avec une extrême
violence dans son coffre-fort, une immense pièce aveugle et blindée où il a entassé des richesses inouïes; sur son passage il pulvérise tout : vases
et objets précieux. Mais rien ne le protègera : le fantôme
approche toujours et il a compris qu’il était à sa recherche.

A l’Etat-Major des Armées, c’est le grand branle-bas
de combat : Airakaz, décoiffé, à peine réveillé, semble sorti tout droit d’un quelconque lupanar. Arrivé en toute hâte, dans un immense 4×4 conduit par une jeune militaire en survêtement suggestif, il vitupère contre l’ennemi insaisissable. Son supérieur le fameux Ihtaf (qui est absolument génial dans son rôle d’agent double) hurle
à la mort ; il annonce la fin du régime et il accuse directement Helleug d’être le seul responsable de cet immense gâchis. Il fait même semblant de cracher sur un portrait d’Helleug.

A eux deux, ils donnent
des ordres et des contre-ordres.

Ihtaf lance ses
hélicoptères pour intercepter et détruire le fantôme planant. A un moment,
il donne même l’ordre de tirer à balles réelles et traçantes : dans
la nuit, c’est d’un réalisme saisissant. Malgré cela, le fantôme continue
sa route, imperturbablement. Les balles le traversent sans l’arrêter
dans sa course. A noter que l’un des hélicoptères s’écrase et on comprend
que c’est une panne.

Cela marque le début
de l’une des scènes les plus émouvantes, lorsque l’officier Demahom (surnommé
‘Démago’), le chef des soldats tués dans l’accident, comprend enfin que
ce sont ses deux supérieurs qui ont détourné l’aide internationale qui
devait permettre de payer l’entretien des hélicoptères … et que la révision
indispensable n’a pas été faite, faute de financement disponible. On s’associe
à sa rage, à sa douleur face à la mort stupide et injuste de ses propres
hommes, on partage son ressentiment et son horreur face à tant de compromission
et de pourriture au pays d’Helleug.

Eh bien on a tort !


Il nous prend à contrepied, au moment où il exige de recevoir sa part de l’enrichissement
sans cause, pour prix de son silence, comme le veut la coutume ancestrale
du clan dominant ‘Nassamam’.

Dans un fracas assourdisant
(en dolby stéréo), les chars d’Airakaz s’ébranlent. D’abord lentement,
ils sortent du camp Kiehc Namso, sur trois colonnes, ils accélèrent ensuite
pour rejoindre le Palais de Soumarah qu’ils entourent aussitôt et ils
dressent leur terribles canons ver le Ciel, dans un dérisoire et dernier
geste de protection envers Helleug. Ce sera inutile, mais le spectateur
est fasciné par les effets spéciaux.

Nous vous avons dévoilé
une fraction du dénouement, mais pas tout, afin que vous ayiez toujours envie
d’aller voir ce grand film qui devrait remporter, à notre avis, la Palme d’Or
du festival international d’Ituobijd. On ne vous a pas tout dévoilé, mais
sachez quand même qu’à la fin, ‘la vérité finira par triompher’ et que la
Justice étrangère obtiendra finalement les terribles aveux du réalisateur.
La morale est sauve !

Ouf ! On avait cru pendant tout
le film que les affaires, les trafics, le crime et la vénalité allaient sortir en grands
vainqueurs de cette fiction. Il n’en est rien et tous les
méchants se retrouvent finalement en prison, condamnés pour des années. Sauf Helleug qui se suicide avec un certain panache, juste avant son arrestation. Quant au fantôme de Lerrob, il s’envole
lentement et disparaît derrière l’horizon, comme s’il était enfin libéré. Jamais fantôme n’avait suscité
une telle panique, dans l’histoire des hommes.

Toutes nos félicitations à l’équipe technique
au grand complet. Elle a vraiment été à la hauteur pour assurer la réussite
de ce grand film, de cette fiction inédite et du scénario invraissemblable qui nous a été proposé par Nassah Dias.

(*) Nassah Dias, pour
ceux qui ne le connaîtraient pas encore, est ce grand réalisateur très engagé,
qui a déjà plusieurs succès cinématographiques
à son actif. Spécialisé dans les affaires « clandestines »,
il s’est engagé très jeune dans la Brigade des Réalisateurs
de l’Ombre. Recruté ensuite par la Société des Dessous
de la Scène (SDS), société familiale puissante, comme assistant opérateur, il gravit progressivement les
échelons pour en devenir le PDG. Longtemps incontesté, en raison
de la qualité de ses mises en scène et de son expérience,
il semble qu’il ait connu dernièrement des divergences graves avec les deux associés familiaux et
majoritaires de la société d’exécution cinématographique.

Mais, comme toujours,
grand manipulateur du Jury, il est assuré de recevoir la GMRC (Grande Médaille de la Reconnaissance Cinéphile)
au festival d’Ituobijd, le 27 juin. On sait qu’il aura au moins 99 % de votes favorables
: le seul suspens est de connaître la décimale après la
virgule (99,1 ou 99,8 ?).

De toutes les façons,
s’il a de nombreux détracteurs, peu oseront le dire ouvertement, parce
que sa technique est imparable, en particulier dans le domaine des flous artistiques, des clairs obscurs et des explosions de lumière. Sa technique d’éxécution a longtemps été considérée comme la plus brillante, la plus efficace et la plus discrète, par ses pairs.

On dit même qu’à ses débuts, lorsqu’il n’avait encore
qu’un appareil photo à balançoire de l' »Alliv Ephotsirhc », il menaçait déjà
ses contradicteurs de les enfermer dans sa chambre noire de marque « Edobag » : celle où
il fabriquait des (é)preuves sur papier et qu’il les faisait signer pour les vendre ensuite à ses patrons.

18/11/04 (B272) Survie : communiqué sur les événements de Côte d’Ivoire.

SURVIE : communiqué
de presse,
Paris, le 15 novembre 2004

Côte d’ivoire
: conjurer le pire est encore possible !

Après cinq journées
de violences d’une intensité inédite dans l’histoire récente
du pays, du 6 au 10 novembre, la tension semble baisser en Côte d’Ivoire,
même si pour l’instant de nombreux signes indiquent que la situation
est loin d’être apaisée et pourrait s’embraser à nouveau.
À ce jour, il est encore difficile d’établir un bilan exhaustif
des conséquences humaines et matérielles. Il est à espérer
que les enquêtes en cours pourront cerner l’ampleur de cette flambée
de violences et révéler ses causes immédiates.

Au moment où les
esprits retrouvent une sérénité propice à la réflexion,
l’heure n’est-elle pas venue d’analyser sans passion ce qui se passe sous
nos yeux pour déterminer si vraiment le pire est irréversible
dans ce pays, comme certains nous le prédisent ?

Sans négliger le
besoin impérieux de compter les morts et d’estimer les dégâts
matériels causés, Survie voudrait inviter les Ivoiriens, les
Africains, les Français, toutes les personnes éprises de justice
et de paix à concentrer leur attention et se mobiliser désormais
vers la tâche la plus urgente de l’heure, au delà des vérités
et des mensonges des uns et des autres : le devoir de sauver les vivants !

Aucun Ivoirien, aucun
Français ne doit limiter sa vigilance citoyenne à la seule préoccupation
(légitime) de savoir le tort subi par ses compatriotes. Après
le récent drame qui frappe nos peuples, il faut s’obliger mutuellement
à identifier le bon itinéraire pouvant conduire à la
paix. Tel est le défi que nous lance l’histoire, le seul combat qui
mérite aujourd’hui d’être mené par qui veut rendre à
la Côte d’Ivoire et tous ses habitants, qui tiennent une place centrale
dans la région et le continent, toute son intégrité physique
et morale. Ce combat exige de dépasser les vérités partielles,
les positions partisanes. Il exige que l’on puisse situer l’ensemble des responsabilités,
compter et pleurer ensemble tous les morts (africaines et européennes),
rendre justice de façon équitable à toutes les victimes
, secourir et protéger toutes les personnes que ce conflit continue
de menacer, de fragiliser et d’exposer à la mort.

Une analyse attentive
de la situation montre clairement que toutes les parties au conflit (le régime
de Laurent Gbagbo, les ex-rebelles et leurs soutiens, les autres forces politiques
ivoiriennes, la France) fondent chacune leurs actions sur des aspirations
et des principes légitimes, mais toutes usent et abusent de mensonges
et de demi-vérités, sans hésiter à recourir à
des moyens peu recommandables quand leurs intérêts sont menacés.
Nous ne devons pas être dupes de ces manipulations.

Alors que toutes les parties
ont admis les accords de Marcoussis et Accra III, on constate que chaque protagoniste
s’en sert , non pas pour aller vers la paix, mais pour préparer et
faire la guerre.

Nous devons refuser ces
calculs politiciens et affirmer des exigences claires qui favorisent l’ancrage
réel d’un processus de paix en Côte d’Ivoire :

La France et l’ONU, doivent
reconnaître clairement et publiquement (mieux vaut tard que jamais)
que le régime de Laurent Gbabgo, légalement institué
et reconnu tel par la Communauté internationale, a été
victime d’un coup d’État doublé d’une agression soutenue par
des États étrangers dont le Burkina Faso de Blaise Compaoré.
Cette reconnaissance doit être assortie de sanctions claires contre
tous les soutiens des rebelles de septembre 2002.

Le régime de Laurent
Gbagbo et les Forces Nouvelles devront répondre des violations massives
des droits de l’homme. À ce propos, le récent rapport de l’ONU
ayant établi ces violations doit être publié in extenso
et sans édulcoration dans les plus brefs délais. Une Mission
analogue devra enquêter sur les récentes barbaries commises depuis
la reprise des hostilités le 4 novembre 2004.

Nous suggérons
la création d’une Commission d’enquête parlementaire franco-africaine
par le prochain Sommet de la Francophonie à Ouagadougou pour faire
le bilan de l’opération Licorne, examiner si elle a encore sa place
dans ce pays et pour quoi faire.

Cette Commission devrait
aussi lister l’ensemble des intérêts économiques français
en Côte d’Ivoire, puis indiquer si et comment ils peuvent être
défendus dans l’intérêt commun des deux peuples.

Plus généralement,
la situation présente montre qu’il est plus que temps de rompre avec
les pratiques parallèles, politiques, militaires et économiques
de la Françafrique.

Plus la France tarde à
tourner la page néocoloniale, plus les réactions de désespoir
seront brutales. La fin des ingérences doit s’accompagner d’une montée
rapide de la prise des responsabilités africaines, régionales
(CEDEAO) et continentale (Union africaine). Il s’agit notamment d’éviter
que les adversaires de la paix n’attisent les leviers de la haine et n’embrasent
la région.

La Côte d’Ivoire
est aujourd’hui dans une situation socio-politique très grave qui appelle
une vigilance citoyenne en France et en Afrique, des actions claires et déterminées
de la France, de la Côte d’Ivoire, de l’Union Africaine, de l’ONU pour
conjurer le pire. Après la récente flambée de violences
et son cortège de morts, de vies brisées, meurtries, l’heure
est venue d’identifier les calculs meurtriers, s’obliger mutuellement à
les rejeter et enfin agir avec sérieux.

18/11/04 (B272) Le Président de la LDDH s’exprime dans le cadre du renvoi de l’affaire des plaintes du Général Zakaria contre l’ARDHD et son Président.

NOTE D’ INFORMATION
DU 17 NOVEMBRE 2004


SUR LE RENVOI DU PRESIDENT JEAN-LOUP SCHAAL
DEVANT LE TRIBUNAL DE PARIS
DANS LE CADRE DE LA PLAINTE DEPOSEE PAR
LE GENERAL ZAKARIA

Par une Ordonnance en
date du 4 novembre 2004, la Juge d’ Instruction de Paris, sur plainte du Général
Zakaria, Chef d’ Etat Major des Armées en République de Djibouti,
a décidé du renvoi de Jean-Loup SCHAAL Président de l’
Association pour le Respect des Droits de l’ Homme à Djibouti (ARDHD)
devant le Tribunal Correctionnel de Paris.

Il lui est reproché
d’avoir diffusé sur leur site des documents, témoignages, déclarations
et autres rapports mettant à jour des actes répréhensibles
de la part de cette Autorité et important Décideur des Affaires
Militaires.

Face à cette Décision
de Renvoi devant le Tribunal Correctionnel de Paris, il est du Devoir des
Défenseurs des Droits de l’ Homme en République de Djibouti
de témoigner l’entière solidarité à l’égard
de Jean-Loup SCHAAL qui combat au quotidien et constamment depuis plus d’une
décennie pour le respect et la promotion des Droits de l’ Homme en
République de Djibouti.

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) a toujours exprimé son soutien à la
juste cause que l’ARDHD défend avec vigueur contre les actes répréhensives
en République de Djibouti.

La LDDH avait témoigné
ses Hommages au Président Jean-Loup SCHAAL pour ses engagements sans
équivoque pour la totale transparence de la gestion djiboutienne dont
les contribuables français y participent financièrement.

La LDDH encourage le Président
Jean-Loup SCHAAL à continuer ses diffusions d’échanges et de
confrontations au sein du site de l’ARDHD (où d’ailleurs le Ministre
des Finances et de la Privatisation n’avait pas hésité de demander
la publication de son Droit de Réponse à l’encontre d’une diffusion
de la LDDH), diffusions d’échanges et de confrontations tant nécessaires
pour la Démocratie, tant nécessaires pour une Justice Djiboutienne
Totalement Indépendante, tant nécessaires pour mettre fin à
une politique foncièrement et sournoisement dictatoriale.


NOEL ABDI Jean-Paul

 

15/11/04 (B272) Un lecteur se pose la question si on pourrait craindre des émeutes anti-françaises, suscitées par le pouvoir en place à Djibouti, comme cela semble être le cas en Côte d’Ivoire.

Qui pourrait me dire s’il
y a vraiment le risque qu’Ismael Omar Guelleh tente de soulever les Djiboutiens
et de les monter contre la France, par exemple en brûlant leur drapeau
nationale devant leur ambassade, comme ce fut le cas en janvier 2000.

A l’époque Guelleh
avait agi en représailles à la conference de presse qui avait
été donnée par Alhoumekani dans le cadre de l’affaire
Borrel. Le Génie de la Corne risquerait-il alors la destruction de
son aviation militaire qui est constituée en majorité de vieux
avions achetés à prix d’or en Ukraine et qui ont souvent bien
du mal à décoller.

16/11/04 (B272) Edition et sortie le 18/11, en format de poche, du recueil d’Abdouraham Waberi « Moisson de Crânes », sur le génocide Rwandais.

C’est avec un grand plaisir
que nous apprenons la réédition format poche (dans la collection
« Motifs ») du recueil de nouvelles et des essais sur le génocide
rwandais (sortie le jeudi 18 novembre 2004) d’Abdourahman Waberi

MOISSON
DE CRANES
(Le Serpent à plumes, coll. Motifs n°21).

Abdourahman
A. WABERI
http://waberi.free.fr

 

14/11/04 (B272) A lire sur le site du GED, un article intéressant sur l’Exercice du Droit médiéval dit « de cuissage » au sein de l’Etat-Major des Armées de Djibouti, et pas à n’importe quel niveau. Le plus haut : le chef d’Etat-Major Fathi !

Extraits du site
du GED :

(…) Ce sont des faits
avérés, ceux d’un être outrepassant les pouvoirs militaires
et sociaux qui a profité et profite encore des prérogatives
qu’il s’est octroyées pour obtenir des faveurs le plus souvent par
le chantage et la contrainte.

Dans la grande majorité
des cas, nous ne nous situons pas dans un situation d’un adultère commun
(Al zani) – tel que le précise et le condamnent fermement les versets
d’Al Qu’ran (le Coran) – mais comme un  » droit  » venu d’on ne sait
où ? imposé par le général Fathi A BELIKI qui
mérite évidemment discussions et contestations, explications
car c’est l’honneur des femmes qui est en jeu comme celui de leur famille
et de leur époux.

Entre un droit
supposé mythique et une oppression réelle imposée
par Fathi A BELIKI, comment expliquer la violence réelle, comment
peut-on défendre la réalité du droit de la femme
dans notre pays et en l’espèce de ceux des enfants qui sont nés
de ces relations forcées ?.

Aujourd’hui, nous disposons
de l’expression nouvelle de  » harcèlement sexuel  » ; mais
cela est loin d’être la même chose car Fathi A BELIKI a fait usage
des méthodes les plus abjectes pour souvent arriver à ses fins
; moyens assimilables à une forme de la barbarie issue du Moyen Âge
et de ce qu’il y a de plus animal chez l’être humain déstructuré
et en proie aux pires excès de ses instincts par  » l’usage  »
de la domination ; il y a en effet une technique de la domination mais pas
de principe surtout dans ses actes indignes !
(…)

___________________________
Note de l’ARDHD
Nous rappelons à toutes les victimes de tels actes, qu’elles peuvent
déposer plainte et demander réparation. Tant le GED, que notre
Association sont à leur disposition pour étudier dans la plus
grande discrétion, les meilleures actions à conduire, dans le
respect de leur dignité et la protection de leurs familles.

Signez la pétition
contre les plaintes déposées par le Général Zakaria
et le régime dictatorial de Guelleh qui viole tous les principes sacrés
du Respect et de la Dignité de la personne humaine et des femmes.
________________________________________________________

14/11/04 (B271) Attention : Mohmamed Aden Douksieh est de retour parmi nous !! Méfiez-vous de lui ! Alerte générale et prudence à toutes et tous (lecteur)

Il y a quelques mois,
il avait déjà tenté de diviser les Djiboutiens de Londres.

Samedi 6/11/04, il a tenté
un nouvel exploit à l’Ambassade de Djibouti à Paris, en se faisant,
soi-disant, reconnaître comme le représentant de la Communauté.
Et puis quoi encore ?

L’ARDHD ne l’a pas râté en le cooptant au sein de l’Ordre des
Brosses à Reluire au grade de Premier Porte-Plumeau. Non seulement,
elle a bien raison, mais il faut prévenir tous les Djiboutiens. Car
cet homme est un véritable danger pour tous les opposants.

Il avait invité
certaines Djiboutiennes et certains Djiboutiens à l’Ambassade. Pour
quoi faire ? Pour vanter les mérites d’IOG et de sa politique économique
! Pas moins !

Sachez que le seul objectif
de Mohamed Aden Douksiyé est de diviser les Djiboutiens pour tenter
de sauver le prestige agonisant de Guelleh. Alors, vous êtes tous informés,
ne tombez pas dans le piège qu’il pourrait vous tendre.

VIVE DJIBOUTI

14/11/04 (B272) Disparition du Président Arafat. De nombreux témoignages de condoléances nous sont parvenues. Ne pouvant les publier tous, nous reproduisons un extrait ci-dessous. (Lecteur)

____________________________
Note de l’ARDHD
L’équipe de l’ARDHD a été très sensible à
la disparition du Président Arafat et elle a publié un message
de condoléances. Néanmoins, l’Association se consacre à
Djibouti et à ses voisins immédiats. Elle ne peut pas publier
tous les messages qui lui parviennent et elle prie les lecteurs de bien vouloir
le comprendre et de l’en excuser.

A titre de symbole, nous
publions un court extrait du message d’un lecteur.
________________________________________________________

Le jeudi 11 Novembre 2004
vers 9 heures, heures françaises, j’ai appris avec une très
grande tristesse, le décès du Président de l’Autorité
palestinienne, Yasser ARAFAT.

Personnement, j’ai appris
cette nouvelle avec une grande tristesse.

Je présente mes
plus sincères condoléances à son épouse et à
ses proches parents ainsi qu’aux dirigents palestiniens et à son peuple
courageux.