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01/04/2000 – A LIRE DANS LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN ET DANS LES PUBLICATIONS DU GROUPE

JACQUES CHIRAC
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— Date de publication : 25/03/2000
— Publication : LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN
— Rubrique : AGENDA
— Pays : FRANCE/DJIBOUTI
S’il se rend comme prévu au sommet Europe-Afrique qui se tiendra au Caire début avril, le président français a prévu d’y rencontrer son homologue djiboutien Ismaël Omar Guelleh.

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LE RETOUR DU FRUD
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— Date de publication : 25/03/2000
— Publication : LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN
— Rubrique : POLITIQUE & POUVOIRS
— Pays : DJIBOUTI
Une délégation du Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie (FRUD) dirigée par Ahmed Dini et Chehem Daoud Chehem arrivera à Djibouti le 28 mars…

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EXONERATIONS FISCALES à TOUT-VA
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— Date de publication : 25/03/2000
— Publication : LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN
— Rubrique : ECONOMIE & PROJETS
— Pays : DJIBOUTI
Les exonérations fiscales généreuses accordées par les autorités djiboutiennes pour attirer les investisseurs irritent déjà des sociétés de la place (comme Total dont la filiale à Djibouti connaît des déboires) et ne vont pas tarder à susciter d’autres interrogations.

Ainsi, la Société d’exploitation du lac (extraction du sel) s’est vu octroyer des exonérations d’impôts et le droit d’importer pour 8,5 millions $ de matériaux sans taxes.

Des avantages du même type ont été offerts à d’autres sociétés, telles Trans African Transit Service (transit dans le domaine portuaire) ou Djibouti Dry Port (construction et gestion d’entrepôts privés),
laquelle appartient à Abdurahman Boreh (LOI n°841).(…)

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TOTALFINELF REMPLACE PAR L’ENI ?
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— Date de publication : 29/03/2000
— Publication : LA LETTRE AFRIQUE ENERGIES
— Rubrique : PETROLE & GAZ
— Pays : DJIBOUTI

TotalFinElf est actuellement sous pression politique à Djibouti.
Furieux d’être mis en cause, implicitement, dans certaines enquêtes en France sur la mort mystérieuse du juge français Bernard Borrel en octobre 1995, le président Ismaël Omar Guelleh s’attaque, indirectement, aux intérêts français.

A commencer par ceux de TotalFinElf. L’enjeu est la distribution d’hydrocarbures dans toute la région, en particulier en Ethiopie (le marché local djiboutien n’est en effet que de 5 000 b/j !(…)

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CHASSE-CROISE AU FRUD
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— Date de publication : 01/04/2000
— Publication : LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN
— Rubrique : POLITIQUE & POUVOIRS
— Pays : DJIBOUTI
Tandis que le président du Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie (FRUD) Ahmed Dini est arrivée à Djibouti, cette semaine, en compagnie d’une délégation de ses partisans (LOI n°897),
l’ancien détenu politique à Djibouti Mohamed Kadamy Youssouf a repris à Paris ses fonctions de représentant du FRUD en Europe.(…)

01/04/2000 – DE QUOI M. GUELLEH A-T-IL PEUR ?

De nombreuses informations concordantes font état d’une réunion récente avec les plus hauts responsables Mamassan. Cette réunion aurait été présidée par M. GUELLEH. D’après nos informateurs, M. Guelleh aurait exprimé ses craintes quant à sa sécurité et à la pérennité de son régime dictatorial et il essaierait de resserrer les rangs de ses fidèles.

Mais de quoi pourrait-il avoir peur ?

Les 21 enfants OROMOS qui auraient pu constituer une menace contre son régime seraient emprisonnés et bien gardés à Gabode (sic),

Le juge BORREL s’est suicidé (nous attendons la publication de la Commission Rogatoire des deux juges français qui devraient conclure dans ce sens),

La France lui assure un soutien sans faiblesse, en toutes circonstances et elle se refuse à voir la vérité, quelles que soient les preuves,

Les opposants politiques sont « assignés » à résidence, surveillés nuit et jour par les forces spéciales de Police et ils ne peuvent pas déplacer, même lorsqu’ils sont invités par les plus hautes instances internationales …
Les syndicalistes sont « expropriés » et ils sont muselés, etc…

Bref : « Tout est calme à Djibouti, Madame la Marquise … Dormez tranquille … »

1/04/2000 – Dès son retour, Chehem DAOUD, membre de la direction du FRUD – Opposition armée -, offre un repas à tous les membres du Gouvernement djiboutien et à l’opposition.

Nous apprenons que tous les membres de l’équipe du dictateur GUELLEH, se sont retrouvés pour partager un repas avec les dirigeants de l’opposition chez M Chehem DAOUD, qui venait de rentrer à Djibouti, comme M Ahmed DINI, dans le cadre des accords de Paris du 7 février 2000.

01/04/2000 – Débat d’idée

Et de deux. Voici une autre étape décisive sur le chemin de la réconciliation national.
Après les libérations des prisonniers, le retour de M. Dini et ses compagnons démontre le caractère irréversible du processus de paix entamé à Paris au début de février dernier.
Nous sommes dans la bonne voie et il y a là de quoi rassurer les sceptiques et les pessimistes sur le bon fonctionnement des engagements pris lors de la signature de l’accord cadre pour réaliser la paix, qui devrait aboutir incha Allah à une véritable pacification de notre société. D’ailleurs, la population ne s’est pas trompé, c’est dans la joie qu’elle a su accompagner ce moment historique, symbole de début de la fin de nos calvaires.

Mais attention, le tunnel est encore long et sa sortie toujours obscure. Malgré les pas de géants réussis jusqu’à date, la négociation ne fait qu’entrer dans sa phase cruciale. En effet, c’est en ce moment que devrait commencer les discutions sur le fond du dossier: De la formation de l’équipe dirigeante à l’élaboration d’un calendrier pour le respect des accords conclus, en passant par une éventuelle retouche constitutionnelle, le moins que l’on puisse dire c’est que la tache n’est pas sans difficulté.
Prions pour que les protagonistes aient assez de courage pour surpasser ces épreuves, car c’est seulement aux termes de ces rencontres que nous pourrons vérifier si notre pays va enfin renouer avec ses vrais valeurs bâtis sur l’unité, l’égalité et la fraternité dans une paix retrouvée.

Nous sommes donc dans une phase critique, quand à la construction de la future nation djiboutienne et c’est de notre devoir à tous d’y participer, bien sur chacun à notre niveau.
Il y a ici une majorité silencieuse, mais très observatrice sur le déroulement des événements et je crois que le moment est opportun pour briser ce silence.
Nous avons à notre disposition un espace formidable pour la liberté d’expression (dont certain abuse un peut) et nous devrions nous en servir pour participer à un échange d’idée sur le genre de pays dans lequel nous voulons vivre.

J’invite nos internautes a ne pas rester indifférant et de s’impliquer d’avantage dans un débat constructif. (Il me fait plaisir de constater que je ne suis pas le seul a lancer cette invitation)

Pour ma part, je pense qu’il ne faut pas négliger les sources de nos problèmes dans la quête de leurs résolutions. Ainsi, il est indéniable que la mise en place d’un régime (tribal) n’a fait qu’accentuer les fossés naturels existant déjà entre nos différentes communautés.

Mais ce qui est important aujourd’hui, c’est de reconnaître l’échec total d’un tel régime. D’abord pour la population en générale et ensuite pour ceux qu’il était sensé privilégier. On le voit partout, nul n’est épargné par la crise qui existe actuellement chez nous, hormis quelques protégés du pouvoir qui s’apparente plus à du clientélisme qu’autres choses.

Aucune nation ne peut prétendre à un développement durable en écartant une partie de sa population quelle qu’elle soit.
Un artiste bien connu de la jeunesse djiboutienne a chanté  » You can fool some people sometime but you can’t fool all the people all the time « , personne n’accepterait de subir l’injustice éternellement, y’en aura toujours qui se tiendront debout et se battront pour leurs droits.

Ceci dit, il ne faudrait pas n’en plus faire l’autruche et vouloir cacher la spécificité de notre nation.
Au contraire, il faudrait tenir compte de cette réalité, afin de se résigner les uns et les autres a accepter nos différences, pour que nous puissions vivre cote à cote en toute harmonie et en toute complémentarité.

C’est au législateur de reconnaître ce caractère multiculturel de notre société et de garantir à chacun le droit de vivre pleinement sa culture et sa tradition.

Ne reconnaît-on pas que la République de Djibouti pour la réussite de son brassage culturel ou est-ce une notion valable que seulement pour les gens du voyage?

Au plaisir de vous lire prochainement.

M.M.A.
X.

1/04/2000 – VINGT ET UN ENFANTS innocents, âgés de 9 à 14 ans seraient incarcérés dans des conditions épouvantables par le régime dictatorial de M. GUELLEH

Le 28 mars 2000, l’AFP a publié un communiqué qui reprend la déclaration de M Kadamy YOUSSOUF, membre du FRUD. Monsieur Kadamy s’exprimait à Paris, où il se repose après plus de deux ans de détention dans la sinistre prison de Gabode, au titre de prisonnier politique.

Il a été libéré le 10 février 2000, avec plusieurs compagnons d’arme.

Monsieur Kadamy demande la libération :
de 15 prisonniers politiques membres du FRUD (Sud)
de 10 adultes OROMOS et surtout de 21 enfants âgés de 9 à 14 ans, qui sont détenus à Gabode dans des conditions épouvantables depuis plus de six mois.
Interrogé par téléphone, Monsieur KADAMY a confirmé l’information. Il a eu connaissance de ces faits, alors qu’il était lui-même incarcéré à GABODE.

Nous nous étonnons qu’aucune information ne nous ait été transmise à ce sujet et nous lançons une alerte auprès de toutes les Associations Humanitaires, de tous les hommes politiques et des médias pour que ces enfants soient immédiatement libérés et qu’ils fassent l’objet d’un suivi en rapport avec l’épreuve qu’ils subissent actuellement et qui les marquera pour la vie.

Ces enfants seraient abandonnés de tous … ignorés de l’opinion publique et sans aucun soutien …

M. GUELLEH ne recule devant rien …
Nous savions déjà qu’il s’attaquait aux enfants majeurs de ses adversaires (le fils de M Moussa Idriss, condamné sans preuve à plusieurs mois de prison – les enfants de M ROBLEH, privés de toutes possibilités d’étudier et de travailler – le fils de M Moumin BAHDON, condamné à l’exil, etc..), mais nous pourrions découvrir qu’il s’attaque aussi aux enfants de 9 à 14 ans, qu’il incarcèrerait comme des adultes dans l’une des prisons les plus épouvantables du monde.

Nous demandons à toutes les Associations humanitaires de s’informer officiellement sur la situation de ces enfants et d’intervenir en leur faveur.

01/04/2000 – L’Ambassade de Djibouti à Paris aurait-elle tenté de faire pression sur YEMENIA AIRWAYS pour qu’elle refuse d’embarquer M DINI et ses proches ?

Aujourd’hui, nous avons appris d’une personne travaillant à l’agence parisienne de Yemen Airways que l’ambassade de Djibouti avait téléphoné à la compagnie, le jour du départ de Dini, pour leur demander « de ne pas embarquer Dini et ses accompagnants ».
Yemen Airways aurait refusé en disant que, les billets ayant été payés, ils ne voyaient aucune raison de refuser leur embarquement.

01/04/2000 – LDDH: Appel à la communauté internationale pour la restauration des Droits de l’Homme et des libertés individuelles à Djibouti.

LA LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS (L.D.D.H)
Boulevard de Gaulle
BP 74 Djibouti,
République de Djibouti
Bureau tél : 00 253 357 804
Domicile tél/fax : 00 253 358 007

Djibouti, le 1er avril 2000

NOTE D’INFORMATION N°5/LDDH/2000

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) se réjouit particulièrement de la double initiative très heureuse de la Commission Européenne et du Centre Nord-Sud du Conseil de l’Europe :

– de réunir un sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement d’Europe et d’Afrique ;
– de réunir en même temps et parallèlement les représentants des sociétés civiles africaine et auropéenne.

Du reste, son Président a participé à l’une des réunions préparatoires concernant la société africaine aux lieu et place de Maître AREF frappé d’interdiction de se déplacer par les autorités djiboutiennes.

La LDDH saisit cette exceptionnelle opportunité pour appeler tous les intervenants et participants attachés à l’effectivité d’un Etat de droit, des droits humains, à l’instauration d’une justice totalement indépendante et d’une véritable démocratie, conditions élémentaries pour un développement économique et social :

– de conditionner toute aide au strict respect effectif de la dignité humaine telle que prévue par tous les instruments internationaux et en particulier la Charte Inernationale des Droits de l’Homme dont le préambule précise que  » la Charte des Nations Unies impose aux Etats l’obligation de promouvoir le respect universel et effectif des droits et des libertés de l’homme  » ;
– de sevrer de l’aide internationale aussi bien bilatérale que multilatérale tous les Etats qui ne respectent pas et qui violent les droits humains ainsi que les libertés les plus fondamentales ;
– de diriger leur aide vers la société civile strictement indépendante des dirigeants oppressifs.

La LDDH saisit aussi cette opportunité pour attirer l’attention de la communauté internationale sur la situation désastreuse que le pouvoir fait subir à la population djiboutienne et en particulier à la société civile indépendante à savoir notamment :

– les populations du nord et de l’ouest subissent un blocus alimentaire et sanitaire depuis 1991 ;
– des opposants politiques au nombre de 17 demeurent encore emprisonnés malgré l’engagement du gouvrenement de les libérer ;
– les partis politiques tout comme les syndicats refusant de faire allégeance au Pouvoir sont systématiquement interdits à la fois d’existence et d’activités ;
– il en est de même en ce qui concerne les associations indépendantes et en particulier la Ligue Djiboutienne des Droits Humains tout comme les autres défenseurs des droits de l’homme auxquels le Pouvoir refuse encore obstinément toute possibilité d’accomplir leur noble mission ;
– l’Assemblée Nationale ainsi que la justice djiboutienne dans tout son ensemble y compris le Barreau sont encore complètement soumises aux ordres du pouvoir ;
– Toues les libertés fondamentales sont confisquées par le pouvoir comme par exemple les moyens publics d’informations gérés au seul profit de l’équipe dirigeante.

Enfin et sans que cette énumération ne soit exhaustive la LDDH est consternée par le manque total du moindre égard et le mépris ouvertement affiché par le pouvoir djiboutien envers la Commission Européenne et le Conseil de l’Europe lorsqu’ils lui ont demandé en particulier de restituer son passeport à Maître AREF, membre de la société civile djiboutienne et régionale, invité à participer au Forum préparatoire de la rencontre Euro-Afrique.