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13/10/2013 (Brève 286) Ordre des Brosses à Reluire. Après la démission de Dileita en sa qualité de Président, une refonte du bureau de l’ordre prestigieux et la promotion au grade d’officier du célèbre Mahmoud Ali Youssouf, ministre djiboutien des Affaires étrangères (2ème nomination) en conservant son titre de « Bonimenteur de cour »

Selon les statuts de l’Ordre prestigieux des Brosses à Reluire (OBR), la présidence revient de droit au premier ministre en exercice. Mais Dileita, bien que renvoyé dans ses foyers, le 31 mars 2013, par la décision incontestable du Grand Maître, le prince Ismaël Omar Guelleh, avait toujours refusé de laisser son fauteuil à son successeur.

Finalement, raison lui est revenue et il a accepté qu’Abdoulkader Kamil Mohamed
occupe le poste de Président, à la condition d’être nommé Président d’Honneur de l’ordre.

Les chevaliers réunis en assemblée plénière extraordinaire ont entériné la proposition et ils ont voté pour le bureau exécutif, désignant :
– Vice-Président, chargé de la mission de cooptation : Djama Ali Guelleh, (EDD)
– Vice-Président, chargé des finances et de la sécurité : Hassan Saïd (SDS)
– Vice-Président, chargé du protocole : Rachad Farah
(Candidat malheureux au poste de directeur de l’Unesco)

Membres du bureau :
– Aden Robleh Awalleh et sa fameuse veste réversible,
– Ali Mohamed Abdou, (CNDH)

Le président a demandé la parole pour présenter la demande de promotion, déposée en urgence par le sieur Mahmoud Ali Youssouf, ministre djiboutien des Affaires étrangères.

Djama Ali Guelleh, dont c’est le rôle, a présenté rapidement les pièces qui avaient été annexées à la demande de promotion et il s’est longuement arrêté sur la dernière en date : l’interview que Mahmoud Ali Youssouf a donné au micro de RFI, concernant l’affaire Alholumékani et il a repris à haute voix quelques passages : »« Ça n’a pas de sens, ce Monsieur utilise cela pour pouvoir réapparaitre dans les médias. Il poursuit certainement un dessein que l’on ne connait pas. De notre côté, nous sommes très sereins, je crois que la justice le rattrapera un jour. »

C’est une standing ovation qui a salué ces propos et c’est à mains levées et à l’unanimité des chevaliers présents ou représentés que la demande de promotion a été entérinée.

Mahmoud Ali Youssouf, qui faisait antichambre pour l’occasion, a été invité à rejoindre la salle des délibérations et c’est le président en personne qui l’a nommé en prononçant la phrase rituelle et en lui donnant son nouveau grade.

Mon cher Mahmoud, je suis très heureux de t’élever pour cette deuxième nomination au sein de notre ordre prestigieux, entièrement dévoué au succés et à la virginité pénale de notre chef bien-aimé, sa sublime excellence, Ismaël Omar Guelleh. Ta contribution magnifique s’inscrit parfatiement dans ce cadre et nous te recevons en qualité d’officier au grade de « Bonimenteur de cour ». Voici les insignes de ta nouvelle qualité que tu porteras désormais en toute circonstance.*

La cooptation de Mahmoud Ali Youssouf, quand il n’était encore que ministre délégué remonte au 30/01/2014. Lire l’article de l’époque

24/02/05 (B286) Bruxelles : appel à la vigilance de tous les opposants (lecteur)

Il se dit qu’à
Bruxelles, aurait lieu le 26/02/05, dans un hôtel de la capitale, une réception-réunion
des agents d’IOG (le fameux comité de soutien aux élection présidentielles).
Ce Comité est composé de personnes bien connues de tous (en mal
de reconnaissance). Elles n’ont aucune légitimité pour représenter
ni la diaspora, ni l’opposition djiboutienne installées en Belgique.

J’attire
l’attention de tous les démocrates djiboutiens de Belgique pour qu’ils
se mobilisent contre ces rats d’égouts qui n’ont qu’une seule chose en
tête c’est de tromper les gens.

Je
pense et souhaiterais que l’ensemble de l’opposition (FRUD, MRD, FDP) doit unir
ses efforts pour contrecarrer les plans du Comité du soutien à IOG
: il est temps de passer à l’action vu les agissements d’une poignée
d’hommes de basses besognes, sans foi ni loi à l’image de leur maître
à penser (IOG).

Un
démocrate djiboutien.

24/02/05 (B286) La Nation nous indique qu’un saboteur de canalisation d’eau potable a été arrêté à Djibouti.(Info lecteur)

En
soit, l’information n’a pas grand intérêt, si ce n’est les difficultés
supplémentaires qui ont été à la charge des malheureux
habitants privés d’eau pendant plusieurs jours.

___________________________________
Extrait de Yahoo
A Djibouti, le journal LA NATION se félicite de l’arrestation
d’un «saboteur en série» qui avait pour manie de vandaliser
les forages d’alimentation en eau potable de la capitale. Résultat, plus
aucune goutte ne coulait aux robinets de plusieurs quartiers, et certains habitants
avaient dû se passer d’eau potable, durant 14 jours. L’article ne dit pas
si l’eau coule désormais à flot, dans la prison où le saboteur
a été transféré.

______________________________________________________

En
revanche, il faut noter que La Nation a omis de parler d’un autre saboteur d’une
toute autre envergure. Celui qui vandalise les ressources économiques du
pays et qui assèche les maigres économies des malheureuses populations.
Celui-là, vous le connaissez tous, car il a toujours besoin de liquide
et sa soif d’accumulation ne connaît aucune limite. Prendra-t-il un jour
la direction de Gabode ? Nombreux sont ceux qui le souhaitent et qui estiment
que ce serait justice.

23/02/05 (B286) A lire sur la Lettre du Continent cette semaine.

LA LETTRE
DU CONTINENT – 24/02/2005

DJIBOUTI -L’affaire Borrel, une affaire Outreau ?

Quel est le responsable de la politique africaine de la France qui a comparé
l’affaire Borrel à Djibouti à l’affaire Outreau en France avec
ses erreurs judiciaires ? (…). [Total : 45 Mots].

 

23/02/05 (B286) LA VOIX AU CHAPITRE : par AÏNACHÉ / IMPASSE DÉMOCRATIQUE.

Pour des raisons
évidentes explicitées devant leurs militants et publiées
par les journaux des différents organes des partis, les dirigeants
de l’UAD (UNION POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE) qui regroupe l’ARD,
l’UDJ et le MRD, ont décidé qu’il n’y aura pas un candidat
à l’élection présidentielle du mois d’avril prochain
cautionné ou soutenu par l’opposition unie.

La ferme position, adoptée
par l’opposition unie est engendrée par le mutisme du pouvoir face
au refus constaté d’obtenir le moindre début de réponse
à leurs exigences.

Les conditions sine qua
non, pour un réel concours démocratique respectueux de l’expression
de chaque électeur – exigées par l’UAD n’ont pas été
prises en compte, comme le souligne le communiqué de presse du 13 février
dernier publié par l’UAD sur l’élection présidentielle
d’avril prochain.

A la lecture de ce communiqué
on ne peut que constater la détermination de l’opposition unie de ne
plus servir de faire valoir à une élection déjà
bouclée, du moins sur le papier, dans ses moindres détails.
Dopée par un succès grandissant à chacune de ses réunions
ou meeting, encouragée par une population exténuée désireuse
d’un changement salutaire, l’UAD s’estime légitiment incarner l’aspiration
populaire pour imposer ses conditions.

Les neuf conditions, au
demeurant légitimes, exigées par l’UAD ne risquent pas hélas
d’être satisfaites dans le laps de temps qui nous sépare de la
date légale de l’élection Présidentielle.

Ce qui revient à
dire, sauf un revirement improbable : Pas d’élection présidentielle.

En mai prochain, dans
pratiquement trois mois, le mandat de six ans de l’actuel chef de l’Etat expirera.
Par conséquent, le Président n’aura plus la légitimité
(usurpée ou non) de diriger le pays, si comme c’est fort probable,
l’élection Présidentielle ne peut se dérouler.

Par la même occasion,
nous serions privés des débats salutaires et indispensables
que la campagne électorale génère, pour faire le bilan
du candidat sortant et connaître les projets des postulants.

Dans ce cas de figure,
nous nous dirigeons les yeux fermés dans un gouffre sans issue aux
multiples conséquences peu réjouissantes.

QUÊTE D’UN HURLUBERLU.

Selon les rumeurs persistantes,
il se colporte la nouvelle que les tenants du pouvoir se sont mis en quête
de trouver un hurluberlu qui se ferait octroyer généreusement,
plus de 30% du suffrage exprimé, un titre ronflant d’ancien candidat
malheureux à la présidentielle et une reconnaissance sonnante
et trébuchante pour avoir sauvé du ridicule le candidat  »solitaire »
comme l’a baptisé, le journal de l’opposition de l’ARD (Alliance Républicaine
pour le Développement), RÉALITÉ.

Seulement voilà,
il y a un bémol : le facteur temps négligé par orgueil
ou par suffisance coupable, ne le permet plus.

Beaucoup de temps a été
perdu pour faire obstruction aux citoyens désireux de s’inscrire sur
la liste électorale comme l’avait révélé une information
publiée par le journal : RÉALITÉ n° 117 du 15.12.04.
je cite : ‘‘ Inscriptions interrompues au 5ème arrondissement. –
: Les citoyens résidant dans ce secteur n’arrivent plus à s’inscrire
sur les listes électorales depuis plus de deux semaines, officiellement,
dit-on, par manque de formulaires administratifs. ».
Ils ne sont pas les
seuls. Ce genre de mésaventure, des concitoyens de la diaspora l’ont
subi à leurs dépendants, particulièrement à notre
représentation parisienne.

Tout ce temps perdu en
péripéties inutiles, joue donc contre le pouvoir dans sa quête
de trouver cet hurluberlu, qui se fait manifestement rare, pour faire le challenge
et sauver les apparences. Cette fois-ci la quête semble difficile.

L’époque du candidat
unique, issu et soutenu par un parti unique est heureusement révolue.
Aucune nation, aucune institution ne peut plus cautionner une élection
non démocratique. La troublante succession fétide de père
en fils de Mr GNASSINGBÉ au Togo en est malheureusement la plus récente
et la plus parfaite caricature.
Nous voilà devant une impasse démocratique et un futur blocage
de ce qui nous reste des institutions, déjà malmenées
depuis bien longtemps.

Afin de ne pas s’enfoncer
d’avantage, il serait judicieux qu’il y ait une large concertation entre le
pouvoir et l’opposition unie dans l’UAD, avec des personnalités des
sociétés civiles choisies ensemble, pour s’atteler et trouver
un compromis susceptible de dégager un projet d’avenir.

Mieux vaut mettre les
problèmes sur la table pour en discuter et voir ce que l’on peut faire
ensemble pour les résoudre, plutôt que d’observer le pouvoir
s’épuiser dans une course effrénée d’un hypothétique
candidat de complaisance.

Il n’est donc pas superflu
de chercher une solution de sortie à ce blocage qui se profile à
l’horizon. Si non, je crains fort que le pire ne soit pas hélas, derrière
nous.

AÏNACHÉ

22/02/05 (B286) Communiqué du PDD relatif aux prochaines élections présidentielles.

Parti Djiboutien pour
le Développement
Siège social : Quartier 2, Avenue Cheik Houmed
Boîte Postale : 892 Tél : 35.32.43

République de Djibouti


Djibouti, le 21 février 2005

COMMUNIQUE
DE PRESSE

Dans le cadre de la préparation
de la présidentielle d’avril 2005, la Commission Electorale Nationale
Indépendante (CENI) se serait réunie dimanche 20 février
pour fixer sa composition.

Selon les médias
gouvernementaux qui rapportent la nouvelle, des militants de notre Parti siègeraient
au sein de la CENI.

En ma qualité de
Secrétaire Général du PDD, j’apporte ici un démenti
officiel à cette information : notre Parti n’a tenu aucune réunion
pour désigner quelque délégué que ce soit à
la CENI. Tous ceux que la télévision a présentés
comme des nôtres ne sont pas ni des responsables ni des militants du
PDD : ils n’engagent qu’eux-mêmes.

Le PDD n’a pas non
plus tenu de réunion pour déterminer sa position quant à
son éventuelle participation à la prochaine consultation électorale.
C’est pourquoi nous regrettons la décision hâtive de l’UAD
d’exclure de son sein le PDD, fondée sur une information partielle
et une initiative aussi inopportune qu’individuelle.

En conséquence,
en vertu des pouvoirs que me confèrent les Statuts de notre Parti,
j’entame dès ce jour toutes les démarches organisationnelles
nécessaires à la tenue dans les plus brefs délais d’un
congrès extraordinaire du PDD pour déterminer sa position relative
à la prochaine élection présidentielle.

En attendant les résolutions
de ce congrès, toute personne qui, quel que soit son rang, prendra
une quelconque position à ce sujet s’exposera aux sanctions, prévues
par notre Règlement Intérieur, qu’appelle ce genre de comportement
anti-organisationnel et incompatible avec la ligne politique du PDD.

Le Secrétaire Général du PDD
Bouha Daoud Ahmed

21/02/05 (B286) Condoléances à la suite de la disparition d’Abdillahi Moussa Said dit Iroleh (Plusieurs familles)

Nous présentons
toutes nos condoléances à la suite de la mort de Mr. Abdillahi
Moussa Said dit Iroleh, dont nous avons appris, avec une grande tristesse,
la disparition.
Le
défunt, qui était très apprécié, est
décédé, la semaine dernière à Ottawa
des suites d’une longue maladie.

Nous nous souvenons l’esprit
éclairé et la sagesse de Mr. Iroleh. C’est vers lui que
des personnes de différentes générations se sont tournées
pour le « Gar» ou la célébration de mariage.

« Inata waan ini
siinay » (nous vous avons donné la fille), combien de fois a-t-il
répété cette phrase ?

Homme populaire, de tradition
et très respecté dans la communauté Djiboutienne d’Ottawa,
sa disparition laisse un grand vide.
Sa
famille était venue au complet pour accompagner le défunt dans
sa dernière demeure.

Nous présentons
nos condoléances à la femme du défunt, ses enfants ((Wahib,
Fardousa, Roda, Neima, Oubah, Abdalleh, Moussa).

Se sont joints à
nous : Ahmed D. Sed et la famille Sed, Mahdi H.Omar, Amina Ismael (Fianeh
store), Ismael Assoweh (Andheeye) et sa famille, Fatouma Aganeh, Douni et
sa famille,Moumin Maygaag et sa famille, Saada «Lougeeye» et la
famille Lougeeye, Guirre Robler et sa famille,Sheikh Abdillahi Yahya et sa
famille, le consultant Mohamed Awaleh, Liban Abdi Khaireh, Johnny Rayaleh.

Que
Dieu accueille le défunt dans son paradis. Amiin.

21/02/05 (B286) LDDH : les Droits qui sont protégés par la Cour africaine des Droits de l’Homme. Comment agir en cas de violation par un Etat signataire de la charte ?

DIFFUSION D’INFORMATION

DU 18 FEVRIER 2005
SUR LES DROITS PROTEGES PAR
LA COUR AFRICAINE DES DROITS DE L’HOMME

Cette diffusion reprend
quelques passages du troisième chapitre des 10 clés pour comprendre
et utiliser la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples. (Guide
pratique destiné aux victimes de violations et publié par la
FIDH en novembre 2004).

M.
NOEL ABDI Jean-Paul
___________________________________________________________

CHAPITRE 3
QUELS SONT LES DROITS PROTEGES PAR LA COUR AFRICAINE ?

Points clé :
la Cour protège un large éventail de droits.

La Cour peut être
saisie pour examiner des affaires liées aux violations des dispositions
de la Charte africaine et des peuples de 1981, des protocoles à cette
Charte, et de tout autre instrument pertinent relatif aux droits de l’homme
ratifié par l’Etat en cause (art. 3 du protocole.

I. La Cour africaine
juge des violations des droits de l’homme

A/ Les violations
de la Charte africaine

1. les droits civiles
et politiques

Ces droits sont consacrés
aux articles 2 à 14 de la Charte.

– le droit à la
non discrimination (art.2)
– le droit à légalité devant la loi (art.3)
– le droit à la vie et à l’intégrité physique
et morale (art.4)
– le droit au respect de la dignité inhérente à la personne
humaine, l’interdiction de toute forme d’esclavage, de la traite des personnes,
de la torture physique ou morale et des peines ou traitements cruels, inhumains
ou dégradants (art.5)
– le droit à la liberté et à la sécurité
de la personne et l’interdiction des arrestations ou détentions arbitraires
(art.6)
– le droit à ce que sa cause soit entendue par la justice et le droit
à un procès équitable ; le droit à la présomption
d’innocence ; le droit à la défense ; le droit d’être
jugé dans un délai raisonnable par une juridiction impartiale
; le principe de non rétroactivité des lois pénales (art.7)
– la liberté de conscience et de religion (art.8)
– le droit à l’information et à la liberté d’expression
" dans le cadre des lois " et le droit à la pratique libre
de la religion (contient une clause de réserve) (art.9)
– le droit à la liberté d’association conformément aux
règles édictées par la loi (contient une clause de réserve)
(art.10)
– Le droit à la liberté de réunion (contient une clause
de réserve) (art.11)
– Le droit à la liberté de circulation à l’intérieur
d’un Etat ; le droit à quitter un pays,y compris le sien ; le droit
à l’asile ; l’interdiction de l’expulsion collective (art.12)
– Le droit à la libre participation à la direction des affaires
publiques et à l’égal accès aux fonctions publiques ;
le droit à l’égal accès aux biens et services publics
(art.13)
– Le droit de propriété (art.14)

2. Les droits économiques,
sociaux et culturels
Ces droits sont
consacrés aux articles 15 à 18 de la Charte

– le droit de travailler
dans des conditions équitables et satisfaisantes ; le droit au salaire
égal pour un travail égal (art.15)
– le droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale
(art.16)
– le droit à l’éducation et le droit des individus à
prendre part à la vie culturelle de la Communauté (art.17)
– le droit de la famille, des personnes âgées ou handicapées
à des mesures spécifiques de protection (art.18)

3. Les droits des peuples
Ces droits sont
consacrés aux articles 19 à 24 de la Charte

– le droit des peuples
à l’égalité (art.19)
– le droit des peuples à l’existence, à l’autodétermination
; le droit des peuples de se libérer de leur état de domination
en recourant à tous les moyens reconnus par la Communauté internationale
; le droit à l’assistance dans leur lutte de libération contre
la domination étrangère, qu’elle soit d’ordre politique, économique
ou culturel (art.20)
– le droit des peuples à la libre disposition de leurs richesses et
ressources naturelles (art.21)
– le droit des peuples au développement économique, social et
culturel (art.22)
– le droit des peuples à la paix et à la sécurité
nationales et internationales (art.23)
– le droit des peuples à un environnement satisfaisant et global, propice
à leur développement (art.24)

B/Les violations
d’autres instruments de protection des droits de l’Homme

Ci-dessous, une liste
non exhaustive des instruments pertinents :

1.Les instruments africains pertinents

– La Convention de l’OUA régissant les aspects propres aux problèmes
des réfugiés en Afrique : adoptée le 10 septembre 1969
; entrée en vigueur le 26 juin 1974
– La Charte africaine des droits et du bien être de l’enfant adoptée
en juillet 1990, entrée en vigueur le 29 novembre 1999
– La Convention de l’OUA sur la prévention et la lutte contre le terrorisme
; adopté le 14 juillet 1999 ; entrée en vigueur le 15 janvier
2004

2. Les instruments
internationaux pertinents

– La Convention sur la prévention et la répression du génocide,
1948
– Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, 1966
– Le Pacte international relatifs aux droits économiques, sociaux et
culturels, 1966
– La Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes
de discrimination raciale, 1965
– La Convention sur toutes les formes de discrimination à l’égard
des femmes, 1979
– La Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels,
inhumains ou dégradants, 1984
– La Convention internationale des droits de l’enfant, 1989

La compétence de
la Cour s’appuie donc sur un champ large d’instruments juridiques, permettant
de compléter la Charte africaine, et d’en combler éventuellement
les lacunes. C’est une véritable avancée par rapport aux deux
autres cours régionales. Un requérant seul peut saisir la Cour
africaine en invoquant des dispositions d’une Convention ratifiée par
l’Etat en cause qui garantit un éventail des droits plus étoffé
que ceux visés dans la Charte, notamment sur les droits des femmes
ou des droits économiques, sociaux et culturels. La Cour se fondera
bien évidemment sur l’interprétation donnée à
ces instruments par les organes conventionnels qu’ils établissent.


II La Cour africaine juge des violations des droits de l’Homme commises
par les Etats africains qui ont ratifié le Protocole.

La Cour peut être
saisie pour examiner des violations de la Charte et d’autres instruments régionaux
et internationaux de protection des droits de l’Homme commises par les Etats
parties qu Protocole.

III La Cour africaine
juge des violations des droits de l’Homme commises par des Etats parties postérieurement
à une date d’entrée en vigueur du Protocole à leur égard.

Le Protocole portant création
de la Cour africaine est entré en vigueur le 25 janvier 2004 pour les
15 premiers Etats qui ont ratifié cet instrument.

IV Comment agir ?
Pour saisir la Cour, s’assurer que celle ci est compétente en vérifiant
que :
– Le droit dont la violation est alléguée fait partie des dispositions
de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples ou d’un autre
instrument pertinent ratifié par l’Etat en cause,
– L’Etat, auteur de la violation des droits de l’Homme, a bien ratifié
le Protocole,
– L’auteur de la violation est bien un agent de l’Etat ou l’Etat avait pour
obligation de protégé le droit violé,
– La violation est postérieure à la date de ratification du
Protocole par l’Etat en cause
Pour participer au développement de la Jurisprudence de la Cou :
– La saisir tant sur les violations des droits civils et politiques que des
droits économiques, sociaux culturels ou des droits des peuples.