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13/10/2013 (Brève 286) Ordre des Brosses à Reluire. Après la démission de Dileita en sa qualité de Président, une refonte du bureau de l’ordre prestigieux et la promotion au grade d’officier du célèbre Mahmoud Ali Youssouf, ministre djiboutien des Affaires étrangères (2ème nomination) en conservant son titre de « Bonimenteur de cour »

Selon les statuts de l’Ordre prestigieux des Brosses à Reluire (OBR), la présidence revient de droit au premier ministre en exercice. Mais Dileita, bien que renvoyé dans ses foyers, le 31 mars 2013, par la décision incontestable du Grand Maître, le prince Ismaël Omar Guelleh, avait toujours refusé de laisser son fauteuil à son successeur.

Finalement, raison lui est revenue et il a accepté qu’Abdoulkader Kamil Mohamed
occupe le poste de Président, à la condition d’être nommé Président d’Honneur de l’ordre.

Les chevaliers réunis en assemblée plénière extraordinaire ont entériné la proposition et ils ont voté pour le bureau exécutif, désignant :
– Vice-Président, chargé de la mission de cooptation : Djama Ali Guelleh, (EDD)
– Vice-Président, chargé des finances et de la sécurité : Hassan Saïd (SDS)
– Vice-Président, chargé du protocole : Rachad Farah
(Candidat malheureux au poste de directeur de l’Unesco)

Membres du bureau :
– Aden Robleh Awalleh et sa fameuse veste réversible,
– Ali Mohamed Abdou, (CNDH)

Le président a demandé la parole pour présenter la demande de promotion, déposée en urgence par le sieur Mahmoud Ali Youssouf, ministre djiboutien des Affaires étrangères.

Djama Ali Guelleh, dont c’est le rôle, a présenté rapidement les pièces qui avaient été annexées à la demande de promotion et il s’est longuement arrêté sur la dernière en date : l’interview que Mahmoud Ali Youssouf a donné au micro de RFI, concernant l’affaire Alholumékani et il a repris à haute voix quelques passages : »« Ça n’a pas de sens, ce Monsieur utilise cela pour pouvoir réapparaitre dans les médias. Il poursuit certainement un dessein que l’on ne connait pas. De notre côté, nous sommes très sereins, je crois que la justice le rattrapera un jour. »

C’est une standing ovation qui a salué ces propos et c’est à mains levées et à l’unanimité des chevaliers présents ou représentés que la demande de promotion a été entérinée.

Mahmoud Ali Youssouf, qui faisait antichambre pour l’occasion, a été invité à rejoindre la salle des délibérations et c’est le président en personne qui l’a nommé en prononçant la phrase rituelle et en lui donnant son nouveau grade.

Mon cher Mahmoud, je suis très heureux de t’élever pour cette deuxième nomination au sein de notre ordre prestigieux, entièrement dévoué au succés et à la virginité pénale de notre chef bien-aimé, sa sublime excellence, Ismaël Omar Guelleh. Ta contribution magnifique s’inscrit parfatiement dans ce cadre et nous te recevons en qualité d’officier au grade de « Bonimenteur de cour ». Voici les insignes de ta nouvelle qualité que tu porteras désormais en toute circonstance.*

La cooptation de Mahmoud Ali Youssouf, quand il n’était encore que ministre délégué remonte au 30/01/2014. Lire l’article de l’époque

24/02/05 (B286) Bruxelles : appel à la vigilance de tous les opposants (lecteur)

Il se dit qu’à
Bruxelles, aurait lieu le 26/02/05, dans un hôtel de la capitale, une réception-réunion
des agents d’IOG (le fameux comité de soutien aux élection présidentielles).
Ce Comité est composé de personnes bien connues de tous (en mal
de reconnaissance). Elles n’ont aucune légitimité pour représenter
ni la diaspora, ni l’opposition djiboutienne installées en Belgique.

J’attire
l’attention de tous les démocrates djiboutiens de Belgique pour qu’ils
se mobilisent contre ces rats d’égouts qui n’ont qu’une seule chose en
tête c’est de tromper les gens.

Je
pense et souhaiterais que l’ensemble de l’opposition (FRUD, MRD, FDP) doit unir
ses efforts pour contrecarrer les plans du Comité du soutien à IOG
: il est temps de passer à l’action vu les agissements d’une poignée
d’hommes de basses besognes, sans foi ni loi à l’image de leur maître
à penser (IOG).

Un
démocrate djiboutien.

24/02/05 (B286) La Nation nous indique qu’un saboteur de canalisation d’eau potable a été arrêté à Djibouti.(Info lecteur)

En
soit, l’information n’a pas grand intérêt, si ce n’est les difficultés
supplémentaires qui ont été à la charge des malheureux
habitants privés d’eau pendant plusieurs jours.

___________________________________
Extrait de Yahoo
A Djibouti, le journal LA NATION se félicite de l’arrestation
d’un «saboteur en série» qui avait pour manie de vandaliser
les forages d’alimentation en eau potable de la capitale. Résultat, plus
aucune goutte ne coulait aux robinets de plusieurs quartiers, et certains habitants
avaient dû se passer d’eau potable, durant 14 jours. L’article ne dit pas
si l’eau coule désormais à flot, dans la prison où le saboteur
a été transféré.

______________________________________________________

En
revanche, il faut noter que La Nation a omis de parler d’un autre saboteur d’une
toute autre envergure. Celui qui vandalise les ressources économiques du
pays et qui assèche les maigres économies des malheureuses populations.
Celui-là, vous le connaissez tous, car il a toujours besoin de liquide
et sa soif d’accumulation ne connaît aucune limite. Prendra-t-il un jour
la direction de Gabode ? Nombreux sont ceux qui le souhaitent et qui estiment
que ce serait justice.

23/02/05 (B286) A lire sur la Lettre du Continent cette semaine.

LA LETTRE
DU CONTINENT – 24/02/2005

DJIBOUTI -L’affaire Borrel, une affaire Outreau ?

Quel est le responsable de la politique africaine de la France qui a comparé
l’affaire Borrel à Djibouti à l’affaire Outreau en France avec
ses erreurs judiciaires ? (…). [Total : 45 Mots].

 

23/02/05 (B286) LA VOIX AU CHAPITRE : par AÏNACHÉ / IMPASSE DÉMOCRATIQUE.

Pour des raisons
évidentes explicitées devant leurs militants et publiées
par les journaux des différents organes des partis, les dirigeants
de l’UAD (UNION POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE) qui regroupe l’ARD,
l’UDJ et le MRD, ont décidé qu’il n’y aura pas un candidat
à l’élection présidentielle du mois d’avril prochain
cautionné ou soutenu par l’opposition unie.

La ferme position, adoptée
par l’opposition unie est engendrée par le mutisme du pouvoir face
au refus constaté d’obtenir le moindre début de réponse
à leurs exigences.

Les conditions sine qua
non, pour un réel concours démocratique respectueux de l’expression
de chaque électeur – exigées par l’UAD n’ont pas été
prises en compte, comme le souligne le communiqué de presse du 13 février
dernier publié par l’UAD sur l’élection présidentielle
d’avril prochain.

A la lecture de ce communiqué
on ne peut que constater la détermination de l’opposition unie de ne
plus servir de faire valoir à une élection déjà
bouclée, du moins sur le papier, dans ses moindres détails.
Dopée par un succès grandissant à chacune de ses réunions
ou meeting, encouragée par une population exténuée désireuse
d’un changement salutaire, l’UAD s’estime légitiment incarner l’aspiration
populaire pour imposer ses conditions.

Les neuf conditions, au
demeurant légitimes, exigées par l’UAD ne risquent pas hélas
d’être satisfaites dans le laps de temps qui nous sépare de la
date légale de l’élection Présidentielle.

Ce qui revient à
dire, sauf un revirement improbable : Pas d’élection présidentielle.

En mai prochain, dans
pratiquement trois mois, le mandat de six ans de l’actuel chef de l’Etat expirera.
Par conséquent, le Président n’aura plus la légitimité
(usurpée ou non) de diriger le pays, si comme c’est fort probable,
l’élection Présidentielle ne peut se dérouler.

Par la même occasion,
nous serions privés des débats salutaires et indispensables
que la campagne électorale génère, pour faire le bilan
du candidat sortant et connaître les projets des postulants.

Dans ce cas de figure,
nous nous dirigeons les yeux fermés dans un gouffre sans issue aux
multiples conséquences peu réjouissantes.

QUÊTE D’UN HURLUBERLU.

Selon les rumeurs persistantes,
il se colporte la nouvelle que les tenants du pouvoir se sont mis en quête
de trouver un hurluberlu qui se ferait octroyer généreusement,
plus de 30% du suffrage exprimé, un titre ronflant d’ancien candidat
malheureux à la présidentielle et une reconnaissance sonnante
et trébuchante pour avoir sauvé du ridicule le candidat  »solitaire »
comme l’a baptisé, le journal de l’opposition de l’ARD (Alliance Républicaine
pour le Développement), RÉALITÉ.

Seulement voilà,
il y a un bémol : le facteur temps négligé par orgueil
ou par suffisance coupable, ne le permet plus.

Beaucoup de temps a été
perdu pour faire obstruction aux citoyens désireux de s’inscrire sur
la liste électorale comme l’avait révélé une information
publiée par le journal : RÉALITÉ n° 117 du 15.12.04.
je cite : ‘‘ Inscriptions interrompues au 5ème arrondissement. –
: Les citoyens résidant dans ce secteur n’arrivent plus à s’inscrire
sur les listes électorales depuis plus de deux semaines, officiellement,
dit-on, par manque de formulaires administratifs. ».
Ils ne sont pas les
seuls. Ce genre de mésaventure, des concitoyens de la diaspora l’ont
subi à leurs dépendants, particulièrement à notre
représentation parisienne.

Tout ce temps perdu en
péripéties inutiles, joue donc contre le pouvoir dans sa quête
de trouver cet hurluberlu, qui se fait manifestement rare, pour faire le challenge
et sauver les apparences. Cette fois-ci la quête semble difficile.

L’époque du candidat
unique, issu et soutenu par un parti unique est heureusement révolue.
Aucune nation, aucune institution ne peut plus cautionner une élection
non démocratique. La troublante succession fétide de père
en fils de Mr GNASSINGBÉ au Togo en est malheureusement la plus récente
et la plus parfaite caricature.
Nous voilà devant une impasse démocratique et un futur blocage
de ce qui nous reste des institutions, déjà malmenées
depuis bien longtemps.

Afin de ne pas s’enfoncer
d’avantage, il serait judicieux qu’il y ait une large concertation entre le
pouvoir et l’opposition unie dans l’UAD, avec des personnalités des
sociétés civiles choisies ensemble, pour s’atteler et trouver
un compromis susceptible de dégager un projet d’avenir.

Mieux vaut mettre les
problèmes sur la table pour en discuter et voir ce que l’on peut faire
ensemble pour les résoudre, plutôt que d’observer le pouvoir
s’épuiser dans une course effrénée d’un hypothétique
candidat de complaisance.

Il n’est donc pas superflu
de chercher une solution de sortie à ce blocage qui se profile à
l’horizon. Si non, je crains fort que le pire ne soit pas hélas, derrière
nous.

AÏNACHÉ

22/02/05 (B286) Communiqué du PDD relatif aux prochaines élections présidentielles.

Parti Djiboutien pour
le Développement
Siège social : Quartier 2, Avenue Cheik Houmed
Boîte Postale : 892 Tél : 35.32.43

République de Djibouti


Djibouti, le 21 février 2005

COMMUNIQUE
DE PRESSE

Dans le cadre de la préparation
de la présidentielle d’avril 2005, la Commission Electorale Nationale
Indépendante (CENI) se serait réunie dimanche 20 février
pour fixer sa composition.

Selon les médias
gouvernementaux qui rapportent la nouvelle, des militants de notre Parti siègeraient
au sein de la CENI.

En ma qualité de
Secrétaire Général du PDD, j’apporte ici un démenti
officiel à cette information : notre Parti n’a tenu aucune réunion
pour désigner quelque délégué que ce soit à
la CENI. Tous ceux que la télévision a présentés
comme des nôtres ne sont pas ni des responsables ni des militants du
PDD : ils n’engagent qu’eux-mêmes.

Le PDD n’a pas non
plus tenu de réunion pour déterminer sa position quant à
son éventuelle participation à la prochaine consultation électorale.
C’est pourquoi nous regrettons la décision hâtive de l’UAD
d’exclure de son sein le PDD, fondée sur une information partielle
et une initiative aussi inopportune qu’individuelle.

En conséquence,
en vertu des pouvoirs que me confèrent les Statuts de notre Parti,
j’entame dès ce jour toutes les démarches organisationnelles
nécessaires à la tenue dans les plus brefs délais d’un
congrès extraordinaire du PDD pour déterminer sa position relative
à la prochaine élection présidentielle.

En attendant les résolutions
de ce congrès, toute personne qui, quel que soit son rang, prendra
une quelconque position à ce sujet s’exposera aux sanctions, prévues
par notre Règlement Intérieur, qu’appelle ce genre de comportement
anti-organisationnel et incompatible avec la ligne politique du PDD.

Le Secrétaire Général du PDD
Bouha Daoud Ahmed

21/02/05 (B286) LDDH : les Droits qui sont protégés par la Cour africaine des Droits de l’Homme. Comment agir en cas de violation par un Etat signataire de la charte ?

DIFFUSION D’INFORMATION

DU 18 FEVRIER 2005
SUR LES DROITS PROTEGES PAR
LA COUR AFRICAINE DES DROITS DE L’HOMME

Cette diffusion reprend
quelques passages du troisième chapitre des 10 clés pour comprendre
et utiliser la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples. (Guide
pratique destiné aux victimes de violations et publié par la
FIDH en novembre 2004).

M.
NOEL ABDI Jean-Paul
___________________________________________________________

CHAPITRE 3
QUELS SONT LES DROITS PROTEGES PAR LA COUR AFRICAINE ?

Points clé :
la Cour protège un large éventail de droits.

La Cour peut être
saisie pour examiner des affaires liées aux violations des dispositions
de la Charte africaine et des peuples de 1981, des protocoles à cette
Charte, et de tout autre instrument pertinent relatif aux droits de l’homme
ratifié par l’Etat en cause (art. 3 du protocole.

I. La Cour africaine
juge des violations des droits de l’homme

A/ Les violations
de la Charte africaine

1. les droits civiles
et politiques

Ces droits sont consacrés
aux articles 2 à 14 de la Charte.

– le droit à la
non discrimination (art.2)
– le droit à légalité devant la loi (art.3)
– le droit à la vie et à l’intégrité physique
et morale (art.4)
– le droit au respect de la dignité inhérente à la personne
humaine, l’interdiction de toute forme d’esclavage, de la traite des personnes,
de la torture physique ou morale et des peines ou traitements cruels, inhumains
ou dégradants (art.5)
– le droit à la liberté et à la sécurité
de la personne et l’interdiction des arrestations ou détentions arbitraires
(art.6)
– le droit à ce que sa cause soit entendue par la justice et le droit
à un procès équitable ; le droit à la présomption
d’innocence ; le droit à la défense ; le droit d’être
jugé dans un délai raisonnable par une juridiction impartiale
; le principe de non rétroactivité des lois pénales (art.7)
– la liberté de conscience et de religion (art.8)
– le droit à l’information et à la liberté d’expression
" dans le cadre des lois " et le droit à la pratique libre
de la religion (contient une clause de réserve) (art.9)
– le droit à la liberté d’association conformément aux
règles édictées par la loi (contient une clause de réserve)
(art.10)
– Le droit à la liberté de réunion (contient une clause
de réserve) (art.11)
– Le droit à la liberté de circulation à l’intérieur
d’un Etat ; le droit à quitter un pays,y compris le sien ; le droit
à l’asile ; l’interdiction de l’expulsion collective (art.12)
– Le droit à la libre participation à la direction des affaires
publiques et à l’égal accès aux fonctions publiques ;
le droit à l’égal accès aux biens et services publics
(art.13)
– Le droit de propriété (art.14)

2. Les droits économiques,
sociaux et culturels
Ces droits sont
consacrés aux articles 15 à 18 de la Charte

– le droit de travailler
dans des conditions équitables et satisfaisantes ; le droit au salaire
égal pour un travail égal (art.15)
– le droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale
(art.16)
– le droit à l’éducation et le droit des individus à
prendre part à la vie culturelle de la Communauté (art.17)
– le droit de la famille, des personnes âgées ou handicapées
à des mesures spécifiques de protection (art.18)

3. Les droits des peuples
Ces droits sont
consacrés aux articles 19 à 24 de la Charte

– le droit des peuples
à l’égalité (art.19)
– le droit des peuples à l’existence, à l’autodétermination
; le droit des peuples de se libérer de leur état de domination
en recourant à tous les moyens reconnus par la Communauté internationale
; le droit à l’assistance dans leur lutte de libération contre
la domination étrangère, qu’elle soit d’ordre politique, économique
ou culturel (art.20)
– le droit des peuples à la libre disposition de leurs richesses et
ressources naturelles (art.21)
– le droit des peuples au développement économique, social et
culturel (art.22)
– le droit des peuples à la paix et à la sécurité
nationales et internationales (art.23)
– le droit des peuples à un environnement satisfaisant et global, propice
à leur développement (art.24)

B/Les violations
d’autres instruments de protection des droits de l’Homme

Ci-dessous, une liste
non exhaustive des instruments pertinents :

1.Les instruments africains pertinents

– La Convention de l’OUA régissant les aspects propres aux problèmes
des réfugiés en Afrique : adoptée le 10 septembre 1969
; entrée en vigueur le 26 juin 1974
– La Charte africaine des droits et du bien être de l’enfant adoptée
en juillet 1990, entrée en vigueur le 29 novembre 1999
– La Convention de l’OUA sur la prévention et la lutte contre le terrorisme
; adopté le 14 juillet 1999 ; entrée en vigueur le 15 janvier
2004

2. Les instruments
internationaux pertinents

– La Convention sur la prévention et la répression du génocide,
1948
– Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, 1966
– Le Pacte international relatifs aux droits économiques, sociaux et
culturels, 1966
– La Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes
de discrimination raciale, 1965
– La Convention sur toutes les formes de discrimination à l’égard
des femmes, 1979
– La Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels,
inhumains ou dégradants, 1984
– La Convention internationale des droits de l’enfant, 1989

La compétence de
la Cour s’appuie donc sur un champ large d’instruments juridiques, permettant
de compléter la Charte africaine, et d’en combler éventuellement
les lacunes. C’est une véritable avancée par rapport aux deux
autres cours régionales. Un requérant seul peut saisir la Cour
africaine en invoquant des dispositions d’une Convention ratifiée par
l’Etat en cause qui garantit un éventail des droits plus étoffé
que ceux visés dans la Charte, notamment sur les droits des femmes
ou des droits économiques, sociaux et culturels. La Cour se fondera
bien évidemment sur l’interprétation donnée à
ces instruments par les organes conventionnels qu’ils établissent.


II La Cour africaine juge des violations des droits de l’Homme commises
par les Etats africains qui ont ratifié le Protocole.

La Cour peut être
saisie pour examiner des violations de la Charte et d’autres instruments régionaux
et internationaux de protection des droits de l’Homme commises par les Etats
parties qu Protocole.

III La Cour africaine
juge des violations des droits de l’Homme commises par des Etats parties postérieurement
à une date d’entrée en vigueur du Protocole à leur égard.

Le Protocole portant création
de la Cour africaine est entré en vigueur le 25 janvier 2004 pour les
15 premiers Etats qui ont ratifié cet instrument.

IV Comment agir ?
Pour saisir la Cour, s’assurer que celle ci est compétente en vérifiant
que :
– Le droit dont la violation est alléguée fait partie des dispositions
de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples ou d’un autre
instrument pertinent ratifié par l’Etat en cause,
– L’Etat, auteur de la violation des droits de l’Homme, a bien ratifié
le Protocole,
– L’auteur de la violation est bien un agent de l’Etat ou l’Etat avait pour
obligation de protégé le droit violé,
– La violation est postérieure à la date de ratification du
Protocole par l’Etat en cause
Pour participer au développement de la Jurisprudence de la Cou :
– La saisir tant sur les violations des droits civils et politiques que des
droits économiques, sociaux culturels ou des droits des peuples.

21/02/05 (B286) LDDH : note d’information sur l’hypothèse d’un report des élections présidentielles – Rappel historique des scrutins et présentation du contexte social et politique actuel.

LDDH
– Djibouti


Le Président
NOTE D’INFORMATION
DU 20 FEVRIER 2005
SUR LE REPORT DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES

I) Présentation
de Djibouti

1) Histoire coloniale
L’actuelle République de Djibouti est devenue une colonie française
avec le traité de 1862.

Après qu’un contentieux
avec les autorités indigènes ait conduit la France à
quitter la rade d’Obock, c’est autour de la nouvelle ville de Djibouti, créée
pour les besoins du chemin de fer à destination de l’Ethiopie, que
des populations en quête de travail se sont rassemblées, devenant
ainsi des citoyens français.

Aux fins de pérenniser
sa présence, face aux résistances de toutes origines, la puissance
coloniale a mis en place une politique de balance entre les différentes
composantes, au gré des rapports de force. Politique de division qui
se retrouve dans les différentes dénominations du territoire
: Territoire d’Obock et Dépendances, Côte Française des
Somalis et Territoire Français des Afars et des Issas. Changements
de dénomination qui allaient déterminer tout le processus de
décolonisation.

2) processus de
décolonisation
Bien malgré elle, la présence coloniale allait provoquer
une remarquable élévation de la conscience de classe, à
travers la naissance des premiers syndicats de travailleurs dès 1948,
plaidant pour une égalité de traitement avec les travailleurs
métropolitains.

Après des révoltes
sporadiques et circonscrites dans l’arrière-pays contre la puissance
coloniale, les premiers mouvements massifs de décolonisation apparaissent
à partir de 1958 dans la Capitale.

Au référendum
sur l’autodétermination de cette année-là, Mahmoud Harbi
avait appelé à voter Non contre la présence française.
Après cet échec, Mahmoud Harbi décide de s’exiler.

Le référendum
de 1967 donnera officiellement le même résultat en faveur du
maintien de la présence française, grossissant un peu plus les
rangs du FLCS (Front de Libération de la Côte des Somalis) créé
dès 1963.

3) Indépendance
Après ces deux échecs, la lutte pour l’indépendance
allait connaître un renouveau décisif avec la création
de la LPAI (Ligue Populaire Africaine pour l’Indépendance).

Toutefois, derrière
sa façade unitaire, la suite des événements allaient
rapidement démontré que tous ne combattaient pas exactement
pour la même cause : celle de l’unité nationale.

4) Instauration
du parti unique
Les divergences au sein de la LPAI ont éclaté au grand
jour dès les premiers mois de l’Indépendance. A la suite d’un
attentat contre le Palmier en Zinc, le nouveau régime procède
à une vaste répression dans la communauté afar. Ce qui
conduit le Premier ministre Ahmed Dini à présenter sa démission.
Tandis qu’une partie de la jeunesse de cette communauté choisit l’exil
et la lutte armée. Tous les attentats déstabilisateurs restent
évidemment encore dans l’impunité la plus absolue car profitable
pour un groupe.

Au congrès du 4
mars 1979, la LPAI se transforme en RPP (Rassemblement Populaire pour le Progrès).
En vertu d’un multipartisme hérité des textes juridiques de
la période coloniale, certains hommes politiques tentent de mettre
sur pied un parti politique dénommé PPD (Parti Populaire Djiboutien)
en septembre 1981. Ils seront emprisonnés dans différentes casernes
de l’Armée dans le Nord et le Sud du pays. En corollaire, tous les
partis politiques autres que le RPP sont interdits par une loi de mobilisation
générale en octobre 1981.

II) Historique des
conflits armés

1) Premier conflit
dès 1977

Une partie de la jeunesse du MPL (Mouvement Populaire de Libération)
et de l’UNI (Union Nationale pour l’Indépendance) choisit de combattre
le nouveau régime par les armes. Ainsi est née le FDLD (Front
Démocratique de Libération de Djibouti), basé en Ethiopie.
Mais devenu un petit pion sur le grand échiquier régional, et
malgré quelques actions militaires plus symboliques qu’efficaces, ce
mouvement se désagrège dès 1983 et l’essentiel de ses
membres regagne le pays. Pour la plupart, ils y seront sauvagement torturés,
puisque aucune loi d’amnistie les concernant n’avait été votée,
ni même envisagée.

2) Du FRUD aux FRUD
Malgré cela, la situation intérieure n’évolue
pas dans le sens d’une pacification. Le parti unique, caractérisé
par une politique de ségrégation tribale et un étouffement
des libertés, provoque à nouveau une résistance armée.
Un coup d’Etat est avorté en janvier 1991. Suite à la fusion
de trois mouvements, le FRUD (Front pour la Restauration de l’Unité
et de la Démocratie) naît en août 1991 et déclenche
des opérations militaires de grande envergure dès novembre de
la même année. Son programme est relayé par une opposition
pacifique connue sous le nom de FUOD (Front Uni de l’Opposition Djiboutienne),
donnant une dimension nationale à ce qui est présenté
comme un combat contre la dictature du parti unique.

Des exactions perpétrées
contre les civils par les troupes régulières un peu partout
dans le pays accompagnent chaque succès militaire du FRUD. Après
avoir rapidement conquis les ¾ du pays, le FRUD voit son offensive
bloquée par une médiation française qui n’aboutira pas.
Chassé des zones qu’il contrôlait à la suite d’une offensive
générale des troupes gouvernementales, le FRUD connaît
de profondes dissensions internes. Une partie importante de ce mouvement signera
avec le gouvernement un accord de paix en décembre 1994.

Lequel accord prévoyait,
entre autres, un rééquilibrage ethnique et une décentralisation
territoriale. Des responsables de cette faction entrent d’abord au gouvernement,
puis à l’Assemblée nationale dans le cadre d’une alliance avec
le RPP. Aucune réforme démocratique n’est initiée dans
le cadre de cet accord qui n’a même pas été dûment
soumis à l’Assemblé nationale pour ratification, contrairement
au suivant. L’autre faction continue sa lutte armée jusqu’à
ce qu’un accord-cadre soit signé entre elle et le gouvernement le 7
février 2000 à Paris. Une troisième faction verra alors
le jour, contestant le bien-fondé de cette initiative de paix et lui
préférant l’exil, en attendant la reprise de la lutte armée.

3) L’Accord de paix
du 12 mai 2001
Ce premier pas initié à Paris conduit à des négociations
à Djibouti entre le gouvernement et la faction désormais dénommée
FRUD-armé. Au bout d’un an, elles aboutissent à la signature
d’un accord de paix définitive le 12 mai 2001. Outre la réhabilitation
des zones affectées par le conflit et l’indemnisation des biens civils
détruits ou pillés par les troupes gouvernementales, les deux
volets les plus importants de cet accord prévoient

a) une réelle décentralisation territoriale,

b) d’importantes réformes démocratiques, à travers l’accès
à la citoyenneté pour tous les citoyens privés de pièces
d’identité et la transparence électorale qui a toujours fait
défaut à grâce au multipartisme intégral, la mise
en place d’une Commission Electorale Nationale Indépendante et la réforme
d’un Conseil constitutionnel uniquement et directement intégré
au pouvoir en place dans le contexte actuel.

III) Les élections
depuis le référendum
sur la Constitution de septembre 1992

1) Tenue du référendum
dans un contexte de partition du pays

Sommé par la communauté internationale de procéder à
une ouverture démocratique, le régime met en place une Constitution
qui sera adoptée par référendum en septembre 1992. Mais,
à cette époque, l’essentiel du pays était sous contrôle
du FRUD qui avait d’ailleurs appelé au boycott à travers le
FUOD

2) Législatives
du 18 décembre 1992
Profitant de la relative ouverture politique, deux nouveaux partis
ont vu le jour : le PRD (Parti pour le Renouveau Démocratique) et le
PND ( Parti National Djiboutien). Seul le PRD a participé avec le RPP
aux législatives du 18 décembre 1992. Ce parti d’opposition
en a par la suite contesté les résultats, dénonçant
des fraudes massives.

3) Présidentielle
de 1993

Outre trois autres outsiders, deux concurrents s’affrontent : le Président
sortant Hassan Gouled, dont c’était là le troisième mandat
anticonstitutionnel, et celui du PRD, M. Mohamed Djama Elabé. Là
encore, le représentant de l’opposition a contesté le résultat.

4) Présidentielle
de 1999
Toute l’opposition, y compris le FUOD qui avait jusqu’à présent
boycotté chaque consultation électorale, se range derrière
son candidat unique, M. Moussa Ahmed Idriss, face à celui du régime,
neveu de Hassan Gouled et son chef de cabinet depuis 1977 : M. Ismael Omar.
Aux fraudes aussitôt dénoncées, succède un assaut
de la Police contre le domicile du candidat malheureux, au cours duquel son
fils adoptif tombe sous les balles des policiers et lui-même arrêté
et jeté en prison.

5) Législatives
de janvier 2003

Avec l’instauration du multipartisme intégral à partir de septembre
2002, cinq nouvelles formations politiques voient le jour, dont deux rejoindront
le camp du régime : il s’agit du PSD (Parti Social Démocrate)
et du PND (Parti National Djiboutien). Les quatre autres, l’ARD (Alliance
Républicaine pour le Développement), l’UDJ (Union pour la Démocratie
et la Justice) le MRD (Mouvement pour le Renouveau Djiboutien) et le PDD (Parti
pour la Démocratie et le Développement) concluront une alliance
de l’opposition dans le cadre de l’UAD (Union pour l’Alternance Démocratique)
lors des législatives de janvier 2003.

De multiples fraudes ont,
encore une fois, été constatées et dénoncées
: 52% du corps électoral ne s’étant même pas rendu aux
urnes, soit faute de carte d’électeur, soit pour la majorité
des cas n’ayant plus du tout confiance dans la sincérité, à
la transparence du processus électoral. L’ensemble de ces fraudes a
été consigné dans un dossier de recours en annulation
déposé par l’UAD auprès du Conseil Constitutionnel.

Une fin de non-recevoir
lui a été opposée, malgré les preuves flagrantes,
dont les moindres ne sont pas les brutalités contre les délégués
de l’opposition, les détournements des urnes par l’Armée ou
encore un représentant de la CENI pris en flagrant délit de
bourrage d’urne à Tadjourah. Sans oublier le fait que les membres de
ladite CENI n’ont jamais rédigé un rapport final : celui officiellement
remis au chef de l’Etat par son président est donc manifestement un
faux établi en dehors de toute légalité.

IV) Faut-il cautionner

la prochaine élection présidentielle ?

1) Les réformes
démocratiques prévues par l’Accord sont-elles effectives ?

Pour le gouvernement, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, fier
d’une paix des armes somme toute bien précaire. Il affirme avoir respecté
tous ses engagements afin de consolider la paix

2) Le point de vue
de l’opposition

Pour sa part, l’autre partie signataire de l’accord de paix du 12 mai 2001
dénonce inlassablement les multiples violations perpétrées
par le gouvernement et l’ayant vidé de toute réalité.
De fait, deux points méritent d’être soulignés.

D’une part, la décentralisation,
même sous sa forme amendée par l’Assemblée nationale,
n’a toujours pas été mise en place, malgré les promesses
gouvernementales. Les actuels conseils régionaux désignés
par la Présidence de la République sont loin de satisfaire les
profondes aspirations des populations, surtout que la population de la Capitale
en est pour le moment exclue.

D’autre part, les réformes
démocratiques prévues n’ont pas connu non plus l’application
attendue : la mise en place de la CENI a été menée unilatéralement
par le régime, la distribution des pièces d’identité
nationale reste marginale et discrétionnaire, le Conseil constitutionnel
n’a pas été réformé et la transparence électorale
est loin d’être garantie, d’autant plus, que depuis sa timide mais courageuse
décision d’annuler en 1993 quelques Bureaux de vote, le Conseil Constitutionnel
s’est depuis lors fait valoir d’inefficacité face aux fraudes et aussi,
et surtout, les risques de répressions restent très menaçants.

3) Le point de vue
de la population
Si l’on considère les seuls chiffres officiels, pourtant contestés
par l’opposition, 45% du corps électoral auraient désavoué
le régime lors des législatives de janvier 2003. Le boycott
prôné par l’UAD (Union pour l’Alternance Démocratique)
rencontre un écho favorable au sein de tous ceux qui avaient estimé
que leur alliance avait été spoliée de sa victoire à
l’époque et qui ne désirent pas renouveler cette douloureuse
expérience de frustration prévisible.

V) Que faire face à
un régime qui affecte (tous trésors confondus)
47% du Budget national à ses forces de défense et de sécurité
?
Force est de
regretter que le régime djiboutien n’accorde ni crédits ni importance
à la consolidation de la démocratie et d’une culture de paix,
comme ce devrait être le cas pour tout pays sortant d’un conflit civil.
Plus grave, l’impunité la plus totale est accordée aux soldats
qui s’étaient rendus coupables d’exactions contre les civils.

L’ouverture démocratique
reste donc introuvable, même au niveau de la liberté syndicale
autant bafouée que par le passé : la notion de société
civile, dont la vitalité conditionne la valeur démocratique
d’un système politique, n’a aucune réalité palpable à
Djibouti

A côté de
cela, la plus grande opacité demeure dans la gestion des deniers publics.

D’ailleurs,
– où passe le budget du Port, celui de l’Aéroport, et autres
dons extérieurs ?
– à combien s’élève la contribution des forces militaires
amies et présentes en République de Djibouti ?
– combien y a-t-il exactement de Trésors publics, dès lors qu’existent
différentes comptabilités opaques pour ne pas dire occultes
?

VI) Recommandations
Face à
ces conditions, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reste réservée
et inquiète quant au bon déroulement de la prochaine présidentielle
d’avril 2005, que l’opposition s’est engagée d’empêcher tant
que le régime continuera à ignorer ses exigences en matière
de transparence électorale.

C’est pourquoi, craignant
plus que jamais pour une paix civile menacée, la LDDH aurait souhaité
le report pur et simple de la prochaine présidentielle.

Si le régime persiste
à ignorer le profond malaise et si l’opposition notamment l’ARD, (Alliance
Républicaine pour le Développement, continuité historique
du FRUD-armé partie signataire de l’Accord de Paix du 12 mai 2001),
maintient son mot d’ordre de boycott actif, il est clair que l’on s’achemine
vers une période d’incertitude qui risque de gravement remettre en
cause la fragile paix civile.

Dès lors,
1) face à la permanence des fraudes électorales depuis le référendum
de septembre 1992 ;
2) face à la persistance d’un régime quasiment despotique violant
sans vergogne et constamment les droits fondamentaux, les droits économiques,
politiques, sociaux et culturels ;
3) face à la régression juridico sociale imposée par
un système fondé sur le mensonge et l’inexistence du principe
de la Séparation des Pouvoirs ;
4) face au refus méprisant d’accorder une quelconque considération
à tout dialogue avec l’opposition nationale et les forces vives du
pays ;
5) face à l’inexistence d’une Commission Electorale Nationale Indépendante
(CENI) véritablement indépendante et d’une Chambre des Comptes
et de Discipline Budgétaire véritablement opérationnelle
;
6) conformément à la mission, de tout défenseur des Droits
de l’Homme, consistant à la prévention des conflits ;
7) Tenant compte des récentes déclarations radiotélévisées
et aux aspects belliqueux du ministre de l’Intérieur  » escortées
 » par la visite du chef de l’Etat dans un camp militaire avec  »
un bâton de maréchal  » rappelant tristement Mobuto et les
dérives impardonnables à l’encontre du peuple Zaïrois ;
8) constatant que toute velléité d’indépendance en matière
syndicale est étouffée par ce régime qui ne conçoit
de société civile qu’à son service ;

la Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) considère qu’il est de son devoir le plus
urgent d’attirer l’attention de la communauté nationale et internationale
sur la situation potentiellement et réellement explosive qui prévaut
aujourd’hui en République de Djibouti ;

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) ne peut qu’exiger le report d’un an de cette élection
présidentielle, afin :

1) d’instaurer des conditions
favorables à des processus électoraux réellement transparents
;
2) de procéder à la refonte effective des listes électorales
avec la participation de tous les partis politiques et la présence
des Observateurs internationaux notamment ceux des Défenseurs des Droits
de l’Homme ;
3) d’instaurer un gouvernement de transition chargé de la mise en place
de tous les processus électoraux et du bon déroulement des élections
indépendantes pour la Magistrature suprême (élection présidentielle)
;
4) d’organiser rapidement les élections des Assemblées Régionales
promises par l’actuel chef d’Etat pour la fin de l’année 2004 ;
5) d’éviter toutes les interférences illégales des Forces
armées et des instances juridico-administratives en faveur flagrante
à l’équipe au pouvoir ;
6) de rendre rapidement opérationnel le Tribunal du Contentieux administratif
afin que tout recours contre les abus de pouvoir soient pris en considération.

Sans l’instauration des
conditions favorables à une concurrence électorale loyale, juste
et équitable ;

Sans l’éradication
des fléaux des fraudes électorales, alors les dangers des dérapages
sanglants et les risques de conflit armé sont plus que jamais omniprésents.

NOEL
ABDI Jean-Paul