Articles

27/06/05 (B304) Bonne fête à toutes les Djiboutiennes et à tous les Djiboutiens (ARDHD)

Toute l’équipe de l’ARDHD souhaite une bonne fête à toutes les Djiboutiennes et à tous les Djiboutiens qui subissent le régime de Guelleh et de ses sbires, à ceux qui doivent respecter la Loi du Silence qui leur est imposée, soit parce qu’ils sont restés au pays, soit parce que le régime a pris leurs familles en otage.

A ceux qui ont été contraints de prendre le chemin de l’exil, pour des raisons politiques, parce qu’ils étaient en opposition avec la pensée unique imposée par la dictature, ou pour des raisons économiques, car la bande à Guelleh a tué l’économie et a vendu le pays.

En ce jour 28ème anniversaire de l’Indépendance, nous avons une pensée particulière pour toutes celles et tous ceux qui sont les victimes innocentes d’un sytème rétrograde et agonisant, soutenu abusivement par le Gouvernement français.

Mais la fête, c’est surtout l’occasion d’espérer et comme l’a dit DAF avant-hier à Bruxelles, c’est une deuxième indépendance qu’il faut gagner. Après l’indépendance coloniale, il faut se battre pour obtenir l’indépendance dictatoriale. Le Peuple, la Soif de Liberté et de Justice, l’aspiration à la Démocratie donneront à chacun l’énergie pour exiger la fin de la dictature et pour provoquer le licenciement de l’équipe en place et du couple Guelleh en premier.

27/06/05 (B304) OIT : extrait du rapport de la Commission de juin 2005, concernant la situation des travailleurs et de leurs représentants à Djibouti. (Transmis par la LDDH)

_______________________ Note de la LDDH

DIFFUSION D’INFORMATION DU 27 JUIN 2005 SUR LES OBSERVATIONS DE LA COMMISSION DE L’ORGANISATION INTERNATIONALE DU TRAVAIL

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) publie ci-après et sans faire des commentaires un extrait du Rapport de la Commission de l’OIT du 1 au 14 juin 05.

En ce jour de la fête républicaine, tout un chacun de nous doit avoir une pensée à chaque Travailleuse et chaque Travailleur, qui souffre de la politique dictatoriale, foncièrement sournoise, qui sévit en République de Djibouti.

M.NOEL ABDI Jean-Paul

 __________________________ Extrait du rapport de l’OIT

Protestation concernant la désignation de la délégation des travailleurs de Djibouti

Depuis 1997, et à une exception près, à chaque session de la Conférence à laquelle Djibouti a accrédité une délégation tripartite, la commission a été saisie d’une protestation relative à la composition de la délégation des travailleurs. Ces protestations étaient toutes fondées sur des allégations relatives à des actes d’ingérence du gouvernement dans la libre désignation des dirigeants syndicaux des deux organisations les plus représentatives du pays, l’UDT et l’UGTD. A toutes ces occasions, le gouvernement s’est limité à mettre en cause la qualité pour agir des auteurs de la protestation, sans en apporter la preuve pour autant.

Dans ses rapports des quatre dernières sessions de la Conférence, la commission a rappelé que les questions soulevées dans ces protestations relevaient principalement d’autres instances, et qu’à défaut de décisions définitives rendues par ces instances elle ne pourrait pas exercer utilement son mandat.

Déplorant l’absence d’information sur de telles décisions, que ce soit dans la protestation dont elle est saisie de nouveau cette année comme dans la réponse que le gouvernement lui a envoyée, la commission ne peut pas omettre de relever que, alors que le gouvernement a eu à répondre depuis 2001 à des protestations présentées au nom de l’Intersyndicale UDT-UGTD, ce n’est qu’en 2004 qu’il invoque l’inexistence d’une telle entente depuis une dizaine d’années.

De tels arguments ont de quoi donner un certain crédit aux allégations d’ingérence formulées dans la protestation et qui ont d’ailleurs fait l’objet d’une plainte présentée par UDT-UGDT devant le Comité de la liberté syndicale en 1995 (cas n° 1851).

La commission demeure préoccupée par l’absence de tout progrès en la matière et souhaite par conséquent renouveler son voeu que le gouvernement se prévale de la coopération technique du Bureau pour éviter que de tels doutes ne se perpétuent année après année.

27/06/05 (B304) Petit détour par la Constitution djiboutienne. Guelleh est-il hors-la-Loi. Appel aux lecteurs et aux partis d’opposition pour recherche l’information sur une possible double nationalité de Guelleh.

A plusieurs reprises, nous avons cité l’article XXIV de la Constitution de 1992 :

Tout candidat aux fonctions de Président de la République doit être de nationalité djiboutienne, à l’exclusion de tout autre, jouir de ses droits civiques et politiques et être âgé de quarante ans au moins.

La question que nous posons est de savoir si Guelleh avait aussi la nationalité française lorsqu’il s’est présenté en 1999 et en 2005 à l’élection présidentielle. Si, comme nous le supposons seulement (*), c’était le cas, il serait ipso facto, hors-la-Loi.

Que les lecteurs, les syndicalistes libres, les partis d’opposition et tous les opposants, qui pourraient nous apporter des indications ou des preuves à ce sujet, n’hésitent pas à se manifester et à nous les communiquer. Si le cas était confirmé, cela pourrait fournir matière à licenciement pour faute grave et sans indemnité….

(*) Plusieurs correspondants ont affirmé que Paulette et les enfants avaient la double nationalité. Il serait étonnant que Guelleh ne l’ait pas.

En dehors du fait de le placer Hors-La-Loi en tant que Président de Djibouti, ce point pourrait avoir une importance au niveau judiciaire, car il pourrait être entendu par la Justice en sa qualité de citoyen français.

27/06/05 (B304) Petit détour par la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789… Le régime de Guelleh est-il hors la Loi ? La situation de non-droit est patente ! (ARDHD)

Nous avons noté l’article XVI de la déclaration des Droits de l’Homme de 1789 qui est fort intéressant :

Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution.

Djibouti a-t-elle une constitution ? Oui selon les textes, non selon la Déclaratin des Droits de l’Homme.

Puisqu’à Djibouti les pouvoirs ne sont pas séparés :
– Législatif – exécutif :
le Premier Ministre et plusieurs Ministres cumulent leur maroquin avec un siège de Député. N’ayant jamais démissionné (comme c’est la règle aboslue et intangible dans toutes les Démocraties) ils siègent à l’Assemblée nationale à double titre : celui de Député (législatif) et celui de Ministre (exécutif). Bonjour le partage des pouvoirs !!!

– Judiciaire – exécutif :
le pouvoir judiciaire est inféodé au pouvoir exécutif, mais les éléments de preuve sont plus discutables, dans la mesure où il s’agit de liens familiaux, tribaux et surtout financiers …. sans parler des complicités qui unissent pouvoir et magistrats, y compris dans les coups appelés pudiquement « tordus »

En tout cas, la France qui est à l’origine de la déclaration des Droits de l’Homme, est bien malvenue de soutenir une dictature qui est clairement hors-la-loi … Il serait peut-être temps d’intervenir pour remettre les choses dans l’ordre, y compris au niveau des Nations Unies qui ne devraient jamais permettre une telle situation de non-droit au sein d’un Etat-Membre.

27/06/05 (B304) Un grand merci à Père Robert qui a refusé l’offre alléchante du régime … (lecteur)

A l’occasion de 28ème anniverssaire de l’indépendance de Djibouti,  l’Association culturelle de l’Ambassade à Bruxelles, dirigée par un certain Farah Abachi ,a organisé une soirée. Ils ont proposé à l’artiste Père Robert de se produire.

Notre grand artiste a décliné fermement l’invitation des sbires du régime sanguinaire d’I O G.


Moi un enfant du pays, j’adresse toutes mes félicitations et tous mes remerciements personnels à notre  frère Père Robert qui a su dire non aux profiteurs de tous poils.

26/06/05 (B304) Communiqué de l’UAD qui appelle à un dialogue national sincère, avec comme préalable, l’application des accords de paix du 12 mai 2001.

Union pour l’Alternance Démocratique – U.A.D –
(A.R.D, U.D.J, M.R.D.)

Djibouti, le 25 juin 2005

COMMUNIQUE DE PRESSE

Au moment où notre pays fête le 28ème anniversaire de l’indépendance nationale, l’UAD salue la mémoire de
toutes les victimes des luttes de libération et de la démocratie.

Aujourd’hui, malgré tous les sacrifices consentis, les Djiboutiens ne vivent toujours pas dans une société juste
et démocratique.

Pire : un despotisme rétrograde continue de régenter la vie nationale. Le blocage du processus de paix consécutif à la violation de l’Accord de paix définitive du 12 mai 2001 met en péril la pérennité de la paix civile. La République de Djibouti reste un des rares pays au monde soumis au mode de scrutin majoritaire
à un tour qui, avec les fraudes, explique la nature monocolôre de l’Assemblée nationale depuis l’indépendance.

En dépit des beaux discours sur la démocratie, le règne de l’arbitraire se poursuit :

– Absence d’une justice indépendante, d’un syndicalisme libre et du respect des Droits de l’Homme. A
preuve le Tribunal du contentieux administratif n’a pas siégé depuis 1996.

En outre, dans un tel contexte de violation des textes et d’immobilisme politique, le régime prétend organiser
des élections régionales avant la fin de cette année.

L’UAD considère, qu’en l’état actuel des choses, aucune élection crédible ne peut être organisée sans
l’instaurafion préalable de la transparence électorale.

De même. toute concertation avec l’opposition doit viser nécessairement l’application de l’Accord de paix du
l2 mai 2001 signé entre le gouvernement et le Frud-armé et publié au Journal Officiel du 15 mai 2001.

A partir de ce constat :

Les partis de l’opposition regroupés au sein de l’UAD se déclarent favorables à 1″ouverture d’un dialogue sincère et constructif sur 1″application de l’accord de paix du 12 mai 2001.

Au stade actuel , en l’absence de toute référence à cet accord de paix historique, l’UAD ne voit pas l’intérêt de
pârticiper à un débat essentiellement médiatique autour d’un projet de statut unilatéralement concocté et contraire à toute décentralisation.

En revanche, l’UAD entend contribuer à l’élaboration conjointe d’un statut de la Capitale et dans ce but elle
propose la création d’une commission mixte chargée de réaliser cette oeuvre commune d’intérêt national. Confortée. par le récent succès de son boycott actif de la Présidentielle, l’UAD incarne plus que jamais les
aspirations au changement du peuple djiboutien. Elle revendique donc un vrai dialogue gage de paix, de démocratisation et de développement. Le pouvoir doit donc démontrer sa volonté politique en réalisant
rapidement les conditions d’un climat démocratique en vue d’établir un état de droit basé sur :

– une justice libre et indépendante,
– une réelle transparence électorale contenue dans les neuf (9) points proposés par l’UAD depuis mai
2004,
– une décentralisation véritable basée sur l’accord de paix du 12 mai 2001 et débutant par l’organisation d’élections communales,
– l’organisation de futures élections législatives selon le mode de scrutin proportionnelle.

26/06/05 (B304) La question du jour : devons-nous proposer la candidature du Président Bush au Comité de cooptation de l’Ordre des Brosses à Reluire ?

Nous avons lu dans l’ADI, un extrait du message que le Président Bush aurait adressé à Guelleh pour le féliciter à l’occasion du 28ème anniversaire de l’Indépendance.

Nous ne disposons pas du texte intégral et il est toujours dangereux de faire une démonstration à partir d’un extrait, sans connaître le contexte général.

Quoi qu’il en soit, ce passage a quand même retenu notre attention et il justifie que nous nous interrogions sur l’opportunité de proposer la candidature du Président Bush dans l’Ordre des Brosses à Reluire …

(…) M.George W.Bush a par ailleurs indiqué que « la démocratie et la liberté ont été les pierres angulaires de puissant partenariat existant entre nos deux pays au cours de ces dernières années. J’espère continuer à entretenir nos relations dans le futur ». (…)



Nous nous sommes toujours refusés à commenter / critiquer les décisions américaines (même lorsque nous les désapprouvions, car ce n’est pas l’objet de notre combat), mais nous ne pouvons que nous étonner aujourd’hui que G W Bush puisse affirmer que les USA et Djibouti pourraient avoir en commun (pierres angulaires) la Démocratie et la Liberté.

Ou bien c’est une erreur regrettable de communication de la diplomatie américaine, ou bien G.W. Bush a vraiment besoin du soutien de Guelleh (et c’est inquiétant à plus d’un titre !), ou bien … (ce que nous ne pouvons pas imaginer) la situation de la Démocratie et des Libertés aux USA s’enfonce vers un niveau encore plus dramatique que celui qui est décrit pas les plus farouches adversaires de l’Amérique. Penser que l’on pourrait maintenant la comparer à celle qui prévaut à Djibouti … ? Ce serait l’effondrement d’un mythe !

26/06/05 (B304) LDDH – Appel pressant pour sauver cinq militaires éthiopiens qui ont fuit les répressions violentes dans leur pays.


Jean-Paul Noël Abdi
Président de la LDDH
 

APPEL PRESSANT
DU 26 JUIN 2005 EN FAVEUR
DES MILITAIRES DE L’AIR
DES FORCES ARMEES ETHIOPIENNES :
REFUGIES EN REPUBLIQUE DE DJIBOUTI
APRES LES REPRESSIONS VIOLENTES
A ADDIS ABBEBA

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant à la Communauté nationale et internationale afin de connaître la vérité sur le sort qui a été réservé à l’équipage de l’hélicoptère des Forces armées éthiopiennes.

En effet, après les répressions violentes et sanglantes en Ethiopie, des militaires éthiopiens au nombre de six se sont réfugiés à Djibouti au bord d’un hélicoptère MI6.

Sur les six, un serait reparti avec la sécurité éthiopien venue récupérer l’hélicoptère, alors que les cinq autres sont en instance d’expulsion.

Il est vrai, que le HCR, jusqu’à présent, ne serait pas encore saisi par le Gouvernement.

A la veille de l’indépendance de Djibouti, évitons la complicité des Exécutions sommaires.

M.NOEL ABDI Jean-Paul