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04/12/2013 (Brève 317) Aucune délégation djiboutienne au Sommet de l’Elysée pour la Paix et la Sécurité en Afrique (Info correspondants)

Selon une information qui nous a été transmise ce matin par un correspondant, aucune délégation djiboutienne n’est attendue au Sommet de l’Elysée.

L’information figure dans un document préalable qui a été remis aux journalistes qui devront couvrir l’événement.

Bien que nous la considérions comme fiable, l’information devra être confirmée.

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On peut s’interroger sur les raisons qui motiveraient cette absence. Plusieurs hypothèses sont envisagées :

– une faiblesse physique ou une maladie qui empêcherait Guelleh de se déplacer ?
– sa peur d’affronter les orages qui se multiplient et qui l’attendent au tournant : relance de l’affaire Borrel après l’arrestation d’Alhoumékani au Yémen à la demande de Djibouti et la conférence de presse annoncée par Mohamed Alhoumékani, la plainte pour crimes déposée devant la CPI, l’agression d’un opposant à Rennes par un individu qui a déclaré qu’il agissait au nom de Guelleh (cf la plainte devant le Commissariat de Police), etc…
– la crainte de manifestations médiatisées pour dénoncer son régime, ses crimes et l’asservissement de la population

Nous n’avons pas la réponse à l’heure où nous mettons cet article en ligne.

29/09/05 (B317) En pleine crise économique et sociale, Guelleh et son âme damnée, Ali Guelleh, le directeur de l’EDD, décide d’augmenter les tarifs de l’EDD avec effet rétroactif au 1er septembre. (Info lecteur)

La situation sociale et économique est déjà anarchique avec les grèves des travailleurs du port.



C’est le moment précis que le directeur de l’EDD a choisi pour ajouter sa goutte d’eau dans la mare djiboutienne qui est déjà au bord de l’explosion.


L’EDD annonce une hausse de ses tarifs avec effet rétroactif.


Mercredi 28 Septembre – La direction de l’Électricité de Djibouti (EDD) a annoncé aujourd’hui une hausse de ses tarifs qui sera effective à partir du 1er septembre.

La direction de l’EDD indique que cette hausse est motivée par la flambée constante des prix du pétrole de ses dernières années.

L’annonce en a été faite par le directeur de l’EDD Djama Ali Guelleh qui a indiqué que cette hausse des prix du carburant a atteint entre janvier 2002 et septembre 2005 des proportions de l’ordre de plus de 171% pour le fioul et plus de 169 %pour le gazole.

Cette hausse vertigineuse a dit le directeur de l’EDD s’est traduite par un déficit de l’ordre de 1.643.000.oooFDJ pour l’établissement.

Djama Ali Guelleh a ajouté que cette hausse devait commencer dès la hausse des prix du brut mais que l’ordre a été donné par le président de la république de ne pas augmenter les tarifs.

C’est ainsi a dit le directeur de l’EDD que depuis 3 ans l’EDD a survécu au rythme des subventions de l’état ou de dons acquis par la présidence auprès des pays amis.

La hausse décidée par la direction de l’EDD se chiffre à 17% pour l’énergie domestique 19% pour le commerce et 21% pour la moyenne tension.

Ces hausses décidées par l’EDD ne sont pas proportionnelles à la hausse des prix du carburant auprès des fournisseurs a précisé le directeur de l’EDD mais serait plus élevé sans la subvention de l’état qui nous est allouée par le président de la république.

Le directeur de l’EDD a conclu que malgré cette hausse actuelle des tarifs le chef de l’état a donné pour ordre de répercuter aussitôt que possible toute baisse des prix du carburant sur la tarification de toute l’énergie.

29/09/05 (B317) Communiqué de l’UAD : solidarité avec la décision de l’ARD de dénoncer les accords de Paix de Mai 2001 et soutien ferme des syndicalistes et des travailleurs dans leur combat actuel. Appel à la mobilisation du peuple contre le régime dictatorial.

Union pour l’Alternance Démocratique ‘
– U.A.D –
(A.R.D, U.D.J, M.R.D)

Djibouti, le 28 septembre 2005

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Haut Conseil de l’UAD s’est réuni le dimanche 25 septembre 2005 pour examiner les deux
points à l’ordre du jour :

– la rentrée politique marquée par le communiqué de l’ARD en date du 24 septembre 2005 ‘
portant dénonciation de l’Accord de paix du 12 mai 2001 ;

– la rentrée sociale explosive avec l’intensification des luttes syndicales au Port et à la Poste, ‘
sur fond de mécontentement populaire face à la cherté de la vie et notamment la fin de la ‘
gratuité des soins.

Sur le premier point : l’UAD reconnaît le bien-fondé de la décision de l’ARD et se « déclare solidaire de cette dénonciation de l’Accord de paix du 12 mai 2001. L’UAD « ,
rejette sur le régime la responsabilité du blocage du processus de paix et des conséquences qui ‘
pourraient en découler. C’est parce qu’il y a violation par la partie gouvernementale, donc absence de tout dialogue, que le pays n’arrive pas à se redresser.

Sur le second point : l’UAD condamne les licenciements abusifs, les arrestations arbitraires
et les intimidations sauvages des travailleurs et des syndicalistes. L’UAD exige la libération
des détenus, la réintégration des licenciés et l’arrêt des intimidations. L’UAD reste solidaire
de toutes les luttes syndicales contre la remise en cause des acquis sociaux et invite les
organisations syndicales légitimes à défendre les droits inaliénables des travailleurs.

Enfin, c’est tout le Peuple que l’UAD appelle à se mobiliser contre les inacceptables mesures gouvernementales qui aggravent les conditions de vie déjà précaires pour
l’écrasante majorité de nos concitoyens.

Il est étonnant et inadmissible que dans un pays où sont présentes les forces militaires des grandes puissances démocratiques, un régime despotique puisse en toute impunité attenter à la
paix civile et, sur financement extérieur, maintenir notre Peuple dans un état de sous-développement politique, économique et social lourd de conséquences.

JJJ

29/09/05 (B317) Différence entre Démocratie et Dictature. Un exemple de concertation sociale qui devrait faire réfléchir Guelleh et tous les responsables des violations des Droits de l’Homme et des harcèlements contre les travailleurs et les syndicalistes. Cela se passe au Canada, lors d’un mouvement social des employés de la télévision. (Info lecteur)

La photo est explicite. Les Policiers ne sont pas agressifs, ils ne matraquent pas, ils n’incarcèrent pas. Et pourtant des employés ont cessé le travail et ils manifestent pour obtenir la satisfaction de leurs revendications. Cette photo fera-t-elle réfléchir non seulement les dirigeants djiboutiens (mais sur ce plan, il y a peu d’espoir !) mais aussi et surtout, tous ces policiers djiboutiens qui se laissent aller à exécuter des ordres immoraux et inacceptables.

Nous savons bien qu’il y a une majorité de braves gens parmi eux, qui ne sont pas des bourreaux professionnels. Nous comprenons bien qu’ils ont été contraints de le faire pour conserver leur poste et leur salaire.

Pourtant, il y a des limites qui ne devraient pas être franchies. S’ils se mettaient d’accord une bonne fois pour toute, sur un certain nombre de principe à respecter, nous n’aurions plus à annoncer des nouvelles graves et consternantes : arrestations de travailleurs et de syndicalistes, tortures, exécutions sommaires, dont certains se rendent coupables, certes sur ordre, mais l’excuse pourrait ne pas être suffisante un jour, lorsque les responsabilités personnelles seront recherchées !

27/09/05 (B317) Alerte de l’Observatoire pour la Protection des Défenseurs des Droits de l’Homme, émanation de la FIDH et de l’OMCT. Demande internationale et urgente d’intervention auprès du Gouvernement djiboutien. L’affaire dépasse maintenant largement les frontières de Djibouti. (Info lecteur)

26/09/2005 Licenciements abusifs / Détentions arbitraires /Grève de la faim

Lien avec l’article original : http://www.fidh.org/article.php3?id_article=2688

L’Observatoire a été informé par la Ligue djiboutienne des droits de l’Homme (LDDH) et l’Union des travailleurs du port (UTP) du licenciement abusif de 11 dirigeants syndicaux, de leur détention arbitraire, ainsi que celle d’environ 165 grévistes, depuis le 24 septembre 2005. (*)


DJI 002 / 0905 / OBS 084


L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), vous prie d’intervenir d’urgence concernant la situation suivante à Djibouti.


Description des faits :


Selon les informations reçues, les travailleurs du port de Djibouti ont observé une grève générale du 14 au 17 septembre 2005, à l’appel des syndicats djiboutiens qui protestaient contre les mauvaises conditions de travail et des licenciements abusifs. Le 17 septembre, une réunion tripartite entre les syndicats, la direction du port et le ministre de l’Emploi a mis un terme à la grève et jeté les bases d’un dialogue social.


Dans ce cadre, une nouvelle réunion s’est tenue le 24 septembre 2005 au ministère de l’Emploi, en l’absence toutefois du directeur du port et de sa délégation, qui a déclaré vouloir boycotter le processus de dialogue. Ce même jour, vers 12h30, MM. Kamil Mohamed Ali, Ibrahim Moussa Sultan, Mohamed Ahmed Mohamed, Ali Ibrahim Darar, Mohamed Abbdillahi Dirieh, Moustapha Abchir Egueh, Mohamed Abdillai Omar, Mohamed Ahmed Ali, Samira Hassan Mohamed, Koulmiyeh Houssein et Djibril Houssein Awaleh, dirigeants de l’Union des travailleurs du port (UTP), qui souhaitaient entrer dans la zone portuaire, ont été appréhendés par des policiers qui leur ont retiré leur carte d’accès. A 17h30, les 11 syndicalistes se sont vus notifier leur licenciement par la direction du port, pour « obstacle à la liberté de travail », en référence à la grève générale du 14 septembre.


En réaction à ces licenciements considérés comme abusifs, les travailleurs du port ont lancé un nouvel appel à la grève le 24 septembre à 22h00. Deux heures plus tard, 110 grévistes et syndicalistes se trouvant dans le port de Djibouti ont été arrêtés par les Forces nationales de police (FNP) et emmenés au centre de l’école de police de Nagad.


Le 25 septembre 2005, d’autres grévistes et syndicalistes ont été arrêtés par les FNP au port de Djibouti ou à leur domicile. En date du 26 septembre, près de 160 personnes seraient détenues au centre de Nagad et six des 11 dirigeants syndicaux de l’UTP, MM. Ibrahim Moussa Sultan, Ali Ibrahim Darar, Moustapha Abchir Egueh, Mohamed Ahmed Ali, Koulmiyeh Houssein, Djibril Houssein Awaleh, seraient détenus dans les locaux de la police criminelle afin d’être interrogés. Ces six personnes ont fait savoir le 26 septembre au matin qu’elles entamaient une grève de la faim.


Selon les informations reçues, ces arrestations se poursuivraient à l’heure actuelle. De plus, le domicile de M. Ali Ahmed Aras, secrétaire général de l’UTP, qui est entré en clandestinité depuis le début de ces événements, a, en son absence, fait l’objet d’une perquisition sans qu’aucun mandat n’ait été présenté à sa famille.


L’Observatoire, vivement préoccupé par ces faits, note que ces événements s’inscrivent en violation des dispositions de la Convention (n°98) sur le droit d’organisation et de négociation collective de l’Organisation internationale du travail, ratifiée par Djibouti en août 1978. Cette Convention prévoit notamment que « les travailleurs doivent bénéficier d’une protection adéquate contre tous actes de discrimination tendant à porter atteinte à la liberté syndicale en matière d’emploi » et qu’ « une telle protection doit notamment s’appliquer en ce qui concerne les actes ayant pour but de […] congédier un travailleur ou lui porter préjudice par tous autres moyens, en raison de son affiliation syndicale ou de sa participation à des activités syndicales […] » (Article 1). L’Observatoire rappelle par ailleurs que les autorités nationales doivent respecter les dispositions du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ratifié par Djibouti en novembre 2002, notamment l’Article 7 (droit de jouir de conditions de travail justes et favorables) et l’Article 8 (droit de former avec d’autres des syndicats ; droit de s’affilier au syndicat de son choix ; droit de grève).


Actions demandées :


Merci d’écrire aux autorités djiboutiennes et de leur demander de :


i. garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de MM. Ibrahim Moussa Sultan, Ali Ibrahim Darar, Moustapha Abchir Egueh, Mohamed Ahmed Ali, Koulmiyeh Houssein et Djibril Houssein Awaleh, ainsi que de toutes les personnes détenues au centre de Nagad ;


ii. veiller à ce que les personnes détenues jouissent des droits de la défense conformément aux dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et à ce qu’elles soient immédiatement relâchées en l’absence de charges valides à leur encontre ou en cas d’illégalité de procédure ;


iii. permettre à MM. Ibrahim Moussa Sultan, Ali Ibrahim Darar, Moustapha Abchir Egueh, Mohamed Ahmed Ali, Koulmiyeh Houssein et Djibril Houssein Awaleh de contester devant une justice impartiale et indépendante la légalité de leur licenciement, et plus généralement mettre un terme à toute forme d’harcèlement et de représailles à l’encontre des dirigeant syndicaux et des syndicalistes, ainsi que de l’ensemble des défenseurs des droits de l’Homme à Djibouti, afin qu’ils puissent mener leur activité de défense des droits de l’Homme librement et sans entrave ;


iv. se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée Générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement son article 1 qui dispose que « chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international », son article 5.a selon lequel « afin de promouvoir et protéger les droits de l’Homme, chacun a le droit de se réunir et de se rassembler pacifiquement » et à son article 11 qui stipule que « chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, d’exercer son occupation ou sa profession conformément à la loi ».


v. se conformer plus généralement aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, ainsi qu’aux instruments internationaux et régionaux de protection des droits de l’Homme auxquels Djibouti est partie.


Adresses :


· Son Excellence Ismail Omar Guelleh, Président de la République, Palais du Peuple, BP 109, Djibouti Ville, République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 354060 / 47 71.


· Ismael Ibrahim Hemed, Ministre de la justice, des affaires pénitentiaires et musulmanes, chargé des droits de l’homme, BP 12, Djibouti Ville. Tel / Fax : 00 253 35 40 21 / 54 20.


· Mohamed Barkat Abdillahi, Ministre de l’emploi et de la solidarité nationale. Cité ministérielle, BP 155-170, Djibouti Ville, République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 35 72 68.


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Paris – Genève, le 26 septembre 2005


Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel.


L’Observatoire, programme de la FIDH et de l’OMCT, a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible.


L’Observatoire a été lauréat 1998 du Prix des Droits de l’Homme de la République Française.
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(*) Pour éviter toute confusion, l’ARDHD précise que l’Observatoire pour la Protection des Défenseurs des Droits de l’Homme est une émanation de la FIDH et de l’OMCT. Il ne doit pas être confondu avec le titre de notre publication hebdomadaire « Observatoire de la situation des Droits de l’Homme à Djibouti ».

Cette précision nous a semblé nécessaire, d’autant plus que les deux organisations partagent de nombreux objectifs communs.

28/09/05 (B317) Soutien de l’Association Canadienne à la manifestation du 1er Octobre devant l’Ambassade des Emirats Unis à Bruxelles.

Nous, djiboutiens et résidents au Canada et en Amérique, venons par la présente lettre, soutenir le MRD et surtout son comité de Belgique qui n’a jamais manqué de faire preuve de dynamisme et de véritable activisme sur le terrain.

Malgré vos détracteurs, nous vous disons « Good and Welldone »…car le chien a toujours aboyé et la caravane est toujours passée.

Nous avons eu des échanges de courriels avec nos compatriotes de Djibouti et on peut vous assurer que ce que vous faites dérange énormément le régime du dictateur Ismael Omar Guelleh.

Il est embêté avec cette histoire du Dubai Ports International et ce que vous faites vient en renfort aux dfférentes grèves des travailleurs du port.

Nous incitons les travailleurs de l’aéroport de faire autant.

Il faut le dénoncer et expliquer aux autorités des Emirats Arabes Unis que ce « sombre contrat de gestion  » est tout simplement une affaire entre IOG et ses amis. A côté, le peuple crève de faim et compte toujours plus de chômeurs dans ses rangs.

Cette situaton est inacceptable et le peuple doit faire quelque chose. Il est temps de se réveiller avanit de sombrer totalement dans l’extrême misère sociale.

Le port et l’aéroprt ne sont pas l’héritage qu’ont laissé Omar Guelleh et Mohamed Mahamoud Borreh à leurs enfants Ismael et Abdourahman.

L’Association Canadienne soutient cette démarche pacifique et responsable et encourage les militants de l’opposition djiboutienne de faire encore davantage, car un opposant est celui qui  ose sur le terrain et non pas celui qui se suffit à comérer sur un site internet.

27/09/05 (B317) Arrestations massives (165 personnes dont seulement la moitié auraient été relâchées), gardes à vue depuis quatre jours, pression sur les travailleurs. La situation de non-droit s’affirme d’heure en heure. (Dépêche du Président de la LDDH)

Comme nous l’avions écrit ce matin, il convenait de prendre avec prudence les informations diffusées hier soir par la RTD, car la situation, selon nos sources, est bien différente de ce que dit le régime.

__________________ Dépêche envoyée par le Président de la LDDH :

1 – Neuf syndicalistes seraient en garde à vue, dont certains depuis 4 nuits

Ce matin j’ai essayé de rencontrer les syndicalistes entre les mains de la Brigade Criminelle. Un certain Capitaine Yahya de la FNP, qui est chargé de l’enquête, à refusé de me recevoir.

Il m’a donc été impossible de déterminer :
– le nombre exact de syndicalistes en garde à vue,
– s’ils ont eu droit au moins à contacter un avocat,
– combien de temps ces syndicalistes allaient rester avant d’être déférés au Parquet.

Je pense que le Procureur de la République est déjà saisi de cette affaire.

D’après des renseigenments recueillis, cinq dirigeants seraient encore en garde à vue depuis quatre nuits. Quatre autres les ont rejoints depuis hier.

2 – Vingt-quatre nouveaux licenciement au Port.

Dès que j’aurais le nom des 24 nouveaux licenciés, je ne manquerai pas de vous tenir informer.

3 – 165 personnes auraient été détenues au Centre de Nagad. 88 seraient toujours en détention illégale.

D’après un Officier Supérieur de la FNP, sur les 165 détenus à l’Ecole de Police de Nagad seuls 87 auraient effectivement été libérés hier soir.

Chantage et pressions inadmissibles.

Les autres seraient libérés dit-on, s’ils acceptaient de travailler sans condition et de se désolidariser avec l’Union des Travailleurs du Port.

27/09/05 (B317) Les détenus de Nagad auraient été relachés (selon la TV Djiboutienne) mais 7 d’entre eux devraient être traduits en justice. (Info lecteur)

Selon des informations diffusées par la RTD, tous les détenus de Nagad auraient été relachés, mais sept d’entre eux devraient être traduits devant la Justice.

Cette information provenant de la RTD, il convient de rester prudent tant que les faits ne sont pas confirmés par d’autres sources. Nous avons été habitués dans le passé à recevoir des informations officielles inexactes …

Reste-il quelques manifestants encore incarcérés ? Certains d’entre eux auraient-ils pu avoir été relachés de Nagad pour rejoindre Gabode ?

Il est clair que la grande mobilisation internationale pour leur défense a certainement joué un rôle décisif au niveau du régime, qui n’a pas besoin de cela, en plus, pour dégrader, si cela est encore possible, son image de marque.

Sur 150 nations étudiées par le Magazine GEO, le régime de Guelleh est classé en avant-dernière position (juste avant la Somalie et la Corée) pour la sécurité, l’environnement et le respect des Droits de l’Homme. Son image internationale est actuellement au plus bas et l’affaire honteuse de la répression syndicale au Port et à la Poste et des arrestations arbitraires ne va pas la remonter.

Il est grand temps que les nations démocratiques et donatrices ouvrent les yeux et se réveillent pour prendre les mesures adapatées contre la dictature, l’asservissement du peuple, la torture, l’appauvrissement général d’un côté et de l’autre, l’enrichissement sans cause des dirigeants qui accaparent toutes les richesses et qui détournent toutes les aides internationales. Par exemple : ce qui se passe à l’EDD qui a certainement reçu au moins trois fois le montant de travaux de rénovation qui n’ont jamais effectuès, semble-t-il, puisqu’à peine un tiers des Djiboutiens a accès à l’electricité et encore pas de façon continue.

Les nantis ayant opté pour des groupes electrogènes privés.