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26/09/2012 (Brève 029) Alerte rouge pour Hassan Osman Ismaïl, réfugié djiboutien en Ethiopie qui serait retenu contre son gré et probablement de force dans les locaux du DIAC à Addis Abeba. (Source fiable)

Selon une source très fiable, nous venons d’apprendre que Hassan Osman Ismaïl, réfugié djiboutien dans la capitale éthiopienne serait retenu de force dans les locaux du DIAC (département, sous le patronage de l’Organisation des Églises éthiopiennes (DICAC-EOC) en charge de la gestion des affaires sociales des réfugiés urbains séjournant dans la capitale éthiopienne).

Hassan Osman Ismaïl est bien connu parmi les réfugiés puisqu’il est Président du groupe des réfugiés djiboutiens d’Addis et qu’il est leur représentant auprès du UN-HCR depuis son élection le 11 juillet. Scrutin réalisé sous le patronnage du UN-HCR …

Selon notre informateur, il aurait été sequestré ce mercredi matin par les employés ddu DIAC, qui agirait de concert avec le chef du service comptable M. de Sosena et son collègue Balay chef de service social.

Qu’est-ce qui peut motiver cette privation totalement arbitraire de liberté ?

Selon nos sources, il aurait simplement réclamé la régularisation d’une parte de l’allocation mensuelle qui lui est dûe. En effet depuis janvier 2012, il ne perçoit pas l’intégralité de la somme, puisqu’une fraction non négligeable est retenu .

Nous attendons d’en savoir plus, sur les raisons de cette rétention financière.

Alerté, l’un de ses frères djiboutiens s’est rendu immédiatement à proximité des bureaux de l’organisme, mais on lui en a interdit l’accès. Le téléphone portable de la victime est coupé.

Notre témoin a constaté, durant sa présence, l’arrivée de deux policiers qui sont entrés dans les locaux et qui y ont passé plus d’une heure.

Selon des employés, ces policiers auraient été appelés à propos du cas d’Hassan Osman Ismaïl. Depuis, notre correspondant qui n’a toujours pas réussi à entrer en contact avec lui, a établit « son siège » dans une cafeteria proche, afin de savoir s’il va être transféré dans un autre lieu ou s’il sera libéré.

________ Informations sur la situation des réfugiés

Les réfugiés djiboutiens ne cessent de se plaindre de l’arbitraire auquel ils sont confrontés en permanence, tant au niveau de la DIAC, que du UN-HCR où la célèbre Nagat M… officie, après avoir renforcé son autorité personnelle dans les services.

Les réfugiés l’accusent de faire tout ce qu’il lui est possible pour les « brimer », en leur coupant les vivres par exemple ! C’est ainsi que les nouveaux inscrits au HCR ne recevraient pas l’indemnité à laquelle ils ont droit. D’autres bénéficiaires affirment que c’est elle qui décide s’ils recevront ou non le paiement et combien elle déduira effectivement.

Beaucoup d’employés étrangers ont quitté le bureau d’Addis et ils ont été remplacés par des personnels éthiopiens, qui sont effectivement sous les ordres de la fameuse Nagat M….

Bref les réfugiés djiboutiens d’Addis continuent à ne pas être traités équitablement au niveau du UN-HCR.

Nous demandons officiellement la libération immédiate et inconditionnelle d’Hassan Osman Ismaïl et nous publierons des informations plus récentes dès qu’elles nous seront adressées.

04/01/01 (LIB 029) COMMUNIQUE DE PRESSE Jean-Michel POUCHELE en grève de la faim à Abbeville pour retrouver son honneur « volé » par la dictature de M. GUELLEH à Djibouti

31/12
JEAN-MICHEL POUCHELE : grève de la faim
– pour retrouver son honneur « volé » par le système
Guelleh,
– pour demande le vote d’une loi en France, qui reconnaisse le droit
d’ingérence humanitaire,
– pour demander le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti.
Jean-Michel
Pouchèle,
toute une vie consacrée à l’action humanitaire :

Une
première expulsion en 1991, au motif que personne ne devait apporter
une aide aux populations victimes du blocus mis en place par le gouvernement
dictatorial de Djibouti

A
partir de 1991, Jean-Michel POUCHELE était intervenu dans le
Nord de Djibouti où il a soigné des centaines d’habitants
ainsi que tous
les
blessés dans la lutte entre les résistants du FRUD et
l’AND du dictateur GUELLEH. Après un an et demi de présence
humanitaire sur le terrain, il a été fait « prisonnier »
par les forces de Guelleh, qui ne supportaient pas que quelqu’un puisse
apporter une aide humanitaire aux populations victimes du blocus alimentaire
et sanitaire mis en place le régime dictatorial. Il a été
expulsé immédiatement et renvoyé en France.

En 1993, il est arrêté
illégalement à son hôtel et placé pendant
trois jours au secret, en dépit du fait qu’il était en
possession d’un passeport et d’un visa régulier de séjour.

En
1993, Jean-Michel Pouchèle a décidé de repartir
de nouveau pour aider les populations du Nord qui souffraient de plus
en plus des conséquences du blocus sanitaire, alimentaire et
scolaire. Il est entré légalement sur le territoire avec
son passeport français et un visa qui lui avait été
délivré à son entrée. Arrêté
dans son hôtel après quelques jours de présence
sur le territoire, puis mis au secret pendant trois jours dans les locaux
de la gendarmerie, il a finalement été de nouveau expulsé
et renvoyé en France au motif « décision présidentielle ».

Pour
contester cette expulsion totalement illégale, en juillet 1993,
il a choisi de mener un grève de la faim devant l’Ambassade de
Djibouti à Paris 16ème. Il a poursuivi cette grève
jusqu’à la limite de ses force pendant cinquante-cinq jours.

En
1994, après 55 jours de grève de la faim, il retourne
à Djibouti via l’Éthiopie. Il est arrêté
par des policiers en civil qui conduisaient un camion de l’UNICEF !!

Il
a décidé de repartir, en septembre 1994, pour soigner
les populations du Nord de Djibouti. Il a traversé la frontière
djibouto-éthiopienne avec une cargaison de médicaments
et de vêtements. Après quelques jours, il a été
arrêté par des policiers en civil qui conduisaient
un véhicule de l’UNICEF.

Il
a été condamné dans des conditions invraisemblables
à six mois de prison ferme en première instance, puis
à huit mois en appel, pour avoir pénétré
illégalement sur le territoire de Djibouti. Le procès
pénal, comme tous ceux qui ont eu lieu à Djibouti dans
ces dernières années, s’était déroulé
dans des conditions rocambolesques, sans assistance d’un défenseur
libre, etc. . La sentence était connue avant le procès.
Il a passé trois mois emprisonné à Djibouti, d’abord
à Gabode, puis à l’hôpital Peltier (dans une chambre
gardée par des policiers).

Une
campagne de presse de l’ARDHD a permis son rapatriement en France. Mais
le Procureur de Bobigny a confirmé la sentence prononcée
par le tribunal de Djibouti et il a été immédiatement
incarcéré à Fleury Mérogis.

L’ARDHD avait été
immédiatement informée du cas de Jean-Michel Pouchéle
et elle avait déclenché une vaste opération médiatique.
Alors, le Garde des Sceaux avait demandé et obtenu qu’il soit
rapatrié en Métropole pour y terminer sa durée
de détention. Arrivé en France le 31 décembre ,
sous la garde de deux policiers français, il a été
conduit devant le Procureur de Bobigny, qui, à la stupeur générale,
a confirmé la sentence inique prononcée par le tribunal
de Djibouti !
C’est ainsi qu’il a passé un mois à Fleury Mérogis,
avant de bénéficier d’une remise de peine et d’une libération
anticipée le 21 janvier 1995 !

Pourquoi
une grève de la faim à Abbeville

Jean-Michel
Pouchéle a demandé aux autorités françaises,
de le réintégrer dans son honneur et de prononcer
l’annulation de la sentence inique prononcée à son
encontre par un tribunal djiboutien aux ordres de la dictature.
Malgré ses démarches auprès du Président
de la République, du Garde des Sceaux et du Premier Ministre,
appuyées par plusieurs députés, en particulier
par M Francis Hammel, député de la Somme, il n’a toujours
pas obtenu satisfaction.

Jean-Michel Pouchéle a décidé de commencer le dimanche
matin 31/12, une grève de la faim illimitée. Il est installé
dans une camping car stationné devant la sous-préfecture
d’Abbeville. Il a le soutien des députés locaux et la
presse prend le relais pour expliquer son action.

Trois revendications à son action

  1. Etre
    réintégré dans son honneur par une annulation
    de la sentence inique prononcée par le Tribunal de Djibouti
    aux ordres du dictateur-président,

  2. Obtenir qu’un projet de loi soit déposé à l’Assemblée
    Nationale française pour reconnaître le droit d’ingérence
    humanitaire,
  3. Sensibiliser
    la communauté européenne aux violations des droits de
    l’Homme et aux crimes contre l’humanité qui sont commis tous
    les jours à Djibouti par le régime dictatorial de M
    Aptidon, puis de son successeur M Guelleh.

L’ARDHD
lance un appel général pour soutenir
Jean-Michel POUCHÈLE


L’ARDHD soutient l’action de Jean-Michel Pouchèle et demande
à tous ceux qui le souhaitent, d’envoyer un message de soutien,
en cliquant ici :

« je
soutiens l’action de Jean-Michel Pouchèle et demande à
la France de le réintégrer dans son honneur. Je demande
aussi qu’une loi soit votée en faveur de l’ingérence humanitaire ».

Prénom,
nom,
Ville

 

Jean-Michel
Pouchèle est aussi intervenu dans plusieurs pays d’Afrique, afin
d’aider les populations sur les plans médicaux, éducatifs
et alimentaires. En particulier, il a initié un vaste projet
au Burkina Faso : plusieurs villages isolés disposent désormais,
grâce à ses efforts, à son obstination et à
son courage, d’un puits, d’une école et d’un dispensaire-hôpital.

06/04/2000 – AFFAIRE BORREL: Un nouveau témoin corrobore la thèse de l’assassinat du juge français à Djibouti en 1995 (Extrait du Figaro)

CONVERSATION CODEE A L’AMBASSADE

Toulouse : de l’envoyée spéciale, Alexandrine Bouilhet

Un nouveau témoin accréditant la thèse de l’assassinat politique dans l’affaire BORREL pourraît être prochainement entendu par les juges Le Loire et Moracchini. Il s’agit d’Abdourahman Yassin, 39 ans, un ancien conseiller diplomatique djiboutien, réfugié en France depuis octobre 1998. Réservé et méfiant, ce père de famille d’origine somalienne se tourvait en poste comme attaché financier à l’ambassade de Djibouti au Yémen en octobre 1995, lorsque le corps de Bernard BORREL fut retrouvé à demi carbonisé en face de l’île du Diable, au sud de Djibouti. A l’époque, l’annonce du suicide par immolation de ce magistrat français lui semblait déjà  » suspecte « . Lorsque ses doutes se sont renforcés, il s’est tu par peur de représailles.

Ce n’est que très récemment, lorsqu’il a lu dans la presse française le témoignage controversé de l’ancien officier Mohamed Saleh Alhoumekani mettant en cause l’actuel chef de l’Etat djiboutien dans la mort du juge BORREL, que ce diplomate s’est décidé à parler.  » Je ne connais pas ce Mohamed Saleh Alhoumekani, si ce n’est de vue. Mais je peux vous assurer que ce qu’il dit est vrai « . affirme Abdourahman Yassin. Pourquoi cette assurance ? « La conversation dont il a été témoin en octobre 1995 à Djibouti (NDLR :  » Le juge fouineur a été tué sans aucune trace « ), je l’ai entendue, 10 mois plus tard, formulée autrement, quand j’étais en poste au Yémen.  »

L’échange informel auqel le diplomate a assisté dans un salon de la résidence de l’ambassadeur à Sanaa remonte à juillet-août 1996. Cet été-là, le chef des services de renseignements djiboutiens (SDS), Hassan Saïd, est en visite privée à l’ambassade, en compagnie de son adjoint, Abdillahl Mohamed. Il s’entretient longuement, dans un salon, avec le chargé d’affaires de l’ambassade au Yémen, Youssouf Omar Douleb, aujourd’hui ambassadeur à Sanaa. En présence d’un témoin censé rester discret.

Après avoir discuté de l’état des relations franco-djiboutiennes, l’ambassadeur Omar Doulab aurait demandé -en Somali- au chef de la SDS des nouvelles de  » l’histoire du juge BORREL « . Le patron des services lui aurait répondu :  » C’est une affaire réglée, tout s’est bien terminé. Les relations avec la France sont devenues excellentes « . Son adjoint, le numéro deux des services, aurait même précisé :  » Il faut dire qu’on a mis les moyens et des hommes…  » Ajoutant aussitôt :  » C’est encore grâce à Ismaïl Omar(NDLR : Ismaïl Omar Guelleh, actuel chef de l’Etat djiboutien) que tout a été bien fait  » Ironique, l’ambassadeur aurait rétorqué :  » Il ne faut quand même pas oublier ma petite participation…  » Hassan Saïd aquiesce :  » Oui, c’est vrai, il y avait aussi le chef de la gendarmerie…  » Allusion aux liens de parenté entre l’ambassadeur et le colonel Madhi.

Même elliptique, cette conversation recoupe le témoignage de Mohamed Saleh Alhoumekani (nos éditions du 11 janvier 2000). On y retrouve le nom de trois personnages qu’il a cités sur son procès-verbal devant les juges parisiens. D’abord, celui Ismaïl Omar Guelleh, alors chef de cabinet du président Aptidon, présenté comme l’organisateur du guet-apens. Puis celui du colonel Mahdi, chef de la gendarmerie, qui, d’après Alhoumekani, se trouvait dans les jardins de la présidence lors d’une surprenante réunion entre commanditaires et exécutants du  » crime « . Et enfin, celui d’Hassan Saïd, le chef des services de renseignements djiboutiens.

Quelle sera la portée de ce témoignage, dans un dossier sensible que la justice souhaiterait clôturer au plus vite par un non-lieu ? Pour la partie civile, il devrait permettre de contrebalancer les nombreux procès-verbaux, recueillis le mois dernier à Djibouti, discréditant le récit d’Alhoumekani. Et de renforcer l’hypothèse d’un assassinat maquillé en suicide. Pour les enquêteurs, en revanche, ce récit ne devrait pas bouleverser l’orientation du dossier. Les propos du diplomate risquent de venir s’ajouter à ceux d’une demi-douzaine de personnes jusqu’à présent cataloguées comme  » peu crédibles  » ou  » manipulées  » par d’obscurs lobbies antidjiboutiens.  » Ce M ; Yassin n’est pas très fiable « , rétorque-t-on d’ailleurs à l’ambassade de Djibouti à Paris.  » Il a été expulsé de l’ambassade du Yémen en 1997 pour avoir détourné 150 000 francs « , affirme un conseiller. L’intéressé dément. Peu importe aux officiels djiboutiens.  » C’est comme Alhoumekani : il est fragile et veut attirer l’attention sur lui pour des raisons économiques. « 

05/04/2000 – CONFIRMATION: VINGT-QUATRE ENFANTS DE 6 A 13 ANS SONT EMPRISONNES A DJIBOUTI COMME DES DROITS COMMUNS DANS L’ENFER DE GABODE

Nous avons alerté toutes les associations humanitaires et les hommes politiques, dès que nous avons eu connaissance de cette terrible information et nous avons demandé des confirmations.

Les nouvelles sont consternantes : nous avons eu confirmation que vingt-quatre enfants âgés de 6 à 13 ans sont emprisonnés depuis six mois dans l’enfer de Gabode, comme de Droits Communs.

Nous renouvelons notre appel d’urgence à toutes les Associations humanitaires et aux Hommes politiques pour qu’ils fassent cesser cette barbarie et pour que des mesures s’assistance soient mises en place immédiatement en faveur de ces enfants « torturés » par le régime de M. Ismaël Omar Guelleh.

01/04/2000 – Débat d’idée

Et de deux. Voici une autre étape décisive sur le chemin de la réconciliation national.
Après les libérations des prisonniers, le retour de M. Dini et ses compagnons démontre le caractère irréversible du processus de paix entamé à Paris au début de février dernier.
Nous sommes dans la bonne voie et il y a là de quoi rassurer les sceptiques et les pessimistes sur le bon fonctionnement des engagements pris lors de la signature de l’accord cadre pour réaliser la paix, qui devrait aboutir incha Allah à une véritable pacification de notre société. D’ailleurs, la population ne s’est pas trompé, c’est dans la joie qu’elle a su accompagner ce moment historique, symbole de début de la fin de nos calvaires.

Mais attention, le tunnel est encore long et sa sortie toujours obscure. Malgré les pas de géants réussis jusqu’à date, la négociation ne fait qu’entrer dans sa phase cruciale. En effet, c’est en ce moment que devrait commencer les discutions sur le fond du dossier: De la formation de l’équipe dirigeante à l’élaboration d’un calendrier pour le respect des accords conclus, en passant par une éventuelle retouche constitutionnelle, le moins que l’on puisse dire c’est que la tache n’est pas sans difficulté.
Prions pour que les protagonistes aient assez de courage pour surpasser ces épreuves, car c’est seulement aux termes de ces rencontres que nous pourrons vérifier si notre pays va enfin renouer avec ses vrais valeurs bâtis sur l’unité, l’égalité et la fraternité dans une paix retrouvée.

Nous sommes donc dans une phase critique, quand à la construction de la future nation djiboutienne et c’est de notre devoir à tous d’y participer, bien sur chacun à notre niveau.
Il y a ici une majorité silencieuse, mais très observatrice sur le déroulement des événements et je crois que le moment est opportun pour briser ce silence.
Nous avons à notre disposition un espace formidable pour la liberté d’expression (dont certain abuse un peut) et nous devrions nous en servir pour participer à un échange d’idée sur le genre de pays dans lequel nous voulons vivre.

J’invite nos internautes a ne pas rester indifférant et de s’impliquer d’avantage dans un débat constructif. (Il me fait plaisir de constater que je ne suis pas le seul a lancer cette invitation)

Pour ma part, je pense qu’il ne faut pas négliger les sources de nos problèmes dans la quête de leurs résolutions. Ainsi, il est indéniable que la mise en place d’un régime (tribal) n’a fait qu’accentuer les fossés naturels existant déjà entre nos différentes communautés.

Mais ce qui est important aujourd’hui, c’est de reconnaître l’échec total d’un tel régime. D’abord pour la population en générale et ensuite pour ceux qu’il était sensé privilégier. On le voit partout, nul n’est épargné par la crise qui existe actuellement chez nous, hormis quelques protégés du pouvoir qui s’apparente plus à du clientélisme qu’autres choses.

Aucune nation ne peut prétendre à un développement durable en écartant une partie de sa population quelle qu’elle soit.
Un artiste bien connu de la jeunesse djiboutienne a chanté  » You can fool some people sometime but you can’t fool all the people all the time « , personne n’accepterait de subir l’injustice éternellement, y’en aura toujours qui se tiendront debout et se battront pour leurs droits.

Ceci dit, il ne faudrait pas n’en plus faire l’autruche et vouloir cacher la spécificité de notre nation.
Au contraire, il faudrait tenir compte de cette réalité, afin de se résigner les uns et les autres a accepter nos différences, pour que nous puissions vivre cote à cote en toute harmonie et en toute complémentarité.

C’est au législateur de reconnaître ce caractère multiculturel de notre société et de garantir à chacun le droit de vivre pleinement sa culture et sa tradition.

Ne reconnaît-on pas que la République de Djibouti pour la réussite de son brassage culturel ou est-ce une notion valable que seulement pour les gens du voyage?

Au plaisir de vous lire prochainement.

M.M.A.
X.

1/04/2000 – VINGT ET UN ENFANTS innocents, âgés de 9 à 14 ans seraient incarcérés dans des conditions épouvantables par le régime dictatorial de M. GUELLEH

Le 28 mars 2000, l’AFP a publié un communiqué qui reprend la déclaration de M Kadamy YOUSSOUF, membre du FRUD. Monsieur Kadamy s’exprimait à Paris, où il se repose après plus de deux ans de détention dans la sinistre prison de Gabode, au titre de prisonnier politique.

Il a été libéré le 10 février 2000, avec plusieurs compagnons d’arme.

Monsieur Kadamy demande la libération :
de 15 prisonniers politiques membres du FRUD (Sud)
de 10 adultes OROMOS et surtout de 21 enfants âgés de 9 à 14 ans, qui sont détenus à Gabode dans des conditions épouvantables depuis plus de six mois.
Interrogé par téléphone, Monsieur KADAMY a confirmé l’information. Il a eu connaissance de ces faits, alors qu’il était lui-même incarcéré à GABODE.

Nous nous étonnons qu’aucune information ne nous ait été transmise à ce sujet et nous lançons une alerte auprès de toutes les Associations Humanitaires, de tous les hommes politiques et des médias pour que ces enfants soient immédiatement libérés et qu’ils fassent l’objet d’un suivi en rapport avec l’épreuve qu’ils subissent actuellement et qui les marquera pour la vie.

Ces enfants seraient abandonnés de tous … ignorés de l’opinion publique et sans aucun soutien …

M. GUELLEH ne recule devant rien …
Nous savions déjà qu’il s’attaquait aux enfants majeurs de ses adversaires (le fils de M Moussa Idriss, condamné sans preuve à plusieurs mois de prison – les enfants de M ROBLEH, privés de toutes possibilités d’étudier et de travailler – le fils de M Moumin BAHDON, condamné à l’exil, etc..), mais nous pourrions découvrir qu’il s’attaque aussi aux enfants de 9 à 14 ans, qu’il incarcèrerait comme des adultes dans l’une des prisons les plus épouvantables du monde.

Nous demandons à toutes les Associations humanitaires de s’informer officiellement sur la situation de ces enfants et d’intervenir en leur faveur.

01/04/2000 – L’Ambassade de Djibouti à Paris aurait-elle tenté de faire pression sur YEMENIA AIRWAYS pour qu’elle refuse d’embarquer M DINI et ses proches ?

Aujourd’hui, nous avons appris d’une personne travaillant à l’agence parisienne de Yemen Airways que l’ambassade de Djibouti avait téléphoné à la compagnie, le jour du départ de Dini, pour leur demander « de ne pas embarquer Dini et ses accompagnants ».
Yemen Airways aurait refusé en disant que, les billets ayant été payés, ils ne voyaient aucune raison de refuser leur embarquement.

01/04/2000 – LDDH: Appel à la communauté internationale pour la restauration des Droits de l’Homme et des libertés individuelles à Djibouti.

LA LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS (L.D.D.H)
Boulevard de Gaulle
BP 74 Djibouti,
République de Djibouti
Bureau tél : 00 253 357 804
Domicile tél/fax : 00 253 358 007

Djibouti, le 1er avril 2000

NOTE D’INFORMATION N°5/LDDH/2000

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) se réjouit particulièrement de la double initiative très heureuse de la Commission Européenne et du Centre Nord-Sud du Conseil de l’Europe :

– de réunir un sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement d’Europe et d’Afrique ;
– de réunir en même temps et parallèlement les représentants des sociétés civiles africaine et auropéenne.

Du reste, son Président a participé à l’une des réunions préparatoires concernant la société africaine aux lieu et place de Maître AREF frappé d’interdiction de se déplacer par les autorités djiboutiennes.

La LDDH saisit cette exceptionnelle opportunité pour appeler tous les intervenants et participants attachés à l’effectivité d’un Etat de droit, des droits humains, à l’instauration d’une justice totalement indépendante et d’une véritable démocratie, conditions élémentaries pour un développement économique et social :

– de conditionner toute aide au strict respect effectif de la dignité humaine telle que prévue par tous les instruments internationaux et en particulier la Charte Inernationale des Droits de l’Homme dont le préambule précise que  » la Charte des Nations Unies impose aux Etats l’obligation de promouvoir le respect universel et effectif des droits et des libertés de l’homme  » ;
– de sevrer de l’aide internationale aussi bien bilatérale que multilatérale tous les Etats qui ne respectent pas et qui violent les droits humains ainsi que les libertés les plus fondamentales ;
– de diriger leur aide vers la société civile strictement indépendante des dirigeants oppressifs.

La LDDH saisit aussi cette opportunité pour attirer l’attention de la communauté internationale sur la situation désastreuse que le pouvoir fait subir à la population djiboutienne et en particulier à la société civile indépendante à savoir notamment :

– les populations du nord et de l’ouest subissent un blocus alimentaire et sanitaire depuis 1991 ;
– des opposants politiques au nombre de 17 demeurent encore emprisonnés malgré l’engagement du gouvrenement de les libérer ;
– les partis politiques tout comme les syndicats refusant de faire allégeance au Pouvoir sont systématiquement interdits à la fois d’existence et d’activités ;
– il en est de même en ce qui concerne les associations indépendantes et en particulier la Ligue Djiboutienne des Droits Humains tout comme les autres défenseurs des droits de l’homme auxquels le Pouvoir refuse encore obstinément toute possibilité d’accomplir leur noble mission ;
– l’Assemblée Nationale ainsi que la justice djiboutienne dans tout son ensemble y compris le Barreau sont encore complètement soumises aux ordres du pouvoir ;
– Toues les libertés fondamentales sont confisquées par le pouvoir comme par exemple les moyens publics d’informations gérés au seul profit de l’équipe dirigeante.

Enfin et sans que cette énumération ne soit exhaustive la LDDH est consternée par le manque total du moindre égard et le mépris ouvertement affiché par le pouvoir djiboutien envers la Commission Européenne et le Conseil de l’Europe lorsqu’ils lui ont demandé en particulier de restituer son passeport à Maître AREF, membre de la société civile djiboutienne et régionale, invité à participer au Forum préparatoire de la rencontre Euro-Afrique.