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14/10/2013 (Brève 288) Guelleh aurait-il été trop gourmand ? L’annulation de la manoeuvre franco-britannique « Djibouti-Lion » peut susciter des interrogations, d’autant plus que le site des sous-marins publient deux informations contradictoires, disant d’un côté que la responsabilité est britannique (manque d’argent) et de l’autre française (problèmes administratifs). Et si l’exercice avait été annulé en raison des prétentions « à la hausse » de Guelleh ? Ce n’est pas à exclure !!!

_______________ Article 1 – Annulation par la Grande-Bretagne pour des considérations financières …
http://www.corlobe.tk/article33933.html

La Grande-Bretagne a annulé sa participation à son plus exercice organisé au Moyen Orient depuis plus de 10 ans. Selon certains, le ministère britannique de la défense aurait pris cette décision pour économiser de l’argent.

Près de 1.600 Royal Marines devaient débarquer le mois prochain à Djibouti, depuis 10 bâtiments de la Royal Navy, dans le cadre d’un test de la nouvelle force de réaction rapide frnaco-anglaise. A la fin du mois dernier, les chefs militaires britanniques ont soudainement annulé l’exercice.

L’exercice amphibie, baptisé “Djibouti Lion”, devait marquer la fin d’un déploiement de 4 mois au Moyen-Orient par une force naval britannique.

« On nous a dit que l’annulation était une simple mesure d’économie, » explique une source de la Royal Navy. « Tout le monde est déçu parce que le grand exercice de débarquement aurait été une bonne façon de terminer la mission. Les Français ne sont pas contents. »

______________________ Article 2 –
Exercice Djibouti Lion annulé, la faute à la France, la Grande-Bretagne furieuse

http://www.corlobe.tk/article33931.html

Les Royal Marines ont été contraints d’annuler leur plus important exercice amphibie depuis plus d’une décennie, après que les troupes françaises se soient retirés.

La Royal Navy a dû mettre sur pied, dans l’urgence, un nouvel exercice dans le golfe d’Oman.

Plus de 1.500 commandos britanniques avaient été entraînés pour débarquer sur les côtes de Djibouti, aux côtés de 500 membres des Troupes de Marine.

Des sources de la Royal Navy ont indiqué que la décision d’annuler l’exercice a été prise par les Français après une rupture des relations en raison de « problèmes administratifs ».

Les Royal Marines auraient réagi avec fureur puisqu’il avait fallu un an pour organiser l’exercice “Djibouti Lion”.

Le débarquement devait se dérouler d’ici la fin du mois. 42 commandos des Royal Marines devaient constituer le fer de lance de la force amphibie.

Près de 600 Marines ont rejoint la mer Rouge à bord de 12 bâtiments de la Royal Navy, constituant la nouvelle Response Force Task.

La force est conduite par le porte-aéronefs HMS Illustrious et comprend aussi le navire amphibie HMS Bulwark, les frégates HMS Montrose et Westminster, et les navires de soutien Lyme Bay et Mounts Bay.

Cette annulation est un revers majeur pour le chef de la Royal Navy, le First Sea Lord Sir George Zambellas. Il s’est engagé à mettre sur pied une force combinée de bâtiments et de militaires des 2 pays d’ici 2016.

Une source de la Royal Navy a déclaré : « L’exercice “Djibouti Lion” était planifié depuis au moins un an d’avance. Il devait être l’événement central pour 2013 des activités des Marines. L’assaut amphibie devait le plus important de tout ce que nous avons organisé depuis 2000. »

Des sources de la Navy expliquent que la décision d’annulation a été prise par les Français après une rupture dans les relations en raison de « problèmes administratifs ».

« Tout le monde est découragé. Djibouti avait été choisi pour être le lieu du débarquement parce qu’il n’y a pas d’endroit assez grand en Grande-Bretagne pour faire débarquer un aussi grand nombre de Marines. »

« Il n’y avait aucun intérêt à ce que nous poursuivions l’exercice seuls, après le retrait des Français. L’objectif principal de “Djibouti Lion” était de voir comment nous pouvons opérer ensemble, des fusiliers-marins britanniques et français combattant épaule contre épaule. Donc, quand les Français sont partis, c’était terminé. Bonjour l’“Entente Cordiale” ! »

Le ministère britannique de la défense a confirmé que l’exercice avait été abandonné. Le ministère français de la défense a refusé de faire le moindre commentaire.

10/03/05 (B288) Communiqué de la LDDH sur la demande de report de l’élection présidentielle.

 

COMMUNIQUE
DE PRESSE
DU 9 MARS 2005
SUR LA DEMANDE DE REPORT DE L’ELECTION PRESIDENTIELLE

Le 9 mars 2005, la clôture
du dépôt de candidature à l’élection présidentielle
au Ministère de l’Intérieur a fait apparaître l’existence
d’un seul candidat à la Magistrature
Suprême.

 

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) s’était inquiétée dans une
récente note d’information de la situation politico-électorale
prévalant en République de Djibouti, à la veille de la
présidentielle d’avril prochain.

La LDDH, très préoccupée
pour la paix civile et la concorde nationale, avait souhaité que la
prochaine consultation soit reportée d’un an.

En effet, la situation
actuelle, qui prévaut à Djibouti, semble illégalement
inédite malgré le multipartisme intégral en vigueur depuis
septembre 2002.

Aujourd’hui, seul le Chef
de l’Etat est en lice, situation confirmée par le Ministre de l’Intérieur
et de la Décentralisation, qui dans une déclaration a annoncé
le maintien de l’élection à la date du 8 avril 2005.

Devant les risques de
dérapages de toutes sortes, la LDDH, consciente de la nécessité
d’un dialogue entre l’Opposition qui pose des conditions fondamentales et
un candidat du pouvoir qui refuse toute transparence électorale, suggère
dans l’intérêt national et en vue de sauvegarder la paix civile
que cette élection soit reportée à l’initiative du gouvernement.

Conformément à
sa mission de prévention des conflits, la LDDH est prête à
favoriser un climat de dialogue et même à jouer un rôle
de médiation avec le soutien de tous les Défenseurs des Droits
de l’Homme, en particulier l’UIDH et la FIDH.

M.
NOEL ABDI Jean-Paul

10/03/05 (B288) Finalement Guelleh n’aura pas de candidat contre lui : il est le seul !!! (AFP / Français et Anglais – info transmise par un lecteur)

_________________________
Note de l’ARDHD
Il semble que le candidat Chehem ait renoncé à se présenter,
face au tollé dans l’opposition, dont il avait été exclu
au dernier trimestre 2004. Finalement, il aurait compris que sa candidature
était vouée à un échec certain et qu’il se discréditait
complètement.

_________________________Dépêche
AFP (Français)
Election présidentielle à Djibouti: le chef de l’Etat sortant
seul candidat

DJIBOUTI – Le chef de
l’Etat sortant de Djibouti Ismaïl Omar Guelleh est le seul candidat à
l’élection présidentielle prévue le 8 avril dans ce petit
pays de la Corne de l’Afrique, a indiqué mercredi le ministre djiboutien
de l’Intérieur.

« Le dépôt
des candidatures pour l’élection présidentielle du 8 avril 2002
a pris fin le mardi 8 mars à minuit », a déclaré
le ministre Abdoulkader Doualeh Waiss lors d’une conférence de presse.

« Uniquement son excellence
le président de la République et chef du gouvernement, M. Ismaïl
Omar Guelleh, s’est manifesté le 7 mars à 11h00 », a-t-il
ajouté. « Nous n’avons enregistré aucun candidat provenant
d’un parti ou se présentant indépendamment », a-t-il poursuivi.

Malgré cette candidature
unique du chef de l’Etat sortant, au pouvoir depuis 1999, et l’absence de
tout candidat de l’opposition, « les élections présidentielles
auront lieu comme prévu le vendredi 8 avril 2005 », a souligné
le ministre de l’Intérieur.

Le 9 avril 1999, M. Guelleh
avait remporté l’élection présidentielle avec 75% des
suffrages exprimés face à un seul candidat de l’opposition,
Moussa Ahmed Idriss.

Pour le scrutin de 2005,
un candidat d’un parti de l’opposition, Mohamed Daoud Chehem, président
du Parti djiboutien pour le développement (PDD) avait pourtant annoncé
fin août sa volonté d’être candidat.

Le principal dirigeant
de l’opposition, Ahmed Dini Ahmed, ancien Premier ministre, ex-chef de la
rébellion Afar et président de l’Alliance républicaine
pour le développement (ARD) est décédé des suites
de maladie le 12 septembre dernier à Djibouti.

Stratégiquement
situé à l’entrée de la mer Rouge, ce petit Etat largement
désertique d’un demi-million d’habitants, indépendant de la
France depuis 1977, accueille la plus importante base militaire française
à l’étranger, avec quelque 2.700 hommes, et la seule base militaire
américaine en Afrique.

Le président Guelleh
avait succédé en 1999 au premier président de ce petit
pays de la Corne de l’Afrique, Hassan Gouled Aptidon, après avoir été
son chef de cabinet et homme de confiance pendant vingt-deux ans.

Né en 1947 à
Dire-Dawa (Ethiopie) d’un père instituteur devenu cheminot, Ismaël
Omar Guelleh appartient au sous-clan Issa des Mamassans, comme son prédécesseur.

Chef de cabinet, à
seulement 30 ans, du président Hassan Gouled, « le Père
de l’Indépendance », il a conservé ce poste stratégique
avant de s’asseoir à son tour dans le fauteuil présidentiel.

Pendant toute cette longue
période de vingt-deux ans, M. Guelleh fut également en charge
de la sécurité et des services de renseignements.

« Trois choses programmées
par avance auront lieu comme prévu », a déclaré mercredi
le ministre djiboutien de l’Intérieur.

« Premièrement,
une organisation matérielle et technique autant que possible irréprochable.
Deuxièmement, le respect des texte légaux et réglementaires
qui sera suivi à la lettre. Troisièmement, nous serons vigilants
pour assurer l’ordre public, la sécurité et la circulation des
personnes et des biens, a-t-il conclu.

_________________________
Dépêche AFP (Anglais)

Djibouti president
faces no contest

President Guellah’s party won all 65 parliamentary seats in 2003

Djibouti’s President Ismail
Umar Guelleh will be the sole candidate for the East African country’s highest
office when voters go to the polls next month.

Interior Minister Abd
al-Qadir Doualeh Waiss said on Wednesday that although others could have registered
to run, Guelleh was the only candidate to submit papers to stand in the 8
April election.

« All candidates wanting
to participate in the presidential elections, including independents, had
10 days from Sunday, 27 February 2005, until midnight Tuesday, 8 March 2005,
to deposit their papers, » he said.

« Only his excellency,
the president of the republic and chief of government, Ismail Umar Guelleh,
presented himself on 7 March 2005 at 11am. We have not recorded candidates
from any other party or independents. »

Despite the fact that
Guelleh, the leader of the People’s Progress Rally party who has ruled Djibouti
since 1999, will be the only candidate, « the presidential elections will
be held as scheduled on Friday, 8 April 2005 ».

Serious shortcomings

Djibouti, strategically
located at the southern end of the Red Sea on the Gulf of Aden, is a key part
of the maritime link from Mediterranean and the Suez Canal in the north to
the Indian Ocean.

It is home to the largest
overseas French military base and the only US military base in Africa, and
in recent years has become a hub for international anti-terrorism efforts.

Strategically located
Djibouti is home to French and US bases

However, Djibouti’s record on democracy has frequently been criticised, most
recently last month when the United States pointed out serious shortcomings
in conditions there.

« The government’s
human-rights record remained poor and it continued to commit serious abuses, »
the State Department said of Djibouti in its annual human-rights report.

« The government limited
citizens’ rights to change their government, » it said.

In January 2003, Guelleh’s
Union for a Presidential Majority (UMP) coalition won all 65 seats in Djibouti’s
parliament in polls that opposition parties denounced as rigged. The government
denied the allegations.

AFP

10/03/05 (B288) Le Ministre de l’Intérieur annonce que Guelleh est le seul candidat et que son dossier de candidature a été transmis au Conseil constitutionnel pour vérifier l’éligibilité du Candidat. (La Nation / Info transmise par un lecteur)

______________________
Note de l’ARDHD
Nous espérons que le Conseil constitutionnel sera très vigilant
sur le point de la double nationalité possible de Guelleh, qui pourrait
cumuler dans ce cas, les nationalités djiboutiennes et françaises,
ce qui est le cas de son épouse.

Nous sommes certains
que le Conseil constitutionnel aura à coeur de vérifier ce point
auprès du Candidat.

Si l’enquête
du Conseil se révélait positive, nous espérons que le
Conseil constitutionnel soit en mesure de prononcer librement la non-éligibilité
du candidat dans le respect de l’article 24 de la constitution :

"ARTICLE 24
: Tout candidat aux fonctions de Président de la République
doit être de nationalité djiboutienne, à l’exclusion de
tout autre, jouir de ses droits civiques et politiques et être âgé
de quarante ans au moins."

Mais il ne faut pas
rêver … cela se passerait effectivement comme cela dans un pays doté
d’un régime démocratique et non dictatorial. Le Président
du Conseil constitutionnel djiboutien est un "obligé" de
Guelleh et il nous surprendrait véritablement, s’il appliquait les
règles constitutionnels … il nous surprendrait en bien, sans aucun
doute !!!

_______________________________Extrait
de La Nation

Le scrutin aura lieu, comme prévu, le 8 avril 2005

Le dépôt
des candidatures pour les élections présidentielles du 8 avril
2005 a pris fin le mardi 8 mars à minuit.

Tous les candidats désireux
de participer aux élections présidentielles y compris les indépendants
disposaient de 10 jours, c’est- à-dire du dimanche 27 février
2005 au mardi 8 mars 2005 à minuit pour déposer leur dossier.

En tant que Ministre de
l’Intérieur j’ai eu l’occasion de rappeler à plusieurs reprises
cette période de 10 jours à tous les candidats éventuels.

Uniquement le Président
de la République et Chef du Gouvernement Monsieur Ismaïl Omar
Guelleh s’est manifesté le 7 mars 2005 à 11 heures.

Il a déposé
son dossier de candidature avec tous les documents exigés par la loi.


Aussi, je lui ai délivré immédiatement le récépissé
prévu par la loi et j’ai transmis son dossier au Conseil Constitutionnel
le jour même comme vous l’avez entendu à la radio ou vu à
la télévision pour vérification de l’éligibilité
du candidat par cette institution.

Nous n’avons enregistré
aucun autre candidat provenant d’un parti ou se présentant indépendamment.

Ceci dit les élections
présidentielles auront lieu, comme prévu, le vendredi 8 avril
2005. Trois choses programmées à l’avance auront lieu comme
prévu:

Premièrement :
une organisation matérielle et technique autant que possible irréprochable.

Deuxièmement :
le respect des textes légaux et réglementaires qui sera suivi
à la lettre.

Troisièmement :
nous serons vigilants pour assurer l’ordre public, la sécurité
et la circulation des personnes et des biens.

Par ailleurs, j’ai reçu
ce mardi matin des notables, des chefs de quartier, des femmes chefs de quartier,
des associations de jeunes.

Je les ai exhortés,
compte tenu de nos habitudes, de mobiliser la population de leurs quartiers
respectifs pour qu’il n’y ait pas de bousculades aux dernières minutes
devant les Districts et les arrondissements pour retirer les cartes d’électeurs.

M.
Abdoulkader Doualeh Waïs
Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation

10/03/05 (B288) Lettre ouverte du Président de la LDDH au Président de l’Assemblée nationale sur des mesures propres à assurer la régularité des procédures au regard des textes constitutionnels, dans le cadre de la prochaine élection présidentielle.

Le Président
de la LDDH

Djibouti, le 10 mars 2005

Au président
de l’Assemblée nationale
République de Djibouti

 

Monsieur le Président

Ayant appris hier soir,
du Ministre de l’Intérieur et d’une façon  » officielle
 » sur les ondes de la RTD, que l’actuel président de la République
est seul candidat à la présidence.

Le Ministre a, toutefois,
précisé qu’il avait saisi le Conseil Constitutionnel pour vérifier
la régularité de cette unique candidature.

Le Conseil Constitutionnel
a aussitôt répondu sans par ailleurs préciser si le président
de l’Assemblée nationale ou le premier ministre l’avait aussi saisi
pour constater la vacance de la présidence de la République
à cause de la nouvelle candidature de l’ancien Chef de l’Etat à
la présidence de la République.

En effet, les articles
suivants stipulent :

Article 22
Le Président de la République est chef de l’Etat. Il
incarne l’unité nationale et assure la continuité…

Article 25
Les élections présidentielles ont lieu trente jours au
moins et quarante jours au plus avant l’expiration du mandat du Président
en exercice.

Article 29
En cas de vacance de la Présidence de la République pour
quelque cause que ce soit ou d’empêchement définitif constater
par le Conseil Constitutionnel saisi par le premier ministre ou par le président
de l’Assemblée nationale, l’intérim et assuré par le
Président de la Cour Suprême, lequel ne peut-être candidat
à la Présidence durant l’intérim.

Durant cet intérim,
le gouvernement ne peut être dissout ni remanié. Il ne peut être
également procédé à aucune modification des institutions
républicaines.

L’élection du nouveau
président a lieu trente jours au moins et quarante jours au plus après
constatation officielle de la vacance ou du caractère définitif
de l’empêchement.

Par conséquent
et conformément aux articles ci-dessus ;

deux points s’avèrent
nécessaires, pour préserver la Bonne Cohésion de l’Unité
Nationale, et la Bonne Gouvernance du déroulement des élections,
dans le cadre :

1. du constat par le Conseil
Constitutionnel de la vacance de la présidence de la République
à cause de la candidature de Monsieur Ismaël Omar Guelleh à
la présidence de la République.

2. Que le candidat aux
élections ne peut pas assurer et assumer les fonctions et dispositions
de l’article 22 de la Constitution. En effet il ne peut pas être juge
et partie. Une nouvelle candidature à la magistrature suprême
de l’Etat nécessite soit une démission du Chef de l’Etat, soit
le constat de vacance par le Conseil Constitutionnel.

3. du report de la date
des élections, pour respecter entre autres les dispositions du dernier
alinéa de l’article 29 de la Constitution.

Il est bon de préciser,
que contrairement à la période de 1993, la République
de Djibouti grâce à la signature des Accords de Paix entre le
Frud-Armé et le Gouvernement, la Paix des Armes est respectée
depuis le 12 mai 2001, tandis que les dispositions de la Paix Sociale sont
encore bancales.

Dans la conjoncture actuelle,
il serait donc encourageant de respecter et de mettre en application l’esprit
et la lettre des dispositions des articles 22 et 29 de la Constitution.

Votre Décision
paraît primordiale pour la bonne applicabilité de la Constitution
du 4 septembre 1992, et pour le respect de la bonne continuité des
Institutions républicaines.

En tant que Défenseur
des Droits de l’Homme, je suis à votre entière disposition pour
vous apporter ma modeste contribution.

Avec mes
sentiments déférents et amicaux
M. NOEL ABDI Jean-Paul

10/03/05 (B288) Lettres ouvertes du Président de la LDDH aux Ministres djiboutiens de la Justice et déléguée aux Droits de la femme à propos du CEDAW

___________________________
Au Ministre de la Justice

Le Président
de la LDDH

Djibouti, le 6 mars 2005

Au
Ministre de la Justice
chargé des Droits de l’Homme

Monsieur le Ministre,

A l’instar des ligues
nationales des Droits de l’Homme membres de la FIDH, la ligue djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) mène campagne pour la ratification et la
mise en œuvre de la CEDAW et de son Protocole Additionnel. On se souvient
qu’en 1995, notre pays avait activement participé à la Conférence
mondiale sur les femmes tenue à Beijing.

A l’occasion du 10ème
anniversaire de la CEDAW et à la veille de la journée internationale
de la Femme, la LDDH vous demande d’intervenir auprès du Gouvernement
afin d’œuvrer concrètement en faveur des droits des femmes par
la ratification et la mise œuvre intégrale de la CEDAW en levant
les réserves et de son intégration en droit interne.

Je reste bien entendu
à votre entière disposition avec mes amis de la FIDH pour vous
apporter un complément d’information en vue de faciliter la levée
des réserves, du droit interne retardant l’application des ratifications.

Comptant sur votre appui
pour faire aboutir ces démarches et dans l’attente de votre réponse,
je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, à l’expression
de mes sentiments déférents et fraternels

M.
NOEL ABDI Jean-Paul.

Pour information :
Le Président
de l’Assemblée Nationale

______________________à
la Ministre déléguée à la Promotion de la femme

Le Président
de la LDDH


Djibouti, le 6 mars 2005

A
Madame la Ministre Déléguée
auprès du Premier Ministre
chargée de la Promotion de la Femme,
du Bien-Etre familial et des Affaires Sociales
Djibouti
République de Djibouti

Madame la Ministre,

A l’instar des ligues
nationales des Droits de l’Homme membres de la FIDH, la ligue djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) mène campagne pour la ratification et la
mise en œuvre de la CEDAW et de son Protocole Additionnel. On se souvient
qu’en 1995, notre pays avait activement participé à la Conférence
mondiale sur les femmes tenue à Beijing.

A l’occasion du 10ème
anniversaire de la CEDAW et à la veille de la journée internationale
de la Femme, la LDDH vous demande d’intervenir auprès du Gouvernement
afin d’œuvrer concrètement en faveur des droits des femmes par
la ratification et la mise œuvre intégrale de la CEDAW en levant
les réserves et de son intégration en droit interne.

Conscient de l’importance
prise par le Département ministériel de la promotion féminine
depuis 1999, la LDDH encourage cette avancée pratique en matière
des Droits de la Femme devant se concrétiser aujourd’hui par la mise
en œuvre intégrale de la CEDAW dans notre pays.

Je reste bien entendu
à votre entière disposition avec mes amis de la FIDH pour vous
apporter un complément d’information en vue de faciliter la levée
des réserves, du droit interne retardant l’application des ratifications.

Comptant sur votre appui
pour faire aboutir ces démarches et dans l’attente de votre réponse,
je vous prie d’agréer, Madame la Ministre, à l’expression de
mes sentiments déférents et fraternels

M. NOEL ABDI Jean-Paul.


Pour information :

Le Président de
l’Assemblée Nationale
Les Membres de la Conférence des Président de l’Assemblée
Nationale
Le Premier Ministre
Le Ministre des Affaires Etrangère et de la Coopération chargé
des Relations avec le Parlement



PS :La LDDH déplore
avec vigueur les répressions inadmissibles contre les manifestations
en faveur des droits des femmes en Turquie

10/03/05 (B288) Radio-trottoir : Un nouveau français expulsé en urgence par Guelleh … / des élections dans l’impasse. (Correspondant)

Selon des rumeurs persistantes,
le directeur français de la BCI aurait été expulsé
en urgence par Guelleh, qui ne lui aurait même pas accordé le
temps pour attendre le prochain vol d’Air France, mais au contraire qui l’aurait
contraint de quitter, sans délai, le territoire sur Ethiopan Airline.

Le motif serait que ce
directeur est d’abord Français et ensuite et surtout qu’il aurait refusé
d’accorder un crédit à Guelleh …. Crime de lèse-majesté
!

Chacun se demande à
Djibouti, pour quelles raisons Guelleh doit-il recourir à l’emprunt
: est-ce pour financer son nouveau Palais dans l’ile artificielle des milliardaires
dans les Emirats ? ou pour financer quel nouveau trafic ? Quand on imagine
l’importance des richesses accumulées par Paulette et Guelleh, on peut
s’étonner qu’un banquier puisse leur refuser un prêt, car il
peut obtenir 10 fois le montant de l’emprunt en hypothèques et gages
divers sur ses propriétés…

Probablement, comme il
a coutume de le faire, Guelleh a-t-il refusé d’offrir les garanties
légitimes et habituelles dans ce type d’opération … Alors
Guelleh chasse le banquier récalcitrant et il exige qu’on lui en envoie
un autre plus accomodant, qui saura préter sans garanties …

L’Ambassadeur de France
serait intervenu pour défendre le banquier, mais on dit qu’il se serait
fait jeter comme « un bouffon ». Les mauvaises langues répéteraient
qu’à force de céder devant Guelleh, la France a gagné
ce qu’elle mérite et en particulier le droit de recevoir des coups
de pied au derrière …

____________________________

Par ailleurs l’impression
qui prévaut ici est que l’élection législative est dans
l’impasse. Guelleh se présentant sans opposant, cela diminue considérablement
à la fois sa légitimité et son crédit ….

09/03/05 (B288) DECLARATION DU FRONT POUR LA RESTAURATION DE L’UNITE ET DE LA DEMOCRATIE F.R.U.D

Bruxelles
8 Mars 2005

Le processus
démocratique en République de Djibouti est dans l’impasse malgré
la proclamation du multipartisme en septembre 2002.

Le déroulement
des élections législatives de Janvier 2003 ont amplement démontré
que le Président de Djibouti ne pouvait accepter le verdict des urnes.

Djibouti vit toujours une situation de ni paix ni guerre :

– Par l’incapacité
du pouvoir en place de traiter les causes profondes de la guerre civile légitimant
ainsi le maintien de structure politico militaire du F.R.U.D.

– Par le
refus d’Ismaïl Omar Guelleh d’appliquer l’accord du 12 Mai 2001 signé
avec une partie du FRUD en dépit de son contenu limité,

– Parce que
des nouvelles casernes militaires sont implantées dans les régions
les plus reculées du Nord,

Il est aujourd’hui
établi que l’alternance par les urnes est quasi impossible en République
de Djibouti.

Le F.R.U.D
qui avait boycotté les élections de Janvier 2003, lance un appel
à la mobilisation de la population djiboutienne contre l’élection
présidentielle plébiscite prévue pour le 8 Avril 2005.

Le F.R.U.D
ne peut que se féliciter de la décision de l’opposition légalisée
rassemblée au sein de l’Union pour L’Alternance Démocratique
(U.A.D) de boycotter le scrutin présidentiel.

Dès
lors, le F.R.U.D estime qu’il n’y a plus aucun obstacle à un rassemblement
des forces démocratiques et appelle l’ensemble de l’opposition à
un véritable sursaut pour assumer ses responsabilités.

Le Front pour la Restauration
de l’Unité et de la Démocratie rappelle aux Etats militairement
présents à Djibouti (France / Etats-Unis) leurs responsabilités
pour prévenir tout conflit et empêcher le pire en favorisant
une transition démocratique dans ce pays à l’instar du Liban.

Mohamed
Kadamy Youssouf
Président du Comité Provisoire du FRUD
Contact Belgique : 32476342583
Contact France : 33 143630451