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Doctorat par correspondance
Illustration Roger Picon

07/04/05 (B292B) ADD : la manifestation à Paris le 8 avril aura bien lieu comme prévu, avec l’autorisation officielle de la Préfecture. Merci à tous de continuer la mobilisation. De nombreux artistes seront présents.

La chanteuse et
militante comorienne NAWAL sera parmi nous le 8 Avril. Elle souhaite
marquer par sa présence et ses chansons sa solidarité
avec les femmes qui ont été violées par l’armée
gouvernementale et soutenir le Comité des Femmes Djiboutiennes
contre les Viols et l’Impunité qui se bat pour la reconnaissance
de ces viols comme crimes de guerre.

 

Deux griots maliens seront
également là pour manifester leur solidarité avec le
peuple de Djibouti, ils vont chanter et égréner tous les méfaits
de la dictature à Djibouti.

N’oubliez pas
le rassemblement prévu à partir de 10h30

Métro
Porte Dauphine
Sortie côté avenue Bugeaud / rue de la Faisanderie

Paris 16ème

La chanteuse djiboutienne
Ouwali sera non seulement présente mais
témoignera.

Et pour le bon déroulement
de la journée, tous ceux qui veulent prendre la parole et témoigner
doivent s’inscrire auprès de l’ADD organisatrice de la manifestation
soit par mail : ADD-Djibouti@hotmail.fr
ou 06 25 31 43 77.

PS : TV5, RFO, RFI
et l’AFP seront présents à partir de 14 heures au moment des
prises de parole des Partis politiques et des organisations françaises
et africaines.

07/04/05 (B292B) Djibouti / RFI / Présidentielle: la partie est jouée d’avance.

La campagne pour l’élection
présidentielle se termine comme elle a commencé: avec un seul
et unique candidat, le président sortant, Ismaël Omar Guelleh
qui visite les principales agglomérations du pays et qui appelle les
Djiboutiens à ne pas bouder les urnes.

La campagne officielle
pour l’élection présidentielle du vendredi 8 avril se referme
sans grand suspense. Le président sortant, Ismaël Omar Guelleh
est le seul candidat en lice pour ce scrutin. L’opposition dans son ensemble
ayant décidé de boycotter cette consultation, le président
Guelleh a la course gagnée d’avance. La seule inconnue est le
taux de participation. Ismaël Omar Guelleh est assuré de se succéder
à lui-même, malgré le ton très humble qu’il
a adopté lors de ses différents meetings en appelant ses concitoyens
à juger «si j’ai rempli mes engagements antérieurs
et de décider si je mérite le renouvellement de votre confiance»,
déclare-t-il. L’issue de la consultation ne fait aucun doute,
mais le clan présidentiel redoute la désertion des bureaux de
vote, ce qui ferait le jeu de l’opposition qui appelle au boycott du
scrutin.

Ismaël Omar Guelleh,
âgé de 58 ans, est le candidat de l’Union pour la majorité
présidentielle (UMP). En avril 1999, il avait été élu
pour un mandat de 6 ans en succédant à Hassan Gouled, le premier
président de Djibouti qui a accédé à l’indépendance
en 1977. Ismaël Omar Guelleh avait été élu avec
75% des suffrages. Il brigue son second et dernier mandat comme le stipule
la constitution. Le président, confortablement élu, dispose
également d’une majorité exclusive à l’assemblée
nationale. La mouvance présidentielle avait raflé la totalité
des 65 sièges de l’assemblée nationale à l’issue
des élections législatives du 10 janvier 2003. L’opposition
avait dénoncé une fraude massive.

L’opposition unie
boycotte

Le multipartisme intégral,
instauré en 2002 qui modifie un autre texte limitant le nombre de partis
politiques à quatre n’a pas changé la donne politique à
Djibouti. Le Front pour la restauration de l’unité de la démocratie
(Frud) qui avait lancé en 1991 une rébellion armée s’est
transformée en parti politique en en septembre 2002 et devient l’Alliance
républicaine pour le développement (ARD), le principal mouvement
de l’opposition. Son leader, Ahmed Dini Ahmed, ancien Premier ministre,
meurt en septembre 2004 et laisse l’opposition politique sans représentant
charismatique.

Le Mouvement pour le renouveau
démocratique (MRD), l’Union de la jeunesse djiboutienne (UJD)
et le Parti djiboutien pour le développement (PDD), ont chacun renoncé
à présenter un candidat et se retrouvent avec l’ARD au
sein d’une coalition, l’Union pour l’alternance démocratique
(UAD) pour former un bloc politique contre le pouvoir du président
Guelleh. Après avoir en vain demandé la refonte et la révision
des listes électorales qui datent du scrutin législatif contesté
de 2003 et la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante
(Ceni), l’opposition s’est résous à un boycott total
de la présidentielle du 8 mars. A son mot d’ordre s’associe
un autre mouvement en exil, «UGUTA Allons de l’avant», en
langue Afar. Houmed Daoud, le représentant à l’information
de ce mouvement publie un communiqué dans lequel il signale l’arrestation
de six personnes, accusées de faire campagne en faveur du boycott.

Depuis quelques jours
les autorités djiboutiennes ont lancé une campagne de sensibilisation
et de retrait des cartes d’électeurs au moment où les partis
de l’opposition signalent aux organisations de défense des droits
de l’Homme et à la communauté internationale toutes les
irrégularités qui empêchent, selon eux, un bon déroulement
du scrutin. En revanche, une vingtaine d’observateurs de la Ligue arabe,
de l’Union africaine et de l’Organisation internationale de la francophonie
sont déjà présents dans la capitale djiboutienne pour
vérifier le bon déroulement des opérations. Ils seront
secondés par des observateurs de l’Union européenne, du
Canada et des Etats-Unis et se répartiront la supervision des bureaux
de vote, deux cent-huit au total. Pour une population de 750 000 personnes,
un peu plus de 200 000 électeurs sont appelés aux urnes. Pour
l’opposition le nombre de bulletins nuls et les abstentions donneront
la mesure de «la crédibilité ou non de Guelleh.»

Didier
Samson

07/04/05 (B292B) Lettre ouverte d’un lecteur aux journalistes de Jeune Afrique qui viennent de publier un article à la Gloire de la dictature et des Violations des Droits de l’Homme commises par Guelleh à Djibouti. Honte !

Il fut un temps ou j’ai
été un adepte de Jeune Afrique. Je me rappelle, mon premier
contact avec JA remonte aux années 70 et cela grâce à
un instituteur africaniste de nationalité française.

Cette relation s’est
poursuivie assidument, puisque étant étudiant en France aux
debut des années 1980 je me souviens du sacrifice qu’il fallait consentir
pour pouvoir m’acheter ce qui constituait, au même titre que « Le
Monde » un outil d’information essentiel. Avec l’age et les expériences
professionnelles acquises au service de l’Etat djiboutien, le doute a commencé
à s’installer en moi.

Je ne reconnais plus,
hélas, en JA, le journal sérieux de ma jeunesse mais un journal
sans éthique et dont le professionalisme laisse à desirer. La
seule profession de foi constante dans JA est la défense du monde arabe
contre Israël.

Autant, j’apprécie
JA pour son analyse du monde arabe et ses critiques contre une certaine politique
hégémonique d’Israel, autant je trouve les articles sur Djibouti
totalement absurdes.

Ces articles sur Djibouti
n’ont rien à envier à ceux du « journal  » La Nation.
La preuve de cela, l’article intitulé « comme sur un fauteuil « de
M. Ouazzani. Quelle époustouflante danse du ventre, que rien ne saurait
justifier sinon le désir de plaire sur fonds de chèque tiré
sur le trésor djiboutien.

Et quelle analyse de
la situation economique de Djibouti ! Djibouti est-elle devenue Monaco ?

Quant à l’absence
de l’opposition aux « élections presidentielles » l’on ne peut
qu’être choqué, tant il est vrai que l’analyse de JA tient d’une
mauvaise foi sinon d’une méconnaissance totale de la réalite
djiboutienne.

Ceci etant dit, je ne
peux empêcher JA de veiller à sa survie financière. Mais
de là, à faire table rase de toute ethique.. . . . . il y a
fossé que je ne pensais pas pouvoir être franchi par l’ancienne
idole de ma jeunesse. Dommage, vraiment dommage.

Bien à vous cher
JA ou M. Ouazzani

06/04/05 (B292B) L’Humanité : DJIBOUTI – Une présidentielle piégée Le sortant Guelleh est seul candidat à sa propre succession. L’opposition s’est retrouvée pour appeler les citoyens à boycotter le scrutin. Entretien avec Mohamed Kadamy, réalisé par Jean Chatain. (Info lecteur)

Vendredi 8 avril, les
électeurs djiboutiens sont appelés aux urnes pour une présidentielle.
Qui a ceci de particulier : Ismaïl Omar Guelleh, chef de l’État
sortant, est seul en lice. Rencontre avec Mohamed Kadamy, responsable du Front
pour la restauration de l’unité et de la démocratie (FRUD),
principale force d’opposition aux dictatures successives de Hassan Gouled,
puis de son neveu Guelleh.

Pourquoi le boycott de
l’opposition ? Ne risque-t-il pas de se retourner contre les mouvements
ayant lancé ce mot d’ordre ?

Mohamed Kadamy. Si l’opposition
dans son ensemble a décidé de boycotter le scrutin, c’est
parce qu’elle constate l’impasse dans laquelle se trouve le processus
démocratique à Djibouti. La proclamation du multipartisme en
septembre 2002 ne s’est pas traduite par un authentique processus de
démocratisation. Il y a deux grandes tendances dans l’opposition.
D’une part, les partis ayant été légalisés,
et qui constituent l’Union pour l’alternative démocratique
(UAD), ont participé aux législatives de janvier 2003, mais,
au vu des résultats d’un scrutin qui, par des fraudes massives,
a conforté l’omnipotence du président de la République
(lequel s’est octroyé la totalité des sièges), ils
n’ont pu tirer que cette leçon : Guelleh n’est pas prêt
à accepter le verdict des urnes… D’autre part, le FRUD, qui
avait déjà boycotté les législatives et qui, tout
naturellement, avec le soutien d’un certain nombre d’associations
de la diaspora, a préconisé un comportement identique pour la
présidentielle… Il est vrai, cependant, que ces deux tendances ne
sont pas parvenues à penser ensemble la période de transition
vers la démocratie, et c’est peut-être là le talon
d’Achille de l’opposition. Aujourd’hui, le mécontentement
populaire a atteint un niveau tel qu’il devient urgent pour elle de trouver
les voies et moyens pour réfléchir à cette phase décisive.
L’après-8 avril ? C’est une incertitude pour l’opposition,
mais aussi pour le président. La notion de boycott actif n’a pas
de précédent à Djibouti, et c’est de l’activité
des militants de l’opposition que dépendra la mobilisation. Côté
pouvoir, il y a la crainte de ce qui pourrait se passer à l’ouverture
du second mandat de Guelleh.

Le FRUD parle d’une
situation de « ni guerre ni paix ». C’est-à-dire ?

Mohamed Kadamy. Deux accords
de paix ont été signés par le gouvernement avec deux
tendances du FRUD. Aucun n’a été appliqué. Non seulement
les causes à l’origine de la guerre n’ont pas été
solutionnées, mais, aujourd’hui, nous assistons à la multiplication
des casernes au Nord et au Sud-Est, régions où les militaires
se conduisent en pays conquis. J’ajoute que la situation de « ni
guerre ni paix » vient d’être confirmée par l’assassinat
de deux membres du FRUD, à une trentaine de kilomètres d’Obock,
le 31 mars. Assassinat perpétré par un détachement militaire,
violant le cessez-le-feu tacite observé depuis février 2000.

Djibouti accueille la
principale base militaire française à l’étranger.
Viennent de s’y ajouter une base US et la présence de navires
de guerre de la « coalition antiterroriste » orchestrée
par Bush, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne… Votre pays est-il
condamné à ce rôle de « porte-avions » de
l’Occident ?

Mohamed Kadamy. Certains
pays sont victimes de la richesse de leur sous-sol, l’Irak ou l’ex-Zaïre,
par exemple. D’autres sont victimes de leur site. Djibouti est connu
pour sa localisation éminemment stratégique.

Durant des années,
il était qualifié de « porte-avions français »
; après le 11 septembre, l’intervention en Afghanistan, puis celle
en Irak, les États-Unis, mais aussi l’Allemagne y ont installé
une présence militaire importante. Il faut aussi souligner que la présence
française a déjà, plus d’une fois, sauvé
ce régime d’une déroute militaire face au FRUD. Et que
la présence américaine vient encore conforter l’intransigeance
du dictateur Guelleh. Le FRUD refuse que Djibouti soit considéré
comme une sorte de « terra nullus ». Il y a ici 600 000 personnes,
de chair et d’os, qui souffrent d’une dictature impitoyable depuis
vingt-huit ans, de l’oncle Gouled au neveu Guelleh. Quelles que soient
les mannes financières perçues, elles servent au président
et à son entourage pour maintenir la population sous la pression de
la pauvreté ! Djibouti pourrait, devrait être un sujet de convergence
aisé entre Chirac et Bush, si ceux-ci daignaient balayer devant leurs
casernes ! À moins de considérer qu’il existe une espèce
protégée de dictateurs, ce qui enlèverait toute crédibilité
à certaines proclamations récentes sur la nécessaire
démocratisatisation du Liban ou d’ailleurs…

Le 19 octobre 1995, le
corps calciné du juge français Bernard Borrel était découvert
non loin de la ville de Djibouti. Cette « affaire » disparaît
et ressurgit périodiquement. Le nom du président a été
évoqué. Votre opinion à ce propos ?

Mohamed Kadamy. L’affaire
Borrel a connu une telle médiatisation d’abord grâce à
la détermination et au courage de Mme Borrel, qui n’a jamais accepté
la thèse du suicide, celle répétée contre vents
et marées par le chef de l’État djiboutien. Un système
de défense qui conduit à se demander si lui-même et son
entourage ne cherchent pas à occulter les vraies raisons de la mort
du juge… La justice française doit faire toute la lumière
sur les causes et les commanditaires de ce meurtre. J’ajoute qu’il
existe à Djibouti des centaines d’affaires de ce genre et qu’il
faudra bien que les commanditaires aient un jour à répondre
de leurs actes.

Entretien réalisé
par Jean Chatain

06/04/05 (B292B) MANIFESTATION DE PARIS CONFIRMEE. Après quelques difficultés qui ont été aplanies aujourd’hui, la Préfecture de Paris autorise la manifestation du 8 avril à proximité de l’Ambassade de Djibouti.

Le rendez-vous des manifestants
est prévu à la sortie du Métro Porte Dauphine, côté
avenue Bugeaud / rue de la Faisanderie.

Nous vous donnerons des
précisions complémentaires dans la journée de jeudi.

Soyez nombreux à
venir dire NON à la dictature….

L’Ambassadeur de Djibouti
à Paris, qui était à l’origine des difficultés
semble avoir perdu, une nouvelle bataille contre l’opposition, qui a pu faire
reconnaître ses droits légitimes. Honte à lui, anti-démocrate
!!!

06/04/05 (B292B) Manifestations anti-Guelleh le 8 avril 2005 en Suède devant les Ambassades américaines et françaises. (Lecteur)

La communauté djiboutienne
des pays scandinaves s’est mobilisée, elle aussi, après la Belgique,
le Canada et la France, pour dire NON à Guelleh.

Je vous informe que une
manifestation se déroulera le 8 avril 2005 à Stockholm devant
les Ambassades des USA et de la France. Deux associations Djiboutiennes sont
à l’origine des mots d’ordre de manifestation. Toutes les banderolles
et les affiches ont été réalisées par nos soins.

L’ARDHD soutient cette action et elle recommande à toute la communauté djiboutienne des pays scandinaves et en particulier de Suède de rejoindre les manifestants pour signifier leur NON à Guelleh et à son régime dictatorial.

06/04/05 (B292B) Radio-Trottoir : les conditions du départ du Directeur de la BCI et la différence de position entre les Américains et les Français …

Départ du directeur
de la BCI. Voici les faits qui nous ont été rapportés
par une source généralement fiable.

En fait le directeur de
la Campagne de Guelleh serait venu déposer à la BCI Mer Rouge
une très très importante somme d’argent en demandant de la répartir
sur plusieurs comptes. Comme les Lois internationales lui en font obligation,
il aurait demandé de recevoir des justifications sur la provenance
de ces fonds. Il a bien reçu une réponse mais sous la forme
d’une gifle.

Après avoir frappé
le directeur, le sbire de Guelleh a appelé son Chef bien-aimé,
qui lui a demandé de mettre le directeur dans le premier en partance
: vers 11h30, c’était un vol pour Addis. Le malheureux n’a même
pas été autorisé à repasser chez lui pour prendre
des affaires de première nécessité. Du bureau à
l’avion en direct … Qu’ont dit les autorités françaises ?

Officiellement au moins
: RIEN.

Elles acceptent toutes
les décisions du dictateur. Procurations exigées des personnels
djiboutiens travaillant sur les bases militaires étrangères
: deux réponses diamétralement opposées, suivant qu’il
s’agit des bases françaises ou américaines … Hier nous avions
relaté la position des Américains qui avaient renvoyé
(manu militari) le directeur de campagne de Guelleh qui essayait de pénétrer
sur la base pour réunir les personnels civils djiboutiens afin de leur
extorquer des procurations électorales.

Le directeur de campagne
a récidivé, mais sur les bases françaises. Là,
accueil différent. Reçu avec les honneurs par les unités
françaises, il lui a été donné toutes facilités
pour rassembler les personnels civils djiboutiens. Qu’a-t-il fait alors ?
Eh bien le directeur de campagne a sorti les grandes menaces : « Si vous
ne me donnez pas une procuration, vous perdrez votre emploi, chez les Français
.. »

Les Français n’ont
rien trouvé d’anormal dans cette démarche et ils ont laissé
faire. Décidément la France politique VOTE GUELLEH !