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01/12/2013 (Brève 311) Agression à Rennes. Aux abois, le régime de Guelleh a-t-il envoyé des « gros bras » pour menacer les opposants en France. Après l’attentat qui visait Mohamed Alhoumékani, nous venons d’apprendre que l’auteur de la plainte pour crimes déposée devant la Cour pénale internationale, avait été victime de menaces physiques avec violation de son domicile en présence de sa fille de 8 ans et de son épouse.

l’auteur de cette plainte, comme nous l’avions craint dans un article publié il y à quelques heures à peine, a été victime d’une agression à son domicile.

Un personnage (identifié comme originaire de la Corne de l’Afrique), en état de grande excitation, a probablement attendu que la fille du couple (âgée de 8 ans) sorte de la maison, pour se précipiter à l’intérieur du domicile familial, en la repoussant avec force..

A l’intérieur du domicile, il a proféré des menaces précises, exigeant que l’auteur retire la plainte pour crimes, qu’il a déposée devant la CPI.

La jeune fille est sérieusement choquée, de même l’épouse.

Des plaintes devraient être déposées devant la Police française.

Nul doute que l’agresseur fait partie de la sphère des obligés du régime (probablement un faux réfugié) et nous espérons que la police puisse l’identifier.

Il s’agit sans nul doute d’une campagne pour faire peur aux opposants, afin qu’ils se taisent. La nouveauté c’est que cela arrive sur le territoire français, ce qui semble être une première et une nouvelle marche dans l’escalade.

Pour que le régime en arrive à commander de tels actes, il faut que son patron auto-proclamé soit très très inquiet et qu’il ne sache plus comment il pourrait échapper aux poursuites possibles à la fois pour les crimes qu’il a commis / fait commettre et aussi dans le cadre de l’assassinat du Juge Borrel.

D’autant plus qu’il devra assumer les nouvelles déclarations de Mohamed Alhoumékani qui sont attendues dans les prochains jours au cours d’une conférence de presse.

19/08/05 (B311) Les journalistes de La Nation auraient-ils acquis une certaine dose d’humour ? Affirmer sans rire que les mérites et les diplômes sont les critères de sélection dans la fonction publique, il fallait le faire ! (Lecteur)

Le journal de la propagande du régime de Guelleh, le mal nommé « La Nation », vient,
dans son édition de ce jeudi, de faire état des principes qui président à la
nomination des hauts fonctionnaires dans les postes a responsabilité.

Non sans une certaine dose d’humour, le journal a le courage (il faut l’avoir !) d’affirmer que seul le mérite serait à la base des choix des hauts fonctionnaires dans l’Administration publique.

J’ai l’impression de rêver !

Car chacun sait bien qu’à Djibouti, c’est avant tout le critère tribal qui est retenu.

Depuis que Guelleh est aux affaires, l’origine ethnique conditionne les nominations.

C’est ainsi que les postes les plus importants tels que Chef de la Sécurité, Ministre de l’Intérieur, Ambassadeurs, Secrétaires généraux, Etat-Major des Armées, Gendarmerie, Garde présidentielle, Finances, Direction des investissements, Chefs de districts, Gouverneur de la Banque nationale (etc..) échoient uniquement à des proches de la famille au pouvoir « tribalement parlant » ou à des étrangers issus de la ville natale de Guelleh à savoir Dire Dawa en Ethiopie.

Les Finances publiques sont aux mains de gens qui sont soit d’origine Mamassan, soit comme c’est le cas du Gouverneur de la Banque nationale de Djibouti, des parents de la femme de Guelleh.

Et la chaîne se déroule : par exemple, à la Banque nationale de Djibouti, les postes à responsabilité ne sont pas attribués sur diplôme, mais sur l’appartenance ethnique à la tribu du gouverneur.

L’ambassadeur de Djibouti à Washington, Olhayeh, est un cousin de Guelleh. C’est le même qui se vante de ne connaître Djibouti qu’au travers de sa chancellerie aux USA !

Un autre cousin de Guelleh, Douksieh, est Secrétaire général du Ministère des
Finances. On ne peut vraiment pas dire que ce seraient son assiduité et ses qualités de fonctionnaire qui justifieraient le maintien dans le poste, mais le simple fait qu’il est un cousin de Guelleh.

Le Directeur du Budget, le Directeur de la DINAS, le chef de l’ADETIP et
pratiquement tous les Chefs de Services des Finances sont recrutés uniquement parmi les cousins de Guelleh.

Qu’arrive-t-il lorsque Guelleh a épuisé la liste des cousins ?

Quand Guelleh n’a plus de cousin à sa disposition, pas de problème, on cherche un Ethiopien d’origine de Dire Dawa et on lui confie le poste important. C’est ainsi que de nombreux Secrétaires généraux : Urbanisme, par exemple ou des Chefs de District comme Soubaneh à Ali-Sabieh ou quelques Ministres importants du Gouvernement, ont obtenu leur poste.

Donc la logique dans ce pays, qui est l’un des premiers dans le monde en termes de corruption, refuse que le diplôme ou le mérite soient des critères de sélection des Chefs de l’administration publique.

Pire que cela, les rares, qui ont été poursuivis pour détournement de Deniers publics, ne sont jamais les hauts responsables des trafics et malversation. La Justice (aux mains des proches de Guelleh) « privilégie / sélectionne » toujours les fonctionnaires non Mamassan.


Humour : IOG aurait-il pu décorer
personnellement Djama Ali Guelleh,
directeur inamovible
et surtout prévaricateur « patenté » à l’EDD,
de l’Ordre des Brosses à Reluire ?

Aucun Mamassan, aucun membre de la famille de Kadra, quelque soit la gravité des faits ou l’ampleur des prévarications, n’a jamais été poursuivi. Prenons le cas de Djama Ali Guelleh, cousin de Guelleh, qui est à la tête de l’électricité de Djibouti (EDD) depuis 20 ans ou Haid, le Gouverneur de la Banque nationale de Djibouti : les rumeurs les plus folles courent sur les montants qui auraient été détournés et elles sont probablement en dessous de la réalité : ont-ils été, ne serait-ce qu’entendu par la Justice. Que nenni !

Demain, ce pourrait être différent !

Dans un régime démocratique et « propre », les nominations seront effectuées sur la base des diplômes et des services rendus au pays et non plus en fonction de l’appartenance tribale.

Et les corrompus pourraient bien goûter alors les charmes d’un séjour de longue durée à Gabode…

K. R.

18/08/05 (B311) Texte intégral de la plainte déposée le 8 juin 2005, auprès du Tribunal Pénal de Djibouti par Hassan Cher Hared C/c le directeur de la Poste, M. Hilliyeh Hassan Guirreh, pour atteinte à la dignité de la personne.

HASSAN CHER HARED
Agent de maîtrise à la poste de Djibouti
Secrétaire général du syndicat des postiers de Djibouti
BP : 2373
République de Djibouti

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Djibouti ; le 08/06/2005

 

A

Monsieur le procureur de la république de Djibouti

 

Objet : plainte pour atteinte à la dignité de la personne.

 

Monsieur le procureur,

Je soussigné, Mr HASSAN CHER HARED, agent de maîtrise à la poste de Djibouti, secrétaire général du syndicat des postiers de Djibouti pour un deuxième mandat, membre du conseil d’administration de la poste de Djibouti (décret n°2003-0073/PR/MCCPT) et père d’une famille de 3 enfants.

J’engage par la présente une plainte contre Mr HILLIYEH HASSAN GUIRREH, directeur général de la poste de Djibouti, pour atteinte préméditée à la dignité de la personne.

Rappel des faits

Embauché à l’OPT à la date du 15 décembre 1993 en qualité d’agent de guichet, je fus promis en peu de temps après à des fonctions de plus en plus importantes et des responsabilités plus élevées pour ma compétence, mon assiduité et mon niveau d’éducation que je n’ai cessé d’élevé justifié chaque fois par des diplômes et des certificats. Ma dernière fonction fut « inspecteur de guichet et la qualification d’agent de maîtrise ».

Etant ainsi ma situation professionnelle, je fus dans la liste des employés transférés à la poste de Djibouti pendant la séparation de l’OPT en deux identités juridiques distinctes en septembre 1999 : « Djibouti télécom » et « la poste de Djibouti ».

Cette dernière étant devenue un établissement indépendant, elle a connu le premier directeur qui ne manqua pas d’outrepasser la législation nationale pour des raisons d’incompétence ou pour faire valoir des intérêts personnels. Ce qui nous a conduit, moi ainsi que le 1 er secrétaire général, à créer le syndicat des postiers de Djibouti dès le début de l’an 2000. La réaction du directeur ne se fait pas attendre ! Plus particulièrement à mon égard avec la réduction de mon salaire de presque la moitié, la suspension et même à deux reprises le licenciement.

Ainsi, réduit depuis 2001 à l’inactivité avec une rémunération limitée à la catégorie et dépouillée arbitrairement de tous les avantages acquis au fil de temps, je me résigne à cette situation en croyant à un futur professionnel plus meilleur.

En janvier 2004, avec l’arrivée du nouveau directeur général, un membre cotisant du syndicat, je relance la demande de régularisation de ma situation professionnelle. Celui-ci m’invite d’abord à préparer avec lui un règlement intérieur. Je m’engage sans réserve à l’élaboration du document, mais à quelques lignes de la finalisation du projet, j’informe au directeur pour qu’il y ait bonne application du règlement qu’il valait avant tout mettre en place un organigramme qui sera légitime par le conseil d’administration de l’établissement. Le directeur dédaigne mon information, ce qui conduit à avoir des doutes sur l’objectivité du document et je refuse de le parapher. Depuis cette date, les contacts entre syndicat et direction sont devenus tendus et presque inexistants.

En novembre 2004, dans la réunion du conseil d’administration, la dernière réunion de l’année 2004, après les interventions des membres, du ministre de tutelle et du directeur général de la poste, je prends la parole pour faire savoir à tout le monde mon amertume en les blâmant en raison de leurs discussions et travaux superficiels dont nous perdons notre temps alors qu’il a urgence dans la situation administrative, financière et sociale actuelle de la poste. Le directeur général de la poste irrité, s’insurge dans mon intervention en proférant à mon égard les propos suivants :  » tu te permets de me blâmer ; d’ailleurs je devais te licencier depuis trop longtemps « .

S’en suit à la date du 08/02/2005 ma nomination à la section transport& transit, service inexistant et mentionné dans aucun cahier de charge de la poste. C’est un acte de rétrogradation à mon ancien titre dont l’objectif recherché n’est autre que l’humiliation (doc n°01).

Vu la dégradation sociale aggravée dans l’établissement et les mesures et décisions déviants de la direction, le syndicat tient une assemblée générale, sur la demande des postiers, pour discuter des options légaux de pouvoir exposer publiquement les problèmes ainsi mentionnés qui deviennent à la longue insupportable. Les conclusions de cette assemblée générale datée du 03/03/2005 sont publiés dans le communiqué ci-joint (doc n°02).

La grande surprise fut la réaction impétueuse et insane du directeur de la poste qui dans une lettre (doc n°03) :

– au 1 er paragraphe, diffame nos informations en les transformants à sa guise ;

– au 6 ème et 7 ème paragraphes, intimide les travailleurs à ne pouvoir réclamer leurs droits et les contraints à signer une pétition préétablie contraire à la liberté syndicale, humaine et aux droits d’expression et d’opinion ;

– au 8 ème paragraphe, laisse entendre indirectement d’interdire le syndicat en le considérant illégitime et se permet de dire créer sa propre organisation des travailleurs ; sachant que le comité d’entreprise n’est pas reconnu par la législation nationale ;

Les actions répressives s’intensifient flagrament sans se soucier des conséquences.

En violation patente à la législation nationale du travail sont opérés sur mon salaire du mois de mars et avril 2005 un retenu de 19.000 fdj justifié comme jours d’absence et la totalité de mon salaire du mois de mai 2005. Saisit par courriers (doc n° 04 et 05), le directeur ne leur porte aucune crédit. I1 recommande le 24 avril 2005 au chef des ressources humaines de m’établir la note falsifiée ci-jointe (doc n° 06).

J’écope le 17 mai 2005 d’une mise à pied de 8 jours avec retenu de salaire (doc n° 07) dont les motifs sur lesquelles la sanction est fondée, motifs mensongères et cacophoniques (doc n°08), démontrent que l’objectif recherché est de légitimer ma licenciement abusive et arbitraire décidé d’avance. Surtout le dernier paragraphe confirme la pensée du directeur général de la poste de djibouti.

A partir de ce moment, je formule une plainte auprès du procureur de la république de Djibouti (RP n°1920/O5 du 25/O5/2005) pour détournement de salaire, harcèlements moraux et abus de pouvoir.

Apprenant mes démarches auprès de la justice pour faire valoir mes droits, le directeur général, sans attendre la fin de la 1 er sanction, émet une note à mon encontre le 25 mai 2005 à laquelle il se permet de m’informe mon licenciement dont le contenu est le copie du dernier paragraphe de la décision du mise à pied (doc n°09).

Par ces motifs

Etant victime d’une discrimination grave et flagrante pour activité syndicale, acte déconseillé et sanctionnée dans le chapitre V du section I du code pénal de 1995, je vous sollicite, monsieur le procureur de la république, que ma plainte soit aussi statué civilement pour bénéficier réparation aux préjudices subies. C’est-à-dire le payement de 8.000.000 fdj pour compenser les torts et dommages morales et matériels que je connais.

En comptant sur votre compréhension et espérant une suite favorable à ma plainte, je vous prie d’agréer, monsieur le procureur de la république, l’expression de ma haute considération.

Sous tous réserve.

Plaignant
HASSAN CHER HARED

 

16/08/05 (B311) Les dernières nouvelles de l’économie « officielle » : contradiction, opacité et emprunt à Gogo. Risque avéré de sur-endettement de la Population djiboutienne et confirmation de la généralisation du paiement des soins médicaux, comme nos lecteurs l’écrivent … (Cf dernier Conseil des Ministres – ADI)

Le 31 juillet, Ali Farah Assoweh, digne successeur de Yacin Elmi Bouh aux Finances, avait été coopté dans l’ordre prestigieux des Brosses à Reluire, au grade de Courtisan servile.

A l’époque, il avait déclaré, en particulier, dans La Nation

« Les recettes budgétaires sont stabilisées, les dépenses budgétaires sont rationalisées, les dépenses allouées aux secteurs sociaux ont connu un accroissement et l’investissement financé sur ressources intérieures a augmenté sensiblement. (…)

Propos aussitôt démentis (sans réelle surprise) lors du dernier Conseil des Ministres (Source ADI) :

1 – que les recettes sont en baisse parce que l’économie se porte extrêmement mal (ce que les populations ont bien mesurées sur le terrain …)

(…)le projet de budget rectificatif de l’état pour l’exercice 2005 est Arrêté en recettes et en dépenses à la somme de quarante cinq milliards six cent soixante  dix huit millions sept cent soixante sept francs Djibouti(45 678 767 000 ). 


Ce budget est en baisse de plus de (850 000 000 FDJ) huit cent cinquante sept millions par rapport au budget initial adopté au début de cette année. Cette diminution résulte d’une révision à la baisse de prévisions aussi bien des recettes extérieures que des recettes intérieurs marquées par la décision d’assurer une adéquation totale entre d’une part les ressources nationales attendues et d’autre part les dépenses prévues pour l’exercice en cours (…)

(…) En matière de dépenses, le budget rectificatif prévoit une légère progression de la masse salariale due entre autre à l’ouverture de trois nouvelles ambassades (*1), et une baisse substantielle de dépenses de matériels grâce à la maîtrise des dépenses d’eau, d’électricité et de téléphones des différents départements ministériels. Le budget rectificatif 2005 se caractérise également par une hausse de dépense d’investissement et de transferts (*2)(…)

2 – Que le Gouvernement va souscrire une nouveau paquet d’emprunts pour pallier le manque de recettes et l’augmentation des charges, avec une situation de sur-endettement pour la Population :

Parmi les emprunts qui vont sur-endetter le peuple djiboutien :

2) Projet de loi portant ratification d’un accord de prêt entre la république de Djibouti et le fond africain de développement :
Ce projet de loi a pour objet la ratification d’un accord de prêt d’environ quatre milliards cinq millions de francs Djibouti entre la république de Djibouti et le fond africain de développement. (…)

3) Projet de loi portant ratification d’un accord de prêt entre la république de Djibouti et le fonds koweitien pour le développement économique et arabe.

Le projet de loi a pour objet la ratification d’un accord de prêt d’environ trois milliards cent millions de francs (3 100 000 000) entre la république de Djibouti et le fonds koweitiens pour le développement économique et arabe. (…)

4) Projet de décret relatif à la mise en place de crédit d’avance

ce décret a pour objet conformément à l’article 12 de la loi n°107 du 29 octobre 2005 relative au lois de finances,la mise en place au titre du budget rectifié de l’exercice 2000 d’un crédit global de cent vingt et un millions huit cent quarante quatre mille francs (121 844 000 FD)
(…)

Généralisation du paiement des soins par les malades :
Cela confirme les alertes lancées par nos lecteurs. Désormais les malades devront d’abord payer les soins …

7) Projet d’Arrêté portant réglementation des tarifs de consultations, d’hospitalisation, des actes de soins divers et de prestation diverses dans les formations sanitaires dépendant du ministère de la santé.



Le projet d’Arrêté réglemente les tarifs des consultations, d’hospitalisation, des actes de soins divers, des analyses biologiques, des examens radiologiques et des prestations diverses des formations sanitaires dépendant du ministère de la santé. Les objectifs du projet d’Arrêté consistent à généraliser la participation financière de la population aux coûts de la santé par le biais du système de recouvrements des coûts. (..)

(…) La mise en place du système de recouvrement partiel des coûts nécessite une participation effective de la communauté à la planification, à la gestion et à la définition des besoins sanitaires de la population. (…)

(*1) Pour caser les supporters de Guelleh et favoriser les trafics, comme celui du sucre en poudre, initié avec Cuba ?

(*2) Transferts sur les comptes de Guelleh ? Pas plus de précisions …

16/08/05 (B311) Radio-trottoir : nouveau témoignage de la crainte des habitants de Djibouti, confrontés aux problèmes économiques et maintenant à la peur de tomber malade … (Lecteur)

Franchement, les nouvelles règles d’admission dans les fameuses urgences suscitent les plus grandes craintes.

En tant qu’instituteur, je n’arrive pas à conserver ni espèces ni chéquier : je retire le premier du mois, le montant intégral de mon salaire. Il me permet de rembourser mon épicier, de payer ma facture EDD et mon loyer. Ma femme récupère environ 1500 FD de la boutique. A la tombée de la nuit, je n’ai pratiquement plus un sou.

Il ne nous reste plus qu’à prier Dieu. Nous nous couchons avec la peur que le propriétaire ne nous mette à la porte de notre logement, la peur de la coupure d’électricité et maintenant la peur de tomber malade, car il n’y aura aucune mansuétude. Vous payez d’avance même en cas d’urgence. Sinon, on vous poursuivra pour récupérer les sommes : saisie sur salaire, ventes forcées …

Dans ce climat, j’ai bein peur que beaucoup ne disjonctent.

Sachez qu’une nuit d’hopital est facturée selon le service de 15.000 à 30.000FD. Une nuit c’est le tiers de mon salaire mensuel.

Serions-nous à l’apocalypse d’un régime qui ne contrôle plus ses décisions, ni les conséquences, tant sur la Population déjà sévèrement opprimée, que sur son avenir ? Le cas du pauvre alcoolique cité par un lecteur n’est pas un exemple isolé.

Sincèrement, je souhaite bon courage à tout le personnel hospitalier que l’on expose, bien malgré lui, à la violence et à la colère de la population.

Les manitous , qui ont usurpé le pouvoir, dorment tranquillement chez eux : ils seront soignés à Bouffard ou en France !

15/08/05 (B311) Ah le service des Urgences de Djibouti. Dissuader la population par l’argent ! (Lecteur)

Je vais vous raconter la dernière en date dans ce service !

Ce matin, aux Urgences, après l’ouverture du guichet d’accueil : on demande à un pauvre alcoolique, qui saignait fortement du bras, de payer sa note ! Incrédule l’homme a failli blesser l’agent, tant il était désemparé.


Jusqu’où ira cette politique de la ségrégation des soins par l’argent ?

Ne risque-t-on pas de provoquer l’inverse de ce que le monde entier fait dans ses pays ? Je m’explique : la population aura-t-elle encore le réflexe de foncer vers les urgenges sans penser à autre chose, en cas de maladie ou d’accident ?

A chercher ses sous par tous les moyens, y compris des emprunts à la famille et aux voisins, ne va-t-on pas perdre un temps précieux, parfois vital ?

Ceux qui auront le malheur d’être pris d’une crise en pleine nuit, sans disposer d’une réserve en espéces et qui ne pourront faire appel au voisinage, se rendront-ils aux urgences, sachant que le tenancier des lieux leur présentera la facture dès l’ouverture de son guichet ?

15/08/05 (B311) Groupez le tir sur les Usurpateurs d’aujourd’hui. Ne vous dispersez pas, en échaffaudant des stratégies qui ne verront le jour que dans six ans, au mieux ! (lecteur)

Je vous écris pour rappeller à l’un des lecteurs qui est intervenu sur le site, qu’il est plus important de grouper nos tirs et attaques sur la famille qui occupe illégalement la presidence (IOG et Paulette) que de perdre du temps en imaginant une éventuelle candidature à la magistrature dans six ans.

 

Si IOG voulait nettoyer la ville, s’il voulait arrêter la corruption, s’il voulait mettre un terme à tous les abus qui font la loi sur les routes, s’il voulait mettre un terme la faim et le soif, s’il voulait nommer aux postes de Ministres, des hommes intègres, éduqués et responsables : il pourrait le faire en une seule journée.

C’est donc bien la preuve que c’est lui qui tient à ce que les choses restent en l’état afin que le peuple reste dans le besoin et dans l’indigence.

Pas besoin de se focaliser sur Yacin, c’est un comparse. Attaquons la tête !

15/08/05 (B311) Sans n’avoir l’intention de salir la réputation d’un disparu, il est un devoir de mémoire qui n’appartient qu’aux vivants et j’en assume la responsabilité pour que les générations actuelles et futures soient informées. (Lecteur)

Après le décès de M. Ali Roubah, je souhaite apporter des précisions sur son passé, car certains de nos concitoyens les ignorent.

J’en suis un peu géné, mais notre génération a un devoir de mémoire et quelles que soient nos traditions, j’assumerai les critiques que je formule à propos d’une personne qui est passée dans l’au-delà.

En principe, à partir de l’instant où il décède, toutes les critiques doivent se taire, afin que le défunt repose pour toujours face à sa conscience et à ses actes.

Que personne ne se méprenne, je ne dérogerai pas à cette règle ancestrale.

Ce ne sont pas des critiques que je formule, mais simplement la diffusion de certains points qui concernent Ali Mohamed Awad dit Ali Roubah. Contrairement au passé élogieux qui a été dressé par le journal La Nation, il fut l’un des grands « criminels » de la période coloniale et à la solde des autorités dirigeantes.

C’est la raison pour laquelle, en 1977, après « l’indépendance » de Djibouti, il s’est enfui vers le Yémen craignant les représailles. Comme nous tous, il a vite constaté que notre pays n’avait pas acquis son indépendance mais avait seulement changé de maître.

Aussitôt, ses anciens amis Gouled et Guelleh en particulier, ont tenu à le rassurer en lui promettant l’impunité aboslue. Reconverti dans les travaux publics, il a dû son succès à un client important. Devinez qui était-ce ?

La France, bien entendu ! Celle qui l’avait appointée comme tortionnaire. Le même tortionnaire deviendra ensuite député alors qu’il avait activement participé à la chasse aux souverainistes : un comble dans le royaume de Gouled-Guelleh. Alors que les vrais combattants sont, soit morts dans la misère et l’anonymat, soit exilés et en fuite comme Omar Osman Rabeh.

Ne vous y trompez pas, Ali Roubah, Ali Silay, Ali Aref Bourhan, Guelleh, Gouled et d’autres appartiennent à la catégorie : collabo – criminels.

Dieu jugera ceux qui sont morts, les autres devront encotre attendre la véritable indépendance de Djibouti pour assister comme acteurs … à leur procès.

D’ici là, une seule chose à faire : travaillons dur pour parvenir à la libération de notre pays et pour donner la véritable indépendance au Peuple auquel nous appartenons.

Quant à Ali Roubah, je ne peux que souhaiter pour lui, à titre posthume, que Dieu le juge en toute équité et avec sa grande mansuétude. A partir du moment où il l’a rappelé à lui, ce n’est plus à nous de le faire et j’ai rempli mon devoir de mémoire face à l’histoire.

Vive Djibouti libre, à bas les colonisateurs et les collabos.