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17/01/05 (B281) Paris : une découverte archéologique de première importance. Des manuscrits datés du deuxiéme millénaire, en parfait état, pourraient remettre en cause les thèses soutenues par de nombreux historiens officiels.

Nous ne savons pas encore
par quel hasard, mais des spécialistes en documentation auraient découvert
des documents qui remonteraient au deuxième millénaire … (après
J-C).

Est-ce fortuitement,
à l’occasion d’une remise en état de locaux administratifs ou dans le cadre d’une opération de classement (ce point n’est pas encore éclairci avec précision) ? Il est
confirmé que des experts ont retrouvé des manuscrits anciens
qui seraient, selon les premières constatations, dans un état
de conservation remarquable ….

N’arrivant pas à
les déchiffrer intégralement ni à en comprendre la véritable
portée (ces documents remontent au millénaire précédent
et la langue a beaucoup évolué depuis les années 1990),
les spécialistes de la DGSE (Direction générale de la
Sauvegarde des Ex-Voto) auraient transmis / vont transmettre des copies, pour
interprétation en français moderne, à une certaine spécialiste
Mme Clément qui aurait un bureau à Paris, dans l’Ile de la Cité.
L’adresse précise n’est pas encore communiquée.

Sur la base des toutes
premières analyses, on devrait pouvoir mieux comprendre la vie d’un
certain petit potentat local de la Corne de l’Afrique et l’organisation « spécifique » de ses réseaux
relationnels et d’influence.

Certains témoins présents lors
de la découverte ont déjà affirmé (mais cela devra être recoupé) qu’il s’agirait d’éléments en relation
direct avec des événements que nos historiens, par manque de documentation, n’avaient jamais
pu élucider. Il serait fait état – mais ce ne sont que des suppositions
à vérifier – de commerce de lances-pierres, de traitement de poudres particulières
et de fourniture et transport de composants magiques pour les peintures fluorescentes, etc… et de la destruction « accidentelle » d’un centre de
regroupement nommé Café de P…. (la suite devra être déchiffrée
et interprétée).

On apprendrait aussi beaucoup sur l’action humanitaire
d’immunisation conduite à l’époque par deux Grands Chambellans
étrangers, les Docteurs Le Loi.. et Morac…. Grands spécialistes
de la prévention des risques en zone agitée, ils eurent à
l’époque leur heure de Gloire et furent largement payés de retour.

Bref, l’équipe
de l’ARDHD, qui n’en sait pas plus, est heureuse d’annoncer « en première »
et au monde entier, la découverte fortuite de ces manuscrits. Les experts, que nous avons interrogés,
estiment, qu’après
une période nécessaire de décodage et de transcription, ils pourraient avoir une influence majeure sur les travaux
de recherche qui sont poursuivis dans deux centres d’instruction spécialisés
de Paris et de Versailles.

(A suivre de très
près …)

17/01/05 (B281) Raréfaction sérieuse des unités à vendre : les stocks s’épuisent… (ARDHD)

Non il ne s’agit pas des
produits de consommation, ni même de biens de première nécessité.
Il s’agit des entreprises et des services publics.

Guelleh a vendu, il vend,
mais bientôt il n’y aura plus rien à vendre, faute de stock.

Il a vendu la concession
de l’aéroport, puis celle du port, puis celle de la zone franche (entre
autres …. en passant par le train et les télécoms) et aujourd’hui nous apprenons sur LOI,
qu’il vient de vendre la concession des douanes pour 20 ans.

Et le plus étonnant,
c’est qu’il n’y a jamais d’appel d’offre pour la vente et que l’acheteur est
toujours de la même origine : Dubai ! Certes ce sont des gens sérieux
qui doivent payer cash, mais quand même des questions se posent.

Pourquoi privilégier
Dubaï et mettre tous ses oeufs dans le même panier ? Pas très
prudent de la part de Guelleh … sauf … s’il est fortement intéressé
dans les sociétés qui acquièrent tous les actifs de Djibouti,
ruinant un peu plus le pays et appauvrissant encore la population.

Il ne peut en être
autrement à notre avis. Guelleh touche sa part des bénéfices
qui sont réalisés par Dubaï et en particulier les société
Jebel Ali Free Trade Zone et la Ports Customs and Free Zones Corporation (PCFZC),
mais elles ne sont pas les seules…. A quel hauteur est-il actionnaire ?
Combien touche-t-il sur la vente « de gré à gré »
des concessions de services djiboutiens ?

Cela dit reconnaissons,
pour l’équité, que les services gérés par les
étrangers de Dubaï ne fonctionnent pas si mal : nous n’avons pas
reçu de critiques .. sauf en ce qui concerne les personnels, qui sont
traités à la « dur » – travail important, hiérarchie
impitoyable (dit-on) etc…

Belle abnégation
de la part du Peuple djiboutien, qui n’a pas été consulté
et qui perd ses plus beaux bijoux pour que Guelleh s’enrichisse. Il lui faudra
un siècle pour rembourser les dépenses engagés par Guelleh
dans son intérêt personnel, d’autant que s’il y a moins de revenu
(les actifs rentables étant donnés en concession) ça
va prendre plus de temps encore.

Les petits enfants de
vos enfants paieront encore la charge de la dette … Et Guelleh parle de
redressement économique (mon oeil …) sauf pour sa propre fortune,
ce qui est exact, même si Paulette lui en pique une grosse part, qu’elle
récupère à chacun de ses passages éclairs à
Djibouti. Le pays s’apprauvissant, elle doit chercher de nouveaux sites à
« tondre » … ce qui la contraint à s’absenter de plus en
plus souvent. Certains prétendent même que l’air à Djibouti devient de plus en plus malsain pour elle !

Au final on peut se demander si Djibouti, colonisée par la France, puis décolonisée, n’est pas en train de redevenir une colonie, mais de Dubaï

16/01/05 (B281) Depuis presqu’une semaine, le site d’information officiel de Guelleh est devenu « Radio Silence ». Pour quelles raisons ? (ARDHD)

Très curieusement,
depuis l’annonce (vendredi dernier par notre site, puis trois jours plus tard, par l’ensemble
des grands média français) de la convocation d »Hassan Saïd
à venir discuter à Versailles avec Ali Iftin et de l’invitation
de Guelleh à se présenter ‘spontanément’, s’il le souhaitait, pour discuter avec la Juge, l’ADI
nous fait le coup du silence…

La page d’accueil est
toujours disponible sur Internet, avec sa succession de pages publicitaires
(Guelleh est un excellent commerçant : il a même trouvé
des recettes publicitaires pour gagner de l’argent sur son propre support
de promotion !). Mais derrière la page d’accueil, il n’y a plus rien
: le vide.

Quelle différence
avec la situation précédente, diront certains mauvais esprits
? C’était déjà du boniment et du vide …. Alors le blanc
total, on ne voit pas grand changement. Simplement le blanc ça fait
propre, contrairement à ce qui était publié auparavant.

La meilleure preuve, c’est
que l’ADI a cessé d’émettre depuis plusieurs jours et que personne
ne s’en était aperçu, y compris les Brosses à Reluire,
chargé de pondre des déclarations enthousiastes en faveur de
Guelleh, de sa mansuétude, de sa vision et de son sens de l’Etat. J’en
passe et des meilleurs …

Laissons tous ces propros
ignobles loin de nous, pour essayer de comprendre :

– la panne technique,
ça existe, mais c’est réparé sous 24 / 48 heures maxi
… donc à exclure.

– la grève des
fonctionnaires en charge de la mise à jour : possible, mais cela n’aurait
pas d’incidence sur l’existant. Cela ne toucherait que les mises à
jour … donc à exclure.

– reste la seule hypothèse
qui nous semble devoir être retenue (nous l’imaginons seulement, car
nous ne sommes pas devins …). Celle d’un certain sentiment de malaise. Ne
sachant plus quoi inventer pour défendre ce pauvre Guelleh, l’équipe
de l’ADI aurait pu décider de couper le jus, plutôt que de dire
des choses qui pourraient se retourner contre lui ensuite. Il est tellement
cerné par la Justice entre les différentes instructions en cours
(Assassinat du juge Borrel, subornation de témoin) qu’il risque, en
voulant se justifier, d’agraver son cas. Donc mieux valait peut-être
se taire … et suspendre l’ADI ….

Ce n’est qu’une hypothèse
bien entendu, mais quoi qu’il soit, la situation est certainement sérieuse,
car elle jette le discrédit sur ce qui devait être la grande
agence de presse internationale de Guelleh, mais qui, au fond, n’est qu’un
joujou bien fragile… pour langue de bois.

16/01/05 (B281) Extrait Le Monde diplomatique : un continent en mutation. (Sous la plume d’Ignacio Ramonet)

L’Afrique semble
crouler sous les problèmes : guerres, massacres, coups d’Etat,
crises politiques et sociales, dictatures, maladies, exodes… Et pourtant,
là comme ailleurs, des femmes et des hommes luttent pour leurs droits
et leur dignité, des associations à caractère civique
se multiplient, des expériences démocratiques se prolongent,
les créateurs, les artistes et les artisans font preuve d’une
formidable vitalité, les sociétés de plus en plus urbanisées
bougent, se transforment et se projettent avec confiance vers l’avenir.

Par Ignacio Ramonet

En Occident, en revanche,
nombre de spécialistes lui prédisent encore plus de malheur.
Certains rendent les Africains responsables. Non contente de mourir, l’Afrique,
frappée par le « syndrome de victimisation », serait en
train de se suicider, assistée des larmes de ses fossoyeurs, les «
négrologues » qui lui mentent. C’est trop simple pour être
juste. Car les sociétés africaines qui se battent et se débattent
méritent autant notre attention que l’« Afrique cauchemar
» chère à certains intellectuels occidentaux revenus de
tout.

Après les indépendances,
beaucoup de pays avaient choisi des politiques volontaristes de développement.
Elles n’ont pas permis le décollage économique à
cause du poids écrasant de la dette extérieure et d’une
division internationale du travail déséquilibrée. Depuis,
les institutions financières du Nord imposent, avec la complicité
des élites locales, des politiques libérales qui aggravent la
crise. Avec les accords de Lomé, la Communauté européenne
avait voulu atténuer les rigueurs de la compétition mondiale
en accordant aux pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique des
avantages unilatéraux, tel l’accès privilégié
au marché européen. Elle cherchait aussi à compenser
la variation des prix mondiaux des matières premières et des
produits agricoles. En 2000, avec l’adoption de l’accord de Cotonou,
les Européens ont abandonné cette ambition et adopté
le libre-échange classique.

Mais la mondialisation
profite peu au continent. Le prix Nobel d’économie et ancien vice-président
de la banque mondiale Joseph Stiglitz a démontré, à partir
du cas de l’Ethiopie, l’inanité des directives que le Fonds
monétaire international impose aux Etats africains. « Ce que
disent les statistiques, écrit Stiglitz, ceux qui sortent des capitales
le voient de leurs yeux dans les villages d’Afrique : l’abîme
entre les pauvres et les riches s’est creusé, le nombre de personnes
qui vivent dans la pauvreté absolue ­ moins de 1 euro par jour
­ a augmenté. Si un pays ne répond pas à certains
critères minimaux, le FMI suspend son aide, et, quand il le fait, il
est d’usage que d’autres donateurs l’imitent. Cette logique
du FMI pose un problème évident : elle implique que, s’il
obtient de l’aide pour une réalisation quelconque, un pays africain
ne pourra jamais dépenser cet argent. Si la Suède, par exemple,
octroie une aide financière à l’Ethiopie pour qu’elle
construise des écoles, la logique du FMI impose à Addis-Abeba
de conserver ces fonds dans ses réserves, au prétexte que la
construction de ces écoles va entraîner des dépenses de
fonctionnement (salaires des personnels, maintenance des équipements)
non prévues au budget et va conduire à des déséquilibres
nuisibles pour le pays. »

Ces politiques néolibérales
fragilisent en particulier les producteurs africains de coton. C’est
toute l’économie des grands pays du Sahel qui est menacée.
Pour le Tchad, le coton est le premier produit d’exportation ; au Bénin,
il représente 75 % des recettes d’exportation ; au Mali, 50 %
des ressources en devises, et au Burkina Faso, 60 % des recettes d’exportation
et plus du tiers du produit intérieur brut (PIB). L’huile obtenue
à partir des graines de coton représente l’essentiel de
la consommation d’huile alimentaire au Mali, au Tchad, au Burkina Faso,
au Togo, et une proportion importante en Côte d’Ivoire et au Cameroun.
Sans parler de l’alimentation pour le bétail dérivée
du coton.

La dévaluation
du franc CFA, imposée en 1994, n’a pas arrangé les choses.
Elle a aggravé les déséquilibres structurels des quatorze
Etats concernés, dont onze figurent parmi les pays les moins avancés
du monde. L’échec économique d’une grande partie de
l’Afrique subsaharienne impose de redéfinir le concept même
de développement.

En matière de politique
étrangère, depuis l’abolition de l’apartheid en Afrique
du Sud et la fin du conflit Est-Ouest, les cartes se redistribuent sur l’ensemble
du continent. Plusieurs pays développent une diplomatie autonome, en
particulier la République sud-africaine, qui est devenue un acteur
majeur, même si, au-delà d’initiatives ponctuelles, la politique
de Pretoria semble tâtonner.

Les puissances occidentales
se livrent à une nouvelle guerre d’influence à coups d’accords
économiques et de partenariats militaires. Au prétexte de lutter
contre le terrorisme, les Etats-Unis ont multiplié ces dernières
années les accords militaires avec les pays africains, y compris les
Etats francophones liés à Paris. Washington marque ainsi des
points dans le pré carré français. Il faut dire que,
quarante ans après les indépendances, Paris n’a plus de
projet affirmé. La France était naguère « faiseuse
de rois » dans sa « chasse gardée » africaine. Et
ses ambassadeurs, doublés au Tchad, en Centrafrique ou au Gabon d’influents
agents plus ou moins secrets, orientaient ouvertement la politique intérieure.
Incapable de rompre avec cette tradition « françafricaine »,
Paris s’est retrouvé piégé en Côte d’Ivoire.

En bombardant la zone
rebelle du Nord, le 4 novembre 2004, le président Laurent Gbagbo a
gravement dégradé la situation politique ivoirienne. Les militaires
français de l’opération « Licorne » déployés
dans le pays à la suite de la rébellion d’une partie de
l’armée, chargés par l’ONU de contrôler une
« zone de confiance » séparant la Côte d’Ivoire
en deux parties, ont dû, pour protéger les étrangers ­
africains et européens ­ pourchassés à Abidjan par
des manifestants, intervenir au coeur de la ville, au risque de faire figure
d’« armée d’occupation ».

Les crises qui frappent
l’Afrique sont aussi sanitaires. Le paludisme tue de 1 à 2 millions
de personnes par an, et le sida beaucoup plus. Le principal allié du
sida est la pauvreté. Dans les pays africains, les populations et les
Etats ne peuvent rien faire pour tenter d’enrayer la maladie par faute
de moyens. Ne rien faire, c’est se résigner à voir disparaître
des populations entières. L’Afrique subsaharienne à elle
seule compte 71 % des personnes atteintes, soit 24,5 millions de personnes
adultes et enfants. Chez les jeunes Africaines, le taux moyen d’infection
est cinq fois plus élevé que chez les jeunes hommes.

Mais les raisons d’espérer
abondent. Et pour peu qu’on soit curieux, on peut observer le pullulement
d’expériences qui témoignent d’une exceptionnelle
vitalité. Par exemple, en décembre 2004, à Lusaka (Zambie),
s’est tenu le 3e Forum social africain. Malgré le manque de moyens,
cette réunion ­ précédée de plusieurs forums
locaux ­ a montré la diversité et la richesse du mouvement
social. Malgré la crise et l’instabilité politique, les
expériences démocratiques se sont multipliées depuis
les années 1990. Des pratiques civiques originales en émergent.
L’avènement du multipartisme a permis, à peu près
partout, l’éclosion de nouveaux espaces de liberté, même
s’il a rarement conduit à des transformations qualitatives irréversibles,
tant du point de vue de la vie civique que du point de vue du bien-être
matériel des populations. En outre, partout, l’absence de solutions
de rechange crédibles au modèle néolibéral a provoqué
soit le repli dans un discours moral ou religieux, soit des crispations identitaires,
soit encore l’aggravation des luttes pour la conquête ou la conservation
du pouvoir. On l’a vu au Sénégal où, en mars 2000,
la défaite électorale, du président Abdou Diouf et l’accession
au pouvoir de M. Abdoulaye Wade a suscité un vaste espoir de changement
politique et social. Mais la nouvelle équipe n’a pas su, jusqu’à
présent, engager les réformes d’envergure indispensables.

A l’échelle
continentale, l’échec de l’Organisation de l’unité
africaine (OUA), qui avait vu le jour en 1963 à Addis-Abeba (Ethiopie),
s’est confirmé. Son bilan apparaît globalement négatif
au regard des objectifs prévus par sa charte fondatrice, en particulier
son article 2, qui prévoyait le renforcement de la solidarité
entre Etats et la coordination de leurs politiques. En ce qui concerne un
autre point capital, la défense de la souveraineté, de l’intégrité
territoriale et l’indépendance des Etats membres, l’OUA s’est
retrouvée dans l’incapacité de régler les conflits
du Liberia, de Somalie, de la Sierra Leone, du Rwanda, du Burundi et de la
République démocratique du Congo. Comment s’étonner
que, devant tant d’échecs, l’OUA ait été remplacée,
en juillet 2001, par l’Union africaine, qui aura à relever les
graves défis continentaux. Une nouvelle étape s’ouvre ainsi
dans l’histoire du panafricanisme.

16/01/05 (B281) Le Père Robert adresse, via notre site, un message de félicitations et d’encouragement aux animateurs du site Arhotabba.com

Moi, Père Robert,
en tant qu’artiste, je voudrais transmettre mes sincères félicitations
à Mr Guadileh, qui a remis en route le site d’Arhotabba, après
plusieurs mois de fermeture.

Le site d’Arhotabba est
un site où la population d’origine Afar peut trouver des informations,
que cela soit dans le domaine de la musique dont moi-même je suis un
représentant mais aussi dans celui de l’actualité.

Salut à tous.

15/01/05 (B281) La déclaration du Porte-parole du Quai d’Orsay, nous semble assez éloignée de la situation. Précipitation des fonctionnaires ? En tout cas inutile de vous mobiliser pour financer le voyage d’Hassan Saïd, ce sont les français qui pourraient se déplacer.(ARDHD)

A notre
connaissance, la Justice n’a pas prié Hassan Saïd de venir à
Versailles pour y être entendu, mais la requête va beaucoup plus loin. Elle
lui a demandé de participer à une confrontation avec Ali Iftin.

De ce fait, il nous semble
que la solution proposée par le Quai d’Orsay ne puisse pas convenir.
L’envoi d’une commission rogatoire à Djibouti ne permettrait pas d’organiser
la confrontation. A moins que ….

A moins que le Quai ne
propose à Ali Iftin d’accompagner la Commission rogatoire.

Bien que cela n’est pas
été dit, on pourrait imaginer, avec une certaine dose de mauvais
esprit (certes) que le Quai puisse proposer à Ali Iftin de faire le
déplacement à Djibouti pour parler avec Hassan Saïd.

Dès son arrivée,
s’il n’est pas immédiatement exécuté, il y serait torturé
et emprisonné. (Aucun doute …?) . Cela apporterait-il la solution
au problème qui est posé à la diplomatie françaisei
?

Nous n’irons pas jusque
là, mais on peut se demander pour quelles raisons et bien qu’affirmant
ne pas commenter les décisions de Justice, le Quai déforme gravement
la décision de la Cour d’Appel et de la Juge Belin pour la limiter
considérablement.

Toujours avec la même
dose de mauvais esprit, on pourrait se réjouir aussi du fait que le Quai ait tenu compte de notre
appel à la générosité pour financer le voyage
d’Hassan Said. Ne pouvant lui offrir officiellement son billet et ne voulant pas lui faire
perdre son précieux temps, le Quai se propose d’envoyer la Justice
à sa rencontre…. lui évitant en plus les fatigues du voyage … ? C’est un homme important et nos petits diplomates doivent se plier à ses souhaits.

15/01/05 (B281) Le 15 août un lecteur a adressé une lettre au Chef d’Etat-Major de la Police à Djibouti, pour lui signaler comment étaient traités et considérés, par un certain fonctionnaire (le capitaine Mohamed Houssein Rabeh), les Djiboutiens, résidant à l’étranger, qui revenaient au Pays. De quoi leur retirer toute envie de revenir ! Et pourtant la lettre est restée sans réponse … à ce jour !

Monsieur
Hassan Djama
Monsieur le Chef d´État Major de la police
B.P. 22
Djibouti
République de DJIBOUTI

Cher Colonel,

Permettez moi tout d’abord
de me présenter. Je m´appelle Ibrahim Djama, né á
Djibouti en 1965. Après mes études scolaires je me suis engagé
dans l´armée nationale et j´ai suivi ma formation de soldat
de trois mois á l´école militaire de Hollholl en 1981
avant de partir en France pour un stage de transmission à Paris au
service central des chiffres et de la sécurité des télécommunication
service du Premier ministre Pierre Mauroy. J’habite la Suède depuis
1987.

Le commandant de l´école
militaire de Holholl était á cette époque le lieutenant
Omar Bouh Goudade actuel colonel du FAR.( Force d´Action Rapide)

Une
anecdote préalable pour illustrer mon propos et proposer des méthodes
correctives, qui sont efficaces.

A l’école militaire
de Holholl, la nourriture donnée aux soldats était devenue tellement
mauvaise qu’elle ne répondait plus aux besoins en calories définies
par les normes de l’Armée. Les soldats tombaient souvent malades après
avoir mangé les repas servis dans la cantine. Effectivement, chaque
jour des soldats se plaignaient de douleurs intestinales. Même les chèvres
et les moutons en dehors de la caserne ne voulaient pas manger les restes
de ces repas !!

Face à cette
situation, je décidais d’agir á ma manière.

Je profitais de ma corvée
de nettoyage du bureau du commandant de l´école militaire, le
Lieutenant Omar Bouh, pour écrire une lettre anonyme que je déposais
sur la table de travail du Lieutenant.

Dans ma lettre je parlais
de la nourriture avariée que l’on donnait aux soldats, de la baisse
de leur moral à cause de cette négligence et du traitement inhumain
affligé par le sergent alcoolique du camp qui était allé
jusqu’à obliger un soldat à boire son urine pour le punir.

Une semaine après
ma lettre, le lieutenant Omar Bouh s´est déguisé en soldat
et il a fait la queue devant la cantine pour évaluer la qualité
des repas servis aux soldats.

Le lieutenant Omar Bouh
constata personnellement la véracité des faits que j’avais relaté
dans ma lettre anonyme. Les repas étaient exagérément
salés pour masquer leur mauvais goût et ils ne fournissaient
pas les éléments nécessaires pour la bonne santé
des soldats.

Le lieutenant Omar Bouh a pris aussitôt des décisions courageuses
pour faire cesser cette situation. Il a mis aux arrêts de rigueur l´adjudant
responsable de la cantine des soldats et il a changé l’ensemble du
personnel de la cantine.

Une nouvelle équipe
a investi la cantine et a servi des menus convenables aux soldats. Cela contribua
bien entendu au redressement rapide du moral des troupes qui avait atteint
un niveau inquiétant.

Le lieutenant Omar Bouh
rétrogradera le sergent X et le mutera dans le Groupement de Commando
des frontières – le GCF de Galafi pour le punir de son action de démoralisation
de ses soldats, contraire à la loi des Armées.

En faisant cela le commandant
Omar Bouh faisait tout simplement son devoir et faisait respecter les lois
et règles en vigueur dans l´Armée nationale dont il est
responsable aux yeux de la Loi. Aucun officier, sous officier ni homme du
rang n’est au-dessus des Lois et encore moins face aux règlements précis
des Armées..

Une question fondamentale.

Si je n´avait pas
écrit cette lettre anonyme, le lieutenant Omar Bouh n´aurait
jamais su ce qui se passait dans son camp et aurait peut-être eu à
affronter des problèmes avec ses hommes. Le sergent aurait toujours
continué à faire boire de l’urine à ses soldats et à
piétiner leur dignité.

J’ai tenu à vous relater ce fait avant de
vous expliquer ce qui est arrivé récemment à ma famille
à Djibouti.. car il propose une action simple mais efficace pour évaluer
les dysfonctionnements et pour y remédier

Ma femme djiboutienne
et mes six enfants, tous nés en Suède, sont rentrés á
Djibouti le 10 juin 2004. Retour prévu le 02 août 2004. Je tenais
à ce qu’il passe les vacances scolaires dans notre pays et qu’ils le
découvrent pour la première fois. Qu’ils connaissent l´environnement
dans lequel j´ai grandi.

Possédant tous
des passeports suédois, ma femme déposa en prévision du retour, conformément
aux règles en vigueur, aux services des Etrangers les 7 passeports
suédois 14 jours avant leur départ pour avoir les autorisations
de sortie nécessaires.

Chaque fois que ma femme
se présentait au bureau d’un certain capitaine Mohamed Houssein Rabeh
pour récupérer les passeports, celui-ci lui disait de revenir
un autre jour sans ne jamis lui en donner la raison.

Les jours passaient et
la réponse du capitaine restait pareille « reviens un autre jour
« . Le jour J approchait et mes enfants commençaient à s’angoisser.
Le capitaine Mohamed Houssein Rabeh était soit absent du bureau soit
il leur disait de revenir sans explication.

Ma femme n´était
pas la seule á subir les abus du pouvoir manifeste de ce jeune fonctionnaire.
Chaque fois, elle croisait une cinquantaine de personnes djiboutiennes et
étrangères qui faisaient la queue devant son bureau et qui attendaient
aux guichets pour payer les frais et récupérer leur passeport
par la voie selon les procédures légales.

Hélas, les jours
se suivaient et se ressemblaient devant le service de l´immigration
de Djibouti. Ma femme a même vu chaque jour des femmes avec des nourrissons
et des vieillards qui passaient des journées entières pour tenter
d’obtenir leurs papiers.

Le sort de tous ces gens
dépendait uniquement du bon vouloir d’un seul individu qui ne respectait
ni les lois de son pays ni les gens entassés chaque jour devant son
bureau.

Pour que ma femme puisse
obtenir les 7 passeports, il n’y avait plus qu’une alternative.

  • La première
    était de le corrompre le capitaine Mohamed Houssein Rabeh en lui
    donnant de l´argent. Vieille et triste méthode en Afrique.
  • La seconde était
    de passer par l’intervention d´un homme supérieur à
    lui. Vieille et triste méthode en Afrique.

Bien entendu ma femme
choisit la seconde solution, qui était la bonne á ce moment
la. Dans un petit pays comme Djibouti, chaque djiboutien a toujours un ou
plusieurs cousins bien placés dans l´appareil de l´État.

24 heures avant le départ
de ma femme et mes enfants à destination de la Suède, ma femme
est allée voir un Ministre qui chargea son proche collaborateur de
téléphoner au capitaine Mohamed Houssein Rabeh.

Monsieur le Chef d´État
Major de la police, le haut fonctionnaire du Ministère débloquera
sur un simple coup de fil et en moins de deux minutes ce que ma femme avait
essayé d’obtenir pendant 14 jours : les 7 passeport qui dormaient dans
le tiroir du capitaine Mohamed Houssein Rabeh..

Ce jour-là heureusement
ma femme avait eu la chance d´avoir un cousin ministre.

– Mais vers qui peuvent
se tourner les Djiboutiens ou les autres qui n´ont pas, dans leurs relations,
un Ministre ou quelqu’un de haut placé dans l´appareil de l´État
?
– Comment peuvent-ils faire prévaloir leurs droits légitimes
auprès de l’Administrations quand elle est tenue par des indivdus sourds,
insensibles et opposés aux services du public ?
– Est-il encore nécessaire, en 2004 á Djibouti, de solliciter
l’intervention d´un Ministre de la République pour obtenir l’application
des droits les plus élémentaires par les services publics de
État. ?

Si les Ministres doivent
régler ces petites choses auprès des différents services
de l´État, comment pourront-ils trouver le temps nécessaire
pour gérer l´intérêt supérieur de la nation
?

Toutes ces questions
resteront probablement sans réponses.

Monsieur le Chef État
Major de la police. le Président de la République á nommé
un Médiateur de la République par le décret n°2000-0150/PRE
du 11 juin 2000 pour faciliter le rapprochement des services de l´administrations
publiques avec la population afin que l´arbre ne cache plus la forêt.

Monsieur le Chef État
Major de la police, permettez-moi un conseil, en tant que citoyen de ce pays
que j´aime toujours. Déguisez-vous un jour, en simple citoyen
et adressez-vous aux différents services publics de l´État
pour évaluer, comment vos droits seront ou ne seront pas bafoués
pas des gens qui se croient investi d’un pouvoir absolu de nuisance, n’ayant
aucune légitimité ni justification au regard de leur poste.

Précisément
comme l’avait fait le lieutenant Omar Bouh Goudade commandant de l´école
militaire de Hollholl en 1981 en se déguisant en soldat pour se rendre
lui-même compte de la qualité des repas servis à ses hommes.

Pour montrer que le capitaine
Mohamed Houssein Rabeh a détenu dans ses tiroirs sans motif et raison
valable les 7 passeport, ma femme a fait appel au Commandant Houssein qui
est le supérieur direct du capitaine en question.

Le commandant est intervenu
et il n’a eu qu’à dire à son subordonné :« cette
femme est là devant ton bureau depuis plus de 10 jours et tu retiens
ses passeport sans raison. Je t’ordonne de signer et expédier cette
affaire « 

Le Capitaine Mohamed Houssein
Rabeh lui á répondu que son supérieur faisait de la politique
et que cela ne l’intéressait pas. Dans l´armées le refus
d´obéir à un supérieur était puni de 30
jours d´arrêt.

Monsieur le Chef État
Major de la police

  • La République
    de Djibouti est une et indivisible comme l´a dit le premier Ministre
    Monsieur Ahmed Dini dans sa déclaration de l´indépendance
    de la veille de l´indépendance le 26 juin 1977.
  • Il y a une et une seule
    constitution qui s´applique á tout le monde dans le territoire
    national.
  • Il n´y a pas
    deux catégories de Djiboutiens.
  • Tous les djiboutiens
    quelque soit leur grade, leur fonction, leurs origines ou leur sexe sont
    soumis à la même Loi.
  • Les fonctionnaires
    de État sont au service de la population et doivent respecter et
    appliquer la Loi, sans aucune autre considération.

Monsieur le Chef État
Major de la police cette lettre n´est pas pour vous demander de punir
le capitaine Mohamed Houssein Rabeh mais tout simplement pour vous montrer
pourquoi les Djiboutiens qui sont en colère face à cette maladie
des services de État et à leur inefficacité, voir à
leur nuisance dans certains cas.

La colère se porte
bien sur contre le plus haut responsable, qui est élu au suffrage universel
directe : je désigne le Chef de l´état, qui est le garant
de la constitution selon l´article 22. Dans une véritable démocratie
ce seraient les urnes qui parleraient et qui puniraient le Président
en le renvoyant dans ses quartiers.

Nos trois enfants aînés,
Aden né 1992, Elias né 1993 et Laila née 1994 ont décrit
Djibouti, à leur retour, comme un pays sans loi et des hommes sans
têtes. Cette histoire les a profondément affectés …
car ils n’imaginaient même pas que ce soit possible, auparavant.

Pour eux et à leur
âge, un pays sans Loi est un pays ou un seul individu accapare le fonctionnement
d’un service administratif sans respect ni pour la Loi, ni pour son supérieur
hiérarchique, ni pour les hommes, les femmes et les enfants qui faisaient
la queue devant son bureau.

Pour eux, des hommes sans
tête, c’est un pays où personne ne respecte les règles
communes : prenons par exemple, le nombre des véhicules qui ne respectent
pas le code de la route, les bus qui roulent à des allures exagérées
et dangereuses dans les quartiers et dans le centre ville, des voitures garées
n´importe où et n´importe comment.

Ils ont raconté
tout cela à leur maître de l´école. C´est
lui qui me l´a dit ensuite.

Le résultat
est consternant : mes enfants ont décidé de ne plus jamais revenir
à Djibouti, tant que tous ces problèmes ne seront pas solutionnés
/ normalisés.

Et comprenez combien
cela me touche et m’attriste : mes propres enfants rejettent la terre de nos
ancêtres à cause des dérives de certains petits potentats
de la fonction publique ! C’est affligeant !

Ici en Suède, en
Europe ou en Amérique du nord, l´Administration est au service
de la population. Elle est neutre et objective et elle n’a pas le droit à
l´erreur. Les heures d´ouverture ne dépendent pas des états
d’âme des fonctionnaires titulaires du bureau. Pour assurer la continuité
du service de État, si le fonctionnaire est absent ou malade un collègue
se substitue à lui.

Chaque citoyen a le droit
d´obtenir une réponse à ses demande dans le délai
fixé par la Loi. Si le citoyen n´est pas satisfait de la réponse
il peut saisir le tribunal administratif de la Commune. Le citoyen et le fonctionnaire
se présentent devant un juge qui examine la plainte. Si le fonctionnaire
a tort, il aura un avertissement. Trois avertissements dans une année
entraîne la révocation du fonctionnaire.

Si j’ai jugé utile
d’attirer votre attention, Monsieur le Chef État Major de la Police
sur ce cas, c’est parce qu’il concerne des milliers de nos concitoyens.

Dans l´attente d´une
réponse veuillez recevoir Monsieur le Chef État Major de la
Police mes salutations les plus respectueuses.


IBRAHIM DJAMA
Gråvädersv. 4.J
226 42 LUND
Tel: 46 705 14 83 90
Jaamac002@Hotmail.com
Suède

_________________ Note
de l’ARDHD
Nomination du capitaine Mohamed Houssein Rabeh au titre
d’Homme de la Semaine – catégorie fonctionnaire.

Ce fonctionnaire dévoué et zélé, sous les ordres du Commandant Idriss Djama Guirreh (le vendeur des passeports « comme des petits pains »), qui ne ménage
aucun effort à la fois pour améliorer la qualité du service
public, mais surtout pour organiser des rencontres les plus fréquentes
possibles avec les usagers, a tant fait pour l’image de marque de l’Administration,
qu’il mérite certainement de figurer au tableau d’honneur des hommes
de la semaine’, catégorie fonctionnaire.

Il y sera inscrit très
prochainement afin que tout le monde se souvienne, à l’avenir, de son engagement sans compromis
au service de l’efficacité et de la population. Toutes nos félicitations pour cette promotion qui devrait contribuer à le rendre encore plus célèbre.

16/01/05 (B281) Appel à tous les jeunes épris de musique d’accompagner en son, en lumière et en verbe ces passages pour un scoop de mobilisation contre les mensonges. (Lectrice)

Thème

« Que sera, sera,
demain n’est jamais très loin… » la rengaine est toujours
la même, les mensonges toujours les mêmes.

La douceur du temps donne
des ailes sans risques et sans inquiétudes sauf pour l’avenir, l’avenir
des chômeurs.

« Que sera, sera,
demain n’est jamais très loin… » la rengaine est toujours
la même, les mensonges toujours les mêmes.

A entendre des chancelleries
qui écrivent que tout sera très bien en République de
Djibouti (avec des ailes à  » haut risque  » : terme qui ne
s’écrit pas, à moins d’avoir peur des mensonges par des omissions)

« Que sera, sera,
demain n’est jamais très loin… » la rengaine est toujours
la même, les mensonges toujours les mêmes.

Les jeunes de ma génération
sont condamnés par une coopération  » latérale  »
qui condamne et hypothèque l’avenir de toute une génération.

Alors battons nous pour
le changement radical ! Battons nous pour leurs débandades ! Battons
nous pour notre pays et notre futur !

Les Jeanne d’Arc ne manquent
pas ici ; les mères de l’Indépendance sont là pour témoigner
et nous encourager.

Melle
S.
Collégienne de Boulaos
Boulevard De Gaulle