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02/12/2013 (Brève 315) Houssein Ibrahim Houmed nous a transmis la copie du courrier qu’il a reçu du greffe de la Cour pénale internationale, confirmant la réception de sa plainte.

Le greffe de la Cour pénale internationale, dans un courrier en Anglais et en Français, daté du 2 décembre et adressé par mail à Houssein Ibrahim Houmed, accuse réception par le Procureur de la Cour, de la plainte qu’il a déposée contre le régime djiboutien pour les nombreux crimes qui ont été commis sur le territoire de la République, sous son autorité.

Cette accusé de réception confirme que la plainte a bien été enregistrée par le bureau du Procureur qui lui donnera la suite qui conviendra en application des statuts de la Cour qui figurent dans le traité de Rome.

Nous rappelons que Djibouti est un état membre de la CPI.

Lien pour télécharger la copie de la lettre de la CPI.

16/09/05 (B315) Chronique d’une déchéance annoncée ou « La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Bœuf » (Lecteur)

NNN

« La chétive s’enfla
si bien qu’elle creva »

Après la chute de l’Empire romain et la chute du Faucon noir, nous assistons à la chute du Procureur véreux. Il y a quand même une justice Divine. C’est une question de temps !

« L’homme fort du régime », c’est en ces termes que les Djiboutiens désignaient le Procureur de la République. Il est vrai que le bonhomme à tout fait – il ne s’est épargné aucune salle besogne – pour arriver au sommet du tas de fumier. Quand certain épiloguait sur la fin de l’Histoire, lui croyait être arrivé à la fin du pouvoir. Il avait coutume de dire qu’au dessus de lui – sur la tas de fumier – , il n’y avait que le Génie de la Corne (IOG). Justement, n’est pas génie qui veut !

Ceux qui le connaissent vous parleront d’un individu prêt à tout pour arriver à ces fins. Venir d’un milieu modeste est loin d’être une tare. Mais certains vivent leurs modestes origines comme une honte et un traumatisme, à occulter coûte que coûte. En parallèle, ils développent un complexe d’infériorité et accumulent de l’aigreur et de la rancœur au point d’en vouloir à toute la terre. Leur parcours n’est qu’une une succession d’intrigues, de revanches et de règlements de compte. Ce fut le cas de Djamma Souleman. C’est un peu le syndrome de ceux qui ont eu faim quelques fois dans leur vie. Ils accumulent tout et en veulent toujours plus, de peur d’en manquer. Amasser à tour de bras, c’est chose la chose à laquelle, il s’est attelé avec frénésie et brio. En effet, il se retrouve aujourd’hui à la tête d’un patrimoine qu’il n’a pas pu acquérir avec son traitement de Magistrat. Une double addition suivie d’une soustraction aurait dû faire tomber cet individu peu scrupuleux.

è [le total de son patrimoine le total de ses revenus déclarés = Le Total des détournements ]

D’ailleurs, ce théorème pourrait être utilisé par tous les djiboutiens pour brocarder notre élite alimentaire, vorace et avide d’espèces sonnantes et trébuchantes. C’est simple et efficace !

Je ne pense pas qu’il faille être expert comptable ou grand spécialiste de la Finance pour en arriver à cette conclusion. Apporter la preuve de toutes ces forfaitures est chose tellement aisée à Djibouti tant nos Kleptomanes usent de systèmes de détournement très primaires pour ne pas dire primitifs. En effet, ils ne se distinguent ni par la finesse en encore moins par le raffinement de leur méthodes. C’est la preuve de leur manque d’imagination. C’est quasiment du vol à l’étalage ou à la tire (du « bobah » diront les initiés !).

Revenons à notre petit Procureur. Si l’information qui nous est annoncée se révèle exact, à savoir le retrait des différents documents de voyage de Djamma Souleman, cet individu à du souci à se faire pour sa vie. En effet, à partir de cet instant, elle ne vaut plus grand-chose. Etant donné le sens de l’intrigue et des coups tordus de ce kleptomane, je ne serais pas étonné d’apprendre qu’il dispose d’autres passeports djiboutiens, somaliens ou même éthiopiens – avec probablement de fausses identités – . nous savons tous que ces documents se monnayent sur le marché et on se les procure beaucoup plus facilement quand on est Procureur et de surcroît plein aux as.

Dans l’hypothèse ou cette disgrâce se prolonge, il y a plusieurs scénarios possible :

1 – la Fuite :

Djamma disposent certainement de soutiens dans les pays limitrophes. Je pense à la Somaliland ou à l’Ethiopie. A dos de Chameau, il pourra très facilement se faire passer pour un Bédouin Somali ou Afar. Quelques liasses pourront lui faciliter la tâche. C’est l’option que j’aurai pris le plus rapidement possible si ce n’est déjà trop tard. En effet, Guelleh préférerait le donner à la France Mort que vivant. Car vivant, il présente encore un risque et viendrait gonfler le cercle restreint et très fermé des Alhoumekani et autre Iftin. Le cercle de ceux à qui Guelleh veut faire la peau. A choisir, il vaut mieux intégrer ce cercle vivant qu’à titre posthume !

2 – Rester et prouver par tous les moyens au Génie que l’on est dans son camp :

C’est malheureusement et vraisemblablement cette dernière hypothèse qui semble avoir la faveur de notre Procureur déchu. Pour rester toujours le plus proche et le plus longtemps possible du Tuyau d’acheminement des espèces sonnantes et trébuchantes, Djamma est prêt à jouer sa vie.

Dans ce cas de figure, ces jours sont en principe comptés. Au moins pendant un petit laps de temps, Guelleh va pouvoir afficher sa bonne foi et sa pseudo volonté de livrer à la justice française les boucs émissaires de l’Affaire Borrel.

La morale de cette histoire est à rapprocher de l’une des fables de La Fontaine : « La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Bœuf ». A la fin de l’histoire, La Fontaine nous dit que : «  La chétive s’enfla si bien qu’elle creva ».

Toute la question maintenant est de savoir si notre Grenouille connaîtra le même sort ?

Jean de la Cornedaf
(Fidèle lecteur de l’Ardhd)