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26/01/05 (B282) Humour : les différentes possibilités d’analyser, de décoder et de comprendre une photo ?

Cette photo publiée
par La Nation a inspiré plusieurs humouristes. Pour quelles raisons
? Probablement parce qu’elle symbolise la démagogie et le mensonge
qui sont les éléments clefs de la communication de Guelleh.

En un mot : je dis toujours
l’inverse de ce que je fais ! Je dis l’inverse de la réalité
! et je tente de m’en convaincre pour essayer de convaincre les autres.

Exemple : je me pare de
ma dignité et de mon honneur de Chef d’Etat. Et en même temps
je renvoie des coopérants innocents au motif que la Justice française,
agissant en toute légitimité et en toute légalité,
a envoyé une convocation à Hassan Saïd, etc…, etc…

Sur la base de ce constat,
l’un des membres de notre équipe s’est attaché à décoder
la photo et il a trouvé une légende qui pourrait convenir parfaitement
à la situation. A quoi sert ce scrutin interne au RPP, quand on sait
que les jeux sont faits d’avance, que les résultats sont faussés
en particulier, par le système astucieux des couleurs interchangeables,
etc…

Guelleh
pris la main dans le sac ?
Attention il va se faire taper sur les doigts …

26/01/05 (B282) La Canard enchaîné publie un article de fond remarquablement documenté sur une demi page, concernant l’affaire Borrel et l’instruction pour subornation de témoins.

D’ici demain, nous essaierons
de publier l’intégralité de l’article qui reprend l’historique
de l’affaire Borrel et toutes les manoeuvres pour faire croire au suicide
ainsi que les liaisons personnelles entre les premiers juges et le procureur
de la République.

Tout cela confirme ce
que nous avons dit et écrit depuis des années sur le sujet,
sur l’implication française (autopsie non pratiquée, perte des
documents à l’hôpital Bouffard, etc)

Mais aussi le Canard confirme
la déclassification de nouveaux documents « Secret défense »,
que nous avions anoncée, en exclusivité, mais avec humour il
y a quelques jours en la présentant comme une découverte archéolgique
de première importance : les lecteurs avaient bien compris de quoi
il s’agissait …

26/01/05 (B282) Selon des sources bien informées, la Juge Belin s’apprêterait à lancer incessemment de nouvelles invitations à Djibouti, pour des proches de l’équipe de Guelleh et la juge Clément qui instruit l’affaire Borrel pourrait avoir envie de l’imiter.

Il se murmure que la Juge
Belin n’a pas terminé ses cartons d’invitation et qu’elle en préparerait,
avec le courage et l’obstination que nous saluons au passage et en dépit
de l’embarras des diplomates français, à en envoyer encore quelques
uns. La Juge Clément, qui posséde les mêmes qualités, mais qui instruit le fond de l’affaire Borrel, aurait très envie de l’imiter. Laquelle va tirer la première dans les prochains jours ?

Qui seront
les invités ? On peut se livrer au petit jeu des devinettes
: le choix n’est quand même pas si large … Bientôt la réponse
pourrait arriver avec la confirmation officielle …. et embarrassée du Quai qui n’a rien à commenter.

26/01/05 (B282) Un lecteur nous écrit pour s’étonner que le Général Zakaria ait déposé une plainte contre l’ARDHD et que ni lui, ni son grand ami, n’ait tenté la moindre démarche contre le site du GED, qui est souvent plus incisif.

Cher lecteur,

Merci de cette pensée
amicale, qui prouve votre sens profond de la Justice. En effet, il peut paraître
curieux que le Général Zakaria ait déposé plainte
contre notre site et qu’il n’ait rien tenté contre le site du GED.
Son ami le Général Fathi aurait pu le suivre dans l’aventure.

Honnêtetement, nous
ne savons pas quoi vous répondre. Le Général Zakaria
est dans son droit le plus absolu et nous n’avons aucune critique à
formuler sur ce point.

Comme le procès
n’a pas encore été plaidé, il ne nous appartient pas
de faire d’autres commentaires, laissant à la Justice la primeure de
nos révélations et des déclarations que feront les témoins
et des preuves qu’ils apporteront et qui devraient être convaincantes.

27/01/05 (B282) Comuniqué de l’ARDHD.

Communiqué
de presse

L’affaire
des plaintes déposées par le Général Zakaria avait
été renvoyée par le Juge d’Instruction devant la juridiction
correctionnelle.

Les
parties ont été convoquées le mardi 25 janvier 2005, devant
la 17ème chambre du Tribunal de Paris, pour une audience de fixation.


Le procès a été
fixé au 18 octobre 2005 et devrait occuper une audience complète.
L’ARDHD, représentée par son Président, a indiqué
qu’elle comptait faire citer huit témoins. La partie civile a indiqué
qu’elle n’avait pas pour le moment l’intention de faire citer des
témoins.

Nous
appelons tous les défenseurs des Droits de l’Homme à se mobiliser
pour le 18 octobre 2005 et à manifester, par leur présence, leur
engagement aux côtés de l’ARDHD et des valeurs qu’elle
défend, pour le rétablissement des conditions démocratiques
à Djibouti.


_________________________
Note de l’ARDHD
Ce communiqué est public. Il peut-être repris
par tous les journalistes et par tous les sites qui se préocupent de la
situation des Droits de l’Homme à Djibouti.

25/01/05 (B282) Un inconnu de nos colonnes parvient à se hisser au plus haut sommet : coopté dans l’Ordre des Brosses à Reluire au premier tour et à l’unanimité. Dini Mohamed Dini de Médého, Président de l’APEM.

Convoqués en Assemblée
régulière, les membres de l’Ordre des Brosses à reluire
ont statué sur le dossier de Monsieur Dini Mohamed Dini (président
de l’Association pour la Protection de l’Environnement dans les Monts Mabla
(APEM), dont la candidature a été présentée par
le Journal La Nation, avec demande d’attention spéciale.

L’Assemblée, après
lecture des propos tenus par M. Dinid Mohamed Dini à Obbock et après
quelques échanges brefs et des compliments sincères, a décidé
de le coopter immédiatement en son sein.

Cet homme, encore inconnu
hier, se voit propulsé aujourd’hui au premier rang de l’actualité
internationale pour son soutien sans faille à la dictature et au radieux
asservissement de la Population. Défenseur de l’environnement dans
une région qui a tant soufferte du régime et des exactions en
tout genre : viols, destruction massives d’écoles, de dispensaires,
de puits et de cheptels, exécutions sommaires, torture, etc…, il
fallait un grand courage pour tenir de tels propos. D’où la récompense
qu’il reçoit aujourd’hui et qui est bien méritée.

Rappel des propos qui
lui ont valu une cooptation à l’unanimité et une standing ovation
:
“Nous nous sommes déplacés de Médého pour
accueillir chaleureusement notre président. Toutefois, nous demeurons
très reconnaissants envers notre président qui n’a pas manqué
d’aménager tous ses efforts pour réhabiliter les infrastructures
publiques de notre localité dont certaines sont achevées et
d’autres en cours de réalisation. En outre, nous saisissons cette opportunité
pour renouveler tous nos soutiens indéfectibles à la politique
démocratique du Chef de l’Etat et par la même occasion,
au nom de toute la population de Médého et en mon nom personnel,
nous adressons nos meilleurs vœux de prospérité et de réussite
pour la nouvelle année qui débute.

Enfin,
il est certain que notre avenir sera radieux avec la nouvelle politique de
proximité du président de la République.”

Dini
Mohamed Dini (de Médého)

En vertu des pouvoirs qui nous sont conférés
nous vous faisons Chevalier de l’Ordre des Brosses à Reluire
et nous vous remettons les insignes de votre grade,
que vous devrez porter à chaque réception officielle.


Nous vous élevons à la dignité
de « Frotte-manche »

Veuillez
accepter les sincères félicitations de l’ensemble des Brosses
à Reluire pour votre contribution exceptionnelle à la restauration
impossible de l’image du Grand Génie de la Corne de l’Afrique.

26/01/05 (B282) A lire sur le site du GED : un djiboutien anonyme était à l’audience du Tribunal correctionnel et relate ce qu’il a vu et entendu.

Le site du GED a publié
une contribution d’un Djiboutien, présent au Tribunal ce jour et qui
relate ce qu’il a vu et entendu.

Lien
avec l’article

25/01/05 (B282) AFP / Le Monde: Enquête sur la mort du juge Borrel: Djibouti dit « collaborer » avec Paris

DJIBOUTI – Les autorités
de Djibouti ont affirmé mardi « collaborer pleinement » avec
la justice française dans son enquête sur la mort en 1995 du
juge français Bernard Borrel dans ce petit pays stratégique
de la Corne de l’Afrique.

L’enquête a été
conduite de « bout en bout par les autorités françaises
dans le cadre de commissions rogatoires internationales avec lesquelles Djibouti
a collaboré pleinement », selon un communiqué du ministère
djiboutien des Affaires étrangères.

Djibouti n’a pas interféré
dans le « traitement judiciaire de l’affaire Borrel » et il n’y a
jamais eu d’enquêtes parallèles, l’une djiboutienne concluant
« au suicide » et l’autre française privilégiant « l’assassinat »,
selon le même texte qui met en cause des « nostalgiques de l’époque
coloniale ».

Djibouti est une ancienne
colonie française, qui abrite la plus grande base militaire française
à l’étranger.

« Le corps du juge
Borrel a été trouvé par des gendarmes français,
acheminé vers un hôpital militaire français, examiné
par des médecins français qui ont conclu au suicide et en fin
de compte rapatrié par les bons soins des autorités françaises
à Toulouse où il fut enseveli », précise le ministère
djiboutien.

« A aucun moment,
les autorités djiboutiennes ne sont intervenues d’une manière
ou d’une autre », affirme le texte.

Plusieurs enquêtes
sur la mort du juge Borrel ont en fait été menées.

Une enquête djiboutienne,
à laquelle ont participé des gendarmes français basés
à Djibouti, avait conclu à un suicide par le feu.

De son côté,
la justice française a mené sa propre enquête, qui n’a
toujours pas abouti et qui vise à déterminer s’il s’agit d’un
suicide ou d’un assassinat. Cette enquête se focalise de plus en plus
sur l’entourage de l’actuel président djiboutien, Ismaël Omar
Guelleh.

Le communiqué du
ministère des Affaires étrangères n’aborde pas l’expulsion,
décidée récemment par Djibouti, de six coopérants
français, ni l’arrêt depuis le 14 janvier de l’émetteur
en modulation de fréquence de Radio France Internationale (RFI).

Le communiqué fait
état également, sans donner de date précise, de la convocation
par la justice française de l’ambassadeur de Djibouti à Paris.
La justice « s’est ensuite rétractée et s’est excusée
après coup des entorses faites aux usages diplomatiques », a assuré
le ministère.

Il a enfin réaffirmé
« la ferme détermination de Djibouti de ne pas dévier d’un
iota de la voie que lui dictent la promotion et la protection de ses intérêts
nationaux ».

L’enquête sur la
mort du juge Borrel a connu des développements récents avec
la décision de la justice française d’ordonner l’audition du
chef des services secrets djiboutiens, Hassan Saïd, sur une éventuelle
subornation de témoins.