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01/04/2000 – SECHERESSE: l’Onu prépare un plan d’aide aux pays de la Corne (Sources Reuters et AP – Yahoo)

NATIONS UNIES (Reuters) – Le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan va dépêcher un envoyé spécial dans les pays de la Corne de l’Afrique pour préparer un plan d’aide afin de soulager les habitants de la région, ravagée par la famine.

La directrice du Pam (programme alimentaire mondial),, l’américaine Catherine Bertini, se rendra dans la région le 10 avril pour une mission de dix jours.

Selon la coordinatrice adjointe du programme d’aide d’urgence de l’Onu, Carolyn McAskie, « le Pam estime à au moins 12,4 millions dans sept pays de la Corne et d’Afrique orientale le nombre de personnes actuellement affectées par la famine ».

La situation est aggravée par une sécheresse sans précédent dans la région depuis près de 15 ans.

Quelque 940.000 tonnes d’aide devraient être nécessaires cette année, dont 80% pour l’Ethiopie, de loin le pays le plus touché.

La Corne de l’Afrique comprend l’Ethiopie, la Somalie, l’Erythrée et Djibouti. Mais le Kenya, le Soudan et l’Ouganda sont également touchés.

01/04/2000 – A LIRE DANS LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN ET DANS LES PUBLICATIONS DU GROUPE

JACQUES CHIRAC
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— Date de publication : 25/03/2000
— Publication : LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN
— Rubrique : AGENDA
— Pays : FRANCE/DJIBOUTI
S’il se rend comme prévu au sommet Europe-Afrique qui se tiendra au Caire début avril, le président français a prévu d’y rencontrer son homologue djiboutien Ismaël Omar Guelleh.

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LE RETOUR DU FRUD
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— Date de publication : 25/03/2000
— Publication : LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN
— Rubrique : POLITIQUE & POUVOIRS
— Pays : DJIBOUTI
Une délégation du Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie (FRUD) dirigée par Ahmed Dini et Chehem Daoud Chehem arrivera à Djibouti le 28 mars…

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EXONERATIONS FISCALES à TOUT-VA
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— Date de publication : 25/03/2000
— Publication : LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN
— Rubrique : ECONOMIE & PROJETS
— Pays : DJIBOUTI
Les exonérations fiscales généreuses accordées par les autorités djiboutiennes pour attirer les investisseurs irritent déjà des sociétés de la place (comme Total dont la filiale à Djibouti connaît des déboires) et ne vont pas tarder à susciter d’autres interrogations.

Ainsi, la Société d’exploitation du lac (extraction du sel) s’est vu octroyer des exonérations d’impôts et le droit d’importer pour 8,5 millions $ de matériaux sans taxes.

Des avantages du même type ont été offerts à d’autres sociétés, telles Trans African Transit Service (transit dans le domaine portuaire) ou Djibouti Dry Port (construction et gestion d’entrepôts privés),
laquelle appartient à Abdurahman Boreh (LOI n°841).(…)

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TOTALFINELF REMPLACE PAR L’ENI ?
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— Date de publication : 29/03/2000
— Publication : LA LETTRE AFRIQUE ENERGIES
— Rubrique : PETROLE & GAZ
— Pays : DJIBOUTI

TotalFinElf est actuellement sous pression politique à Djibouti.
Furieux d’être mis en cause, implicitement, dans certaines enquêtes en France sur la mort mystérieuse du juge français Bernard Borrel en octobre 1995, le président Ismaël Omar Guelleh s’attaque, indirectement, aux intérêts français.

A commencer par ceux de TotalFinElf. L’enjeu est la distribution d’hydrocarbures dans toute la région, en particulier en Ethiopie (le marché local djiboutien n’est en effet que de 5 000 b/j !(…)

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CHASSE-CROISE AU FRUD
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— Date de publication : 01/04/2000
— Publication : LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN
— Rubrique : POLITIQUE & POUVOIRS
— Pays : DJIBOUTI
Tandis que le président du Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie (FRUD) Ahmed Dini est arrivée à Djibouti, cette semaine, en compagnie d’une délégation de ses partisans (LOI n°897),
l’ancien détenu politique à Djibouti Mohamed Kadamy Youssouf a repris à Paris ses fonctions de représentant du FRUD en Europe.(…)

01/04/2000 – DE QUOI M. GUELLEH A-T-IL PEUR ?

De nombreuses informations concordantes font état d’une réunion récente avec les plus hauts responsables Mamassan. Cette réunion aurait été présidée par M. GUELLEH. D’après nos informateurs, M. Guelleh aurait exprimé ses craintes quant à sa sécurité et à la pérennité de son régime dictatorial et il essaierait de resserrer les rangs de ses fidèles.

Mais de quoi pourrait-il avoir peur ?

Les 21 enfants OROMOS qui auraient pu constituer une menace contre son régime seraient emprisonnés et bien gardés à Gabode (sic),

Le juge BORREL s’est suicidé (nous attendons la publication de la Commission Rogatoire des deux juges français qui devraient conclure dans ce sens),

La France lui assure un soutien sans faiblesse, en toutes circonstances et elle se refuse à voir la vérité, quelles que soient les preuves,

Les opposants politiques sont « assignés » à résidence, surveillés nuit et jour par les forces spéciales de Police et ils ne peuvent pas déplacer, même lorsqu’ils sont invités par les plus hautes instances internationales …
Les syndicalistes sont « expropriés » et ils sont muselés, etc…

Bref : « Tout est calme à Djibouti, Madame la Marquise … Dormez tranquille … »

1/04/2000 – Dès son retour, Chehem DAOUD, membre de la direction du FRUD – Opposition armée -, offre un repas à tous les membres du Gouvernement djiboutien et à l’opposition.

Nous apprenons que tous les membres de l’équipe du dictateur GUELLEH, se sont retrouvés pour partager un repas avec les dirigeants de l’opposition chez M Chehem DAOUD, qui venait de rentrer à Djibouti, comme M Ahmed DINI, dans le cadre des accords de Paris du 7 février 2000.

01/04/2000 – Débat d’idée

Et de deux. Voici une autre étape décisive sur le chemin de la réconciliation national.
Après les libérations des prisonniers, le retour de M. Dini et ses compagnons démontre le caractère irréversible du processus de paix entamé à Paris au début de février dernier.
Nous sommes dans la bonne voie et il y a là de quoi rassurer les sceptiques et les pessimistes sur le bon fonctionnement des engagements pris lors de la signature de l’accord cadre pour réaliser la paix, qui devrait aboutir incha Allah à une véritable pacification de notre société. D’ailleurs, la population ne s’est pas trompé, c’est dans la joie qu’elle a su accompagner ce moment historique, symbole de début de la fin de nos calvaires.

Mais attention, le tunnel est encore long et sa sortie toujours obscure. Malgré les pas de géants réussis jusqu’à date, la négociation ne fait qu’entrer dans sa phase cruciale. En effet, c’est en ce moment que devrait commencer les discutions sur le fond du dossier: De la formation de l’équipe dirigeante à l’élaboration d’un calendrier pour le respect des accords conclus, en passant par une éventuelle retouche constitutionnelle, le moins que l’on puisse dire c’est que la tache n’est pas sans difficulté.
Prions pour que les protagonistes aient assez de courage pour surpasser ces épreuves, car c’est seulement aux termes de ces rencontres que nous pourrons vérifier si notre pays va enfin renouer avec ses vrais valeurs bâtis sur l’unité, l’égalité et la fraternité dans une paix retrouvée.

Nous sommes donc dans une phase critique, quand à la construction de la future nation djiboutienne et c’est de notre devoir à tous d’y participer, bien sur chacun à notre niveau.
Il y a ici une majorité silencieuse, mais très observatrice sur le déroulement des événements et je crois que le moment est opportun pour briser ce silence.
Nous avons à notre disposition un espace formidable pour la liberté d’expression (dont certain abuse un peut) et nous devrions nous en servir pour participer à un échange d’idée sur le genre de pays dans lequel nous voulons vivre.

J’invite nos internautes a ne pas rester indifférant et de s’impliquer d’avantage dans un débat constructif. (Il me fait plaisir de constater que je ne suis pas le seul a lancer cette invitation)

Pour ma part, je pense qu’il ne faut pas négliger les sources de nos problèmes dans la quête de leurs résolutions. Ainsi, il est indéniable que la mise en place d’un régime (tribal) n’a fait qu’accentuer les fossés naturels existant déjà entre nos différentes communautés.

Mais ce qui est important aujourd’hui, c’est de reconnaître l’échec total d’un tel régime. D’abord pour la population en générale et ensuite pour ceux qu’il était sensé privilégier. On le voit partout, nul n’est épargné par la crise qui existe actuellement chez nous, hormis quelques protégés du pouvoir qui s’apparente plus à du clientélisme qu’autres choses.

Aucune nation ne peut prétendre à un développement durable en écartant une partie de sa population quelle qu’elle soit.
Un artiste bien connu de la jeunesse djiboutienne a chanté  » You can fool some people sometime but you can’t fool all the people all the time « , personne n’accepterait de subir l’injustice éternellement, y’en aura toujours qui se tiendront debout et se battront pour leurs droits.

Ceci dit, il ne faudrait pas n’en plus faire l’autruche et vouloir cacher la spécificité de notre nation.
Au contraire, il faudrait tenir compte de cette réalité, afin de se résigner les uns et les autres a accepter nos différences, pour que nous puissions vivre cote à cote en toute harmonie et en toute complémentarité.

C’est au législateur de reconnaître ce caractère multiculturel de notre société et de garantir à chacun le droit de vivre pleinement sa culture et sa tradition.

Ne reconnaît-on pas que la République de Djibouti pour la réussite de son brassage culturel ou est-ce une notion valable que seulement pour les gens du voyage?

Au plaisir de vous lire prochainement.

M.M.A.
X.

1/04/2000 – VINGT ET UN ENFANTS innocents, âgés de 9 à 14 ans seraient incarcérés dans des conditions épouvantables par le régime dictatorial de M. GUELLEH

Le 28 mars 2000, l’AFP a publié un communiqué qui reprend la déclaration de M Kadamy YOUSSOUF, membre du FRUD. Monsieur Kadamy s’exprimait à Paris, où il se repose après plus de deux ans de détention dans la sinistre prison de Gabode, au titre de prisonnier politique.

Il a été libéré le 10 février 2000, avec plusieurs compagnons d’arme.

Monsieur Kadamy demande la libération :
de 15 prisonniers politiques membres du FRUD (Sud)
de 10 adultes OROMOS et surtout de 21 enfants âgés de 9 à 14 ans, qui sont détenus à Gabode dans des conditions épouvantables depuis plus de six mois.
Interrogé par téléphone, Monsieur KADAMY a confirmé l’information. Il a eu connaissance de ces faits, alors qu’il était lui-même incarcéré à GABODE.

Nous nous étonnons qu’aucune information ne nous ait été transmise à ce sujet et nous lançons une alerte auprès de toutes les Associations Humanitaires, de tous les hommes politiques et des médias pour que ces enfants soient immédiatement libérés et qu’ils fassent l’objet d’un suivi en rapport avec l’épreuve qu’ils subissent actuellement et qui les marquera pour la vie.

Ces enfants seraient abandonnés de tous … ignorés de l’opinion publique et sans aucun soutien …

M. GUELLEH ne recule devant rien …
Nous savions déjà qu’il s’attaquait aux enfants majeurs de ses adversaires (le fils de M Moussa Idriss, condamné sans preuve à plusieurs mois de prison – les enfants de M ROBLEH, privés de toutes possibilités d’étudier et de travailler – le fils de M Moumin BAHDON, condamné à l’exil, etc..), mais nous pourrions découvrir qu’il s’attaque aussi aux enfants de 9 à 14 ans, qu’il incarcèrerait comme des adultes dans l’une des prisons les plus épouvantables du monde.

Nous demandons à toutes les Associations humanitaires de s’informer officiellement sur la situation de ces enfants et d’intervenir en leur faveur.

01/04/2000 – L’Ambassade de Djibouti à Paris aurait-elle tenté de faire pression sur YEMENIA AIRWAYS pour qu’elle refuse d’embarquer M DINI et ses proches ?

Aujourd’hui, nous avons appris d’une personne travaillant à l’agence parisienne de Yemen Airways que l’ambassade de Djibouti avait téléphoné à la compagnie, le jour du départ de Dini, pour leur demander « de ne pas embarquer Dini et ses accompagnants ».
Yemen Airways aurait refusé en disant que, les billets ayant été payés, ils ne voyaient aucune raison de refuser leur embarquement.