Articles

28/11/2013 (Brève 306) RFI Le témoin clé de l’affaire Borrel a réussi à quitter le Yémen

Mohamed Alhoumekani, ancien responsable de la garde présidentielle de Djibouti, a réussi à fausser compagnie aux autorités yéménites qui le retenait contre son gré depuis plus de trois mois.

Réfugié politique en Belgique, l’homme est un témoin clé dans l’affaire de l’assassinat du magistrat, Bernard Borrel, le 19 octobre 1995, à Djibouti, puisqu’il met en cause l’actuel président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh.

Il avait été interpellé au Yémen, le 24 août dernier, alors qu’il rendait visite à des proches. Mohamed Alhoumekani à finalement débarqué lundi dernier, à Munich, avant de rejoindre Bruxelles, hier, dans la soirée.

« Jusqu’au dernier moment, les autorités yéménites et les représentants djiboutiens ont tenté de faire pression sur moi pout que je revienne sur mon témoignage dans l’affaire Borrel », nous explique Mohamed Alhoumekani.

Il estime avoir été « séquestré » comme « un otage d’Etat » et se dit à nouveau à la disposition des juges français actuellement en charge de cette affaire.

Il doit organiser une conférence de presse la semaine prochaine à Bruxelles qui risque d’être explosive…

Par Benoît Collombat,
Jeudi 28 novembre à 20h11

27/11/2013 (Brève 303) Qui sont les faux réfugiés? Nous avons le devoir de les dénoncer, car ils servent la dictature en profitant des facilités offertes de bonne foi par les pays d’accueil. (Par Omar Gabasse)

Qui sont ces faux réfugiés Djibioutiens qui vivent en Europe ?
 
Ce sont ceux qui applaudissent le dictateur Djiboutien Ismael Omar Guelleh lors de ses passages en Europe.

Bénéficiant de subventions prélevées sur les fonds publics, ils organisent des soirées musicales. Prudents, ils restent enfermés dans une salle et ils font bruyamment l’éloge du dictateur, surtout devant les caméras et les appareils de photos.
 
La question qui se pose serait de savoir les raisons pour lesquelles ils ont abandonné leur pays ? Et les arguments qu’ils ont développés pour justifier une demande d’asile politique, qui ne correspond pas à leur véritable situation ?
 
Ils ont tout simplement menti à l’immigration du pays qui les a accueilli généreusement et où ils vivent en se faisant passe pour des vrais réfugiés Djiboutiens ou le plus souvent pour des Somaliens de Mogadisho.

Une fois qu’ils ont obtenu le statut de réfugiés, ils reprennent contact avec l’Ambassadeur de Djibouti en poste pour lui faire savoir qu’ils sont disponibles. A titre d’exemple, l’Ambassade de Djibouti à Bruxelles leur verserait une indemnité mensuelle de l’ordre de 1.000 €. En échange, à peine informés de l’arrivée du dictateur en Europe, ils se précipitent aux différentes manifestations pour l’accueillir…
 
Où vivent ces faux réfugiés ?
 
En majorité ils ont atterri en Belgique.
 
Pouvons-nous rester les bras croisés face à des gens qui sont des menteurs, qui mangent à tous les râteliers (la dictature et le pays d’accueil) et qui espionnent pour le compte d’une dictature qui affame, emprisonne, torture et assassine notre peuple qui demande seulement la liberté, la démocratie et un avenir serein.
 
Nous avons le devoir de dénoncer ces faux réfugiés en Belgique et ailleus et d’informer les services de l’immigration respectifs des pays d’accueil sur la tromperie préméditée, dont ils ont été victimes.
 
Il est inadmissible qu’un dictateur puisse installer, en toute impunité, ses espions dans les pays européens et que nous nous nous taisions. Nous devons combattre le dictateur à l’extérieur. Notre combat doit-il commencer par la dénonciation des faux réfugiés ? Certainement..
 
Le dictateur est annoncé en France le 6 décembre. Des associations françaises et l’opposition organsent des manifestations pour dénoncer l’arrivée de ce sanguinaire (et de ses collègues).

Les espions fêterons certainement son arrivée dans une salle « chic » de Paris, Je demande à mes soeurs et à mes frères Djiboutiens de filmer ces voyous et de porter plainte parce que, entre Djiboutien tout le monde se connaît,

Vous pouvez facilement les identifier par leurs noms et prénoms.Il faut établir la liste et la présenter aux services nationaux de l’immigration. Espérons qu’ils soient convoqués ensuite pour justifier les raisons qui les poussent a saluer respectueusement le dictateur qu’ils prétendaient, la veille, avoir fui.

Réagissons ! Mes compatriotes, notre silence ne fera que renforcer le dictateur qui a annoncé, lors de sa dernière visite largement contestée en Belgique, qu il allait créer une association à Bruxelles, association qu’il financera pour s’assurer de recevoir des applaudissements d’opérette.

Alors que la majorité des Djiboutiens n’arrive pas à joindre les deux bouts. Dénonçons cette injustice.
 
Cela dit, je n’oublie pas qu’il y a des vrais réfugiés, qui avaient toutes les raisons valables de fuir leur pays. N’oublions pas non plus aussi les vrais réfugiés qui souffrent à Addis Abeba où ils (sur)vivent dans des conditions extrêmement difficiles.

Votre compatriote Omar Gabasse.

15/07/05 (B306) A consulter et à consommer sans modération : le site FRANCE A FRIC de Matjules. C’est aussi un vibrant hommage à l’action de François-Xavier Verschave disparu récemment. (Texte revu le 19/07/05)

Lien avec le site http://francafric.free.fr

Le site a pour but de présenter à un public international,
le film FRANCE À FRIC de Matjules, un des quelques citoyens
français courageux engagés dans le combat associatif et militant
pour des relations politiques assainies entre la France et
l’Afrique ; la lutte contre la banalisation des génocides et
crimes contre l’Humanité ; ainsi que la préservation des Biens
Publics à l’échelle mondiale.

Le projet est né de la rencontre fin octobre 2003 entre René
Vautier, fondateur du cinéma algérien et François-Xavier
Verschave, pourfendeur de la Françafrique, dans le cadre d’une
Journée Survie Rouen, conçue et organisée par Matjules, en
partenariat avec la radio HDR, l’ASER et Survie. La prise de
vue et le montage du film ont été assurés par Cyrille Daclinat
de l’association Racaille Film Productions, avec très peu de
moyens techniques et financiers.

A travers FRANCE À FRIC, Matjules souhaite rendre hommage à
François-Xavier Verschave, ainsi qu’au combat difficile mené
par Survie durant les 20 dernières années. Il existe peu d’images(*)
de l’ancien président de l’association. FRANCE À FRIC permettra
aux personnes l’ayant connu de le retrouver et aux néophytes de
le découvrir sous un angle assez privilégié, celui de ses
nombreuses interventions publiques.


« Une page pour commander le film… »


Le site présente différentes rubriques comme le synopsis
du film, des extraits vidéos, des photos, le générique,
l’avis de la presse concernant les événements présentés,
un forum pour échanger, la programmation, une bibliographie,
les contacts avec la production, une page pour commander le
film, ainsi que de nombreux liens en rapport avec les thèmes
abordés.

« En souvenir du travail et des échanges que j’ai eu le privilège
de pouvoir construire avec François-Xavier, ce père en politique … ,
que je n’aurai définitivement pas assez vu. Notre ami Verschave
nous laisse tous orphelins. Il nous revient désormais de faire
vivre son combat démocratique pour l’éternité ».

Matjules

(*) La photo utilisée par notre site à l’occasion de la disparition de F-X Verschave avait été aimablement prêtée par Majtules.

15/07/05 (B306) Communiqué du Président de l’Association Koona Kaalib au sujet du report de la soirée prévue cet été à Bruxelles.

A tous nos amis, à tous les militantes et militants,

A mon plus grand regret, je suis contraint de reporter la soirée prévue cet été à Bruxelles pour venir en aide aux populations qui souffrent en particulier dans les zones les plus reculées du pays.

La défection tardive et imprévue de plusieurs partenaires m’impose de prendre cette décision douloureuse.

Je tiens à remercier tous les militants bénévols qui assurent le bon fonctionnement de l’Association et qui s’étaient mobilisés pour la réussite de cet événement. Je tiens aussi à remercier Père Robert, membre d’honneur de l’Association et l’artiste – musicien Mahammad HABIB BOKO pour leur engagement généreux et sans faille à nos côtés.

Mais ce n’est que partie remise !

Loin de baisser les bras, nous renforçons notre action avec de nouveaux projets, y compris de nouvelles soirées de soutien et notre engagement est renforcé.

Notre Association Koona Kaalib a commencé ses interventions dans les activités humanitaires depuis peu de temps. Grâce à notre réseau relationnel et à la solidité de nos projets, nous avons déjà de nombreux succès à notre actif. Succès qui ont permis d’envoyer des aides et des biens aux populations des régions les plus reculées : citons en particulier, les vêtements et les jouets reçus en don de la Croix Rouge et offerts à de nombreux enfants en janvier 2005.

Personne, aucune population n’est à l’abri des crises humanitaires. Les dernières victimes en date sont les Nomades qui peuplent la République de Djibouti. Une prise de conscience majeure est nécessaire pour les aider. Nous avons besoin du concours des institutions et organisations internationales et des subventions des différents pays européens pour organiser une action humanitaire organisée et efficace.

Dès que possible je dresserai un bilan de nos premiers mois d’activité et surtout la liste des projets pour les prochains mois.

De nouveau et pour termineer, un grand merci à tous ceux qui suivent et qui soutiennent nos initiatives.

MOUSSA Mahammad
Président de Koona Kaalib

____________________________________

koon

Association Koona Kaalib – www.koona-kaalib.org – koona_kaalib@yahoo.com Tél. +33 / (0)6 89 76 92 08

13/07/05 (B306) L´assassinat du juge Borrel : la justice à l´épreuve de la raison d´état (Article publié sur le site de la magistrature / Info lecteur)

Lien avec l’article original http://www.syndicat-magistrature.org/article/615.html

______________________ Note de l’ARDHD
Le dernier paragraphe mérite d’être lu, car il laisse sous-entendre que l’attitude des autorités françaises tout au long de cette affaire si elle se poursuivait, pourrait laisser supposer quelques responsabilités ou faits peu avouables ….
__________________________________________________


Le 19 octobre 1995, à 80 KM de Djibouti est découvert au pied d´une falaise le corps en partie carbonisé du magistrat français Bernard Borrel, conseiller technique auprès du ministre de la justice djiboutien. Ce décès entre rapidement dans cette catégorie de « cadavres exquis » sur lesquels il est urgent de plaquer une vérité officielle, celle du suicide. Malheureusement pour les fabricants de cette thèse, les malfaçons de l´enquète (pas d´autopsie, disparition des radiographies …) et de l´instruction jusqu´en juillet 2000, mises en évidence par Elisabeth Borrel et ses avocats avec le soutien du syndicat de la magistrature, sont dénoncées publiquement; le dessaisissement des deux juges le 21 juin 2000 va permettre un tournant décisif dans l´ instruction.

Aujourd´hui, l´hypothèse de l´assassinat de Bernard Borrel est confirmée par les développements de l´instruction et notamment par des expertises médico légales et techniques précédées d´un transport sur les lieux en février 2002. En effet, la découverte d´un traumatisme cranien provoqué par un instrument vulnérant et d´une lésion de défense matérialisée par une fracture du bras ainsi que la mise en évidence d´un second produit inflammable provenant d´un récipient distinct du bidon retrouvé sur les lieux, détails qui semblent avoir échappé curieusement à l´attention des premiers experts, conforte définitivement le scénario de l´assassinat, thèse à laquelle se range le procureur de la république le 1er mars 2004 ainsi que le ministère de la justice le 25 mars 2004 dans le cadre d´une procédure administrative parallèle .

C´est précisément à ce moment que l´instruction se heurte à nouveau à des silences, des blocages et des pressions émanant cette fois directement des autorités françaises; les pressions du ministère de la défense sur Pierre Lelong, président de la commission consultative du secret défense, pour qu´il ne déclassifie pas les documents demandés par la juge et le silence prolongé opposé par Michèle Alliot Marie ont été dénoncées par Elisabeth Borrel ses avocats et le SM au terme d´une conférence de presse à l´issue de laquelle la ministre de la défense finissait par publier l´avis de la commission au journal officiel et acceptait la déclassification.

Ces tentatives d´obstruction conjuguées à une avalanche de procédures visant les avocats d´ Elisabeth Borrel, le syndicat de la magistrature, des témoins décisifs et des journalistes n´ayant fait que leur métier font craindre de nouveaux blocages et tentatives d´intimidations; une information a du étre ouverte à Versailles début 2003 pour subornation de témoins, suite aux déclarations circonstanciées de témoins djiboutiens mettant en cause de hautes personnalités djiboutiennes parmi lesquelles se trouvent notamment l´actuel procureur de Djibouti, le chef des services secrets djiboutien mais également l´une des juges d´instruction dessaisie du dossier Borrel en juin 2000.

L´annonce faite le 29 janvier dernier par le quai d´Orsay de la prochaine transmission du dossier français aux autorités djiboutienne a constitué une tentative de pression directe sur la juge d´instruction; celle ci a opposé un refus à la demande de son homologue djiboutien, estimant qu´ elle constituait un détournement de procédure eu égard à l´implication possible de personnalités djiboutiennes; en outre, cette transmission pouvait porter atteinte aux intérets fondamentaux de l´état français compte tenu de l´existence de documents déclassifiés émanant des services secrets français.

Le syndicat de la magistrature, partie civile aux cotés d´Elisabeth Borrel, a saisi le conseil supérieur de la magistrature de ce qu´il considère comme une tentative de pression sur la juridiction d´instruction tandis que les avocats d´ Elisabeth Borrel déposaient plainte avec constitution de partie civile . Face à de tels dysfonctionnements, le ministre de la justice a préféré conforter le comportement de son collègue du quai d´Orsay en soutenant que l´état français n´était pas lié par le refus de la juge d´instruction de communiquer ce dossier aux autorités djiboutiennes.

Le garde des sceaux ne peut pourtant ignorer qu´une transmission du dossier à Djibouti permettrait à la justice djiboutienne d´arreter et de juger un coupable moins dérangeant pour le régime d´Ismael Omar Guelleh ce qui justifierait en retour une demande visant à cloturer le dossier en France.

Inquiétante également, la déprogrammation d´une émission consacrée à ce dossier sur Radio France International en raison des interrogations du journaliste sur l´implication des services secrets français dans cette affaire suivie du retrait 3 jours après sa mise en ligne d´un article sur le site internet de RFI suscite de graves interrogation sur la liberté d´informer dès lors qu´il s´agit des affaires africaines. Ce cas emblématique de censure a provoqué l´indignation des syndicats SNJ, CGT et CFDT et une motion des journalistes de RFI votant à l´unanimité une motion condamnant la censure exercée à l´occasion du dossier Borrel.

Un pas supplémentaire a été franchi dans le sens du cynisme lorsqu´à l´occasion de la réception du chef d´état djiboutien par Jacques Chirac le 17 mai 2005: alors qu´ Ismael Omar Guelleh était convoqué comme témoin par la juge chargée d´instruire l´assassinat du juge Borrel, le quai d´Orsay faisait savoir qu´il était normal qu´il ne réponde pas à cette convocation compte tenu de son immunité de chef d´état tandis que Jacques Chirac réaffirmait ostensiblement son soutien à Guelleh et rappelait la justice à l´ordre en insistant sur la durée excessive de cette procédure.

Aujourd´hui, beaucoup déplorent la dimension tragique de cette affaire et témoignent de leur compassion en faveur d´Elisabeth Borrel; moins nombreux, y compris au sein de la magistrature, ont été ceux qui ont osé dénoncer les entraves multiples de ce dossier qui prend la dimension exceptionnelle d´une affaire d´état au cœur des relations franco-africaines; un membre du précédent conseil supérieur de la magistrature avait d´ailleurs parfaitement compris cet enjeu en déclarant en substance à Elisabeth Borrel qu´il était inutile de persévérer dans la recherche de la vérité compte tenu de la nature de ce dossier.

La crainte de perdre une base militaire et une capacité d´intervention dans une zone sensible au plan géopolitique ne peuvent pas justifier le soutien ostensible à un régime dictatorial et corrompu, dominé par un clan mafieux pouvant etre à l´origine de l´assassinat d´un magistrat français et impliqué dans l´étouffement de ce dossier.

L´état français doit s´interdire toute tentation de limiter la liberté des journalistes d´informer les citoyens sur les développements de cette affaire.

Tout doit etre entrepris désormais pour permettre à la juge d´instruction de poursuivre ses investigations sans avoir à redouter de pressions de la part de l´exécutif français; le ministre de la justice doit notamment prendre l´engagement de ne prendre aucune initiative visant à transmettre tout ou partie du dossier Borrel aux autorités djiboutiennes.

Enfin, si l´état français n´a rien à se reprocher dans cette affaire, il doit désormais lever lui meme les obstacles qui jalonnent la procédure, notamment en remettant au juge d´instruction la totalité des documents émanant des services de l´Etat et pouvant avoir un lien avec cet assassinat.

12/07/05 (B306) Djibouti Telecom, toujours une longueur d’avance … ! Pour faire payer le Client et pour enrichir les dirigeants du Pays … Ou comment réduire la communication avec l’étranger, porteuse d’idée de liberté ? (Lecteur)

Je vous écris ces quelques lignes pour vous faire part de la colère des
exploitants de cabines téléphonique qui reprochent à Djibouti Télécom de leur
avoir surfacturé des sommes monstrueuses qui dépassent largement le montant de leur consommation habituelle.



Depuis trois jours, les exploitants des cabines téléphoniques se donnent
rendez-vous devant la Direction de Djibouti Télécom pour exprimer leurs revendications légitimes et leur colère, face au principe arbitraire de facturation de cet organisme incontournable(*).



Aujourd’hui le Président du Syndicat des Exploitants de cabines
téléphoniques a deposé une demande d’audience au Directeur de Djibouti Télécom, Monsieur Pierre Durrey.



Très prochainement nous vous adresserons, pour diffusions, les compte-rendu de la rencontre entre le Directeur de Djibouti Télécom et la délégation composée de membres du Syndicat des cabines
téléphoniques.

(*) Note de l’ARDHD : nombreux sont ceux qui disent Djibouti Télécom n’est public que pour deux choses : assurer une vitrine de service public et encaisser les subventions, mais qu’il est privé dès qu’il s’agit de partager les bénéfices

11/07/05 (B306) Dernières nouvelles : le FRUD aurait quitté le Forum sur la décentralisation en claquant la porte !

Selon des sources d’information généralement fiables, nous apprenons que le FRUD aurait claqué la porte du Forum sur la décentralisation. Nous pensons qu’un communiqué pourrait être diffusé pour expliquer cette décision, mais nous n’avons pas encore de certitude.

10/07/05 (B306) L’extradition des cinq aviateurs éthiopiens ? Ce n’est pas une première ! Une vieille pratique de Guelleh !(Lecteur)

Autrefois, il y avait dans les camps de refugiés d’Arawsa et d’Ali-Addé, des officiers Oromos. Pour obtenir, en échange, l’extradition des membres des FRUD et plus tard des accusés dans l’affaire du Café de Paris, des officiers de la FNP avaient emmené ces éthiopiens, une nuit à la frontière éthiopienne.


Lorsque ces éthiopiens ont réalisé qu’ils venaient d’être livrés aux mains des autorités ethiopiennes, ils ont eu le temps de leur dire textuellement :

« Vous vous prenez pour des Soldats, mais vous venez de violer les règles les plus sacrées et les valeurs de vos coutumes, de votre religion, de vos Lois et des Lois internationales. Un jour nous saurons vous demander des comptes et vous devrez payer pour ce crime, sinon ce seront vos enfants qui paieront pour vous. »


Vous voyez que l’extradiction des éthiopens est un grand classique de Guelleh et qu’elle ne date pas d’aujourd’hui. Le plus dramatique, c’est que des hommes aient encore pu croire dans le double langage de ce sinistre personnage qui n’a aucun respect de la parole donnée et des valeurs de notre culture et de notre religion.