Articles

07/12/2013 (Brève 325) Mohamed Alhoumékani confirme à l’ARDHD que ses conseils ont déposé en Belgique une plainte à l’encontre de l’état yéménite pour arrestation arbitraire, séquestration et privation des documents d’identité, en complicité avec le régime djiboutien.

Les avocats d’Alhoumékani ont déposé une plainte devant la justice belge contre le Yémen, représenté à Bruxelles par son Ambassadeur, pour arrestation et séquestration arbitraire en complicité avec le régime djiboutien.

25/11/05 (B325) Publication de la Loi du 1er Novembre sur le statut de Djibouti-Ville (Info lecteur)

Le texte intégral est disponible en téléchargement (format PDF 239 Ko)
en cliquant ici

________________________________ Note de l’ARDHD
Ce texte est vivement critiqué, voire rejeté, par de nombreux observateurs, qui estiment qu’il a été décidé unilatéralement par Guelleh, sans ne tenir aucun compte des observations formulées par les opposants et qu’il a pour objectif de satisfaire ses propres intérêts et non ceux de la Population.

25/11/05 (B325) RSF / SOMALIE : Un journaliste contraint à la clandestinité au Puntland : le président somalien doit enfin intervenir


Reporters sans frontières exprime son inquiétude croissante devant le traitement inadmissible réservé par les autorités du Puntland (Nord-Est) au rédacteur en chef de la radio STN, Awale Jama Salad, contraint à la clandestinité après avoir été plusieurs fois arrêté et menacé par les services de sécurité.

Dans une lettre adressée au président du Gouvernement fédéral de transition (TFG), Abdullahi Yusuf Ahmed, l’organisation rappelle le chef de l’Etat à ses responsabilités « en tant que garant de l’Etat de droit, de la sécurité des citoyens et du libre exercice du journalisme en Somalie ». Reporters sans frontières souligne, en outre, que le président somalien conserve une influence déterminante au Puntland, région autonome située à l’extrémité septentrionale de la Corne de l’Afrique, dont il fut le chef et où, aujourd’hui encore, rien ne se fait sans son accord. « Dans ces conditions, votre responsabilité serait directement engagée s’il devait arriver malheur à Awale Jama Salad, a écrit l’organisation dans son courrier. Il est donc crucial que vous mettiez personnellement bon ordre au sein des services de sécurité du Puntland et que vous preniez des engagements clairs auprès d’Awale Jama Salad. La clandestinité ou la prison : cette alternative est insupportable pour un journaliste qui vit et travaille dans le fief du Président de la Somalie. »

Enfin, Reporters sans frontières a rappelé au président somalien qu’elle l’avait plusieurs fois, au cours de l’année 2005, interpellé sur la mauvaise situation de la liberté de la presse au Puntland et que ces démarches étaient restées sans réponse. « L’année 2006 est déterminante pour le retour de la paix et de la stabilité en Somalie, a conclu l’organisation. Si rien ne change, l’aide financière et politique accordée au TFG par l’Union européenne devrait, à nos yeux, être conditionnée à une amélioration des conditions de vie des Somaliens, particulièrement en termes de libertés civiles et politiques. »

Dans la dernière semaine d’octobre 2005, des policiers du commissariat de Bossasso ont parcouru la ville à la recherche d’Awale Jama Salad, perquisitionnant son domicile, ainsi que ceux de quatre de ses amis. Depuis, le journaliste se cache. La police a déclaré à ses confrères qu’il avait été convoqué au poste après avoir donné des « informations malhonnêtes » à Reporters sans frontières et son organisation partenaire en Somalie, l’Union nationale des journalistes somaliens (NUSOJ). Le 18 octobre, les deux organisations avaient exprimé leur révolte face aux conditions de détention déplorables à la prison de Bossasso, dont la dénonciation par Awale Jama Salad lui a valu une incarcération arbitraire et de graves violences physiques, à la fin du mois de septembre 2005. Le journaliste, ainsi que le directeur de la radio, Abdisarak Shek Adun, avaient déjà été arrêtés le 30 juin et maintenus près de deux semaines en détention, après avoir interviewé l’un des candidats à la mairie de Bossasso. La radio STN avait été suspendue.

Leonard VINCENT
Bureau Afrique / Africa desk
Reporters sans frontières / Reporters Without Borders
5, rue Geoffroy-Marie
75009 Paris, France
Tel : (33) 1 44 83 84 84
Fax : (33) 1 45 23 11 51
Email : afrique@rsf.org / africa@rsf.org
Web : www.rsf.org

25/11/05 (B325) UDT / APPEL POUR LA BIRMANIE.

UDT

Djibouti le 29/10/2005

A
Son Excellence,
le Ministre des affaires étrangères
et de la coopération internationale,
chargé des relations avec le parlement

Placer la Birmanie (Myanmar) à l’ordre du jour du conseil de sécurité des NU

Par cette lettre, je prie notre gouvernement, au nom de mon organisation, l’UDT, de demander au secrétaire général des nations unis de placer ce mois-ci (octobre 2005) la situation en Birmanie (Myanmar) à l’ordre du jour du conseil de sécurité.

Cette demande s’inscrit dans une campagne coordonnée à l’échelon international par notre organisation faîtière, la Confédération Internationale des Syndicats Libres (CISL). Elle se fonde sur les recommandations d’un plan récemment présenté par l’ancien président de la république tchèque, Vaclav Havel, et le lauréat du prix Nobel de la paix en 1984, Desmond Tutu (Afrique du sud).

Le récent rapport présenté par Messieurs Havel et Tutu (auquel nous faisons référence dans la suite du document comme le ‘plan Havel-Tutu’) a été largement couvert par les médias partout dans le monde. Le plan indique que l’assemblée générale des Nations Unies a adopté 14 résolutions consécutives réclamant un changement en birmanie. La commission des droits de l’homme des nations unis a adopté 13 résolutions consécutives sur le même sujet. Ces résolutions réclamaient une réconciliation nationale pacifique par la voie de négociations entre la junte militaire au pouvoir, le mouvement démocratique dirigé par la seule lauréate du prix Nobel de la paix à être privée de liberté, Daw Aung San Suu Kyi, et les minorités ethniques de birmanie. En outre, la résolution de l’assemblée générale a conduit le secrétaire général des nations unies, Kofi Annan, à nommer un envoyé spécial (M. Ismaël Razali) pour faciliter ces négociations, tandis que la commission des droits de l’homme a nommé un rapporteur spécial ( le professeur Pinheiro) pour examiner la situation des droits de l’homme dans ce pays.

Le régime birman s’est moqué des nations unies et de son secrétaire général en rejetant catégoriquement tous ces efforts. Les envoyés des nations unies ne sont pour l’instant pas autorisés à entrer dans le pays, et les 27 résolutions ont été complètement ignorées. En outre la junte a fortement limité ces derniers mois la capacité du responsable de liaison du BIT à Rangoon de mener à bien son mandat, visant à aider les autorités à éradiquer le fléau du travail forcé.

1. Pour quelles raisons le conseil de sécurité des nations unies doit-il prendre une action sur la birmanie ?

Pour déterminer si la Birmanie mérite qu’on lui octroie une attention à un niveau si élevé, le plan Havel-Tutu compare la situation en Birmanie à d’autres pays où le conseil de sécurité des NU est intervenu. Le rapport a identifié cinq éléments clés que le conseil de sécurité a pris en compte au moment de décider d’intervenir ou non dans un pays : 1) renversement d’un gouvernement démocratiquement élu ; 2) conflit grave et violent entre le gouvernement central et des factions ethniques ; 3) infractions internes importantes aux droits de l’homme ; 4) fuite de réfugiés ; et 5) production et trafic de drogues. Si aucun de ces facteurs pris individuellement n’entraînera l’intervention du conseil, plusieurs de ces facteurs a conduit dans le passé le conseil à agir concernant la Sierra Leone, Haïti, le Cambodge, l’Afghanistan, le Yémen, le Rwanda et le liberia. La Birmanie est unique en ce sens que chaque élément est en jeu dans le pays-et pas seulement quelques-uns. Ceci montre que les arguments juridiques pour une action du conseil de sécurité des NU concernant la Birmanie sont incontestables.

En outre, la gravité de ces facteurs en Birmanie est particulièrement prononcée dans chacun de ces domaines. 1) la junte n’a jamais autorisé la LND à former un gouvernement, en dépit d’une victoire électorale écrasante (80%) en 1990 et la LND n’est pas non plus autorisée à participer à ladite « convention constitutionnelle » du régime. 2) un violent conflit armé interne a fait rage pendant des décennies entre les militaires birmans au pouvoir et les groupes ethniques du pays, qui représentent environ 40% de la population. 3) ce conflit, de même que la nature dictatoriale du régime, a entraîné des violations des droits de l’homme à une échelle massive, détentions, le recours au viol comme arme de guerre, et deux phénomènes qui ont atteint des proportions sans précédent où que ce soit dans le monde : Le recours systématique au travail forcé et le recrutement forcé et massif d’enfants soldats. 4) en raison de la nature brutale du régime, et en particulier du recours au travail forcé, on estime à 2 millions au moins les personnes qui ont fui la Birmanie pour se rendre dans des pays voisins, en particulier la thaïlande. 5) la Birmanie est le producteur principal de méthamphétamines de l’Asie du sud-est, exportant des centaines de millions de pilules par an.

Le rapport Havel-Tutu note également que les actions de l’OIT concernant le travail forcé en Birmanie sont absolument sans précédent. Jamais auparavant au cours de ses 86 ans d’histoire l’OIT n’avait invoqué l’article 33 de sa constitution concernant les droits fondamentaux des travailleurs dans quelque pays que ce soit. En effet, et comme les affiliées de la CISL et celles des FSI le savent, le travail forcé en Birmanie est si important que la commission d’enquête du BIT a jugé qu’il équivalait à un crime contre l’humanité.

2. éléments pour un débat au conseil de sécurité des NU et une résolution sur la Birmanie

Le plan Havel-Tutu comporte quatre éléments. Tout d’abord, il suggère l’organisation par le conseil de sécurité des NU d’un débat et l’adoption d’une résolution obligeant le régime militaire birman à travailler avec le bureau du secrétaire général des NU en vue de formuler un plan de réconciliation nationale. Cette proposition va dans le droit fil de nombreux appels des nations unies et de ses agences spécialisées, dont l’OIT, au dialogue en Birmanie entre le régime au pouvoir, le mouvement pour la démocratie et les minorités ethniques. En deuxième lieu, le plan Havel-Tutu demande au secrétaire général des NU de rendre compte périodiquement au conseil de sécurité des NU. Et troisièmement, le plan demande au régime de permettre que l’aide humanitaire parvienne aux personnes les plus démunies en Birmanie, une aide que le régime bloque pour l’instant. Enfin, le rapport demande la libération immédiate de Daw Aung San Suu Kyi. Chacune de ces recommandations serait incluse dans une résolution qui devrait être adoptée par l’entièreté du conseil.

Il convient de préciser que, afin de recueillir un soutien maximum des membres du conseil de sécurité, le plan Havel-Tutu ne réclame pas de sanction ou autres mesures punitives contre le régime militaire birman, puisqu’une telle proposition serait, on le présume, rejetée par un ou plusieurs membres permanents du conseil. En outre, les voisins de la Birmanie dans l’Asie du sud-est ont demandé une approche multilatérale qui n’exclue pas des sanctions. La proposition présentée ci-dessus est dès lors destinée à traiter ces préoccupations.

Comme vous le savez fort probablement, si les membres permanents du conseil de sécurité ont un « pouvoir de veto », ils ne peuvent cependant pas exercer ce pouvoir pour exclure un point de l’ordre du jour ou pour empêcher un débat formel. Il est par conséquent essentiel d’obtenir le soutien du plus grand nombre de pays possible. Notre organisation, l’UDT, exprime dès lors le ferme espoir que notre gouvernement apportera son ferme soutien à une telle initiative.

3. calendrier et urgence

Cette année est le moment idéal pour placer la Birmanie à l’ordre du jour du conseil de sécurité. En particulier, ce mois (octobre) peut être l’occasion idéale, puisque la parution du plan Havel-Tutu a été largement couverte dans les médias.

Compte tenu de ce qui précède, j’engage vivement notre gouvernement à soutenir publiquement l’introduction de la Birmanie à l’ordre du jour du conseil de sécurité des NU et à envoyer une lettre au secrétaire général des NU lui demandant qu’un débat sur la Birmanie ait lieu au conseil de sécurité des NU.

Je vous saurais gré de bien vouloir m’informer le plus rapidement possible de la position du gouvernement sur cette question.

Dans l’attente d’une suite favorable à notre demande, nous vous prions d’agréer, son excellence, l’expression de notre haute considération.

Le secrétaire général de l’UDT
ADAN MOHAMED ABDOU

25/10/05 (B325) Appel pour la manifestation du 4 décembre 2005 à Paris dans le cadre du contre-sommet France-Afrique de Bamako (Transmis par SURVIE)

Sommet franco-africain 2005
Arrêtons le soutien aux dictateurs ! Soutenons les
peuples africains !

Le 23ème sommet des chefs d’Etat franco-africains aura lieu les 3 et 4 décembre prochains à Bamako. Le Président français, comme il est de coutume, y rencontrera l’ensemble de ses homologues africains pour s’assurer du maintien de leur coopération, tandis que certains chefs d’Etat contestés ou en perte de vitesse chercheront à (re)gagner les faveurs de la diplomatie française et s’assurer du soutien politique, économique et militaire de leur ancienne puissance coloniale. Convaincues que les relations franco-africaines constituent un sujet qui ne saurait se limiter à un rendez-vous diplomatique, des organisations françaises et africaines se sont attachés depuis 1994 à organiser des rencontres alternatives en marge des sommets franco-africains organisés sur le sol français. Ces rendez-vous, ouverts à toutes les composantes associatives et syndicales de la société civile, ont donné l’occasion de formuler des revendications sur les questions de libertés fondamentales, de droits humains, de dette, de coopération militaire, de commerce mondial, de migrations, etc.

Cette année, une initiative citoyenne est portée au Mali même par une coalition d’organisations africaines, sous l’impulsion de la CAD Mali, par ailleurs organisatrice du « Forum des Peuples » (de Siby, Kita, Fana) et partie prenante du prochain Forum Social Mondial de Bamako. Avec ses faibles moyens, cette coalition prouve que l’auto-organisation des peuples africains n’est pas un vain mot et que leur lutte est bien vivante.

Manifestons donc le 4 décembre 2005 à Paris, en soutien au contre-sommet de Bamako,

CONTRE :

-Ces despotes qui vivent impunément des rapports néo-coloniaux au détriment du développement de leurs pays et du bien-être des populations.

-La politique de la France en Afrique menée par Jacques Chirac et ses prédécesseurs, responsable de la plupart des maux de l’Afrique.

-La torture, les massacres, les assassinats politiques, les trafics d’armes, et l’impunité de leurs auteurs et de leurs complices.

Nous, organisations françaises et africaines mobilisées à l’occasion de l’Autre sommet pour l’Afrique, exigeons un partenariat euro-africain réellement constructif pour le développement et l’émancipation de l’Afrique.

POUR :

-Le respect des libertés fondamentales d’expression et d’organisation syndicale, associative et politique ;
-Le respect des Droits de l’Homme ;
-L’annulation de la dette illégitime payée par les peuples africains ;
-L’arrêt du pillage du continent par les pays riches et leurs multinationales, la Banque Mondiale et le FMI ;
-La lutte contre l’impunité et la délinquance financière ;
-L’accès de tous à l’alimentation, la santé, l’éducation, à l’emploi, à l’habitat, et à la justice ;
-Une guerre contre le Sida et le Paludisme, premiers ennemis de l’Humanité ;
-Pour une solidarité nouvelle entre l’Europe et l’Afrique qui passe par la régularisation des Sans Papiers.

Contre la Françafrique !
Solidarité internationale

A titre indicatif, les organisations signataires en 2003 :

Burkina-Faso : COFANZO / Cameroun : UPC, FARIDA / Centrafrique FPP
France, RDC France, OCS, KODRO / Comores : FAC /
Congo-Brazzaville : CICOP, FCD-RCN, ERDDUN, Fondation
Jacques Opangault / Congo-Kinshasa : UDPS / Côte
d’Ivoire : CDIF, ADDL, MIDJ / Djibouti : FRUD /
Madagascar : CSPMD / Mali : ARENA / Mauritanie :
FLAM, SOS esclaves Mauritanie, OCVIDH, PLEJ, AVOMM,
AC, CSDM, RFD, Forces Nouvelles, FPM / Sénégal And Jëf/PADS-France / Soudan : AND, Organisation
Soudanaise des Droits de l’ Homme / Tchad : SARIA,
FAR, ACTUS, CMAP / Togo : CTR, UFC, RNDP / Tunisie :
SOS Tunisie, CCTE, Solidarité Tunisienne / France :
ACHR, Act Up Paris, Agir Ensemble pour les Droits de
l’Homme, Agir Ici, AIRCRIGE, AITEC, Alliance
Panafricaine, Amis de la Terre, AZLS, BPEM, CADTM
France, CEDETIM, CNT, Coordination Nationale des Sans
Papiers (CNSP), DEAPADSE, Diaspora Afrique, Droits
Devant !, groupe "Clara Zetkin" Egalité Paris,
Info-Birmanie, Ligue Communiste Révolutionnaire,
Mouvements Jeunes Communistes, Mouvements des Jeunes
Socialistes, Palestine en Marche, Parti Communiste
Ouvrier de France, Radio Méditerranée, Souris Verte,
Survie, Union Jeunesses Maghrébines, UL CGT Massy, Les Verts

24/11/05 (B325) FRUD : Communiqué pour dénoncer les provocations de l’AND dans le Nord et les harcèlements sur les populations civiles, soumises à toutes les exactions, y compris la torture. Un accrochage confirmé le 20 novembre : deux soldats sont morts.

FRONT POUR LA RESTAURATION
DE L’UNITÉ ET DE LA DÉMOCRATIE
FRUD.DJIBOUTI

Bruxelles,le 23 Novembre 2005

COMMUNIQUE

Le 20 novembre,un accrochage a eu lieu entre les éléments de
l’Armée djiboutienne et les Combattants du Frud à Souda (60 km de Tadjoura) qui s’est soldé par la mort
de 2 soldats.

Cet affrontement est l’une des conséquences des agissements irresponsables
de l’armée, placée sous
le Commandement de la garde présidentielle, dans le Nord du pays:

-Incursions répétées des éléments de l’AND dans les
zones montagneuses, à la
recherche des combattants du FRUD qui, eux, ont évité jusqu’à présent tout
contact.

-Harcèlments,arrestations arbitraires et tortures de
civiles soupçonnés de sympathie à
l’égard du FRUD.

-C’est au cours de l’une de ces incursions que le 8 mars
2005 deux membres du FRUD
ont été assassiné.

Le FRUD tient pour responsable de cette situation le gouvernement djiboutien
qui,par ses refus
constants des règles démocratiques,par l’organisation des offensives
militaires et des ratissages par
la construction de nouvelles pistes pour les véhicules militaires ou par son
projet d’implantation des
nouvelles casernes dans le Nord du pays, s’enferme dans une logique de
guerre.

Le FRUD dénonce cette attitude irresponsable du pouvoir djiboutien et
appelle l’opinion
publique,nationale et internationale,a faire pression sur ce régime pour qu’il libéralise enfin le pays.

Pour le Comité Provisoire du FRUD

 


Hassan Mokbel
Chargé des Relations Extérieures

24/11/05 (B325) Message de félicitations du Président du GED.

Toutes mes félicitations !

C’est une grande victoire pour l’ARDHD , pour le GED, dont cinq membres sont venus à témoigner à la barre et pour toutes les organisations qui combattent pour la liberté d’expression et  les Droits de l’Homme.

Mahamoud Idriss Ahmed

Vous pouvez lire toutes les informations du GED sur l’affaire de la plainte de M. Zakaria à l’adresse :
http://www.gouv-exil.org

23/11/05 (B325) ACTUS : lettre ouverte du Secrétaire Général au Président de la République sénégalaise au sujet de l’extradition d’Hissène Habré.

ACTUS

PARIS, LE 20 NOVEMBRE 2005

OBJET: AFFAIRE HISSÈNE HABRÉ

 

LETTRE OUVERTE À SON EXCELLENCE
MAÎTRE ABDOULAYE WADE
PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE SÉNÉGALAISE

EXCELLENCE, MONSIEUR LE PRÉSIDENT,

Les regards du peuple martyr du Tchad et celui du monde entier sont orientés depuis bientôt une semaine vers votre pays et sa justice.

En effet, l’arrestation de l’Ex-dictateur et Président Hissène Habré (qui vit un exil doré de 15 ans à Dakar ) suite à la demande d’extradition de la justice belge à compétence universelle, est une nouvelle qui réjouit tous les démocrates, le peuple tchadien et toutes les victimes africaines qui gémissent sous les rouleaux compresseurs des dictateurs, qui, hélas, comme au Tchad, pullulent encore sous les cieux de la Françafrique ou le pré-carré français d’Afrique.

Excellence Monsieur le Président, nous ne relaterons pas ici, les innombrables crimes contre l’humanité commis par l’Ex-Président Hissène Habré en 7 ans de règne de 1982 à 1990. Cependant, nous soumettons à votre profonde conscience les extraits du rapport sur les crimes de Hissène Habré,

– tout d’abord en tant qu’être humain, puis en votre qualité de juriste et Homme de lois (Avocat à la Cour d’Appel de Dakar, Membre de l’Académie Internationale de Droit Comparé de stockholm-suède, Membre de l’International Academy of Trial Lawyers, Expert/consultant International),

– en votre qualité de l’un des rares Présidents du Pré-carré français démocratiquement élu par le Peuple sénégalais. Dans ce Pré-carré français où les hold-up électoraux présidentiels sont érigés en système politique avec pérennisation des pouvoirs autocratiques, criminels et dictatoriaux ( la figure représentative de cette espèce de dirigeants criminogènes, est le Général-Président Idriss Déby, ancien bras droit droit de Hissène Habré, et responsable de la mort de plus 25.000 morts en 15 ans de règne selon les rapports provisoires des ADH),

– et enfin en votre qualité de Président du Sénégal, qui est régulièrement cité en exemple comme modèle de démocratie réussie sur le continent africain. Quelques extraits du rapport de la Commission d’Enquête du Ministère tchadien de la Justice de 1992 vous édifieraient au mieux sur les faits. Les effroyables crimes de Hissène Habré y ont été stigmatisés :

– « Le régime de Hissène Habré, de 1982 à 1990, fut marqué par de graves et constantes violations des droits de l’homme. Par périodes et en procédant à des arrestations collectives et des meurtres de masse, l’ancien tyran a persécuté différents groupes ethniques dont il percevait les leaders comme des menaces à son régime, notamment les Sara et d’autres groupes sudistes en 1984, les Arabes, les Hadjaraï en 1987 et les Zaghawa en 1989. Même si le nombre exact des victimes reste à ce jour inconnu, la Commission d’Enquête du Ministère tchadien de la Justice a chiffré en 1992 le sombre bilan des années Habré à « plus de 40 000 victimes dont 4.000 identifiées nommément, plus de 80.000 orphelins, plus de 30 000 veuves et plus de 200 000 personnes se trouvant, du fait de cette répression, sans soutien moral et matériel ». La plupart des exactions furent perpétrées par la terrifiante police politique de Habré, la Direction de la Documentation et de la Sécurité (DDS), dont les directeurs ne rendaient des comptes qu’à Hissène Habré et appartenaient tous à sa propre ethnie, les Goranes. »

– Une des rescapées Madame Khadidja Hassan Zidane arrêtée et relâchée plusieurs fois, a totalisé environ une année de détention accompagnée de tortures à l’électricité dans les locaux de la DDS.

Elle affirme avoir connu toute la panoplie des méthodes de torture dans une cellule exiguë et chaude comme un sauna. Elle y restera, quasiment dans la même position, pendant trois mois et dix-huit jours. Elle porte les stigmates laissés par les coups de baïonnettes, les brûlures dues à l’électricité… « Le jour où Hissène Habré sera jugé à Bruxelles, je promets de me dénuder entièrement pour montrer au monde les souffrances que j’ai endurées sans avoir rien fait de répréhensible », souligne-t-elle.

« Je me souviens qu’Hissène Habré assistait personnellement aux tortures, assis sur une chaise ou un fauteuil, feignant l’indifférence, les pieds posés négligemment sur une table. Et puis, il est venu plusieurs nuits de suite, muni d’une lampe électrique et tuait chaque fois quelqu’un avec une arme de poing muni d’un silencieux… », « ..tout ce que je veux c’est faire face à Habré et lui demander pourquoi il a fait ce qu’il fait. C’est tout ».

– le jeune Clément Abaïfouta, alors jeune bachelier qui rêvait de devenir Médecin afin de servir son pays, avait le tord d’avoir eu pour oncle un opposant, le Professeur Facho Ballam. Ce lycéen qui s’apprêtait à s’envoler pour l’Allemagne afin de suivre les études médicales, a été arrêté dans la nuit du 12 juillet 1985 par des hommes en tenue militaire. Il fut embarqué pour une destination inconnue.

« Pendant quatre ans, j’ai enterré des cadavres à raison d’au moins sept par jour. Par deux fois, nous avons creusé des fosses communes pour enterrer de nombreux corps…»

– Djimadoumadji N’garkete Bainde, l’un des Tchadiens qui ont déposé une plainte contre M. Habré en Belgique en 2001, affirme que le régime de l’ancien président est responsable de la mort de 29 membres de sa famille.

Il a précisé que l’une de ses cousines, qui vit dans la capitale tchadienne, N’djaména, rencontre encore parfois certains de ses tortionnaires.

« Quatre hommes de main de Habré l’ont violé sur le cadavre de son père », a-t-il déclaré.

« Habré a brûlé des villages entiers et contaminé des puits. Il a armé des enfants de huit ans à peine » a t-il dit depuis Liège, en Belgique, où il est directeur d’un centre pour la jeunesse africaine.

Ces trois extraits de témoignage des rescapés du camp de la mort qu’était la piscine de la DDS, témoignent si besoin est, de la nature criminogène de l’Ex- Président Hissène Habré, qui, par ses actes gravissimes, ont heurté la conscience collective de tous les Tchadiens. En effet, toutes les familles ont été victimes de ces années de plomb.

Excellence Monsieur le Président, votre déclaration à RFI le 11.11.2005 « Je ne sais pas ce qu’il va en advenir, c’est à la Cour à décider et moi je suivrai la cour d’appel », a-t-il ajouté.

« Mais je ne ferai rien sans consulter l’Union africaine (UA), parce que ce n’est pas un problème du Sénégal, c’est un problème africain », inquiète le peuple martyr du Tchad, victime de la tyrannie du Dictateur Habré. En effet, il est de notoriété publique que la plupart de ces Présidents, spécialistes des hold-up électoraux et qui gouvernent par la coercition, les assassinats, la délation, la corruption et la terreur, appelleraient incontestablement à la non-extradition de Hissène Habré en Belgique. De plus, votre éventuelle décision d’appliquer la décision qui serait arrêtée par vos pairs, serait considéré comme un désaveu de votre part de la justice sénégalaise et un blasphème pour les milliers des morts tchadiens.

Certains compatriotes africains par tradition séculaire d’hospitalité (la Téranga), au nom de la défense de la dignité africaine ou par pitié pour l’Ex-dictateur, s’opposent à l’extradition de Hissène Habré vers la Belgique. La Téranga sénégalaise a été malheureusement dévoyée par certains pour des raisons inavouées et inavouables.

Ni la Téranga, ni une quelconque religion ne sauraient protéger un criminel de la trempe de Hissène Habré , ni s’accommoder d’une situation qui relève d’un marchandage politique sur le dos du peuple tchadien profondément meurtri et assassiné.

Il y a là un certain négationnisme que nous tchadiens, profondément meurtris dans nos chairs clamons de vive voix.

Eprouver de la pitié pour un criminel invétéré et s’opposer à son jugement, c’est non seulement profaner la mémoire des milliers de morts mais c’est aussi faire l’apologie des crimes passés présents et futurs des dictateurs africains qui écument encore la scène politique du continent avec le soutien des puissances impérialistes capitalistes.

Chaque Africain conscient, peu soit-il, conviendrait que le noir depuis la traite négrière organisée par l’Europe et qui a duré 4 siècles (XVI ème au XIX ème, a touché environ 100 millions de victimes), suivie par la colonisation puis aujourd’hui par le néo-colonialisme de l’occident. Ce sont là une véritable tragédie pour notre continent qui portera à jamais les séquelles et stigmates. Les humiliations, le racisme, les discriminations, le mépris (plus de 50 noirs morts dans les incendies à Paris au printemps et en été derniers dans des immeubles vétustes, sans que cela ne puisse susciter des réactions dignes des politiques suite à la mort des être humains, et les récents drames des immigrés noirs des enclaves espagnols de Ceuta et Melila…) dont les noirs sont victimes partout à travers le monde des blancs, ne peuvent que susciter révolte, dégoût et mieux encore une révolution socialiste radicale pour la libération de l’Afrique, la mère patrie des peuples noirs et de sa diaspora.

Ces mêmes puissances impérialistes occidentales, qui se targuent de démocratie, sont les géniteurs des petites créatures criminelles et dictatoriales qui oppriment nos peuples. Hissène Habré et Idriss Déby en sont d’excellents spécimens.

La notion de démocratie à géométrie variable trouve ici toute son application pour les noirs « puants, polygames, pour qui elle demeure un luxe…» selon les propos racistes de certaines personnalités politiques françaises.

Hissène Habré était soutenu par les États-Unis et la France, qui le considéraient alors comme un bouclier contre le Guide libyen Mouammar Kadhafi et sa légion islamique qui risquerait de déferler en Afrique sub-saharienne.

Selon HRW, une ONG étatsunienne, « Pendant la présidence de Ronald Reagan, les États-Unis apportèrent en secret et par le biais de la CIA, un soutien paramilitaire à Habré, afin que celui-ci prenne le pouvoir dans son pays. Par la suite, les États-Unis fournirent à Habré une aide militaire massive et ont entraîné et aidé tant matériellement que financièrement la DDS ».

Quant à la France, malgré la prise en otage par Habré et ses hommes, alors en rébellion contre le pouvoir central, de l’anthropologue française Françoise Claustre en 1974 et l’exécution du Capitaine Galopin venu négocier la libération de sa compatriote en 1975, Paris a également soutenu Habré contre la Libye en lui procurant armes, soutien logistique et renseignements, et en lançant les opérations militaires «Manta» en 1983 qui défendait la ligne située en dessous du 16 ème parallèle ou la ligne rouge interdite aux Libyens et à leurs alliés rebelles du GUNTde Goukouni de franchir et enfin l’opération «Epervier» depuis 1986. Les velléités d’émancipation de Hissène Habré et ses accointances trop étroites avec les Américains ont déplu à la France, qui a alors aidé la rébellion d’Idriss Déby à s’emparer du pouvoir le 01 décembre 1989. Le marché fut conclu : la compagnie française Elf entre dans le consortium anglo-saxon pétrolier pour l’exploitation du pétrole tchadien.

Monsieur le Président, de ce qui précède nous pouvons comprendre la réticence de certains Africains à l’extradition du dictateur Hissène Habré vers la Belgique. Pour ces derniers, une telle extradition ressemblerait fort bien à une infantilisation du noir, toujours inapte à se prendre en charge mais prompts à exécuter les ordres du Maître blanc.

Le continent africain est mature et dispose suffisamment des juristes hautement compétents capables de juger Hissène Habré en Afrique. Aussi, nous proposons que ces crimes contre l’humanité ne doivent pas rester impunis. À cet effet, dans le cas d’une décision d’extradition, la seule solution raisonnable et raisonnée eu égard à la gravité des faits, serait nos modestes propositions que nous vous soumettons. Hissène Habré pourrait aussi être jugé en Afrique par l’un des tribunaux ci-dessous :

1- Le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) créée par la résolution
955 du Conseil de Sécurité de l’ONU du 8 novembre 1994( siégeant à Arusha
en Tanzanie)

2- La Cour spéciale pour la Sierra Leone, instituée par la résolution 1315 du
conseil de Sécurité de l’ONU du 14 août 2000 ( siégeant à Freetown en Sierra
Leone).

Un additif spécial aux statuts de l’un de ces deux juridictions internationales existantes, permettrait de juger d’urgence Hissène Habré dont les victimes, leurs avocats et la justice Belge ont les dossiers fins prêts depuis 5 ans.

Ce procès serait aussi une opportunité pour juger tous les complices intérieurs de Hissène Habré, notamment celui de son Ex-Lieutenant, l’actuel Président du Tchad, le Général Idriss Déby qui fut alors le Chef d’Etat Major des Armées et le Responsable de la sécurité. Cet Homme fait montre d’une cruauté qui rivalise avec celle de son Chef comme en témoigne le bilan provisoire de son palmarès macabre de 25.000 morts selon le rapport des ADH.

Les géniteurs et complices extérieurs, notamment les puissances impérialistes occidentales et les membres des réseaux obscurs telle que la Françafrique, devraient aussi répondre de leur participation et complicité de génocides et de crimes contre l’humanité.

Le Peuple tchadien, espère vivre des révélations dérangeantes que fera Hissène Habré à la barre. Nous souhaiterions aussi que ce procès soit aussi celui de l’impérialisme qui depuis des décennies tire les ficelles et tue à petit feu les populations noires à travers ses guerres de rapines.

Excellence Monsieur le Président, nous vous rappelons au demeurant, que l’engagement que vous avez pris à travers votre déclaration d’avril 2001, où vous avez déclaré publiquement que vous donnez un mois à Habré pour quitter le Sénégal, nous réconforte et espérons que vous résisterez à la pression de « l’internationale dictatoriale africaine » qui pressent d’ors et déjà le sort qui sera réservé à ses Membres. Ils répondront aussi un jour de leurs crimes contre l’humanité et autres forfaitures devant la justice africaine.

La déclaration d’incompétence pour juger Habré pour des crimes commis à l’étranger par la Cour de Cassation de Dakar en mars 2001 ne saurait longtemps résister à l’épreuve des faits et des propositions telles que les nôtres susmentionnées. Nous osons encore espérer que votre pays et vous-même respecterez les obligations internationales découlant de la ratification en 1986 de la Convention internationale des Nations Unies contre la Torture. En effet, la Convention contre la Torture, stipule que tout Etat signataire doit poursuivre ou extrader l’auteur présumé d’actes de torture à l’étranger et qui se trouve sur son territoire.

Excellence Monsieur le Président, votre pays le Sénégal a été aussi parmi les premiers pays à avoir ratifié les statuts de la nouvelle Cour Pénale Internationale (CPI). Votre engagement personnel pour la cause de la paix et de la justice sur notre continent, donne espoir à notre Peuple martyrisé par la dictature de Hissène Habré.

La justice qui serait rendue à notre Peuple par le jugement de celui que l’on surnomme le « Pinochet africain » est un événement d’une importance capitale et à retentissement mondial.

Nous osons encore espérer que La Chambre d’accusation de la Cour d’Appel se prononcera pour l’extradition et que le jugement aura lieu à la mémoire des 40.000 morts et des 80.000 orphelins dont l’auteur est Hissène Habré.

Excellence Monsieur le Président, vous-même, votre pays et les juges entreraient dans la postérité et le panthéon de la justice universelle et du droit international, si vous Hissène Habré est jugé. Vous avez par conséquent la lourde responsabilité historique de sauver l’honneur des peuples africains et noirs.

Dans l’espoir que les cris de lamentations et de lourd deuil porté par notre peuple martyr, puissent trouver un écho favorable, je vous prie d’agréer, Excellence Monsieur le Président, l’expression de ma considération distinguée et celle des remerciements anticipés des victimes de la tyrannie de Hissène Habré.

Le Secrétaire Général de l’ACTUS
(Action du Tchad pour l’Unité et le Socialisme)
actus@club-internet.fr
33 (0)613 34 68 67
Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum